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Que font les consultants au monde social ?

What do consultants do in the social world?

Propriétés, pratiques et contributions du « conseil » à la construction de la réalité

Properties, practices and the contributions of the "council" in the construction of reality

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Publié le mardi 08 décembre 2015 par João Fernandes

Résumé

En mettant en perspective des recherches menées dans différents pays et portant sur un certain nombre de « types » de consultants, ce colloque suit le double objectif suivant : interroger l'évidence de l'existence même d'un « conseil », comme ensemble de pratiques proches ou homogènes ; progresser dans l'étude des contributions des consultants aux caractréristiques et aux évolutions de la société.

Annonce

Argumentaire

Les sciences sociales peinent à étudier et à objectiver ce que l’on nomme couramment  « le conseil », et notamment à interroger ce qu’il fait précisément au monde social. Les consultants imposent en effet les termes et les critères de leur propre appréciation (Sauviat, 1994) ainsi que leurs propres frontières et dénominations (Henry, 1992). Ils entretiennent l’idée d’une position qui va de soi et qui pourtant serait « à part » (Henry, 1997), suscitant fascination ou à l’inverse vives critiques, comme l’expliquent de nombreux auteurs (Berrebi-Hoffmann, 2002 ; Fondeur, Sauviat, 2004 ; Villette, 2003). Ils nourrissent également l’image d’un métier éternellement jeune, voire anhistorique, alors que sa progressive structuration remonte au XIXème siècle (Henry, 2012 ; McKenna, 2006, 1995 ; Moutet, 1997). Par ailleurs, « le conseil » se présente alternativement comme étant indifférencié et comme étant divers, un grand nombre de sous-espaces déclinant ou se référant à la figure prestigieuse du « conseil en management ». Celle-ci a d’ailleurs été de loin la plus étudiée, au risque qu’elle s’en trouve réifiée ; comme si les relations parfois étroites entre le conseil et le monde académique (Boussard, 2009 ; Engwall et al., 2002 ; Henry, 1992) compromettaient alors la distanciation nécessaire. Enfin, souvent présenté comme « intellectuel », en grande partie discursif, ou encore comme opérant telle une activité « magique », le travail de consulting mobilise davantage de dispositions pensées comme naturelles que de techniques explicitées et bien identifiées.

Pour toutes ces raisons, et à l’heure où s’imposent des pratiques et convictions économiques qui sont cohérentes avec beaucoup de celles du consulting (benchmarking chiffré permanent, politiques d’austérité comme One best way, désindustrialisation voulue sans heurts apparents), il convient d’interroger plus encore ces acteurs et de comprendre – sans surestimer ni sous-estimer – ce qu’ils font à la construction de la réalité sociale. Dès lors, il importe d’étudier aussi conjointement que possible : l’histoire de ce champ et les principes de sa structuration, les propriétés et trajectoires des nombreux acteurs qui se revendiquent de lui, leurs pratiques au quotidien, les contenus de leur travail, leurs productions langagières, les schèmes de pensées et les idéologies qui sont sous-jacents aux techniques qu’ils développent ou qu’ils réinvestissent. De même : les rôles sociaux que les consultants considèrent remplir et leurs fonctions sociales, leurs interactions avec leurs clients, les effets qu’ils opèrent sur eux. Il s’agit également d’analyser leurs relations pratiques et objectives avec les institutions sociales – du local à l’international, et des différents champs –, la circulation des idées entre elles et les consultants, ainsi que les effets des actions de ces derniers sur différentes populations : « gestionnaires », « travailleurs », « citoyens », « consommateurs », agents de telles classes sociales, individus de telles catégories administratives, etc.

En mettant en perspective des recherches menées dans différents pays, et qui portent sur un certain nombre de « types » de consultants, ce colloque suit le double objectif suivant : interroger l’évidence de l’existence même d’un « conseil », comme ensemble de pratiques proches ou homogènes ; plus encore, progresser dans l’étude de leurs contributions aux caractéristiques et aux évolutions de la société. Ces questionnements peuvent s’articuler autour des quatre axes de recherche ci-dessous exposés.

1. « Le conseil » existe-t-il ? Pour une histoire du conseil et une interrogation de ses « frontières »

Conseil aux instances de représentation syndicale, conseil en production agricole, conseil artistique, conseil en diversité sociale ou en égalité professionnelle, système d’information, conseil en organisation et en management, audit financier, conseil en conduite du changement, conseil en risques psychosociaux, conseil en production industrielle, marketing, conseil en design, recrutement, chasse de tête, coaching, conseil en orientation professionnelle, formation, outplacement, conseil en conduite de plans sociaux, conseil aux médias, conseil à l’Etat, conseil aux collectivités territoriales, conseil aux institutions nationales et internationales, lobbying, etc. : les pratiques se revendiquant plus ou moins du conseil sont nombreuses et peuvent sembler moins homogènes que d’aucuns ne le présentent. Aussi, si un certain nombre de travaux ont étudié l’histoire du « conseil » et les principes de sa structuration et de certaines de ses recompositions (Henry, 1992, 2012 ; Kipping, 1999 ; Thine, 2014), une telle entreprise mérite d’être approfondie.

Comment ces « spécialités » apparaissent-elles et se recomposent-elles ? Les enjeux auxquels elles répondent sont-ils toujours communs ? Qu’ont-elles de différent par rapport à d’autres pratiques, non labellisées « conseil » ? Quels sont les acteurs et modalités de leurs légitimations ? Existe-t-il des processus d’« exclusion » du « label » ? Qu’est-ce qui entraîne ou favorise les démarcations, les coopérations, les luttes pour les frontières en son sein ? Le développement des spécialités travaille-t-il des figures courantes comme celles du « manager » ou encore de l’« ingénieur » ? Comment certains imposent une définition du métier, tout en résistant aux descriptions de leur expertise et de la multiplicité des segments ? Comment les pratiques et les idées circulent entre ces derniers ? Par ailleurs, comment se transposent-elles d’un pays à l’autre ? L’étude des histoires nationales de conseil (Ainamo, Tienari, 2002 ; Faust, 2002 ; Faust, Kordon, 2014 ; Karsten, van Veen, 2002 ; Maestripieri, 2013 ; Wallerstedt, 2001) doit-elle, elle aussi, amener à relativiser l’idée d’un espace unifié ? L’« appartenance » à celui-ci procure-t-elle partout les mêmes types et volumes de profits – économiques, symboliques ?

Dans cet axe de recherche on pourra présenter l’histoire sociale d’une « spécialité » ou d’un espace du conseil, un moment-clé ou les mécanismes d’une division du travail, ce que l’on observe dans un contexte national ou régional, l’analyse d’une zone « frontière » où des professionnels se distinguent d’activités « ordinaires » ou « profanes », l’ethnographie ou l’étude statistique de ce qui structure telle partie de l’espace étudié. Cet axe de recherche invite également à interroger les effets de transformations sociales et économiques, récentes ou moins récentes, locales ou internationales, sur le développement ou les recompositions du conseil, ou encore à objectiver la supposée relation entre telle conjoncture ou pratique dominante et celles dites du « conseil ».

2. Que font les consultants ? Pour une ethnographie du travail de consulting

Les contenus du travail des consultants sont réputés peu aisés à décrire et à définir, et sont probablement ce que les recherches sur le conseil ont jusqu’à présent le moins étudié. Si certains se sont déjà attachés à observer ces contenus (Boni-Le Goff, 2015 ; Kipping, 2000 ; Lippitt, 1959 ; Moeneclaey, 2015 ; Sturdy et al., 2009 ; Villette, 1988), il reste encore à faire pour étudier le détail et la diversité des quotidiens des consultants et des formes de leurs « interventions ». L’observation fine, et notamment l’ethnographie, peut apporter un éclairage précieux sur leurs pratiques, les contenus de ce qu’ils « produisent », leurs routines de travail, les impensés qui font celui-ci, les manières dont ils « construisent de nouvelles offres », les interactions qui sont à la fois le cadre et une composante majeure de leur activité, la distribution de leurs pratiques parmi les différentes « spécialités », les façons dont ils s’organisent, etc. Cette observation in situ peut notamment aider à saisir leur travail dans ses dimensions les moins visibles : ses temps et ses rythmes, les supports pratiques ou cognitifs qu’il mobilise, les appréhensions et catégorisations des « méthodes » et des « outils » en question, les conceptions du monde que leur activité encourage ou dont elle est le produit, les rapports sociaux qui s’y développent ou s’y reproduisent.

Dans cette thématique et en réponse à la problématique du colloque, porter attention aux modalités et aux contenus des relations entre les consultants et les acteurs qui constituent leur monde social – pour parler notamment comme Strauss (1978) – revêt évidemment un intérêt majeur. Au sujet des clients, des travaux de sociologie économique ont pu s’interroger sur les paradoxes des relations de conseil ou sur le rôle de la confiance (Henry, 2013). Dans cet ordre d’idée, l’existence d’une « coproduction » à travers une « maïeutique » de « l’intervention » peut apparaître plus postulée que réellement étudiée (Gadrey, De Bandt, 1994). De même, l’observation d’interactions avec d’autres acteurs – de l’amont ou l’aval de la division du travail observée, de concurrents, d’organisations professionnelles, d’institutions qui font les cadres et règlements de l’activité – apparaît plus rare encore. Egalement, les propositions selon lesquelles le conseil s’inscrit dans une relation triangulaire avec un client et des destinataires de son action, tels les salariés de ce dernier (Villette, 2003), sont-elles toujours vérifiées ? Par ailleurs, on pourra étudier comment sont pensées, sollicitées et valorisées les dispositions sociales les plus incorporées des consultants. Enfin, cette appréhension fine de leurs pratiques, ou l’histoire de leur « méthodes » et dispositifs de gestion, peut aider à envisager le travail de consulting dans une tension majeure qui semble le traverser, entre reproduction de « vieilles » méthodes et invention de « nouvelles » recettes.

3. Entre figure mythique et réalités : propriétés et trajectoires des consultants

Si les propriétés et trajectoires de certains types de consultants ont été étudiées – notamment ceux des expertises les plus prestigieuses et les plus anciennes –, c’est moins le cas des plus récents ou de ceux qui s’éloignent des représentations dominantes. Or, le contraste est parfois saisissant entre la figure idéal-typique voire mythique du consultant – un homme, blanc, jeune, très diplômé, en quête d’apprentissage ou de validation de codes sociaux très prisés (Alvesson, Robertson, 2006 ; Fondeur, Sauviat, 2004) – et les réalités de nombreux espaces du champ étudié. C’est notamment ce contraste qu’il s’agit ici d’explorer, ainsi que les diverses façons d’être consultant, en interrogeant l’hétérogénéité des trajectoires rencontrées : origines sociales, formations scolaires, modalités d’entrée dans leur sous-espace particulier, caractéristiques de leur évolution dans le conseil, de la sortie de celui-ci ou encore des allers et retours, propriétés de la fin de carrière.

Nombreuses sont les questions permettant d’aller au-delà des représentations du consultant qui entendent contribuer à l’attractivité de « son métier », ainsi qu’à l’ériger en « acteur majeur » de l’économie ou de la société. Si aux plus hauts niveaux du conseil, ses professionnels peuvent chercher à combler un relatif « casier scolaire » (Henry, 1993), un tel usage en est-il fait à ses échelons inférieurs ? De même, si beaucoup répondent à des ambitions sociales élevées, quelles trajectoires amènent à investir cet espace selon d’autres aspirations – par exemple pour amortir un déclassement ? Comment leurs façons d’être, leurs manières d’interagir, leurs pratiques langagières, leurs loisirs et leurs pratiques de consommation, ainsi que leurs positions politiques ou encore leurs pratiques religieuses, se distribuent-ils dans les différents sous-espaces observés ? Egalement, quelles formes prennent les attachements au cabinet voire à la marque (Kärreman, Rylander, 2008) dans les spécialités plus ou moins dominées ? Dans un même ordre d’idée, comment les évolutions actuelles de l’emploi et de ses formes influent sur les différentes figures de « consultant » ? Dans les organisations comme au niveau du groupe professionnel, comment coexistent ceux qui sont en « auto-emploi », qu’ils soient « sublimes » ou précaires (Fondeur, Sauviat, 2003 ; Maestripieri, 2014) et les consultants permanents (Berrebi-Hoffmann, 2002 ; Cucca, Maestripieri, 2014) ? Dans une telle configuration, comment s’opère l’injonction à l’autocontrôle qui est souvent constatée (Alvesson, Kärreman, 2004) ? Enfin, comment les différentes spécialités composent-elles, au fil de leur apparition et de leurs évolutions, avec la prédominance de certaines formations dans le conseil, comme les écoles d’ingénieur et les écoles de commerce (Engwall, 2012 ; Rassam, Oates, 1991).

Une attention particulière sera accordée aux mécanismes de (re)production mais aussi de (re)négociation des rapports sociaux de sexe, ici propres à un espace caractérisé à la fois par un modèle méritocratique « unisexe » (pour parler comme Löwy, 2006) et par un plafond de verre particulièrement résistant (Boni-Le Goff, 2012, 2013 ; Kelan, 2012). Au-delà des différences dans la conduite des carrières, on pourra se demander comment les places ou évolutions des femmes dans les différents espaces du conseil travaillent les figures du « professionnel », du « consultant » ou encore de l’expert en différents domaines comme le « management ». Enfin, et d’autant qu’ils sont étonnamment peu étudiés, on pourra interroger la place et les usages sociaux des sciences sociales dans les trajectoires de certains types de consultants et dans certaines formes de conseil.

4. Commerçants ou fabricants de doctrines économico-politiques ?

Le conseil est souvent considéré comme diffusant voire comme « créant » des pratiques et des doctrines, notamment économiques, dont le caractère politique est souvent dénié. De même, c’est en se positionnant constamment en vecteur de « changement » (Dujarier, 2006 ; Henry, 1993) qu’il revendique un rôle majeur dans la société (Kipping, Clark, 2012). Mais si tel est le cas, que contribue-t-il réellement à changer ? Plus largement, par quels processus participe-t-il à produire ou à renforcer la réalité sociale – entendue ici comme résultat de la production institutionnelle de qualification des personnes, des objets et des façons d’être et de penser (Boltanski, 2009 ; Bourdieu, Boltanski, 1976) ?

Si les consultants se présentent volontiers comme iconoclastes, ne contribuent-t-ils pas à reproduire les structures voire un certain ordre social ? Le rôle que se donne beaucoup d’entre eux n’est-il pas de saisir les éléments de critique du capitalisme (Boltanski, Chiapello, 1999) et d’en faire commerce ? Ou, au contraire, l’enchantement qu’ils proposent souvent (via des missions tournées vers « l’épanouissement personnel », « la performance collective et individuelle », « le progrès », etc.) génère-t-il les effets qu’il suggère ou qu’il promet ? Les spécialités récentes ou dominées – comme le conseil aux élus du personnel (Cristofalo, 2009) ou le conseil en diversité sociale (Blanchard, 2013) – visent-elles à équilibrer des pouvoirs et des positions, ou ont-elles vocation à constituer des oppositions mesurées ? L’action des consultants se résume-t-elle à la promotion de manières d’être et de faire « à la page » ou « modernes » (Chauvin, 2010 ; Moeneclaey, 2009, 2015) ou s’adapte-t-elle aux populations concernées par leurs nombreuses spécialités ? Dans le cas premier, quelle est leur contribution à l’invisibilisation voire à la relative normalisation de certaines populations (ouvrières, sans emploi, immigrées, rurales, etc.), classes sociales ou fractions de classe ?

Que permettrait de comprendre une typologie de toutes les fonctions que les enquêtés se donnent ou se voient attribuer ? Le fait que leurs clients font parfois des usages différents des rôles qu’ils leur confèrent explicitement (Villette, 1988) doit-il amener à relativiser le pouvoir qui leur est prêté ? Quelles places occupent les consultants parmi les types d’expertises aujourd’hui multipliés (Berrebi-Hoffmann, Lallement, 2009) ? Comment leurs propositions circulent-elles dans certains espaces comme le champ de l’enseignement supérieur et le champ médiatique (David, Strang, 2006 ; Faust, 2012) ? Par ailleurs, que partagent les consultants avec l’Etat et les institutions supranationales, qui concoure à dire, et à faire incorporer, ce qu’est la « réalité » (Moeneclaey, 2012 ; Ramirez, 2003, 2013) ? A la suite de différentes recherches (Boussard, Maugeri, 2003 ; Ghaffari et al., 2013) il convient d’interroger les pratiques et les outils qui font particulièrement cette réalité : sophistication des classements sociaux et multiplication des « évaluations » des personnes, développement et mise en applications de « normes comptables » ou de « normes de qualité », mesures chiffrées et contrôle permanent, « benchmarking » et « best practices », « enquêtes participatives », « gestion de l’information » ou des « savoirs », « innovations » dans les « modes de production », « chartes » de bonnes « relations-clients », etc. Quels sont les effets précis de ces technologies sociales ? Comment sont-elles parfois refusées, détournées ou ajustées par les personnes auxquelles elles sont censées s’appliquer ? Enfin, si certains consultants se présentent comme des oracles ou des « visionnaires », annonçant de façon récurrente des « ruptures » dans les règles du jeu économique, on pourra s’interroger sur leur autonomie et sur les intérêts qui peuvent s’exercer sur leurs prédictions. Notamment, quels rôles précis jouent les proximités ou les homologies, en termes de propriétés sociales et de positions, entre les consultants les plus élevés et les acteurs dominants dans les champs économique et politique (Laurens, 2015 ; Thine et al., 2013) ?

Enfin, dans cet axe de recherche également, le colloque pourra contribuer à décloisonner les recherches sur cet objet éminemment international. Les consultants font-ils circuler les mêmes doctrines et les mêmes pratiques entre les pays et les aires géographiques (Cailluet, 2000 ; Djelic, 2004 ; Kipping et al., 2003 ; Saint-Martin, 2001a), ainsi qu’entre les différents mondes professionnels ou sociaux dans lesquels ils interviennent désormais (Belorgey, 2011, 2014 ; Berrebi-Hoffmann, Grémion, 2009 ; Chauvin, 2010 ; Czarniawska-Joerges, 1990 ; Martin, 1998 ; Saint-Martin, 2001b ; Serrano-Velarde, 2010 ; Sorignet, 2012) ? Comment les implantations locales des cabinets internationaux (les fameux « Big 4 » mais aussi bien d’autres), ainsi que leurs émanations en des entreprises plus petites, conjuguent-elles leur action avec les politiques publiques nationales ou régionales et avec les formes historiques des tissus économiques et sociaux ?

Le colloque entend rassembler et faire discuter des travaux de sociologie, d’histoire, de sciences politiques, d’anthropologie ou encore de sciences de gestion. Seront privilégiées, des communications fondées empiriquement, grâce à  l’ethnographie, la construction ou l’analyse de statistiques, la réalisation d’entretiens ou encore l’étude d’archives historiques.

Lieu, date et organisation du colloque

Le colloque se tiendra sur deux journées les 20 et 21 juin 2016 à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS),Amphithéâtre François Furet, 105, Boulevard Raspail, 75006 Paris.

Il alternera conférences plénières et sessions thématiques de communications. Chaque texte sera discuté par un chercheur expérimenté.

Les langues de travail sont le français et l’anglais.

Une partie des travaux sera ensuite sélectionnée en vue d’une publication, ouvrage collectif ou numéro de revue.

Modalités de soumission des propositions de communication

Les propositions de communications, en français ou en anglais, sont attendues pour le 

15 janvier 2016

aux trois adresses e-mail suivantes : isabel.boni-legoff@unil.chvincent.moeneclaey@ens.uvsq.frsophie.pochic@ens.fr

Elles seront de 3 500 à 5 000 signes, seront présentées en format Word et devront comporter :

- les nom, adresse institutionnelle et adresse e-mail du ou des auteur.e.s

- l’axe thématique dans lequel le ou les auteurs entendent s’inscrire en priorité

- le cadre dans lequel la recherche est ou a été menée et les recherches empiriques effectuées

- les principaux résultats qui seront présentés dans la communication.

Par ailleurs, les auteurs veilleront à préciser les éventuelles spécificités géographiques ou nationales de leur travail.

Calendrier 

  •  15 janvier 2016 : date limite de soumission des propositions de communication, en français ou en anglais.
  •  10 février 2016 : notification d’acceptation ou de refus des propositions.
  •  15 mai 2016 : date limite d’envoi d’un texte original de 30 000 à 45 000 signes, en français ou en anglais.
  •  20 et 21 juin 2016 : tenue du colloque, EHESS.
  •  Septembre 2016 : sélection des textes pour publication et demandes de modifications.

Comité d’organisation

  • Isabel BONI-LE GOFF (Université de Lausanne, Centre en Etudes Genre, Suisse, Centre Maurice Halbwachs, Paris, France)
  • Vincent MOENECLAEY (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Laboratoire Printemps, France)
  • Sophie POCHIC (CNRS, EHESS, Ecole Normale Supérieure, Centre Maurice Halbwachs, Paris, France)

Comité Scientifique

  • Nicolas BELORGEY Chargé de recherche CNRS, SAGE, Strasbourg, France
  • Isabelle BERREBIHOFFMANN, Chargée de recherche, CRNS, LISE, Paris, France
  • Valérie BOUSSARD Professeure des universités, Univ. Paris Ouest Nanterre, La Défense, IDHES, France
  • Eve CHIAPELLO Directrice  de  recherche,  EHESS,  CEMS-Institut  Marcel, Mauss, Paris, France
  • Yves COHEN Directeur d’Etudes, EHESS, CRH, Paris, France
  • Marie-Laure DJELIC Professeure,  ESSEC, Département  Management,  Paris, France
  • Michael FAUST Senior  Researcher,  Université  de  Göttingen, Soziologisches Forschungsinstitut, Allemagne
  • Yannick FONDEUR Chercheur, Centre d'Etudes de l'Emploi, Paris, France
  • André GRELON Directeur  d’études,  EHESS,  Centre Maurice Halbwachs, Paris, France
  • Odile HENRY Professeure des universités, Université Paris 8, LabTop, Centre for Social Sciences and Humanities, Dehli, Inde
  • Matthias KIPPING Professor, York University, Toronto, Canada
  • Frédéric LEBARON Professeur  des  universités,  Univ. de  Versailles-SaintQuentin-en-Yvelines, Laboratoire Printemps, France
  • Lara MAESTRIPIERI Postdoctorante,  Université  de  Pavie, Département  de science politique et sociale, Italie
  • Christopher McKENNA Tutorial  Fellow,  Brasenose  College, Reader,  Saïd Business School, Oxford, Royaume-Uni
  • Fabienne PAVIS Maître  de  conférence,  Université  de  Nantes,  CENS, France
  • Ferruccio RICCIARDI Chargé de recherche CNRS, CNAM, LISE, Paris, France
  • Denis SAINT-MARTIN Professeur  titulaire,  Université  de  Montréal,  CERI, Canada
  • Pierre-Emmanuel, SORIGNET, Maître  d'enseignement  et  de  recherche,  Université  de Lausanne, Laboratoire de Sociologie, LABSO, Suisse
  • Michel VILLETTE Professeur, AgroParisTech,  Centre Maurice Halbwachs, Paris, France

Lieux

  • EHESS, Amphithéâtre François Furet - 105, bd Raspail
    Paris, France (75006)

Dates

  • vendredi 15 janvier 2016

Contacts

  • Isabel Boni-Le Goff
    courriel : isabel [dot] boni-legoff [at] unil [dot] ch

URLS de référence

Source de l'information

  • Isabel Boni-Le Goff
    courriel : isabel [dot] boni-legoff [at] unil [dot] ch

Pour citer cette annonce

« Que font les consultants au monde social ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 08 décembre 2015, http://calenda.org/349776