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Afrique en ébullition. Conflits, modernité, religions

Africa in fermento. Conflitti, modernità, religioni

Ebullient Africa: Conflict, Modernity, Religion

IV ASAI Conference

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Publié le mercredi 25 mai 2016 par João Fernandes

Résumé

Depuis la guerre froide le continent africain est le théâtre d’une instabilité politique accrue. Malgré le regain démocratique qui émerge au début des années 1990, des pratiques contestataires, plus ou moins unanimes, comme le renversement du pouvoir en place (Printemps arabe, Burkina‐Faso…), les soulèvements populaires face à la révision de la Constitution (République Démocratique du Congo), la contestation des élections (Burundi) questionnent aujourd’hui la viabilité du régime démocratique en Afrique. Si la notion d’instabilité politique renvoie à la propension d’effondrement gouvernemental, celle de conflit est déjà une conséquence de cette action. L’insécurité accompagne désormais la transition démocratique et les conflits se multiplient.

Annonce

Argumentaire

Depuis la guerre froide le continent africain est le théâtre d’une instabilité politique accrue. Malgré le regain démocratique qui émerge au début des années 90, des pratiques contestataires, plus ou moins unanimes, comme le renversement du pouvoir en place (Printemps arabe, Burkina--‐Faso…), les soulèvements populaires face à la révision de la Constitution (République Démocratique du Congo), la contestation des élections (Burundi) questionnent aujourd’hui la viabilité du régime démocratique en Afrique. Si la notion d’instabilité politique renvoie à la propension d’effondrement gouvernemental, celle de conflit est déjà une conséquence de cette action. L’insécurité accompagne désormais la transition démocratique et les conflits se multiplient.

 D’un point de vue historique, le caractère nouveau des conflits armés émerge depuis la chute du Mur de Berlin (Maddeb, 2008). Trois courants principaux dont le Néo conservatisme américain, l’Économicisme et le Politisme analysent les conflits selon des paradigmes, des classifications des conflits armés qui mettent l’accent sur leur intensité, leur durée et leur extension/dimension territoriale. En Afrique singulièrement, ces conflits postmodernes s’articulent aux réseaux régionaux et internationaux, notamment à la mondialisation criminelle (Darfour, Somalie, RDC). Leur mobilité aide à distinguer les conflits nomades et transfrontaliers (Seignobos, 2011). Les modes de financement interpellent sur le rôle des États sponsors, des diasporas et des contrôles des ressources. Une autre dimension est celle des mobiles où les guerres de sécession diffèrent des guerres de libération nationale, idéologiques, ou d’accès à des ressources. En outre, la visibilité des conflits se traduit par des guerres internationales (conflits externes), les guerres civiles, les rebellions et les insurrections (conflits internes), la violence criminelle, les conflits intra--‐armées et le terrorisme.

 En somme, les éléments déclencheurs des conflits vont de la dispute dans l’accès et contrôle aux ressources à la revendication identitaire, l’appartenance ethnique, religieuse, etc. Comprendre l’origine des conflits armés s’avère une tâche ardue. Cela exige la prise en compte des facteurs démographiques, géographiques, économiques, politiques, historiques, idéologiques et culturels qui contribuent à façonner les conflits. Une analyse multisectorielle résulte pertinente.

 Un critère auquel nous octroierons une attention toute particulière est celui de la multiplicité des acteurs. Dans un paysage conflictuel complexe, on observe des acteurs privés1 (mercenaires, milices à base nationale, ethnique ou régionale, enfants soldats), des acteurs communautaires, des sociétés sécrètes (partis des chasseurs, sectes religieuses) et des acteurs publics (armées nationales, polices, troupes de maintien de la paix) (Conesa, 2003). Ces acteurs sont recrutés grâce au contrôle des ressources naturelles, des transferts volontaires ou involontaires, par le commerce de stupéfiants, etc. Il s’agit des conflits énergétiques comme en Angola, Congo, Niger Nigeria, Soudan Chad, des conflits de sécession comme en Casamance et des guerres environnementales comme en Côte d’Ivoire et Rwanda. Dans des États défaillants, la violence s’installe sous forme de terrorisme, banditisme, insurrection, etc. Des activités légitimées par la guerre naissent comme le pillage et la piraterie maritime. Nous trouvons ainsi une diversification de l’économie dans la guerre comme la contrebande et le marché noir. D’après une liste non exhaustive, dans des pays comme l’Algérie, le Burundi, l’Erythrée, l’Ethiopie, la Guinée-Conakry, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Congo-Brazzaville, le Kenya, le Libéria, le Mali, la Namibie, le Niger, le Nigéria, l’Ouganda, la République Centrafricaine, la République Démocratique du Congo (RDC), le Rwanda, le Sénégal, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan, le Tchad, le Togo et le Zimbabwe, le développement de groupes armés semble être favorisé par l’absence de contrôle des territoires et la perméabilité des frontières.

 Plus précisément, il sera question ici de discuter les cas des conflits armés africains à partir de l’aprèsguerre froide. Face à leurs complexités, nous proposons de réfléchir sur le(s) lien(s) entre les facteurs et les acteurs des conflits. Dans un sillage interdisciplinaire, cette réflexion que nous lançons s’articulera autour de thématiques comme la nature des conflits, les logiques des acteurs, la modalité d’intervention des groupes armés et les insécurités occasionnées par leurs opérations. Les études fondées sur des enquêtes ethnographiques ou un travail d’archive seront valorisées. Les approches comparatives également. 

Modalité de soumission de proposition

IVe Conférence de l’Association pour les Etudes Africaines en Italie Afrique en ébullition. Conflits, modernité,religions. Département des Sciences Politiques et Sociales, Université de Catane, 22-24 septembre 2016(Cliquez ici pour visualiser l’Appel à propositions de panels, clos le 10 avril)

Les propositions de communications doivent être envoyées à l’adresse électronique suivant : catania2016@asaiafrica.org 

avant le 30 mai 2016.

En suivant ce formulaire, il faut indiquer le titre, le sommaire (max. 350 mots) et le profil académique du candidat (max 300 caractères).

Composition du comité responsable de la sélection concernant le panel

Instabilité politique et groupes armés/Political instability and armed groupes.

  • Monica Labonia, Docteur en anthropologie, Université Nice Sophia Antipolis. France.
  • Mouhamed Badji, Doctorant en socio-anthropologie, Université Cheikh Anta Diop. Sénégal.

Comité scientifique d’ASAI

Comitato scientifico/Scientific Committee

Livia Apa, Anna Baldinetti, Giorgio Banti, Stefano Bellucci, Uoldelul Chelati Dirar, Federico Cresti, Luca Jourdan, Daniela Melfa, Antonio M. Morone, Pino Schirripa, Isabella Soi, Corrado Tornimbeni

Direction de l’ASAI 

Presidente

  • Federico Cresti, Università degli Studi di Catania

Vice-Presidente

  • Corrado Tornimbeni, Università degli Studi di Bologna

Componenti del consiglio direttivo

  • Livia Apa, Università degli Studi di Napoli “L’Orientale”
  • Pino Schirripa, Università degli Studi di Roma “La Sapienza”
  • Isabella Soi, Università degli Studi di Cagliari

Segretario

  • Daniela Melfa, Università degli Studi di Catania (coordinamento)
  • Alessia Melcangi, Università degli Studi di Catania (comunicazione, mailing list)

Tesoriere

  • Giuseppe Maimone, Università degli Studi di Catania (webmaster)

Lieux

  • Catane, Italie

Dates

  • lundi 30 mai 2016

Fichiers attachés

Mots-clés

  • conflit, groupés armés

Contacts

  • Monica Labonia
    courriel : mlabonia [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Monica Labonia
    courriel : mlabonia [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Afrique en ébullition. Conflits, modernité, religions », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 25 mai 2016, http://calenda.org/368744