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Identités plurielles

Plural identities - Strathèse journal no.5

Revue « Strathèse » n°5

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Publié le mercredi 16 mars 2016 par João Fernandes

Résumé

Si l’école doctorale Sciences humaines et sociales — perspectives européennes (SHS-PE) de l’université de Strasbourg a choisi parmi ses thématiques prioritaires les identités, c’est parce que cette question traverse les disciplines qu’elle recouvre et dépasse largement les sciences humaines et sociales pour s’inviter dans les débats de la société civile. Les apports conceptuels de la notion d’identité viennent nourrir des réflexions scientifiques dans des domaines aussi variés que la sociologie, la psychologie, l’ethnologie, l’histoire mais également la géographie ou la science politique.

Annonce

Argumentaire

Si l’École Doctorale Sciences Humaines et Sociales — Perspectives Européennes (SHS-PE) de l’Université de Strasbourg a choisi parmi ses thématiques prioritaires les identités, c’est parce que cette question traverse les disciplines qu’elle recouvre et dépasse largement les sciences humaines et sociales pour s’inviter dans les débats de la société civile. Les apports conceptuels de la notion d’identité viennent nourrir des réflexions scientifiques dans des domaines aussi variés que la sociologie, la psychologie, l’ethnologie, l’histoire mais également la géographie ou la science politique.

Banalisée à outrance et atteinte de surcharge sémantique, la notion d’identité peut cependant facilement mener à une forme de vacuité conceptuelle en sciences sociales. Comme le souligne Brubaker (2001), il n’est pas illégitime de se demander si les sciences sociales n’auraient pas capitulé devant le mot « identité ». En effet, celui-ci signifie trop (quand on l’entend au sens fort), trop peu (quand on l’entend au sens faible), ou ne signifie rien du tout (à cause de son ambiguïté intrinsèque).

Depuis son introduction en sciences sociales dans les années 1950 aux États-Unis (Gleason, 1983), le concept d’identité s’est largement diffusé dans le monde des sciences humaines mais également dans le discours public et ses reformulations fréquentes l’ont rendu peu opérationnel. Au-delà de la psychologie, c’est également la sociologie qui contribue à populariser la terminologie de l’identité. D’abord par Robert K. Merton avec la théorie du groupe de référence, puis par la sociologie des interactions symboliques. D’emblée préoccupée par la question du « moi », cette sociologie évoque de plus en plus souvent « l’identité », en partie sous l’influence d’Anselm Strauss (1959). Des auteurs comme Erving Goffman et Peter Berger ont également contribué à diffuser la notion d’identité. Progressivement, le terme s’impose dans le vocabulaire tant journalistique qu’académique et s’introduit dans le langage de la pratique sociale et politique. À cela s’ajoute une prolifération des revendications identitaires aux États-Unis qui, selon Brubaker, est facilitée par l’incapacité du parti démocrate à porter un discours qui parle aux classes populaires et par la faiblesse de l’analyse sociale et politique en termes de classes.

Dans la tradition sociologique française, au contraire, l’identité d’une personne est associée à sa classe sociale. Pour de nombreux sociologues, les classes sociales sont considérées comme des ensembles culturels relativement homogènes qui créent des identités collectives au sein desquelles se construisent les identités individuelles. Néanmoins, cette référence aux seules classes sociales d’appartenance va s’effriter à partir des années 1990 et les sociologues ont de plus en plus recours à la notion d’identité au pluriel, qui renvoie à des croisements et des affirmations identitaires bien plus larges. Dans la plupart des analyses actuelles, l’identité des individus se décline en de multiples dimensions (le genre, l’origine ethnoculturelle, la croyance religieuse, l’âge…). De ce fait, on observe désormais une présence envahissante de la question de l’identité dans de nombreux travaux qui se sont faits obligation d’en traiter les modes d’expression et les formes particulières. Certains chercheurs affirment même qu’il faut prendre au sérieux les évolutions identitaires en lien avec les changements organisationnels de ces dernières décennies (Dubar, 2000), non seulement parce qu’elles offrent les moyens de repenser la question de la production de l’individu, mais aussi parce qu’elles sont symptomatiques de transformations de fond qui engagent largement le devenir de nos sociétés. Ainsi, l’identité est prise dans une série de tensions : entre similitude et différence ; objectivité et subjectivité ; individuel et collectif ; permanence, contextualité et transformation. Suivant les approches choisies, la notion d’identité tend à désigner des objets ou des propriétés très différents. Pour autant, nombreux sont les chercheurs en sciences humaines et sociales qui ne veulent pas renoncer à un concept dont la difficulté d’approche ne fait que refléter la complexité du phénomène dont il cherche à rendre compte, à savoir l’imbrication du personnel et du social dans le développement de la personnalité et l’explication des comportements humains. Qu’elle soit personnelle, collective, locale ou nationale, l’identité recouvre des attachements multiples. Dès lors, en se situant dans une perspective pluridisciplinaire, il semble préférable de parler des identités au pluriel en les situant dans des contextes définis, qu’ils soient historiques, géographiques, sociétaux, culturels, politiques ou idéologiques.

Les propositions d’article s’inscriront dans l’une des thématiques suivantes :

  • L’identité comme rapport à soi et rapport aux autres : identités personnelles, identités collectives, identités revendiquées, identités assignées, sentiment d’appartenance ;
  • Construction, production et transformation identitaire dans un contexte communautaire ou sociétal ;
  • Identités nationales, fabrication et construction identitaire, communautés imaginées ;
  • Identités sociales, professionnelles, religieuses, de genre… ;
  • Identités virtuelles ;
  • Crises des identités, mouvements identitaires.

Procédure et calendrier

1) Un résumé sera tout d'abord envoyé par mail (strathese@unistra.fr), afin de signifier son intention de publier dans ce numéro :

  • Date limite de soumission du titre, du résumé (max. 5.000 caractères) et des mots-clés : 20 avril 2016

  • Date limite de retour du comité de sélection : 4 mai 2016

2) Après acceptation du résumé par le comité, les auteurs devront envoyer leur article, en prenant soin de respecter les consignes éditoriales (voir plus bas : CONSIGNES AUX AUTEURS) :

  • Date limite de soumission des articles : 1er juin 2016
  • Date limite de retour du comité de sélection (appréciations et consignes d’amélioration) : 6 juillet 2016

3) Date de publication : premier trimestre 2017

Conditions

Qui peut publier ?

1. La publication d'un article dans STRATHÈSE est exclusivement réservée aux doctorants en cours de thèse ou l’ayant récemment soutenue.

2. Les articles soumis peuvent être rédigés et signés par plusieurs auteurs. Une collaboration entre plusieurs doctorants est acceptée et encouragée.

3. Un directeur de thèse peut contribuer à la rédaction d'un article de son doctorant, mais l'article ne sera accepté par la revue que si le premier nom en signature de l'article est celui du doctorant. Un article signé en premier nom par une personne qui n'est pas doctorante ne pourra en aucun cas être publié dans STRATHÈSE.

4. La priorité de publication est donnée aux doctorants de l'ED-519 « Sciences Humaines et Sociales - Perspectives Européennes ». Toutefois, les travaux de doctorants provenant d'autres Écoles Doctorales (françaises ou étrangères) peuvent éventuellement être acceptés, en fonction de la qualité de leur contenu.

Comment procéder ?

5. Après avoir été rédigé, l'article du doctorant doit être vérifié et validé par le directeur de thèse. Ce n'est qu'une fois l'accord du directeur obtenu, que le doctorant pourra soumettre son article à STRATHÈSE. Cette condition doit garantir la qualité des articles proposés, et ce, en amont de leur soumission.

6. Le doctorant envoie son article au secrétariat de rédaction de la revue, par courrier électronique, à l'adresse suivante : strathese@unistra.fr. Le directeur de thèse devra impérativement être mis en copie de ce mail, afin de garantir qu'il a bien été informé de la démarche du doctorant.

7. L'article sera envoyé en double format : DOC (ou RTF) et PDF. Afin d'être identifiables, les fichiers seront nommés comme suit : Strathèse.Nomdel'Auteur.doc (ou .rtf) / Strathèse.Nomdel'Auteur.pdf.

8. Une fois que le mail sera reçu par le secrétariat de rédaction (et sous réserve de remplir les consignes précédentes), l'auteur recevra un accusé de réception et sera dans le même temps informé de la suite de la procédure.

Coordination

William Gasparini

Comité Éditorial

Directeur de publication

  • Pascal Hintermeyer, PU, UMR 7367, Université de Strasbourg.

Rédacteurs en chef

  • Marie-Frédérique Bacqué, PU, EA3071, Université de Strasbourg.
  • Maurice Blanc, PREM, UMR 7663, Université de Strasbourg.
  • Loïc Chalmel, PU, EA 2310, Université de Haute Alsace.

Comité de lecture

  • Marie-Frédérique Bacqué, PU, EA3071, Université de Strasbourg.
  • Maurice Blanc, PREM, UMR 7663, Université de Strasbourg.
  • Loïc Chalmel, PU, EA 2310, Université de Haute Alsace.
  • Pascal Hintermeyer, PU, UMR 7367, Université de Strasbourg.
  • William Gasparini, PU, EA 1342, Université de Strasbourg.

Comité scientifique

  • Nicolas Bourguinat, PU, EA 3400, Université de Strasbourg.
  • Frédéric Colin, PU, UMR 7044, Université de Strasbourg.
  • Catherine Delcroix, PU, UMR 7367, Université de Strasbourg.
  • Till Foester, PU, Université de Bâle.
  • William Gasparini, PU, EA 1342, Université de Strasbourg.
  • Xavier Hermand, PU, Université de Namur.
  • Richard Kleinschmager, PREM, Université de Strasbourg.
  • Françoise Labrique, PU, Université de Cologne.
  • Eva Louvet, PU, EA 4440, Université de Strasbourg.
  • Cristiana Mazzoni, PU, ENSA, UMR AMUP.
  • Hélène Michel, UMR SAGE, Université de Strasbourg.
  • Olivier Thévenin, PU, Université de Haute Alsace.
  • Virginie Vinel, PU, Université de  Franche-Comté.
  • Jean-Philippe Viriot-Durandal, PU, Université de Lorraine.

Consignes aux auteurs

1. Chaque numéro s'inscrit dans le prolongement des thématiques de l’ED-519 et/ou de ses journées doctorales et en propose un approfondissement. Le cas échéant, les contributions présentées à ces journées seront privilégiées dans la sélection des articles. Ces thématiques seront signalées par le biais d'un appel à contribution publié sur le site de l'ED-519 et transmis par mail à tous les doctorants de l'ED-519 et aux directeurs de thèse.

2. La publication d'une contribution ne correspondant pas à ces thématiques reste toutefois possible, dans une moindre mesure, dans la rubrique Varia.

3. Chaque article sera précédé d'un titre en français et en anglais, de deux résumés de 2.000 caractères (espaces compris), en français et en anglais, ainsi que de 5 mots-clés en français et en anglais.

Mise en page

4. Le contenu de l'article comprendra entre 20.000 et 30.000 caractères (espaces compris), bibliographie incluse. Il sera précédé d’une fiche de présentation à joindre en début d’article, comprenant :

  • les nom et prénom de l’auteur
  • son adresse électronique
  • son organisme de rattachement (université, groupe de recherche)
  • le titre de l’article, son résumé (170 mots) et cinq mots-clés en français et en anglais

5. Les articles proposés devront être rédigés en français. Des articles en anglais peuvent éventuellement être acceptés, sous réserve de la bonne qualité de la langue (tout texte rédigé dans un français ou un anglais approximatif sera refusé).

6. Outre le titre principal de l'article, des sous-titres doivent être utilisés au sein de l'article, mais seul un niveau simple de sous-titres sera accepté (pas de sous-niveau de sous-titres, de type 1.1, 1.2, ...).

7. Les citations de plus de trois lignes sont à extraire du corps du texte, sans guillemets.

8. Les notes de texte se trouvent en bas de page, et non en fin d'article. Elle ne comprennent aucune référence d’ouvrage (voir 14.) et présentent une numérotation continue. En cas de citation en langue étrangère, la traduction sera indiquée en note de bas de page, sans guillemet et avec les précisions (traduction : Nom, Prénom).

9. Pas de formatage préalable, celui-ci étant effectué par le secrétariat de rédaction. Le texte doit donc être totalement manipulable, sans styles pré-définis. Toutefois, les différents corps de l'article doivent être identifiables (sous-titres, corps de texte, citations, notes de bas de page, ...).

Typographie

10. Le texte sera en police Times New Roman 12, et les notes de bas de page en police 10.

11. Pas de souligné. Le gras et l’italique pourront éventuellement être utilisés afin de souligner plus spécifiquement un mot ou un groupe de mots. Par ailleurs, l'italique devra automatiquement être utilisé dans les cas suivants : titre d'ouvrage ou de revue, mot en langue étrangère ou en latin.

12. Les guillemets qui encadrent des citations, des expressions ou autres titres spécifiques sont les suivants : « ... ». Les guillemets qui encadrent un texte au sein d'une citation sont les suivants : “...”.

13. Les abréviations devront être évitées au maximum, et réduites au strict nécessaire (exemples : 150 av. J.-C. ; Ibid. ; Op.cit. ; [sic.] ; p. 12 ; Fig. 3 ; etc.).

Références Et Bibliographie

14. Références dans le texte :

  • Pas de note de bas de page spécifique, mais un référencement intégré au sein du texte, comme suit : (Auteur, année) ou (Auteur, Année : numéro de page). Les notes de bas de page seront réservées aux commentaires ou précisions de l’auteur.
  • Après une citation : « Citation » (Nom, 2002, p. 12).
  • Si plusieurs auteurs : (Nom1, Nom2, Nom3, 2002). Attention, au-delà de 4 auteurs : (Nom, et al., 2002).

15. Bibliographie :

La bibliographie sera présentée selon l’ordre alphabétique des noms d’auteurs. Si plusieurs ouvrages ont été écrits par le même auteur, c’est alors l’ordre chronologique de parution qui s’applique.

  • Ouvrage : Nom, P., année de publication, Titre de l’ouvrage en italique, Lieu d’édition, Maison d’édition, Collection s’il y a.
  • Plusieurs auteurs : Nom, P., Nom, F., et Nom, Y., année de publication, Titre de l’ouvrage en italique, Lieu d’édition, Maison d’édition, Collection s’il y a.
  • Ouvrage collectif : Nom, P. et Nom, F. (dir.), année de publication, Titre de l’ouvrage en italique, Lieu d’édition, Maison d’édition, Collection s’il y a.
  • Chapitre d’un livre (même auteur) : Nom, P., année de publication, Titre du chapitre. In : Titre de l’ouvrage en italique, Lieu d’édition, Maison d’édition, Collection s’il y a, pages.
  • Chapitre d’un livre (auteurs différents) : Nom, P., année de publication, Titre du chapitre. In : Nom, F. et Nom, Y., année de publication, Titre de l’ouvrage en italique, Lieu d’édition, Maison d’édition, Collection s’il y a, pages.
  • Article de revue : Nom, P., année, « Titre entre guillemets », Titre en italique, nom de la revue, n°, pages.
  • Article de revue disponible en ligne : Nom, P., année, « Titre entre guillemets », Titre en italique, nom de la revue, n° [en ligne] disponible sur : http://adresseinternetdel'article.pdf [consulté le 12 mars 2002].
  • Thèse ou mémoire de recherche : Nom, P., année de publication, Titre de la thèse en italique. Thèse de doctorat : Discipline de recherche. Ville : Université.
  • Communication : Nom, P., date, Titre de la communication. In : Nom ou Organisme Responsable de l'événement, Titre de l'événement. Lieu de l'événement, dates.

Illustrations

16. Des illustrations pourront éventuellement accompagner l'article, dans la mesure où leur utilité est explicitement justifiée par le contenu de l'article (pas d'illustrations superflues).

17. Les illustrations ne devront pas être insérées au texte, toutefois elles y seront indiquées entre crochets, comme suit : [voir Fig. 1 : légende et droit de reproduction]. Chaque illustration sera fournie dans un fichier à part (format PNG, JPG ou TIFF) nommé par ordre d’apparition (Fig. 1, Fig. 2...).

18. Seules seront publiées les images dont l'auteur de l'article aura obtenu l'autorisation de reproduction.

Strathèse

Revue de l’Ecole doctorale Sciences humaines et sociales - Perspectives européennes 46, Boulevard de la Victoire, 67000 Strasbourg, France — strathese.unistra.fr

Lieux

  • 46, Boulevard de la Victoire
    Strasbourg, France (67)

Dates

  • mercredi 20 avril 2016

Fichiers attachés

Mots-clés

  • identité, pluralité, recherche, construction

Contacts

  • Aurélie Arena
    courriel : strathese [at] unistra [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Aurélie Arena
    courriel : strathese [at] unistra [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Identités plurielles », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 16 mars 2016, http://calenda.org/359908