AccueilLa migration à Cabo Verde : terra longe ou nouvel eldorado ?

La migration à Cabo Verde : terra longe ou nouvel eldorado ?

Migration to Cabo Verde: terra longe or new Eldorado?

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Publié le mardi 10 novembre 2015 par João Fernandes

Résumé

L’histoire de Cabo Verde s’est construite autour de la migration. Longtemps terre d’émigration, avec plus d’habitants hors de l’archipel, notamment aux États-Unis, en Europe ou au Sénégal, qu’au pays, Cabo Verde est aujourd’hui également terre d’accueil pour les migrants de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest). Il est à la fois une terra longe, terre lointaine célébrée par la morna cabo-verdienne, et à la fois l’eldorado que viennent chercher des travailleurs ouest-africains de plus en plus nombreux. Cette journée d’études propose d’interroger les multiples facettes que revêt la migration à Cabo Verde en s’intéressant à ceux qui arrivent, à ceux qui partent, mais également à ceux qui restent.

Annonce

Programme de la journée 

10h : Ouverture : Cécile Canut & Caroline Panis, Université Paris-Descartes, « La migration à Cabo Verde : terra longe ou nouvel eldorado ? » 

  • 10h30 : Clementina Furtado, Université de Cabo Verde, « Espèce de “mandjaku” ! Catégorisations et imaginaires des Africains du continent à Cabo Verde » 

11h15 : Pause café 

  • 11h30 : Pierre-Joseph Laurent, Université de Louvain, « Des familles sous emprise des lois migratoires des pays d’accueil. Comparaison des migrations cabo-verdiennes aux USA et en Italie » 

12h15 : Déjeuner 

  • 14h : Elsa Ramos, Université Paris-Descartes, « Cabo Verde comme territoire d’ancrage familial ? » 
  • 14h45 : Caroline Panis, Université Paris-Descartes, « Raconter la migration à Sal, entre expérience vécue et récit mythique » 
  • 15h30 : Élisabeth Defreyne, Université de Louvain, « Transmission d’une “disponibilité à migrer” : le départ en héritage. Cas d’étude depuis l’île de Santo Antao » 

16h15 : Pause café 

16h30 : Présentation de Cécile Canut, Projection du film L’île des Femmes 

18h : Clôture de la journée

L’île des femmes

un film de Cécile Canut 

Ja, jeune femme de Cabral, n’est pas partie «chercher sa vie» ailleurs comme tant d’autres au Cap-Vert. Elle n’est jamais sortie de son village. Ja décide de faire le tour de son île, à la rencontre de femmes qui s’adonnent comme elle à l’étonnante pratique corporelle du batuke. Au cours du périple, nous découvrons «celles qui restent» et qui surmontent ensemble, à travers cette expression, la rudesse et l’acuité de la séparation.

Le batuke fait partie des formes musicales les plus anciennes de l’île de Santiago. Caractérisé par un rythme euphorique, des mouvements saccadés du corps, une orchestration basée sur les voix et les percus- sions, il est devenu essentiellement féminin : les femmes ont remplacé le tambour par un paquet de tissu coincé entre leurs cuisses sur lequel elles tapent, l’une d’entre elles chante des poèmes où il est question de leur vie quotidienne, des difficultés de la vie de couple, ou de la sépara- tion. Pour survivre, leurs maris, leurs frères mais aussi leurs sœurs et leurs mères partent à l’étranger pour nourrir leur famille rester 

Co-production : CEPED et TUTTI QUANTI FILMS – 2013

53 minutes

Lieux

  • Université Paris-Descartes, Salle de conférences R229, bâtiment principal, 2è étage - 45 rue des Saints-Pères
    Paris, France (75006)

Dates

  • lundi 30 novembre 2015

Mots-clés

  • Cabo Verde, migration

Contacts

  • Caroline Panis
    courriel : caroline [dot] panis [at] parisdescartes [dot] fr

Source de l'information

  • Caroline Panis
    courriel : caroline [dot] panis [at] parisdescartes [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La migration à Cabo Verde : terra longe ou nouvel eldorado ? », Journée d'étude, Calenda, Publié le mardi 10 novembre 2015, http://calenda.org/345328