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Exile

Journée des doctorants 2016 de l'École doctorale « Pratiques et théories du sens »

Doctoral students study day at the "Practices and theories of meaning" doctoral school

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Publié le mercredi 25 mai 2016 par João Fernandes

Résumé

L’exil est « l’expulsion hors de la patrie » et « tout séjour hors du lieu où l’on voudrait être » (Littré). Suivant cette définition, l'exil n’est pas un choix. Comment comprendre alors l’existence du verbe pronominal réfléchi « s’exiler » ? Émergent ici toutes les ambiguïtés d'une situation qui entremêle fortement la soumission d'un sujet à une décision assumée. La problématique de l'exil dépasse l’individu. D’un côté, l’acte d’exiler et de s’exiler concerne les sociétés où ils se déroulent, de l’autre, il altère profondément les rapports de la société d’accueil. Une hybridité culturelle, linguistique, identitaire crée un déchirement plus ou moins violent qu’il faut analyser. L’exil peut enfin être dit « intérieur » ou « imaginaire ». Il faut alors l'envisager comme expérience singulière. Expérience de la perte, l’exil peut se transformer en un espace positif de création et de liberté.

Annonce

Argumentaire

Pour la huitième année consécutive l’École Doctorale 31 « Pratiques et théories du sens » (Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) propose une Journée des Doctorants, organisée par un comité de doctorants.

Le thème de cette année est « (S’)Exiler ».

L’exil est « l’expulsion hors de la patrie » et « tout séjour hors du lieu où l’on voudrait être », selon Le Littré. Suivant cette première définition relativement restreinte, l’exil n’est jamais un choix : c’est le résultat d’une décision politique de bannir un individu. Si la volonté de l’exilé n’est pas pertinente pour l’analyse, comment comprendre alors l’existence, dans la langue française, du verbe pronominal réfléchi « s’exiler » ? L’exil fait, ainsi, émerger toutes les ambiguïtés d’une situation qui entremêle fortement la soumission ou la passivité d’un sujet à une décision réfléchie et assumée.

Plus encore, l’exil est une problématique qui dépasse l’individu. D’un côté, l’acte d’exiler et de s’exiler concerne les sociétés où elles se déroulent, de l’autre, il altère profondément les rapports de la société d’accueil. Une hybridité culturelle, linguistique, identitaire crée un déchirement plus ou moins violent qu’il faut analyser.

L’exil peut enfin être dit « intérieur » ou « imaginaire », geste radical qui témoigne d’un profond malaise. Il faut alors l’envisager comme expérience singulière. Expérience de la perte et de la destruction des repères, l’exil peut se transformer en un espace positif de création et de liberté pour une reconstruction de l’individu et d’un monde de sens différent.

Exil, défamiliarisation et création : à la croisée des disciplines de notre École Doctorale, c’est le rapport entre ces termes que nous souhaitons interroger.

L’évènement se déroulera le mardi 31 mai 2016 de 8h30 à 16h30 au bâtiment B - Salle B. 106 (1er étage) à l’université Paris 8 (métro Saint-Denis Université, ligne 13)

Contact pour inscription avant le 26 mai 2016 : ed31.jdd@gmail.com

Programme de la journée

08h30 - Accueil des participants et présentation

Table ronde 1 : Identité(s) d’exilé.e

  • 09h00 - Mathilde Roussigne, « Faire avec l'exil ». Parcours d'exilés politiques uruguayens en Europe francophone.
  • 09h20 - Élise Abassade, « La déchirure » : des communistes juives tunisiennes en exil.
  • 09h40- Pauline Hachette, Désappartenir, s’inscrire : l’exil choisi dans Le Grand Marin de Catherine Poulain.

10h00 – Discussion modérée par Paulo Procopio Ferraz

Pause-café – 10h20

Table ronde 2 : Communautés inventées, communautés imaginées

  • 10h50 -Sophie Baize-Vézier, Musique et Récusance : identité, enfermement et circulation.
  • 11h10 – Ng Dawn, La littérature de l’exil ou l’exilittérature : le travail (trans)frontalier de Linda Lê.
  • 11h30 – Fernanda Mora, « Ser sin estar » (Être tout en étant ailleurs) : géographie politique d’une absence : la citoyenneté extraterritoriale au prisme de la diaspora uruguayenne (1985-2015).

 11h50 – Discussion modérée par Hassina Merdjane

12h10 – 13h30 – Pause déjeuner

Table ronde 3 : Être accueilli.e

  • 13h30 - Tiphaine Catalan, Les « lieux d’accueil » pour les réfugié.e.s espagnol.e.s en Limousin (1936-1946).
  • 13h50 - Monica Lanzoni, Les réfugiés politiques italiens dans la France des années 80 : enjeux politiques et identitaires d’un exil singulier.
  • 14h10 - Lucie Laplace, Exilées en Équateur, chemins de la reconstruction de l’identité chez les femmes réfugiées colombiennes.

14h30 - Discussion modérée par Raphaël Horrein

14h50 – Pause-café

Table ronde 4 : Mémoire(s) d’exil

  • 15h20 - Soumia Lablack, Exil, mythe et nostalgie dans l’imaginaire alhambriste du XIXème siècle.
  • 15h40 – Loudmie Gué, Le récit d’enfance dans Le Charme des après-midi sans fin de Dany Laferrière et Mille Eaux d’Emile Ollivier : entre mémoire et imagination.

16h00 - Discussion modérée par Nedjma Khelifi-Otmane

Lieux

  • Université paris 8, Batiment B, salle B106 - 2 rue de la liberté
    Saint-Denis, France (93)

Dates

  • mardi 31 mai 2016

Fichiers attachés

Mots-clés

  • exil, migration, hybridité

Contacts

  • Raphaël Horrein
    courriel : ed31 [dot] jdd [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Raphaël Horrein
    courriel : ed31 [dot] jdd [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« (S')Exiler », Journée d'étude, Calenda, Publié le mercredi 25 mai 2016, http://calenda.org/368365