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Le flux dynamique de connaissance

The dynamic flow of Knowledge

Thematic Issue – Estrategias Review

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Publié le mercredi 09 décembre 2015 par Elsa Zotian

Résumé

In about fifteen years, knowledge management has progressively become an integral part of research which leads today to the existence of about twenty internationally referenced journals. Knowledge is now considered as a new source of wealth and a "new" asset within firms and organizations. Its management gives rise to numerous problems because of its features: knowledge is difficult to control (involuntary spreading, or on the contrary access and sharing failure). It is an unlimited resource (it cannot be destroyed after use). It accrues in the organization. Hence, what are today this asset management issues, how to manage and protect knowledge at best, how to evaluate this intangible asset, how to value knowledge within organizations?

Annonce

Présentation d’AGeCSO

La première expérience est celle du travail sur les fondements du management des connaissances avec un travail constant sur les concepts, l’épistémologie… Comment les processus cognitifs sont-ils investis et développés au sein d’une organisation ? Dans quelles conditions peut-on parler de transfert des connaissances ? Comment se définissent mutuellement action et connaissance ? Voilà quelques questions qui sont régulièrement abordés au cours des conférences.  Beaucoup recherches considère ces éléments comme acquis alors qu’il semble au contraire qu’il faille constamment réinterroger les fondements de la gestion des connaissances. Ce champ prend selon nous naissance au sein d’un couplage « organisation-connaissance » et nécessite de fait une véritable interdisciplinarité. Jusqu’à présent, et mis à part quelques exceptions, ingénierie des connaissances et management des connaissances faisaient l’objet de développements séparés. Nous pensons qu’il est fort souhaitable d’associer ces deux voies de recherche : c’est tout le sens de l’Encyclopédie BourbaKeM dirigée par Jean-Louis Ermine[1] et disponible sur agecso.com.

Notre seconde expérience, fort complémentaire, est donc celle qui se joue aux frontières des disciplines. Au sein d’AGeCSO, désormais labellisé par la FNEGE, nous continuons à croire en un dialogue soutenu avec les autres disciplines ou courant de recherches : l’ingénierie des connaissances, la cognitique, l’anthropologie des connaissances...

Au sein de notre communauté[2], la constitution de ce champ de recherche présente deux propriétés désormais bien identifiées (Ermine et Lièvre, 2013)[3]: Le premier prend ses origines dans les organisations à risque qui se posent la question de la formalisation du retour d’expérience avant tout, puis globalement de la question de la gestion des connaissances dans une perspective de fiabilité organisationnelle. C’est une démarche endogène qui vient « de l’intérieur » de l’organisation, plutôt centrée sur la modélisation des connaissances.

Le second part du constat de l’émergence d’une nouvelle configuration de l’économie contemporaine, en partie portée par des communautés autonomes, qui met au cœur du fonctionnement de l’entreprise la spirale des connaissances créatrices dans une perspective d’un positionnement concurrentiel par l’innovation. C’est une démarche exogène qui vient « de l’extérieur » de l’organisation, plutôt centrée sur les structures sociales propres à générer les connaissances.

Venant à la fois « de l’intérieur » et « de l’extérieur » de l’organisation, cette dynamique subtile doit donc concilier ces deux approches de manière totalement imbriquée. C’est ce qui rend le management des connaissances résolument « indisciplinaire » : pour un projet donné il est impossible (et d’ailleurs pas souhaitable) de séparer des approches disciplinaires.

Dans cette perspective, nous proposons cette année cinq sessions spéciales

Vivacité de nos assemblées

Ces deux expériences produisent leurs effets. C’est, d’une part, un nombre croissant de participants venus d’horizons a priori très différents qui couvrent une large partie des sciences sociales, mais aussi l’informatique, l’agronomie, les arts plastiques et numériques et bien sûr les sciences de l’ingénieur. C’est également un espace de rencontre qui s’est pérennisé avec l’implication de plus en plus active d’organisations industrielles qui présentent des communications au cours des ateliers de recherche ou bien dans le cadre de notre partenariat avec le Club Gestion des Connaissances (www.club-gc.asso.fr/) avec lequel nous organisons une session spéciale consacrée aux pratiques les plus récentes.

C’est enfin une production académique foisonnante qui s’est développé à partir du colloque annuel. Chaque édition donne lieu à une sélection des communications les plus avancées afin d’être publiées dans le cadre de numéros spéciaux thématiques. Plusieurs revues accueillent très favorablement notre production : les revues Knowledge Management Research and Practice, Vol. 15, 2015, Journal of Knowledge Management, Vol. 9, n° 5, 2015, VINE, 2012 Vol. 42, n° 3/4, Management et Avenir, 2014, Vol 67, n°1, RIPCO, 2014, Vol. 19, n°49, Management International, 2012, Vol. 16.

La production académique trouve d’autres prolongements avec l’impulsion de journées d’étude (telles que le Workshop « La gestion des connaissances et ses fondements épistémologiques » de l’UQAM Montréal qui se tient régulièrement au mois de mai, « Gouvernance des connaissances dans les organisations » avec l’Institut Supérieur de Documentation à Tunis en avril 2016, l’Atelier EGM FNEGE à Toulouse : « Transfert des connaissances, traduction, médiation » en mai 2016) ou le soutien actif à des séminaires spécialisés (Observatoire des communautés de connaissance avec le BETA de Strasbourg et Kedge, C3 / Compétences Collectives et Connaissances avec le LEST d’Aix en Provence, l’Open Lab « Exploration et Innovation » de l’Université d’Auvergne dirigé par Pascal Lièvre) ou encore l’implication dans des chaires académiques (chaire Management des Connaissances de l’EM Strasbourg dirigée par Jean-Philippe Bootz).

Les activités déployées à partir de GeCSO font la démonstration qu’une réelle attente existait dans ce domaine au carrefour de très nombreuses disciplines.

Mais GeCSO n’est pas un colloque exclusivement réservé aux spécialistes

Pour autant nos activités nous conduisent bien plus loin que ces productions académiques. L’ambition de l’AGeCSO consiste également en une utilité sociale supplémentaire. Si nos thèmes d’étude favoris touchent la représentation des connaissances, l’apprentissage, l’expertise, le dialogue homme-machine, …, en bref une large panoplie de la société de la connaissance, nous ne saurions tenir un discours convenu.

Notre engagement scientifique se conçoit aussi comme une implication sociale. Par exemple pour être force de proposition dans des projets d’espaces d’apprentissage (dans le milieu scolaire et dans l’entreprise), dans l’accompagnement de communautés de connaissance, l’implication dans des programmes internationaux de développement fondés sur des bases de connaissances ou la promotion de méthodes de transmission des connaissances.

Cette année nous proposons plusieurs modalités de participation. La première consiste à permettre au plus grand nombre possible d’auteurs de faire connaître ses travaux dans l’une des grandes thématiques figurant ci-dessous. La seconde est plus singulière et consiste en sessions spéciales qui sont préparées avec l’un des responsables en titre. L’objectif consiste à approfondir un domaine d’étude en investissant en amont du colloque autour d’un groupe de chercheurs ou de praticiens.

1.  La dynamique du savoir et l’évolution de son cadre organisationnel

Avec l’explosion du nombre de connaissances disponibles se posent en premier lieu les questions liées à sa création et à sa diffusion ? Quels sont les prérequis en matière d’appropriation des connaissances, quelle place et quelle forme pour le retour d’expérience dans une perspective d’apprentissage organisationnel ? Comment stimuler l’innovation au travers de l’apprentissage organisationnel et la gestion des connaissances ?

En second lieu, parmi les nombreuses initiatives, on notera l’intérêt actuel des organisations à créer des communautés (notamment de pratiques) en leur sein. Comment régule-t-on les interfaces entre les différentes communautés et les organisations ?

Enfin, on peut considérer la connaissance comme un objet que l'on peut concevoir, étudier, installer, contrôler… Cela est certes réducteur quant à la dimension humaine et intime de la connaissance ; mais cela ouvre la voie à la constitution de modèles et d'outils de traitement dont une des principales finalités est de tirer profit de la connaissance. Tout ceci n'est rendu possible que par une véritable action d'ingénierie menée sur les connaissances. Quels en sont la dynamique et les outils méthodologiques et pratiques ?

2.  La gestion des connaissances

Les connaissances sont désormais considérées comme une nouvelle source de richesse et un « nouvel » actif au sein des firmes et des organisations. Leur gestion posent cependant de nombreux problèmes en raison de ses caractéristiques : la connaissance est difficilement contrôlable (diffusion involontaire, ou au contraire impossibilité d’accès et de partage). C’est une ressource inépuisable (elle ne se détruit pas par l’usage). Elle s’accumule dans l’organisation... Aussi, quels sont aujourd’hui les enjeux liés à la gestion de cet actif, comment gérer et protéger au mieux la connaissance, comment mesurer cet actif immatériel, comment valoriser les connaissances dans les organisations ? À qui appartient-il ?

Dans une perspective plus managériale, la gestion des connaissances ou « Knowledge Management », est une discipline en pleine expansion dans le monde des entreprises dont les objectifs visent la création, la codification, la capitalisation, le transfert des connaissances au sein de l’organisation en lien avec la stratégie inscrite dans le cadre d’un régime d’innovation intensive et dans l’objectif d’améliorer la performance organisationnelle. Là encore, de nombreux défis restent à relever : quelle articulation entre stratégie de l’entreprise et management des connaissances, comment articuler management des connaissances et chaine de valeur de l’entreprise ?

Notes

[1] - L’objectif du projet BourbaKeM est de fournir des éléments de compréhension sur tous les points critiques du domaine de la gestion des connaissances. Le projet vise à permettre à des enseignants, des formateurs, des chefs de projet, des chercheurs débutants ou curieux de s’approprier des notions jusqu’ici disparates et floues. Le projet BourbaKeM n’a pas l’objectif démesuré de couvrir toute la question universelle de la connaissance, mais de fournir des éclairages ponctuels, simples et utiles. Ce n’est pas un traité de recherche, à la pointe des dernières connaissances, mais un recueil d’éléments de base, sous un format compréhensible, disponible à une large catégorie de personnes.

[2] - Paraponaris, C, Ermine J.L., Lièvre P. et Guittard C (2012) « Knowledge Management in a French Research Community - A Case Study of GeCSO Congress ». Journal of Information and Knowledge Management Systems, Volume 42, n°3-4, November, pp. 302-320, ainsi que le numéro spécial de Management & Avenir coordonné par Pascal Lièvre, n° 67, janvier 2014.

[3] - Ermine J-L. et Lièvre P. (2013), Les programmes de recherches en gestion des connaissances, document interne AGECSO.

Modalités de soumission

Date limite de soumission : 4 avril 2016

Les propositions sont à envoyer à Bertrand Pauget à bertrandpauget@ebs-paris.com et Juan Pablo Cifuentes à estrategias@ucc.edu.co

Elles seront évaluées en double aveugle par relecteurs experts des sujets proposés. 

Le neuvième colloque GECSO se tiendra du 27 au 29 juin 2016.

Comité scientifique

Comité scientifique

  • ABDESSEMED T. (ICN-Groupe)
  • AMABILE S. (Univ. Aix-Marseille)
  • ANTOINE A. (Univ. Lorraine)
  • BARBAROUX P. (Ecole de l’Air)
  • BAUDRIT C. (INRA Bordeaux)
  • BLUM G. (Univ. Laval, Canada)
  • BOCQUET R. (Univ. Savoie)
  • BOIRAL O. (Univ. Laval, Canada)
  • BONJOUR E. (Univ. Lorraine)
  • BOOTZ J-P. (Univ. Strasbourg)
  • BOULANGER D. (Univ. Lyon)
  • BOURDON I. (Univ. Montpellier)
  • BOYER A. (Univ. Lorraine)
  • BRION S. (Univ. Savoie)
  • BURGER-HELMCHEN T. (Univ. Strasbourg)
  • CABROL M. (Univ. Savoie)
  • CARAYOL N. (Univ. Bordeaux)
  • CASSIVI L. (UQAM, Canada)
  • CHANAL V. (Univ. Grenoble)
  • CHAUVEL D. (SKEMA Nice)
  • COULET J-C. (Univ. Rennes)
  • DAMMAK A. (EBS)
  • DUPOUET O. (KEDGE Bordeaux)
  • DURANCE Ph. (CNAM)
  • DUTU A. (Univ. Pitesti, Roumanie)
  • EBRAHIMI M. (UQAM, Canada)
  • ERMINE J-L. (Mines Telecom Evry)
  • FERRARY M. (HEC Genève, Suisse)
  • GADILLE M. (Univ. Aix-Marseille)
  • GAREL G. (CNAM)
  • GASTALDI L. (Univ. Aix-Marseille)
  • GENSOLLEN M. (Telecom Paris Tech)
  • GIRARD N. (INRA Toulouse)
  • GODÉ C. (Univ. Lyon)
  • GORGEON A. (ESC Clermont)
  • GRENIER C. (KEDGE Marseille)
  • GREGORI N. (Univ. Lorraine)
  • GRIMAND A. (Univ. Poitiers)
  • GUERRERO I. (Univ. Montpellier)
  • GUITTARD C. (Univ. Strasbourg)
  • HOLFORD W-D. (UQAM, Canada)
  • HUSSLER C. (Univ. Lyon)
  • INGHAM M. (ESC Dijon)
  • JUANALS B. (Univ. d’Aix-Marseille)
  • KIMBLE C. (KEDGE Bordeaux)
  • LAROCHE P. (ESCP Paris)
  • LE BLANC B. (Bordeaux-INP)
  • LE CARDINAL J. (Ecole Centrale Paris)
  • LE MASSON P. (Mines Paris Tech)
  • LEBRATY J-F. (Univ. Lyon)
  • LIEVRE P. (Univ. Auvergne)
  • MATTA N. (Univ. Tech. Troyes)
  • MINEL J-L. (Univ. Paris Ouest)
  • MINGUET G. (Mines Nantes)
  • MUNIER F. (Univ. Strasbourg)
  • NAPOLI A. (Univ. Lorraine)
  • NDIAYE A. (INRA Bordeaux)
  • OIRY E. (UQAM, Canada)
  • PARAPONARIS C. (Univ. Aix-Marseille)
  • PARIS T. (HEC Paris)
  • PARISOT X. (IKI-SEA Bangkok, Thaïlande)
  • PASCAL A. (Univ. Aix-Marseille)
  • PAUGET B. (EBS Paris)
  • PENIN J. (Univ. Strasbourg)
  • PESQUEUX Y. (CNAM)
  • PEYRARD-MOULARD M. (EBS)
  • RIBIERE V. (IKI-SEA Bangkok, Thaïlande)
  • RIX-LIÈVRE G. (Univ. Auvergne)
  • SAIVES A.-L. (UQAM, Canada)
  • SEBBAH L. (APHP)
  • SCHENK E. (Univ. Strasbourg)
  • VAN NORDEN S. (HEC Montréal, Canada)
  • SIMONI G. (Univ. Paris Ouest)
  • THOMAS C. (Univ. Nice)
  • WANNENMACHER D. (Univ. Lorraine)
  • WEAVER A. (Univ. Paris Ouest, EBS)

Catégories

Dates

  • lundi 04 avril 2016

Mots-clés

  • knowledge, management, innovation, information

Contacts

  • Bertrand PAUGET
    courriel : bertrandpauget [at] ebs-paris [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Bertrand PAUGET
    courriel : bertrandpauget [at] ebs-paris [dot] com

Pour citer cette annonce

« Le flux dynamique de connaissance », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 09 décembre 2015, http://calenda.org/349918