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Les savoirs enseignants en éducation physique et sportive

Teaching knowledge in physical and sporting education - access modes and integration in training

Modes d’accès et intégration à la formation

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Publié le mardi 09 février 2016 par João Fernandes

Résumé

Ce dossier thématique a trait à la problématique des savoirs des enseignants. Nous voulons partager et mettre à jour les connaissances sur cette problématique dans le domaine de l’éducation physique, et ce, autant en ce qui concerne les modes d’accès par la recherche que les modes de formation aux savoirs et d’appropriation des savoirs par les enseignants. Soulignons, toutefois, que la problématique des savoirs des enseignants n’est pas exclusive à l’éducation physique et qu’elle s’inscrit dans un champ de recherches beaucoup plus large et prolifique qui s’est développé ces dernières décennies. Rappelons donc quelque peu les grandes lignes de ce champ, son évolution, les approches et contributions qui en découlent à partir des recherches menées autant en Amérique qu’en Europe. Enfin, après avoir mis en évidence les éclairages résultant de ces recherches, nous terminons avec un ensemble de questions proposées aux chercheurs participant à ce dossier thématique afin d’orienter leurs propos.

Annonce

Nouveaux c@hiers de la recherche en Éducation

Argumentaire

Ce dossier thématique a trait à la problématique des savoirs des enseignants. Nous voulons partager et mettre à jour les connaissances sur cette problématique dans le domaine de l’éducation physique, et ce, autant en ce qui concerne les modes d’accès par la recherche que les modes de formation aux savoirs et d’appropriation des savoirs par les enseignants. Soulignons, toutefois, que la problématique des savoirs des enseignants n’est pas exclusive à l’éducation physique et qu’elle s’inscrit dans un champ de recherches beaucoup plus large et prolifique qui s’est développé ces dernières décennies. Rappelons donc quelque peu les grandes lignes de ce champ, son évolution, les approches et contributions qui en découlent à partir des recherches menées autant en Amérique qu’en Europe. Enfin, après avoir mis en évidence les éclairages résultant de ces recherches, nous terminons avec un ensemble de questions proposées aux chercheurs participant à ce dossier thématique afin d’orienter leurs propos.

La problématique des savoirs des enseignants: un champ de recherche en évolution

La problématique des savoirs des enseignants est au cœur des débats sur la professionnalisation de l’enseignement. Depuis plus d’une trentaine d’années, autant en sciences de l’éducation (Tardif, 2012; Ben-Peretz, 2011; Munby, Tom et Martin, 2001; Borges, 2004; Borges et Tardif, 2001) qu’en éducation physique et sportive (ÉPS) (Tsangaridou, 2006; Rovegno, 2003, Durand, 1996, 2000), les chercheurs se penchent sur cette question. Les raisons de l’émergence de cette problématique à la fin des années 70 et surtout au début des années 80 découlent de la quête des réponses des chercheurs face aux questions restées sans réponse dans les recherches de type behavioristes, notamment quantitatives, sur les comportements des enseignants (Rovegno, 2003). Ensuite, par une réaction à la recherche sur « l’efficacité enseignante », dans les années 70, où à partir des catégories prédéterminées par les chercheurs, on cherchait à quantifier ce qu’ils définissaient comme les pratiques les plus efficaces. Bien que considéré comme l’un des plus prolifiques programmes de recherche jusqu’à nos jours, illustré notamment par Shulman (1987), les chercheurs ont compris les limites des recherches sur l’efficacité enseignante ainsi que l’importance de donner une voix aux enseignants, afin de comprendre le « Wisdow of Practice », à savoir: leurs pensées, savoirs et croyances sur l’enseignement, ce qui n’était pas abordé auparavant par la recherche sur l’efficacité en enseignement, ni par les recherches comportementalistes. Enfin, les chercheurs ont reconnu l’importance de comprendre comment les enseignants apprennent et se développent et, dans la même veine, comment les connaissances sur la manière dont les élèves apprennent et progressent informent, elles aussi, les enseignants (idem).

Parallèlement à l’évolution de la recherche scientifique, soulignons que le mouvement pour la professionnalisation de l’enseignement a propulsé significativement la recherche sur les savoirs des enseignants au premier plan dans les dernières décennies, autant du point de vue quantitatif que qualitatif (Tardif, 2012)[1] et ce, à l’échelle internationale (Tochon, 2001). À l’instar des professions solidement établies comme la médecine ou le droit, le mouvement pour la professionnalisation revendiquait pour l’enseignement la définition d’une base de connaissances spécifique à ce travail. Ainsi, les recherches sur le Knowledge base for teaching ou sur les Teachers’ knowledge ont été développées avec le souci de définir une base de connaissances capable de contribuer non seulement à l’amélioration de l’enseignement, mais aussi à la valorisation et à la reconnaissance de la profession enseignante (Tsangaridou, 2006; Borg, 2006). Qu’en est-il de ces différentes approches aujourd’hui ?

Un bref détour sur les différentes approches

Depuis les années 80, on constate une panoplie de recherches sur les savoirs des enseignants faisant appel à des cadres théoriques et méthodologiques divers. Cette diversité donne lieu à un large éventail de typologies et de définitions qui assimilent souvent les savoirs aux croyances, aux perceptions, aux valeurs, aux orientations théoriques, aux savoirs pratiques, aux contenus d’enseignement, aux schémas, à la pensée ou à la cognition des enseignants (Borg, 2006). Ces différents cadres théoriques et méthodologiques offrent des visions complémentaires, mais parfois fort différentes quant à la manière de définir et d’appréhender les savoirs des enseignants (Tardif, 2012).

Sans être exhaustifs, à titre d’exemple, mentionnons les différentes approches inspirées de la psychologie qui constituent aujourd’hui un vaste et ample programme de recherche reconnu sous l’appellation de theachers’ thinking. Ce programme a contribué à l’émergence de l’ISATT (International study association on teacher and teaching) (Tochon, 2001; Borg, 2006). Formées d’un large spectre d’approches, les recherches sur la pensée des enseignants ont connu un grand essor avec les développements de la psychologie cognitive. Qui plus est, la recherche a évolué vers des approches constructivistes, vers la cognition située ou encore vers des approches inspirées de la sociologie compréhensive incluant, selon une perspective phénoménologique, les narrations et les histoires de vie des enseignants à la base de la construction de leurs savoirs. Inscrites dans ce vaste courant connu comme teachers’ thinking, ces recherches ont surtout mis en avant l’idée que les savoirs ont trait à des processus de pensée qui soutiennent les actions, à la prise de décisions et aux jugements (Shavelson et Stern, 1981), et qu’ils se construisent à travers des schémas mentaux, qu’ils sont situés, enracinés dans le contexte et évolutifs car se modifiant avec l’expérience (Clark et Paterson, 1986; Thompson, 1992). Ces recherches ont mis en avant également l’idée que les savoirs sont pratiques et relèvent de la manière dont l’enseignant répond aux problèmes qu’il rencontre dans son quotidien (Elbaz, 1983; Clandinin et Connely, 1996; Connely et Clandinin, 1990).

Un autre développement majeur du champ résulte des approches sociologiques, notamment ethnographiques et interactionnistes qui apportent à leur tour une autre vision des savoirs et connaissances des enseignants. Ceux-ci sont assimilés aux savoirs quotidiens, négociés au sein des relations professionnelles et de règles d’action complexes, variées et contingentes (Tardif, 2000; Morissette et Nadeau, 2013). Par ailleurs, les approches inspirées de la sociologie du travail (Tardif et Lessard, 2003) produisent des éclairages nouveaux, en mettant en évidence une définition des savoirs ancrée sur le travail des enseignants. Des savoirs dont l’origine est diverse et la nature est plurielle, personnelle, située, temporelle, hiérarchique, pragmatique et/ou expérientielle. Des savoirs dont l’on peut dire qu’ils s’appuient sur des « connaissances ouvragées », c’est-à-dire « une connaissance façonnée par le travailleur et qui prend son sens et sa pertinence dans le travail et par le travail » (Kennedy, 1983 cité par Tardif et Lessard, 2003, p. 366).

Dans la même veine, l’entrée par l’ergonomie, comme mode d’analyse du travail enseignant, fait émerger des savoirs façonnés par les dynamiques complexes du métier (Durand, 1996; 2001). Cette approche montre comment les savoirs sont construits dans le cours d’action, dans un environnement dynamique et ouvert, allant au-delà de ce qui est prescrit dans le programme. Comme dans l’approche de la sociologie du travail, l’idée de savoirs émergeant à la confluence du travail réel/flou et du travail prescrit/codifié (Tardif et Lessard, 2003) contribue à rendre compte en filigrane d’une « épistémologie de la pratique » (Schön, 1983). De plus, le flux typique ou singulier des préoccupations, des dilemmes, des connaissances, des émotions sont également éclairés par l’ergonomie (Ria, 2008), qui montre que des savoirs se construisent dans et par l’activité enseignante, qui est elle-même confrontée à des contraintes de natures diverses, notamment celles que l’enseignant s’impose à lui-même pour mener à bien son travail. C’est ce que les ergonomes appellent des prescriptions secondaires (Amigues, 2003; 2009).

Bref, autant la sociologie du travail que l’ergonomie contribuent à circonscrire les savoirs professionnels propres au travail enseignant, c’est-à-dire au contexte réel de la classe avec toutes ses contraintes, mais en connexion avec le contexte plus large de l’école et de la société (si l’on pense aux orientations curriculaires, aux programmes, aux idéologies éducatives dominantes, etc.). De plus, signalons que l’un des plus grands apports de ces approches est le fait de contribuer à éclairer l’activité enseignante, à formaliser les savoirs professionnels, à modéliser les pratiques, ce qui permet ainsi de chercher un juste équilibre et d’aller au-delà des programmes de formation centrés uniquement sur la pratique (sens pragmatique de la formation) ou uniquement sur des connaissances et savoirs (détachés da la réalité du travail enseignant).

Enfin, mentionnons l’entrée didactique des savoirs des enseignants et notamment le savoir de la matière à enseigner (Amade-Escot, 2000; 2006; Amade-Escot et O’Sullivan, 2007) qui se transforme dans la relation entre enseignant et élèves en situation. Au cœur du triangle didactique (enseignant, élève, contenu d’enseignement), dans une relation d’interdépendance, les savoirs sont coconstruits et/ou développés autant chez l’enseignant que chez les élèves. Soulignons également l’entrée par la didactique professionnelle, où les savoirs peuvent être assimilés à des « concepts pragmatiques » et à des connaissances en actes des professionnels (Pastré, 2005; 2011). C’est donc dans cette perspective que l’apprentissage de situations d’enseignement dans leur globalité est privilégié plutôt que l’apprentissage de savoirs scolaires ou de savoirs pédagogiques détachés de leurs conditions d’émergence et d’usage. Ce qui permet de conserver le sens pratique des situations (idem). D’autre part, la « didactique clinique » (Terrisse, 2014) contribue à éclairer toute la dimension subjective, personnelle, sous-jacente aux savoirs des enseignants. Par cette approche, les chercheurs cherchent à rendre compte des enjeux des savoirs au cours de leur transmission en classe. Il s’agit bien, comme le souligne Terrisse (2014), de produire une intelligibilité des pratiques qui cherche à atteindre, à travers un cas singulier, tout l’universel de la transmission des savoirs (p. 568).

Or, tout l’éclairage apporté par ces innombrables recherches laisse voir la richesse de ce champ, mais aussi certaines problématiques qui restent à aborder ou à approfondir.

Les questionnements vis-à-vis de ce champ de recherche

Aujourd’hui, il existe autant de définitions que d’approches théoriques du savoir des enseignants (Munby, Russel et Martin, 2001), ce qui rend difficile une vision plus intégrée et cohérente de ce champ de recherche. Sans prétendre à un discours univoque, force est de constater que l’éclatement du champ en disciplines et en théories multiples empêche le développement d’une vision commune du savoir professionnel (Tardif, 2012). Sans parler des typologies des savoirs des enseignants que nous n’avons pas abordées ici, mais qui sont très nombreuses.

En deuxième lieu, soulignons les dimensions prescriptives et normatives assez présentes dans certaines études. Le projet de construire une base de connaissances pour l’enseignement n’est pas arrivé à ses fins. Il est d’ailleurs remis en question par les approches qui s’appuient sur l’analyse du travail, lesquelles montrent que les enseignants s’appuient sur un amalgame de savoirs incarnés en actes et dans la personne enseignante elle-même, selon une hiérarchie mouvante obéissant à des raisons et à des contraintes diverses. D’autre part, tandis que la modélisation d’un point de vue ergonomique semble porteuse pour comprendre les savoirs mobilisés en action, il reste que les formateurs ne s’entendent pas sur les savoirs et connaissances nécessaires à la formation initiale. Enfin, on peut dire qu’il n’y a pas de consensus non plus sur quelle base engager ou évaluer des enseignants, surtout si l’on considère que les savoirs enseignants sont profondément marqués par les conditions de travail et d’exercice du métier, mais aussi par des questions éthiques, normatives et politiques.

En troisième lieu, soulignons que le lien entre la recherche sur les savoirs enseignants et l’amélioration de l’enseignement n’est pas encore aujourd’hui très solide. Bien que nous connaissions quelques répercussions des recherches sur les savoirs enseignants dans les programmes de formation initiale, qui intègrent davantage les savoirs pratiques et d’expérience, nous connaissons peu l’impact de ces travaux sur l’amélioration de l’enseignement dans les écoles. Par ailleurs, aussi bien la société que les enseignants eux-mêmes éprouvent encore des difficultés à reconnaitre et à valoriser les savoirs des enseignants, qui sont encore la cible des critiques et des controverses.

Enfin, il reste à approfondir les modes d’accès aux savoirs autant par les chercheurs que par les formateurs et les enseignants eux-mêmes, dans la perspective d’une « épistémologie de la pratique ». Si la recherche a beaucoup éclairé la nature et l’origine des savoirs, les modes d’accès et/ou d’appropriation des savoirs par la recherche et/ou par la formation restent encore à approfondir, et ce notamment quant à l’impact de la réflexivité qui, depuis le « Reflective practitioner » de Schön (1983), est valorisée dans nos programmes de formation.

Par ailleurs, on peut encore se poser des questions sur l’apport de l’expérience à travers les stages et de l’analyse des situations de travail à la construction des savoirs professionnels, ainsi que sur la contribution de la recherche à l’explicitation de savoirs par le développement du « savoir argumenter ». La place de savoirs scientifiques et, en particulier, des contenus d’enseignement, a été beaucoup explorée depuis les travaux de Shulman (1986, 1987) sur le Pedagogical Content Knowledge, ou par les didacticiens qui se sont intéressés aux savoirs à enseigner, mais que reste-t-il de ces savoirs lorsqu’ils sont arrimés aux expériences, à la pratique du métier ? La place de l’analyse des savoirs dans une perspective évolutive et transformative reste aussi à explorer par les chercheurs.

Enfin, presque 40 ans de recherches ont contribué à éclairer et à façonner ce qu’on connait aujourd’hui à propos des savoirs enseignants. Tout en considérant la richesse et les avancées de ce champ, l’objectif de ce symposium est de faire l’état de connaissances sur la problématique des savoirs enseignants dans le champ de l’éducation physique. Bien que la recherche anglo-saxonne ait marqué l’origine et le développement dans ce champ et offre encore plusieurs cadres analytiques pour la compréhension de cet objet d’étude, dans ce symposium, nous l’aborderons notamment sous l’angle de la recherche francophone. Ainsi, nous invitons les chercheurs participant à ce dossier thématique à répondre à l’une ou l’autre des questions suivantes dans leurs articles.

  • Que sait-on des savoirs des enseignants en ÉPS et leurs spécificités ?
  • Que sait-on des savoirs à la base de la formation en ÉPS ? Quelle place pour les savoirs d’expérience et les différents savoirs et connaissances qui façonnent le métier ?
  • En ce qui concerne les apports de différents cadres théorico-méthodologiques, qu’offrent-ils en termes d’éclairage sur l’origine et la nature de savoirs en ÉPS ?
  • Par ailleurs, que sait-on sur les modes d’appropriation des savoirs par les éducateurs physiques lorsqu’ils sont dans le métier ? Comment évoluent-ils au fil des ans ?
  • Quels facteurs influent sur le développement de ces savoirs ?

À partir de contribution provenant de différents cadres théorico-méthodologiques et de recherches diverses, nous espérons explorer: les déterminants des savoirs (sociaux et personnels); leur nature; les formes de développement des savoirs au long de la carrière, la mobilisation des savoirs sur le terrain; les contraintes qui influencent les savoirs, les processus de construction des savoirs, en plus d’interroger différentes typologies existantes notamment dans le champ de l’ÉPS.

Ultimement, ce dossier thématique souhaite accueillir de travaux issus des recherches menées sur le terrain en milieu scolaire ou celui de la formation initiale et/ou continue, ainsi que des recherches collaboratives réalisées avec les praticiens. À partir de regards pluriels, les chercheurs sont invités à proposer un texte issu d’une recherche, en mettant en évidence leur définition des savoirs des enseignants, leurs ancrages théoriques et méthodologiques ainsi que les éclairages résultant de leurs travaux. 

Corédacteurs invités de la revue

  • Cecilia Borges - Université de Montréal
  • Benoît Lenzen - Université de Genève
  • Denis Loizon - Université de Bourgogne 

Modalités pratiques d'envoi des propositions

Sous la responsabilité du rédacteur en chef, l’évaluation des articles sera assujettie au même processus rédactionnel que tous les articles soumis à la revue. La procédure de soumission d’articles et les normes éditoriales des Nouveaux c@hiers de la recherche en éducation sont disponibles sur le site de la revue à l’adresse suivante: www.usherbrooke.ca/ncre/.

Échéancier

Date limite de réception des résumés (500 mots). Les résumés doivent être envoyés à l’adresse: ncre@usherbrooke.ca : 26 février 2016

Envoi des réponses aux auteurs : 18 mars 2016

Remise des textes complets par les auteurs. Les manuscrits doivent être envoyés à l’adresse: ncre@usherbrooke.ca : 1er juin 2016 

Bibliographie

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  • Tardif, M. et Lessard, C. (2003) Le travail enseignant au quotidien. Bruxelles: DeBoeck
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  • Tsangaridou, N. (2006). Teachers’ knowledge. In D. Kirk, D. Mc Donald et M. O’Sullivan. Handbook on physical Education (p. 502-515). London: SAGE.
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[1] À titre d’exemple, une recherche récente avec les mots clefs suivants physical education, teachers’ knowledge et PETE (physical education teacher education) dans la base Physical education index (périodiques et monographies confondus), de 1980 à 1990, produit comme résultat 12 références. Lorsque élargie aux années 2000, la recherche résulte en 64 références. Enfin, en allant jusqu’à nos jours, les résultats passent à 493 références. Par ailleurs, une recherche dans la base de données ERIC (Education Resources Information Center), délimitée aux 20 dernières années, produit 404 résultats avec les mots clefs knowledge base, avec le mot clef teachers’ knowledge 1 802 résultats, avec les deux mots combinés knowledge base or teachers’ knowledge 11 643 résultats. À noter que ces résultats ne recensent que les publications en anglais!

Lieux

  • 2500, boulevard de l'Université Sherbrooke
    Sherbrooke, Canada (J1K 2R1)

Dates

  • vendredi 26 février 2016

Mots-clés

  • savoirs enseignants, savoir enseignant, éducation physique et sportive, l’éducation physique, ÉPS, EPS, éducation, formation, appropriation des savoirs, d’appropriation du savoir

Contacts

  • Annie Montcalm-Cardinal
    courriel : ncre [dot] education [at] usherbrooke [dot] ca

Source de l'information

  • Annie Montcalm-Cardinal
    courriel : ncre [dot] education [at] usherbrooke [dot] ca

Pour citer cette annonce

« Les savoirs enseignants en éducation physique et sportive », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 09 février 2016, http://calenda.org/355397