Accueil« Services », renseignement, « grandes oreilles » de l’Antiquité au XXIe siècle : légendes et réalités

« Services », renseignement, « grandes oreilles » de l’Antiquité au XXIe siècle : légendes et réalités

"Services", information and listening in from Antiquity to the 21st century: legend and reality

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Publié le jeudi 12 novembre 2015 par João Fernandes

Résumé

Agents de renseignement, informateurs, agents de terrain, officiers traitant, analystes… Ils sont le premier maillon, le maillon indispensable à toute stratégie politique et militaire d’un État, d’un gouvernement, d’un régime, d’une société. Car en temps de guerre comme de paix, il ne suffit pas d’être le plus fort pour obtenir la victoire ou le leadership sur une région du globe, voire le monde entier. Il faut aussi être bien informé pour prendre la bonne décision. La sixième journée d’histoire, sera consacrée au monde du renseignement et des services secrets, leur histoire, leurs caractéristiques et leurs représentations chez les historiens, les écrivains… et les autres.

Annonce

Cette journée d’histoire initialement programmée le samedi 14 novembre 2015, a été   reportée à ce 6 février 2016 en raison des tragiques attentats du vendredi 13 novembre.

Argumentaire

La sixième Journée d’histoire, organisée par l’EPCC du château de La Roche-Guyon et des membres de l’EA 7392 Laboratoire AGORA, centre de recherches de l’Université de Cergy-Pontoise, sera consacrée au monde du renseignement et des services secrets, leur histoire, leurs caractéristiques et leurs représentations chez les historiens, les écrivains… et les autres.

Quel est le point commun entre à Rome les beneficiarii, les exploratores, les speculatores et les frumentarii ; le Chevalier d’Eon sous Louis XV ; le commissaire Schnaebelé, l’agent « Cicéron », Richard Sorge, Léopold Trepper, « Farewell », les « faux époux Turenge », Manning, Snowden ? Ou encore leurs avatars de fiction James Bond, Ethan Hunt (Tom Cruise dans Mission impossible), Sébastien Grenier (Lino Ventura dans Espion, lève-toi d’Yves Boisset), « Malotru » (Mathieu Kassovitz, dans la série Le Bureau des légendes), Hubert Bonisseur de La Bath, alias OSS 117, Francis Blake (Blake et Mortimer) ou avec moins de réussite Caligulaminus dans la première aventure d’Astérix le Gaulois ?...

… Ils appartiennent tous à un monde interdit au commun des mortels : celui des services secrets, du renseignement, de la guerre de l’ombre, des réseaux, le monde du « grand jeu », du double, du triple jeu ou plus, de l’infiltration et de la trahison, de l’information et de la désinformation. Le monde de ceux qui renseignent pour de l’argent, par conviction idéologique, sous la contrainte et le chantage, ou parce qu’on a su flatter leur ego. Le monde des opérations clandestines, des messages codés, des micros dans les montants du lit, des appareils photos dans des boites d’allumettes, des « parapluies bulgares », des pistolets à silencieux ; mais aussi le monde actuel de l’intelligence économique, des drones de surveillance, du hacking de systèmes informatiques ; et à jamais le monde des « maîtres espions » et des belles espionnes, femmes fatales… Mais aussi et surtout le monde plus grisâtre de la surveillance, du fichage, des kilomètres de dossiers contenant « la vie des autres », parfois perturbé par des empêcheur de se renseigner en rond — Snowden, Manning… — déballant sur la place publique des secrets doublement secrets, puisqu’ils ne devraient être connus que des intéressés et, à l’insu de ceux-ci, des « services » patentés…

Agents de renseignement, informateurs, agents de terrain, officiers traitant, analystes… Ils sont le premier maillon, le maillon indispensable à toute stratégie politique et militaire d’un État, d’un gouvernement, d’un régime, d’une société. Car en temps de guerre comme de paix, il ne suffit pas d’être le plus fort pour obtenir la victoire ou le leadership sur une région du globe, voire le monde entier. Il faut aussi être bien informé pour prendre la bonne décision. Suivre de près les crises internationales, savoir ce que disent, ce que pensent, ce que veulent, ce que vont faire ou que font déjà ses ennemis, évaluer leurs forces et leurs faiblesses, analyser le risque que l’Autre représente, lutter contre ses menaces, se protéger contre toutes ses manœuvres d’ingérence, voire l’intoxiquer en diffusant de fausses informations… Mais, quelque soit la période historique et les évolutions technologiques, les bases, les règles, les principes du renseignement semblent bien les mêmes : de la Mésopotamie de Sargon à l’Amérique du XXIe siècle en passant par la République romaine, ce n’est pas la technologie qui a fait le bon stratège, c’est d’abord l’intelligence.

Programme 

8 h 30 Accueil

9 h 15  Introduction par François Pernot et Éric Vial (Université de Cergy-Pontoise)

  • 9 h 30 Intelligence Service ou marşşatu ? Espionnage et renseignement en Mésopotamie, Véronique Grandpierre (Université Paris Diderot-Paris 7)
  • 9 h 55 Espionnage et camouflage à Rome, Pierre Cosme (Université de Rouen)

10 h 20 Pause

  • 10 h 30 Espions et espionnage dans l’épopée grecque et latine,  Anne Vial-Logeay (Université de Rouen)
  • 10 h 55 Espions et espionnage pendant la Guerre de Cent Ans, Valérie Toureille (Université de Cergy-Pontoise)
  • 11 h 20 Granvelle et ses espions, le « Grand Jeu » européen au XVIe siècle, François Pernot (Université de Cergy-Pontoise)

12 h 15 Discussions

Déjeuner

  • 13 h 45 La Haute Police, de Fouché à Bocchini, Julien Sapori (Police nationale)
  • 14 h 10 L’affaire Edith Cavell : la mémoire d’une héroïne et d’un réseau, Jean-Claude Lescure (Université de Cergy-Pontoise)
  • 14 h 35 « Soyez prudent. Ne prononcez pas mon nom, car au journal il y a des gens à qui on ne peut pas faire de confiance » : Carlo Rosselli en exil à Paris, cible de l’espionnage fasciste, Diego Dilettoso (Université de Cergy-Pontoise)
  • 15 h Efficacité et inefficacité de la surveillance : à quoi sert le casellario politico centrale mussolinien ?, Éric Vial (Université de Cergy-Pontoise)

15 h 25 Discussions

15 h 55 Pause

  • 16 h 05 L’OTAN et le renseignement pendant la Guerre Froide,  Jenny Raflik-Grenouilleau (Université de Cergy-Pontoise)
  • 16 h 30 Dernier soubresaut de la Guerre Froide : l’affaire Farewell, Georges Saunier (Université de Cergy-Pontoise-Institut François Mitterand)
  • 16 h 55 Espionner les espions : les consulats américains au piège de Wikileaks, Alessandro Giacone (Université Stendhal Grenoble 3)
  • 17 h 20 Snowden, espionnage et cyberespace, Philippe Wolf (Institut de Recherche Technologique SystemX-Saclay)

17 h 45 Discussions

18 h Conclusions par François Pernot et Éric Vial (Université de Cergy-Pontoise)

18 h 20 Fin de la journée d’étude

Inscriptions 

La participation à ces rencontres est gratuite, cependant il est nécessaire de s’inscrire en prévenant avant le mardi 10 novembre 2015 (en principe) soit :

- par email : service.accueil@chateaudelarocheguyon.fr

- par tel : 01 34 79 74 42

- par courrier : Établissement public du château de La Roche-Guyon

1, rue de l’Audience - 95780 La Roche-Guyon

Bulletin d’inscription :

Inscription - avant le mardi 2 février 2016

Quatrième journée d’histoire - Château de La Roche-Guyon
Prénom - Nom
Fonction  Structure
Adresse
Téléphone  E-Mail 

Souhaite participer au buffet (réservation obligatoire) AU TARIF DE 16,50€ (boissons comprises) OUI / NON

Si "Oui", joindre un chèque libellé à l’ordre de EPCC du Château de La Roche-Guyon

Lieux

  • Etablissement public du Château de La Roche Guyon - 1 rue de l'Audience
    La Roche-Guyon, France (95780)

Dates

  • samedi 06 février 2016

Fichiers attachés

Mots-clés

  • espionnage, renseignement, surveillance

Contacts

  • Eric Vial
    courriel : vialeric [at] club-internet [dot] fr

Source de l'information

  • Eric Vial
    courriel : vialeric [at] club-internet [dot] fr

Pour citer cette annonce

« « Services », renseignement, « grandes oreilles » de l’Antiquité au XXIe siècle : légendes et réalités », Journée d'étude, Calenda, Publié le jeudi 12 novembre 2015, http://calenda.org/346076