AccueilAtelier de l'Association de recherche sur l'image photographique (ARIP)

Atelier de l'Association de recherche sur l'image photographique (ARIP)

Association de recherche sur l'image photographique workshop (ARIP)

Cycle 2015-2016

2015-2016 workshop cycle

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Publié le mardi 24 novembre 2015 par Céline Guilleux

Résumé

L’Association de recherche sur l'image photographique (ARIP) reconduit pour la saison 2015-2016 un cycle de rendez­-vous. Ces ateliers mensuels ont un objectif double : ils seront d’une part l’occasion de découvrir des sujets de recherche inédits en étude sur la photographie et d’autre part, ils permettront d’aborder et d’explorer des questionnements méthodologiques soulevés par un travail de recherche en photographie, et auxquels se trouvent souvent confronté·e·s nombre de (jeunes) chercheur·e·s dans ce domaine.

Annonce

Argumentaire

Au vu de l’intérêt qu’ont suscité les séminaires menés par l’ARIP l’an passé, nous reconduissons un cycle de rendez-vous pour l’année 2015-2016.

Suite à l'Appel à participation lancé en septembre 2015, le comité de séléction, réunissant les membres du bureau de l'ARIP et les membres de l'association volontaires, a composé le programme des ateliers méthodologiques pour l'année 2015-2016. Il se déroulera en huit séances, qui entendent faire une grande place aux problèmes rencontrés par les jeunes chercheur.e.s afin de favoriser les partages d'expérience et la construction collective de solutions de recherche.

D’autres événements viennent également  ponctuer l’année universitaire, en particulier des séances-bilans qui sont l'occasion de faire le point sur les activités de l'association, sur des actualités ou recherches non prévues par l'appel à communication, et qui privilégient l'échange et la discussion.

Une alternance entre différents jours de la semaine, ainsi qu'un créneau plus avancé que l'année précédente, a été privilégiée pour permettre à tou.te.s de venir au moins à quelques séances.

Calendrier

Jeudi 26 novembre

18h30-20h30
INHA, 2 rue Vivienne, Paris - salle Perrot (2e étage)

  • Emmanuel Falguière (pré-doctorant LARCA/Paris-Diderot) : Articuler les images : de la carte à la photographie

Dans les archives de l’état du Kansas aux Etats-Unis est conservé un ensemble de 58 cartes d’écoliers faites au début du 20ème siècle. Ces cartes décrivent les townships dans lesquels vivaient ces enfants de l’Ouest du Kansas. Elles fournissent également des données historiques à propos des lieux cartographiés. Ce corpus, qui est le point focal de cette recherche, est à lui seul une porte d’entrée privilégiée pour étudier la vie de ces communautés rurales des grandes plaines. Or, il se trouve que dans les mêmes années, au même endroit, un adolescent fait de façon indépendante une autre sorte de cartographie. L.W. Halbe prend entre ses 15 ans et ses 19 ans plus de 4000 clichés photographiques de sa communauté — environ 1500 nous sont parvenus. La séance essaiera d’ouvrir la question des enjeux méthodologiques quand à l’articulation entre ces photographies et un corpus visuel sémantiquement très différent, celui des cartes.

Mercredi 9 décembre

18h30-20h30
INHA, 2 rue Vivienne, Paris - salle Jullian (1er étage)

  • Virag Boroczfy (ED 267, Sorbonne Nouvelle – Paris 3) :
    Migration, disparition/dispersion des fonds photographiques et valorisations

Participant aux flux migratoires de l’entre-deux-guerres, de nombreux photographes hongrois se sont installés temporairement ou définitivement dans des grandes villes européennes, dont Paris. Circulant au sein de magazines illustrés reconnus, leurs clichés sont largement présents dans la presse des années 1920 et 1930. Pourtant, les fonds de ces auteurs sont rarement conservés et souvent difficiles d’accès. Dans quelle mesure est-il possible de reconstituer un fonds disparu ? Peut-on établir un lien causal clair entre la facilité d’accès de certains fonds et leurs valorisations passée et actuelle ?

  • Amandine Gabriac (Master Histoire de l'art, Paris 1 – Panthéon-Sorbonne) :
    La photographie d'inventions, un style à définir ? (1854-1890)

Entre 1854 et 1890, au cœur de la révolution Industrielle et à l’heure où la photographie rencontre le progrès technique, quelques 900 photographies inédites, récemment découvertes parmi les 400 000 dossiers originaux du fonds patrimonial conservé par l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI), constituent l’objet d’une recherche sans précédent.

Images d’instruments et de machines, mises en scène de procédés et d’inventions, ces photographies échappent encore à toute définition. Convoquant un imaginaire technique et/ou poétique, c’est cette nécessaire définition qui cristallise les enjeux méthodologiques de la recherche. Aussi, à travers l’univers particulier de l’invention et de sa protection, la séance visera à identifier des caractéristiques déterminant ce style photographique particulier afin de préciser un corpus opérant.

Mardi 19 Janvier

18h30-20h30
INHA, 2 rue Vivienne, Paris - salle Jullian (1er étage)

  • Alice Aigrain (Master Histoire de l'art, Paris 1 - Panthéon-Sorbonne) :
    Jules Janssen à l’épreuve de l’histoire culturelle: le questionnement des limites

Jules Janssen est paradoxalement une figure tutélaire de l’histoire de la photographie du XIXe siècle et une personnalité dont bien des aspects ont été oubliés. A la fois astronome et grand promoteur de la fonction heuristique de la photographie, il a également encouragé les amateurs à une pratique artistique du médium, tout en l’utilisant quotidiennement dans un but scientifique, et le mettant au centre de ses recherches en astronomie comme de son observatoire à Meudon. Face à une personnalité protéiforme, comment opérer un choix dans les archives et dans les discours afin de proposer une étude de l’astronome de Meudon dans le cadre de l’histoire culturelle ? Où situer le curseur entre ce qui relève de la stricte histoire des sciences et/ou de l’histoire culturelle, sans trahir la complexité et la multiplicité des positionnements et des pratiques de Jules Janssen ?

  • François Maheu (Centre de Recherche en Théorie des Arts, Université catholique de Louvain) :
    Le paradoxe de la définition d'un sujet en devenir - l'exemple de l'erreur photographique dans l'art conceptuel

Inhérente à l’acte photographique dans sa globalité, l’erreur a longtemps été considérée comme une scorie sans intérêt de la pratique photographique. Or, elle recèle un potentiel d’information sur le médium photographique et sur la démarche de création artistique qu’une œuvre réussie n’est pas nécessairement apte à mettre en valeur. Une histoire positive de l’erreur photographique nécessite et nourrit une définition de cette erreur. Cette dernière ne semble pouvoir s’envisager qu’à la croisée de différents champs de recherche.

Jeudi 18 Février

18h30-20h30
INHA, 2 rue Vivienne, Paris - salle Cirhac (1er étage)

  • Réunion bilan à mi-parcours, ouverte à tou.te.s

Mercredi 16 Mars

18h30-20h30
INHA, 2 rue Vivienne, Paris - salle Demargne (rez-de-chaussée)

    Mathilde Kiener,  Chronologie, corpus, problématique : quelles interdépendances ?

L’introduction de la photographie dans la publicité en France est l’une des manifestations des mutations du statut de l’image dans les années 1920. La question récurrente des rôles respectifs du texte et de l’illustration dans la publicité est amplifiée et modifiée par l’usage de l’image argentique et ses hybridations qui la lient à de nouvelles conceptions de la typographie et de la page imprimée. Ces phénomènes s’intègrent dans un processus global : la médiatisation de la photographie, son utilisation au sein de la presse et de l’édition, c’est-à-dire son entrée dans la culture de masse.

Entre 1927 et 1935,  l’essor de la photographie dans le champ publicitaire se révèle par les multiples formes qu’elle prend dans les publications. La presse spécialisée – en particulier les magazines Arts et métiers Graphiques, Vendre, et La Publicité – commence à désigner cette pratique et à lui consacrer une critique spécifique.

Dans le processus d’écriture d’une histoire de la photographie publicitaire, les fonds monographiques restent encore aujourd’hui des sources privilégiées. Cependant, il est important de ne pas s’en tenir à quelques noms de photographes ou de studios connus ou oubliés. La photographie publicitaire étant conçue pour être diffusée, il peut s’avérer judicieux et nécessaire de centrer son étude sur ses supports de médiatisation, afin de préciser les enjeux culturels, économiques et techniques de son apparition.

Cette présentation sera l’occasion d’observer comment un tel parti pris détermine non seulement une chronologie, mais l’affinement du corpus, et par là, une redéfinition potentielle de la problématique.

Mardi 5 Avril

18h30-20h30
INHA, 2 rue Vivienne, Paris - salle Cirhac (1er étage)

  • Camille Roquet La trace des icônes photojournalistique dans la couverture médiatique de la guerre du Vietnam

L’historiographie et la mémoire de la guerre du Vietnam se sont construites autour de la thèse de l’influence des médias et des icônes photojournalistiques sur l’opinion publique, devenue réelle croyance qui, bien qu’ayant été infirmée par nombre d’historiens, demeure de nos jours presque intouchable.

Une étude de l’historiographie a révélé que la thèse de l’influence puise ses origines dans l’antagonisme des dirigeants américains pour les médias, cependant la prépondérance de ce discours et sa contamination de l’historiographie journalistique et académique n’aurait pu se faire sans d’autres facteurs contribuant à sa propagation, qu’il s’agit ici de découvrir et d’analyser. Or, les acteurs sont nombreux – journalistes, historiens, politiciens, citoyens – et il est difficile de trouver, dans les larges corpus disponibles, quels moments et quels écrits ont contribué à la formation de ce discours.

Mardi 10 Mai

18h30-20h30
INHA, 2 rue Vivienne, Paris - salle Demargne (rez-de-chaussée)

  • Mathilde RedaudLes archives inédites de l'ARPA : une source précieuse aux enjeux méthodologiques

À partir de 1978, l’association Action et Recherche Photographique d’Aquitaine (ARPA) diffuse la photographie et y sensibilise le public. Cette initiative locale est caractéristique du contexte culturel français des années 1970 et 1980, marqué par la légitimation institutionnelle de la photographie et par la constitution des bases du champ photographique français. Abandonnées au sein d’anciens locaux et menacées de destruction, les archives inédites de l’ARPA ont joué un rôle primordial dans la conduite de cette recherche. Quels choix opérer face à un fonds saccagé ? Quelle méthode appliquer pour extraire de sources brutes la matière suffisante pour mener à bien le travail de recherche ?

Mercredi 8 Juin

18h30-20h30
INHA, 2 rue Vivienne, Paris - salle Jullian (1er étage)

  • Lila NeutreŒuvres au forceps ?

Cette intervention explorera les particularités méthodologiques de la recherche en création et plus particulièrement l’influence réciproque des concepts théoriques sur les œuvres dans un projet de doctorat en pratique et théorie de la création artistique et littéraire. De quelles manières l’œuvre est-elle hantée par la pensée conceptuelle dans cette double herméneutique ? En quoi la recherche scientifique influence-t-elle la méthodologie, le cadre théorique et laisse son empreinte sur la création artistique ? Dans cette quête d’équilibre entre création et théorie, l’objectif du photographe-chercheur est de pouvoir articuler un savoir émergeant à une pratique où la pensée expérientielle et la pensée conceptuelle collaborent. Mais si la connaissance permet de documenter l’imagination et de structurer la création, la pratique d’un dessaisissement semble rester l’unique moyen pour éviter que la création ne se fige dans l’intellection.

  • Pierre-Emmanuel Perrier de la Bâthie La généalogie d’une image photographique et de son contexte de présentation : le cas des portraits photographiques des artistes-stars au XXe siècle

Depuis les années 1990, les grandes rétrospectives et les publications d’art exhument de nombreuses photographies des artistes-stars du XXe siècle, ceux qui ont marqué les médias de leur empreinte (Picasso, Duchamp, Dalí, Beuys, Warhol, Klein et bien d’autres). Recueils scientifiques et revues grand public, presse d’actualité et blogs, tous reprennent les mêmes images et les diffusent sans porter attention au contexte de présentation (légendes, textes, autres images, etc.), réduisant ou modifiant les différentes nuances du récit mythologique artistique. Pour bien saisir la manière dont ce récit s’établit et évolue avec le temps, plusieurs décennies après la mort des protagonistes eux-mêmes, il semble nécessaire de retracer la « généalogie médiatique » de certains clichés soit trop connus, soit trop ignorés. Quelles méthodes appliquer pour mener à bien ce travail ? Est-il possible de le systématiser ?

Lieux

  • INHA - 2 rue Vivienne
    Paris, France (75002)

Dates

  • jeudi 26 novembre 2015
  • mercredi 09 décembre 2015
  • mardi 19 janvier 2016
  • jeudi 18 février 2016
  • mercredi 16 mars 2016
  • mardi 05 avril 2016
  • mardi 10 mai 2016
  • mercredi 08 juin 2016

Mots-clés

  • photographie, presse illustrée, cartographie, corpus, archive, méthode, méthodologie, image, visual studies, doctorat, thèse

Contacts

  • Association ARIP
    courriel : arip [dot] contact [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Anaïs Mauuarin
    courriel : anais [dot] mauuarin [at] univ-paris1 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Atelier de l'Association de recherche sur l'image photographique (ARIP) », Séminaire, Calenda, Publié le mardi 24 novembre 2015, http://calenda.org/347938