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La sculpture et le vivant

Sculpture and the living

Revue « Sculptures » n°4 - partie thématique

Sculptures journal no.4 - thematic section

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Publié le lundi 20 juin 2016 par João Fernandes

Résumé

Vivant, lebendigliving. Les rapports entre la sculpture et le vivant sont complexes et variables selon les périodes et les aires culturelles. Il s’agit d’abord de mimesis : comment l’illusion – au sens d’Ernst Gombrich – produite par la sculpture, se fait-elle « illusion de la vie » ? Le naturalisme est-il un effet de conventions ou d’observation d’après nature ? Existe-t-il une « sculpture sur le vif » ? Des matériaux et pratiques sont-ils plus conducteurs que d’autres du vivant ? Comment d’autres arts (le théâtre, par exemple) et d’autres pratiques (le sport, la méditation, etc.) sont-ils sollicités ou modifiés dans cette approximation tendancielle de la statua et de l’anima ?

Annonce

Revue Sculptures

L’étude de la sculpture du XIXᵉ siècle à nos jours a désormais sa revue scientifique. Portée par les Presses universitaires de Rouen et du Havre (PURH), elle est annuelle. Centrée sur l’étude d’une temporalité associée à la naissance de la modernité, la revue Sculptures propose d’ouvrir le débat sur des thématiques larges. La revue croise les regards autour d’enjeux historiques, esthétiques, épistémologiques, sociologiques, philosophiques, techniques et iconographiques.

La revue est dotée d’un comité scientifique et de lecture constitué de personnalités du monde l’art, d’universitaires et de conservateurs : Sylvain Amic, Claire Barbillon, Catherine Chevillot, Nicolas Coutant, Stéphanie Deschamps-Tan, Thierry Dufrêne, Ophélie Ferlier, Bruno Gaudichon, Fabrice Hergott, Dominique Jarrasse, Antoinette Le Normand-Romain, Brigitte Leal, David Liot, Paul-Louis Rinuy, Amélie Simier.

Chaque livraison comprend une partie thématique et une partie varia.

Numéros précédents :

  • Sculptures, nº 1, Sculpture et performance, sept. 2014.
  • Sculptures, nº 2, La sculpture et la guerre, sept. 2015.
  • Sculptures, nº 3, Qu’est-ce que la sculpture moderne, contemporaine ?, sept. 2016.

Argumentaire

Vivant, lebendigliving. Les rapports entre la sculpture et le vivant sont complexes et variables selon les périodes et les aires culturelles. Il s’agit d’abord de mimesis : comment l’illusion – au sens d’Ernst Gombrich – produite par la sculpture, se fait-elle « illusion de la vie » ? Le naturalisme est-il un effet de conventions ou d’observation d’après nature ? Existe-t-il une « sculpture sur le vif » ? Des matériaux et pratiques sont-ils plus conducteurs que d’autres du vivant ? Comment d’autres arts (le théâtre, par exemple) et d’autres pratiques (le sport, la méditation, etc.) sont-ils sollicités ou modifiés dans cette approximation tendancielle de la statua et de l’anima ?

Cette première question en engendre une autre : quand la sculpture ne veut pas se faire vivante, quand elle revendique son immobilité et son caractère inanimé, quelle « vie des formes » la sculpture propose-t-elle ?

Une troisième dimension apparaît lorsque le corps intervient dans la recherche de la fusion entre la sculpture et la vie des XIXᵉ-XXᵉ siècles. Le corps est le premier élément d’une hybridation de la sculpture et du vivant. L’intervention du corps ouvre sur un champ anthropologique large, celui de l’association de la forme sculptée au temps ritualisé et aux questions qui structurent la vie des individus et des sociétés (amour, mort, sexualité, travail, pouvoir, rites de passage, etc.). Comment les philosophes, les historiens de l’art, les écrivains, les anthropologues ont-ils exploré les relations entre la sculpture et le vivant ?

Aujourd’hui, les nouvelles formes de sculpture hybridant composants électroniques et matières organiques, logiciel et matière, déplacent la sculpture sans la perdre de vue, réanimant les automates, les marionnettes et autres créatures artificielles.

Comment participons-nous à la vie de la sculpture ? Et comment nos musées, nos expositions intègrent-ils cet impératif de la participation ? Que fait l’œuvre, et que lui fait le spectateur ?

Cet appel à communications s’adresse aux historiens de l’art, anthropologues, sociologues, philosophes, et amateurs qui, sur des questions historiographiques, des études de cas, des problématiques particulières, souhaiteront croiser la sculpture et le vivant.

Modalités pratiques d'envoi des propositions

Les propositions de contribution pour la partie thématique du numéro 4 de la revue Sculptures – un texte inédit de 15 à 25 000 signes accompagné de 3 à 5 images – doivent être adressées à la direction de la rédaction 

avant le 30 septembre 2016,

 sous forme à la fois numérique et imprimée :

 clairemaingon@hotmail.com

Coordinatrice du numéro

 Claire Maingon, Maître de conférences en histoire de l’art, Université de Rouen

Revue Sculptures
PURH
1 rue Lavoisier
76821 Mont-Saint-Aignan cedex

Lieux

  • Rue Lavoisier
    Mont-Saint-Aignan, France (76)

Dates

  • vendredi 30 septembre 2016

Mots-clés

  • art, sculpture, moderne, contemporain

Contacts

  • Claire Maingon
    courriel : claire [dot] maingon [at] hotmail [dot] com
  • Anaïs Lebreton
    courriel : anais [dot] lebreton [at] univ-rouen [dot] fr

Source de l'information

  • Rachel Hébert Lafontaine
    courriel : rachel [dot] hebert-lafontaine [at] univ-rouen [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La sculpture et le vivant », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 20 juin 2016, http://calenda.org/367340