AccueilLes réseaux internationaux de la France libre : historiographie, sources et méthodes

Les réseaux internationaux de la France libre : historiographie, sources et méthodes

Beyond De Gaulle and beyond London: New approaches to the history of the Free French and the external Resistance

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Publié le lundi 18 janvier 2016 par Elsa Zotian

Résumé

À la suite de la bataille de France en mai-juin 1940 et de la signature de l’Armistice avec l’Allemagne, les réseaux de résistance s’organisèrent à l’intérieur et à l’extérieur de France. La conférence portera sur les phénomènes de résistance qui se déroulèrent hors du pays durant la seconde guerre mondiale. Cette journée d’étude permettra de revenir sur l’histoire des réseaux internationaux de la France Libre et de faire le point sur l’historiographie de la Résistance extérieure et les nouvelles pistes de recherche ouvertes par les approches transnationales et globales.

Annonce

Conférence organisée par ULIP, Queen Mary Université de Londres et l’Université de Manchester

Argumentaire

À la suite de la bataille de France en mai-juin 1940 et de la signature de l’Armistice avec l’Allemagne, les réseaux de résistance s’organisèrent à l’intérieur et à l’extérieur de France. La conférence portera sur les phénomènes de résistance qui se déroulèrent hors du pays durant la seconde guerre mondiale. Cette journée d’étude permettra de revenir sur l’histoire des réseaux internationaux de la France Libre et de faire le point sur l’historiographie de la Résistance extérieure et les nouvelles pistes de recherche ouvertes par les approches transnationales et globales.
 
L’émergence de l‘histoire globale et transnationale a contribué à remettre en question la lecture ‘gaullocentrique’ de la Résistance.[7] Nombre de problématiques  sur les hautes sphères de la politique de l’Etat français et l’opposition gaulliste ont aujourd’hui cédé la place  à de nouvelles perspectives sur d’autres réalités, entre autres le recrutement et les expériences des ‘oubliés’ de la France Libre, les femmes, les étrangers et les soldats de l’Empire. La conférence ‘Les Français Libres et le Monde'(2013) a démontré la pertinence des approches internationales dans l’analyse de la politique étrangère de de Gaulle et, plus globalement, du mouvement de la France Libre.[8] Les liens communautaires développés par les Français libres hors des cercles londoniens de la France libre font désormais l’objet d’une attention plus soutenue et offrent un point d’entrée pour l’analyse des différentes circulations transnationales de combattants clandestins ainsi que des opinions et pratiques des Français Libres au sein des réseaux transnationaux. En déplaçant leur attention vers l’Afrique équatoriale et le Cameroun, les historien.ne.s ont également été forcé.e.s de reconsidérer les bornes chronologiques et le cadre géographique de l’histoire de la résistance extérieure française.[9]  Ainsi, nombreux.ses sont celles et ceux qui ont interrogé le rapport de la France libre au monde; examiné l’influence de ses comités aux quatre coins du monde et souligné les tensions existantes entre les différentes résistances. Cela a notamment permis d’apporter de nouvelles perspectives sur des sujets difficiles comme ceux de l’antisémitisme, du ‘blanchiment’ des forces françaises libres en 1943 ou encore la question des viols après la chute du Troisième Reich.
 
Ces questions ont en partie motivé l’organisation de cette journée d’étude. La conférence vise à rassembler des chercheur.e.s. travaillant sur la France Libre (et mouvements contigus) et sur l’histoire des mouvements clandestins en Europe et dans le monde. Notre définition de la ‘Résistance extérieure’ est délibérément large. Elle comprend les membres de la France Libre, du Comité National Français (septembre 1941-juin 1943), le Comité Français de Libération Nationale (juin 1943-juin 1944) ainsi que les membres ‘officieux’  de la résistance qui gravitèrent autour des groupes de résistance tels que l’Ecole Libre des Hautes Etudes à New York ou les associations comme France for Ever, France-Grande Bretagne-Etats-Unis. Nous espérons que les participants apporteront de nouveaux éléments de réflexion aux débats  qui ont lieu actuellement à propos des réseaux français de résistance extérieure, le versant fédéraliste européen des résistances, les idéologies concurrentielles, la question du ‘soft power’, les interactions entre Français.e.s libres et  les organisations internationales.
 
Nous encourageons notamment les propositions de communications sur les sujets suivants:
 
nouvelles méthodologies pour l’étude de la résistance extérieure
  • histoires transnationales et globales de la résistance extérieure française
  • la résistance extérieure et les organisations internationales
  • les tensions internes et l’anti-gaullisme au sein des mouvements de résistance à l’étranger
  • les intellectuel.le.s et la résistance à l’étranger
  • la résistance médicale
  • le genre et la résistance extérieure
  • la violence et la résistance extérieure
  • émotions et résistance
  • le quotidien dans les études de la résistance.
Les sessions seront composées de communications de 20 minutes suivies de 30 min de questions.
 
La séance plénière sera assurée par Prof. Emmanuelle Loyer (Sciences Po) et Prof. Julian Jackson (QMUL) présentera les conclusions de la journée. Nous envisageons la publication de certains articles dans une revue à comité de lecture.

Conditions de soumission

Les propositions de communications en français ou en anglais, sous la forme d'un résumé (environ 300 mots) ainsi qu’un CV d’une page, sont à envoyer à Laure Humbert (laure.humbert@manchester.ac.uk) et Charlotte Faucher (c.faucher@qmul.ac.uk)
avant le 2 mars 2016.
 
La journée se tiendra le 4 juin 2016, à l'University of London Institute in Paris (ULIP).

Comité scientifique

  • Dr Charlotte Faucher, Queen Mary, University of London
  • Dr Laure Humbert, University of Manchester
  • Prof Julian Jackson, Queen Mary, University of London
  • Dr Anna-Louise Milne, University of London Institute in Paris

Lieux

  • 11 rue de Constantine
    Paris, France (75007)

Dates

  • mercredi 02 mars 2016

Mots-clés

  • France libre, Résistance, de Gaulle, femmes, émotions, soft power, humanitaire

Contacts

  • Charlotte Faucher
    courriel : c [dot] faucher [at] qmul [dot] ac [dot] uk
  • Laure Humbert
    courriel : laure [dot] humbert [at] manchester [dot] ac [dot] uk

Source de l'information

  • Charlotte Faucher
    courriel : c [dot] faucher [at] qmul [dot] ac [dot] uk

Pour citer cette annonce

« Les réseaux internationaux de la France libre : historiographie, sources et méthodes », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 18 janvier 2016, http://calenda.org/352420