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Peintures monumentales en Bretagne

Monumental paintings in Brittany

Nouvelles images, nouveaux regards

New images, new perspectives

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Publié le mardi 10 novembre 2015 par Céline Guilleux

Résumé

Le Groupe de recherches sur la peinture murale (GRPM) soutenu par la Conservation régionale des monuments historiques (CRMH) / Direction des affaires culturelles Bretagne, organise du 6 au 8 octobre 2016 à Rennes et à Pontivy, un colloque international sur la peinture monumentale en Bretagne de la fin de l'antiquité à nos jours. Les axes d'études concernent la découverte (sondages, études préalables, iconographie...), la restauration (conservation, analyse des oeuvres, spécificité des matériaux, apport des techniques...) et la valorisation (compréhension de l'oeuvre, études iconographiques, stylistiques, historiques, créations contemporaines...) des peintures bretonnes ou présentant des liens possibles avec la Bretagne.

Annonce

Argumentaire

Ce colloque international a pour objectif l’étude de la peinture monumentale en Bretagne de la fin de l’antiquité jusqu’à nos jours. Il réunira des chercheurs débutants ou confirmés en histoire de l’art, histoire et archéologie, des architectes, des professionnels de la conservation, de la restauration et de la valorisation.

Depuis bientôt un demi-siècle, les découvertes de peintures murales se multiplient en France, grâce à une meilleure attention portée à l’épiderme de l’architecture, les découvertes fortuites cédant le pas aux mises au jour « programmées » lors des travaux de restauration. Ce mouvement a provoqué un profond changement dans la connaissance de cet art monumental de la couleur. Si la présence de peintures murales, médiévales ou de l’époque moderne, à travers l’ensemble du territoire français est désormais acquise, leur émergence dans certaines régions doit être considérée comme un fait de première importance. Ainsi les nombreuses découvertes et restaurations effectuées depuis une décennie en Bretagne révèlent une peinture monumentale de qualité.

Le terme de peinture monumentale est préféré à celui de peinture murale, car il reflète mieux la diversité matérielle de cet art de la couleur. Il exprime non seulement la dimension architecturale de ce type de peinture, mais aussi la variété de ses supports. La pierre enduite ou badigeonnée de chaux constitue le cas le plus courant aux périodes médiévales et modernes, le plâtre et le ciment apparaissent pour leur part à la période contemporaine. Toutefois, d’autres matériaux supportant la couche picturale sont souvent négligés, comme la terre qui semble être couramment utilisée en Bretagne. Est-ce une particularité ou bien est-ce en cette région que le phénomène est mis en avant pour la première fois au sein de la communauté scientifique ? Il en va de même pour le bois. Les lambris peints sont d’une grande richesse formelle ou iconographique en Bretagne. Là-aussi, jusqu’où va la spécificité bretonne ? En revanche, le verre, depuis longtemps bien étudié, est laissé volontairement hors du colloque, ce qui n’empêche pas une approche des liens qui unissent vitrail (ou tout autre vecteur : statuaire, retable, …) et peinture murale, tant dans la production que dans l’intégration au décor polychromé de l’édifice.

Les communications porteront sur les peintures monumentales en Bretagne ou présentant des liens possibles avec la Bretagne (thématique, mode de réalisation, commanditaire, histoire ayant un rapport avec des œuvres bretonnes). Elles s’articulent autour de trois thèmes qui s’interpénètrent en fonction d’une réalité qu’il est difficile de découper en entités indépendantes.

La découverte concerne le temps d’avant le chantier de restauration. Elle se propose de regrouper des communications s’intéressant aux sondages, aux études préalables, aux sources, aux découvertes fortuites ou programmées et aux études iconographiques ou stylistiques qu’elles induisent, aux décors masqués du fait des évolutions du culte ou des usages. Ont leur place également les communications sur une œuvre disparue attestée par une découverte de documentation.

La restauration est l’élément important dans le processus de conservation des œuvres. Les communications qui traitent de ce sujet s’attachent à la compréhension de la pratique matérielle de l’œuvre lors de sa création ou lors de ses modifications. Qu’apportent les techniques de restauration avec leurs spécificités liées aux matériaux ou leurs évolutions, mais aussi le travail en transversalité des différents spécialistes (conservateurs du patrimoine, conservateurs-restaurateurs, historiens de l’art, architectes, archéologues…) à la connaissance de la peinture monumentale ?

La valorisation ou le temps d’après chantier constitue l’aboutissement de la compréhension de l’œuvre. Elle regroupe les communications qui évoquent aussi bien une nouvelle étape de l’étude iconographique, stylistique ou historique que la médiation avec ses technologies mises au service de la connaissance de tous ou encore le nécessaire suivi de maintenance qui aboutit à la notion de conservation préventive. La notion de valorisation s’adresse aussi aux œuvres nouvelles ouvrant à des communications sur la création contemporaine (art sacré, murs peints, street art …) notamment sur les commandes de peintures monumentales (lien entre politique urbaine et soutien aux artistes).

Modalités de soumission

Le temps de chaque communication est d’une durée de 30 minutes, temps de discussion inclus (typiquement 20 minutes d’exposé + 10 minutes de discussions). Un espace pour exposer des posters est disponible.

Les propositions de communication ne doivent pas dépasser les 2 000 signes.

Elles doivent être accompagnées d’un court CV. Elles doivent parvenir à l’adresse suivante : contact@grpm.asso.fr

avant le 10 décembre 2015.

L’auteur exprimera sa préférence pour une communication orale ou de type poster.

Comité scientifique

Le comité scientifique – composé de membres du GRPM, de la CRMH-DRAC Bretagne, de l’Université Rennes 2, des Archives départementales d’Ille-et-Vilaine, de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Bretagne, des conseils départementaux des Côtes-d’Armor d’Ille-et-Vilaine et du Morbihan, d’un architecte et d’un conservateur-restaurateur - effectuera son choix afin d’établir le programme dans toute sa cohérence avant la fin de l’année 2015.

Organisation et soutien

GRPM (Groupe de Recherches sur la Peinture Murale) soutenu par la CRMH (Conservation Régionale des Monuments Historiques), DRAC Bretagne

Information sur le GRPM

Le Groupe de Recherches sur la Peinture Murale (GRPM), fondé en 1997, réunit des historiens de l’art et des conservateurs-restaurateurs dans le but de mettre en commun leurs connaissances sur la peinture murale et de développer des projets de recherche (présentation sur www.grpm.asso.fr). C’est ainsi qu’ont été menées à bien des publications thématiques – sur la Rencontre des trois morts et des trois vifs dans la peinture murale en France, éd. du Cherche-Lune, 2001 – et l’organisation de rencontres scientifiques : deux journées d’étude autour du décor peint dans la demeure au Moyen Age, avec le service départemental de l’Inventaire du Patrimoine du Maine-et-Loire en 2007 (actes en ligne) et un colloque international à Noyon (Oise) du 27 au 29 mars 2014 sur le thème « Peintures murales : nouvelles découvertes (1994-2014) ». Les actes sont en cours de publication.

Lieux

  • Rennes, France (35)

Dates

  • jeudi 10 décembre 2015

Mots-clés

  • patrimoine, peinture murale, Bretagne, lambris peint, restauration, création, street-art, iconographie

Contacts

  • Christine Leduc-Gueye
    courriel : contact [at] grpm [dot] asso [dot] fr
  • Didier Jugan
    courriel : didier [dot] jugan [at] wanadoo [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Didier Jugan
    courriel : didier [dot] jugan [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Peintures monumentales en Bretagne », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 10 novembre 2015, http://calenda.org/345225