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Histoire et audiovisuel

History and audiovisual - Doct'Isor Seminar

Séminaire Doct'Isor

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Publié le mercredi 17 août 2016 par João Fernandes

Résumé

Le séminaire Doct’Isor, créé en 2014 par les doctorants de l'équipe Images, Sociétés, Représentations (ISOR) du Centre de Recherche en Histoire du XIXe siècle (CRHXIX), permet à de jeunes chercheurs de présenter leurs travaux et d’échanger autour de questionnements méthodologiques et épistémologiques rencontrés dans le cadre de leurs recherches. Ouvertes à tous, ces réunions intéresseront particulièrement les étudiants de master et les doctorants, historiens ou non, travaillant sur des problématiques culturalistes et médiatiques prenant appui sur des sources audiovisuelles. Les interventions de cette seconde édition, qui s’étalera de janvier à juin 2016, s’articuleront autour de trois axes : représentation(s)/imaginaire(s) ; histoire sociale, histoire des médias ; récit, fiction et histoire

Annonce

Argumentaire

Le séminaire Doct’Isor, créé en 2014 par les doctorants de l'équipe Images, Sociétés, Représentations (ISOR) du Centre de Recherche en Histoire du XIXe siècle (CRHXIX), permet à de jeunes chercheurs de présenter leurs travaux et d’échanger autour de questionnements méthodologiques et épistémologiques rencontrés dans le cadre de leurs recherches.

Ouvertes à tous, ces réunions intéresseront particulièrement les étudiants de master et les doctorants, historiens ou non, travaillant sur des problématiques culturalistes et médiatiques prenant appui sur des sources audiovisuelles.

Axes thématiques

Les interventions de cette seconde édition, qui s’étalera de janvier à juin 2016, s’articuleront autour de trois axes :

Axe 1 : Représentation(s)/imaginaire(s) 
Axe 2 : Histoire sociale, histoire des médias 
Axe 3 : Récit, fiction et histoire

Axe 1 : Représentation(s) / imaginaire(s)

L’histoire culturelle, ou « histoire sociale des représentations » (Pascal Ory, L’Histoire culturelle), a érigé l’étude des œuvres d’arts et des productions culturelles comme méthode légitime d’accès à l’imaginaire des groupes humains du passé. Aux tableaux, romans ou sculptures, le XXe siècle a vu s’ajouter le long cortège des productions audiovisuelles qui recèle un formidable répertoire d’ « idées-images » (Bronislaw Baczko, Les Imaginaires sociaux) dans lequel peut puiser l’historien contemporanéiste. Films, chansons, publicités et contenus-web permettent aujourd’hui d’appréhender la manière dont les sociétés contemporaines « représentent et se représentent » le monde, pour reprendre les termes de Jean-François Sirinelli. Le séminaire Doct’Isor souhaiterait promouvoir des interventions interrogeant certaines implications épistémologiques et méthodologiques de ce champ et de cette méthode de recherche : comment s’assurer de la représentativité d’un corpus lors de l’opération de mise en série qui préside à l’étude d’un imaginaire social ? Quelle place accorder au langage spécifique et à la matérialité d’un type de production audiovisuel dans l’étude des représentations ? Comment articuler et définir l’un par rapport à l’autre représentation et imaginaire ? Comment mieux atteindre cette boîte noire des études culturelles que constitue la réception ? Dans quelle mesure et de quelle manière les résultats concernant les représentations et l’imaginaire doivent être confrontés aux données sociologiques ou la réalité d’une pratique à une époque donnée ?

Axe 2 : Histoire sociale, histoire des médias

Si les historiens des représentations portent un intérêt tout particulier aux « idées-images » que véhiculent les différents types de productions culturelles, le risque est grand de ne voir en elles que ce que nous nous attendons à y trouver (Jean-Pierre Esquenazi, Sociologie des œuvres. De la production à l'interprétation). La seule étude interne des œuvres laisse ainsi de côté les acteurs sociaux qui participent au processus de production, de médiation et de réception des représentations, ainsi que les vecteurs par le biais desquels ces dernières circulent et sont transmises à des époques et dans des sociétés données. Afin de contribuer à l’écriture d’une histoire culturelle ne s’appuyant plus uniquement sur les sources écrites ou iconographiques, le séminaire Doct’Isor cherche à promouvoir tous les travaux permettant de mieux connaître les médias audiovisuels et les moyens de communication modernes que sont la radio, la télévision, le cinéma et internet : - leur fonctionnement interne, tout d'abord, en nous penchant notamment sur les contraintes techniques, juridiques et politiques qui ont pesé sur leur naissance et leur développement ultérieur. - les rapports que les différents vecteurs et canaux médiatiques entretiennent entre eux ensuite, dans ce que l'on pourrait appeler l'inter-médialité - la réception des objets médiatiques enfin – qu'il s'agisse d'une matinale radiophonique, d'un long-métrage de fiction ou encore d'un talk-show télévisé – car, rappelons-le, l'objet médiatique et les représentations qu'il véhicule n'existent potentiellement que par et pour un public donné. L’analyse du médium ne saurait exister sans l’étude des individus et des groupes sociaux qui les font vivre et fonctionner. Les communications pourront ainsi s’attacher à retracer le parcours, les influences et le rôle de certains acteurs clés de l’histoire des médias dans une perspective prosopographique ou sociologique afin de rappeler que l’histoire des représentations constitue par essence une histoire sociale et une histoire médiatique.

Axe 3 : Récit, fiction et histoire

Sauf à croire en « la chasteté de l'Histoire » comme Fustel de Coulanges, et s'imaginer que les faits se déroulent seuls devant nos yeux, l'historien sait qu''ils sont médiatisés. Les événements et les pratiques sont rapportés à travers un récit qui se charge de les mettre en ordre selon un point de vue, une perspective. Or, cet agencement tire nécessairement la réalité vers la fiction : « L'Histoire n'étant pas un algorithme rencontre fatalement un discours et dès lors tout commence » (Roland Barthes, Le Bruissement de la langue). Dès lors, il y a un risque pour l'historien de reproduire inconsciemment le discours biaisé de ses sources sans pour autant rapporter les pratiques. Georges Duby a bien souligné, par exemple, comment les sources médiévales, essentiellement écrites par des moines, ne rendaient pas compte des points de vues des gens de peu ou des femmes. Dans le cadre de ce séminaire, nous aimerions nous pencher plus précisément sur le processus de fictionnalisation inhérent à la discipline historique tout en s'intéressant à ses contextes de production (politique, social, débats d'actualité...). Les séances intégreront les différents supports d'écriture par lesquels s'accomplit le procédé : images fixes et mobiles, sons, textes... Elles pourront s'intéresser aux différentes grammaires propres à ces derniers. De même, les communications pourront s'intéresser aux genres médiatiques (littéraires, cinématographiques, télévisuels...) : film de fiction, documentaire, reportage, chronique, historiographie, opéra, roman… Enfin, les interventions pourront se porter plus précisément sur le mythe et ses rôles performatifs au sein d'une société (en quoi une représentation collective peut-elle agir sur le fonctionnement d'une société ?), à travers une étude comparative d'adaptations d'un même récit, en retrouvant la circulation de motifs et de thèmes relatifs à une image (Panofsky, Essais d’iconologie ) ou encore en s'interrogeant sur la valeur d'exemplarité que procure le mythe aux différents personnages… Ce sont les significations politiques et sociales du processus de fictionnalisation qu'il s'agira de restituer et de questionner.

Modalités pratiques d'envoi des propositions

Introduite et modérée par un discutant, chaque séance proposera une intervention de 45 minutes suivie d'une discussion avec le public. Les propositions de communications sont à envoyer

avant le 18 décembre 2015 

à l'adresse suivante : etudiantsisor[a]gmail.com. Elles comporteront un intitulé provisoire, un résumé de l'intervention (400 mots maximum) et quelques informations relatives à l’auteur permettant aux organisateurs de communiquer avec lui en vue d’une préparation commune de la séance (laboratoire de rattachement, nom du directeur de recherche, adresse mail et numéro de téléphone).

Organisation

  • Marine Beccarelli, doctorante
  • Julien Centrès, doctorant
  • Eve Givois, doctorante
  • Merlin Lambert, master 2 Histoire & Audiovisuel
  • Erwan Pointeau-Lagadec, doctorant contractuel

Lieux

  • Salle 19B (sous-sol) du centre Panthéon, Paris 1 Panthéon-Sorbonne - 2 rue Cujas
    Paris, France (75005)

Dates

  • vendredi 18 décembre 2015

Mots-clés

  • histoire, histoire culture, histoire audiovisuelle, médias

Source de l'information

  • Marine Beccarelli
    courriel : marine [dot] beccarelli [at] live [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Histoire et audiovisuel », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 17 août 2016, http://calenda.org/345528

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