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Archéologie de l'audiovisuel

The archaeology of the audiovisual

Cahier Louis-Lumière n°10, revue numérique annuelle de l'École nationale supérieure Louis-Lumière

Cahier Louis-Lumière issue 10, the annual digital journal of the École nationale supérieure Louis-Lumière

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Publié le mercredi 27 janvier 2016 par Céline Guilleux

Résumé

Toute l’histoire de l’audiovisuel, en particulier de la photographie, du cinéma et des arts sonores, est jalonnée d’inventions de normes ou de standards, de techniques, de dispositifs ou d’appareils. Dans le courant des mutations de ces médias et de leurs contenus jusqu’à la période actuelle, nombre de ces innovations ont été abandonnées, délaissées, ou simplement oubliées avant d’être, pour quelques-unes, redécouvertes, en particulier dans le contexte du « numérique » qui en a favorisé la résurgence et, dans ce mouvement, des esthétiques qu’ellespermettaient de véhiculer.

Annonce

Argumentaire

Toute l’histoire de l’audiovisuel, en particulier de la photographie, du cinéma et des arts sonores, est jalonnée d’inventions de normes ou de standards, de techniques, de dispositifs ou d’appareils. Dans le courant des mutations de ces médias et de leurs contenus jusqu’à la période actuelle, nombre de ces innovations ont été abandonnées, délaissées, ou simplement oubliées avant d’être, pour quelques-unes, redécouvertes, en particulier dans le contexte du « numérique » qui en a favorisé la résurgence et, dans ce mouvement, des esthétiques qu’ellespermettaient de véhiculer.

Les contributions attendues concernent notamment ces innovations résurgentes, qu’elles concernent des « objets » ou des « contenus » prématurés qui n’avaient pas trouvé leur place dans le système des usages et de la concurrence, qui s’étaient révélés inadaptés ou inadéquats pour leurs producteurs, leurs usagers ou leur environnement, ou encore des projets persistants malgré les échecs qu’ils ont connus pour des raisons variées. Sachant que cette « culture matérielle » n’a parfois laissé que des vestiges, il s’agit alors d’en retrouver les traces et de les rassembler dans des espaces et des chronologies cohérentes.

Une relecture du passé avec une approche ouverte, différente de celle que permet une histoire linéaire, accompagnée d’un constat sur les relations qu’ont entretenu, entretiennent et entretiendront les conceptions et expériences de l’essai, de l’échec et de la réussite, serait ainsi un contrepoint à la vision « évolutionniste » de la modernité et de ses innovations. Dans son ambition prospective, elle serait donc l’occasion d’évaluer l’hypothèse, en matière d’innovation, aussi bien dans les médias que dans leurs contenus, du passage d’une esthétique prométhéenne de l’oeuvre d’art fondée sur la rhétorique de bien des manifestes de l’avantgarde, à une esthétique de l’essai et de l’erreur portée par le caractère expérimental de la création artistique contemporaine comme de celle du passé prémoderne et de sa part d’impondérable, de contingence ou de circonstance.

L’erreur et l’aléa, tout comme le succès, sont au coeur des processus d’expérimentation, de création, d’innovation, de production et d’utilisation des artefacts de l’industrie où ils sont étroitement liés. Ce « procès créatif » peut aussi être celui des créations artistiques puisque, même si leurs modes d’existence sont différents de ceux de l’industrie, ils sont a priori semblables dans leurs relations à l’échec et au succès.

À l’image de ce qui se pratique aujourd’hui dans le domaine de la « rétro-ingénierie » qui étudie des objets techniques sur la base d’informations souvent incomplètes pour en comprendre le fonctionnement et avec l’idée qu’ils contiennent des idées « oubliées » susceptibles de réactiver la recherche, il serait possible d’étudier les oeuvres de l’art avec les techniques qui en ont permis la réalisation dans le but de réactiver des démarches créatives délaissées par les pratiques dominantes en matière esthétique.

Modalités de soumission

Chaque note d’intention sera constituée d’un titre (même provisoire), d’un texte de présentation et d’une biographie de l’auteur. Le texte comprendra 1 000 signes, la biographie comptera également 1 000 signes. A adresser à com@ens-louis-lumiere.fr 

avant le 22 février 2016

Rétroplanning

  • Lundi 18 janvier 2016 - Diffusion de l’appel à contributions (versions anglaise et française).
  • Lundi 22 février - Remise des notes d’intention aux deux responsables scientifiques.
  • Lundi 14 mars - Réponse aux auteurs.
  • Lundi 16 mai  - Remise des textes aux deux responsables scientifiques.
  • Lundi 27 juin - Réponse aux auteurs (demande de corrections éventuelles).
  • Lundi 22 août - Remise des textes définitifs après corrections aux deux responsables scientifiques.
  • Lundi 12 septembre - Fin des relectures (interne ENS Louis-Lumière) – Début de la traduction (externe ENS Louis-Lumière).
  • Lundi 3 octobre – Relectures (interne ENS Louis-Lumière) et retours éventuels sur les textes des traducteurs.
  • Lundi 7 Novembre - Fabrication et relectures.
  • Fin décembre 2016 – Diffusion.

Direction scientifique

  • Gérard Pelé, Professeur des Universités à l’ENS Louis-Lumière
  • Giusy Pisano, Professeur des Universités à l’ENS Louis-Lumière

Pilotage de projet

  • Méhdi Aït-Kacimi, directeur développement et communication / com@ens-louis-lumiere.fr

Lieux

  • La Cité du Cinéma, 20 rue Ampère
    Saint-Denis, France (93)

Dates

  • lundi 22 février 2016

Fichiers attachés

Mots-clés

  • audiovisuel, cinéma, son, photographie, technique, esthétique, musique, audio

Contacts

  • Mehdi Ait-Kacimi
    courriel : com [at] ens-louis-lumiere [dot] fr

Source de l'information

  • Mehdi Ait-Kacimi
    courriel : com [at] ens-louis-lumiere [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Archéologie de l'audiovisuel », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 27 janvier 2016, http://calenda.org/354152