AccueilFinancer la ville. Les mutations de la ville sous contrainte financière

Financer la ville. Les mutations de la ville sous contrainte financière

Financing the city. City transfers under financial stress

Financiar la ciudad. Los cambios de la ciudad condicionados por razones financieras

Revue « Espaces et sociétés »

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Publié le mardi 19 avril 2016 par João Fernandes

Résumé

Le financement de la ville a fait l’objet de bien des attentions au cours des 15 dernières années. Montée en puissance des investisseurs institutionnels, titrisation de pan entier de la propriété immobilière, développement des partenariats publics privé dans un contexte de contraction des ressources publiques sont autant de phénomènes qui sont venus progressivement bouleverser les façons de faire. Le présent numéro ne vise pas à analyser ces nouveaux modèles du financement de l’urbanisation en tant que tels, mais à en étudier les conséquences. Plusieurs pistes de travail peuvent être évoquées qui relèvent toutes de l’analyse des effets sociaux et spatiaux des évolutions des façons de financer de la ville aujourd’hui : effets d’un financement globalisé de la ville, concentration des acteurs, des modes de financement et finalement standardisation des produits, développement de nouvelles formes de partenariat public privé et logiques de localisation des investissements, modalités de financement de la transition vers une ville plus durable ou mise en compétition des villes par l’intermédiaire de grandes opérations partenariales sont autant de questions qui pourront être abordées.

Annonce

Argumentaire

Le financement de la ville a fait l’objet de bien des attentions au cours des 15 dernières années. Le recul des ressources publiques et la mobilisation, sous des formes multiples, de financements privés ont entrainé de nombreux bouleversements des pratiques et des réalisations. Les débats sur la financiarisation de la ville illustrent aussi cette tendance de fond à sortir de modèle de développement d’inspiration keynésienne. Dans un monde caractérisé par un surplus de liquidité, les villes – ou du moins certaines d’entre elles – intéressent fortement des investisseurs en quête de placements sûrs. Montée en puissance des investisseurs institutionnels, titrisation de pans entiers de la propriété immobilière, développement des partenariats public privé dans un contexte de contraction des ressources publiques sont autant de phénomènes qui sont venus progressivement bouleverser les façons de faire.

Le présent numéro ne vise pas à analyser ces nouveaux modèles du financement de l’urbanisation en tant que tels, mais à en étudier les conséquences. Plusieurs pistes de travail peuvent être évoquées qui relèvent toutes de l’analyse des effets sociaux et spatiaux des évolutions des façons de financer de la ville aujourd’hui :

- Une réflexion sur le lien entre ancrage local d’un projet immobilier ou d’équipement et les logiques mondialisées de la finance. Dans quelle mesure les caractéristiques d’un lieu ou ses possibilités de développement endogène peuvent-ils être réellement pris en compte par des modes de production de la ville qui relèvent de logiques globalisées ?

- Une réflexion sur la concentration des acteurs, des modes de financement et finalement la standardisation des produits. Quels sont les effets de stratégies qui consistent à ne pas prendre de risque pour plaire au plus grand nombre d’investisseurs potentiels et dégager des économies d’échelles ?

- Le développement de nouvelles formes de partenariat public privé et leurs conséquences sur la production de la ville. Comment financer de grands équipements collectifs insuffisamment rentables pour faire l’objet d’une délégation de service public – transport, réseaux  urbains… – voire des formes plus diffuses d’urbanisation dans un contexte de réduction des dépenses publiques ?

- Une réflexion sur les logiques de localisation des investissements dans des centres urbains dynamiques perçus comme des placements sûrs au risque de creuser l’écart avec des espaces peu attractifs. Autrement dit les États et les collectivités locales disposent-ils encore aujourd’hui d’outils efficaces pour assurer un minimum de solidarité territoriale dans une économie de marché ?

- La ville durable, en renouvellement urbain, mixte dans ses usages et ses publics, riche de ses nombreuses aménités, verte et connectée, coûte cher. Quelles sont les conséquences de ces nouveaux modèles urbains qui viennent remettre en cause des décennies de développement en périphérie des villes sur du foncier facilement accessible et reportant sur l’habitant le coût de cet étalement ?

- Une réflexion sur les types de productions privilégiées par la recherche de rendements élevés. Comment les logiques financières globalisées et/ou les politiques nationales d’aides ponctuelles (immobilier d’entreprises, centres commerciaux et produits défiscalisés essentiellement) entrent-elles en contradiction avec la nécessité de répondre à des demandes plus différenciées ?

- Le développement de normes, de labels et d’indicateurs qui viennent mettre en compétition les villes et les opérations en permettant leur comparaison sur des bases discutables parce que décontextualisées et souvent subjectives. En quoi ces nouvelles pratiques entrainent-elles une redéfinition des stratégies des investisseurs, publics et privés ?

- Enfin, une dernière interrogation pourra porter sur les dispositifs de contestation des mutations observables. Peut on repérer des formes de marginalisation et/ou de résistance de modes de production de la ville plus autonomes vis-à-vis de modes de financements privés ?

Coordination du dossier

  • Jérôme Dubois
  • Catherine Bidou

Calendrier

  • 1er octobre 2016 : date limite de remise des articles

  • 15 novembre 2016 : information des auteurs

Adresse pour la correspondance

exclusivement en version électronique par courriel aux deux adresses suivantes :

  • j.dubois.iar@wanadoo.fr
  • catherine.bidou@orange.fr

Les auteurs qui s’interrogent sur la pertinence de leur proposition peuvent contacter les coordinateurs

Attention :

- La revue ne demande pas de propositions d’articles, mais directement les articles,

- Les articles ne dépassent pas 42 000 signes (espaces compris) en incluant : texte, notes, références bibliographiques, annexes, mais hors résumés.

- Les conseils aux auteurs figurent dans chaque numéro.

- Les normes de présentation et les conseils aux auteurs 
sont disponibles sur le site de la revue :

http://www.espacesetsocietes.msh-paris.fr/conseils.html

- La revue rappelle que tout auteur peut lui adresser, à tout moment, un article en hors dossier, si celui-ci concerne le rapport espaces,  territoires et populations au sens large et s’il respecte les normes de publication ; en cas d’acceptation, ces articles sont publiés rapidement.

Dates

  • samedi 01 octobre 2016

Mots-clés

  • financement de la ville, partenariat public privé, développement urbain, financiarisation, ville négociée

URLS de référence

Source de l'information

  • Anne de Reyniès
    courriel : espacesetsocietes [at] msh-paris [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Financer la ville. Les mutations de la ville sous contrainte financière », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 19 avril 2016, http://calenda.org/364123