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Le texte entre production et réception

The text between production and reception

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Publié le jeudi 09 juin 2016 par Céline Guilleux

Résumé

La notion de texte soulève de nombreuses problématiques qui interfèrent entre elles. Elles sont à la fois d’ordre théorique, épistémologique et culturel. Ce congrès portant sur le texte entre production et réception, tend à faire le tour de ces questions que l’on doit notamment aux théories et aux sciences du texte : Comment s’organise un texte ? Quels sont ses indicateurs ? Quelles sont les règles de son fonctionnement ? Comment reçoit-on le texte ? Comment s’interprète-t-il ? Quel est le statut de l’interprétation à l’ère du lecteur virtuel et des réseaux numériques ?

Annonce

Argumentaire

Le laboratoire de recherche « Sémiotique, études narratives et culturelles » de la Faculté polydisciplinaire d’Errachidia, Université Moulay Ismail, Maroc, organise les 03, 04 et 05 novembre 2016  un congrès international sous le thème : « Le texte entre production et réception »

La notion de texte soulève de nombreuses problématiques qui interfèrent entre elles. Elles sont à la fois d’ordre théorique, épistémologique et culturel. Parmi ces problématiques on peut citer d’une part ce qui a trait à la distinction entre texte et non-texte et, d’autre part, la question des critères de distinction entre les types de textes et leurs genres. Si l’on s’accorde parfois sur les délimitations du texte, celles-ci diffèrent en revanche d’une théorie à l’autre et changent d’une culture à l’autre. À cela s’ajoute le fait que le texte se construit dans une position inter-épistémique.

Du point de vue conceptuel, le texte est étroitement lié soit à une théorie, soit à un modèle ou à une méthode. Dans une perspective pratique, il est synonyme de création et de multiples manifestations textuelles différentes et variées aussi bien dans leurs formes d’expression que dans leurs genres discursifs. Du coup, sa présence restera astreinte à la logique des attractivités entre théorie et création, entre modèle et copie. Il en ressort que la notion de texte, en tant qu’objet de réflexion et d’observation, se décrit de par son statut théorique et cognitif comme étant" problématique".

En effet, étant muable, le texte se caractérise par sa non-fixité conceptuelle. Il n’a pas de frontières définitives, qu’elles soient théoriques ou opérationnelles, car il ne se limite pas à une seule référence. Il se constitue dans le processus de mutation permanente de la théorie, de ses transformations épistémologiques, sociales et à l’intersection des sciences humaines. Il est donc un champ du savoir, à la fois interdisciplinaire et en continuelle transformation. C’est la raison pour laquelle, toute tentative tendant à délimiter la notion de texte doit, du point de vue épistémologique, accéder à un certain degré de pertinence en procédant à l’élaboration d’un système de cohérence entre les indices distinctifs du texte et ses multiples références.

À cet égard, nombreuses sont les théories qui interviennent pour fournir des propositions, des stratégies d’interprétation, en vue d’élucider davantage le statut   problématique de la notion de texte.  À ce propos, un certain nombre de disciplines se sont développés autour de cette notion dont on peut citer, à titre d’exemple, la textologie, la linguistique textuelle, la sémanalyse, les sciences cognitives et interprétatives. Nous pouvons diviser ces disciplines suivant deux modèles dont la divergence et la différence sont marquées par une tension palpable :

  • le modèle de l’immanence qui englobe les théories qui s’intéressent à la théorisation textuelle sur la base de ses caractéristiques immanentes et de ses composantes internes. Ce modèle possède plusieurs ramifications dont on peut citer, entre autres, les théories formalistes, structuralistes, déconstructivistes et sémiotiques. Le projet de ce modèle théorique repose sur l’observation des éléments qui constituent la structure du texte et en régulent le système productif. Il en résulte que tout ce qui se rapporte au référent se trouve au bout du compte écarté, qu’il soit un référent sociologique, culturel ou idéologique ;
  • le modèle de la réception concomitant à l’émergence des théories de la réception, de l’interprétation et de la pragmatique. Il se focalise sur l’instance de la réception et sur celle du lecteur après avoir, dans un premier temps, centré son intérêt, sur la substitution structurale qui s’opère exclusivement dans l’instance de production du texte.

Dans cette perspective, les préoccupations théoriques s’intéressent actuellement à la problématique de réception du texte et à son interprétation : Comment interprète-t-on le texte ? Comment le reçoit-on ? Quels sont ses effets sur le processus de sa réception ? Quel serait le rôle du lecteur ? Quelles seraient les limites de l’interprétation ? Quelles sont les politiques de l’interprétation ? Quels sont les droits du texte et ceux du lecteur ?

Préoccupations qui portaient auparavant et de façon systématique sur des questions du genre : comment lit-on le texte ? Quels sont ses indicateurs littéraires ? Quels sont les éléments du système textuel ?

Face à cette bipolarisation entre les deux modèles qu’exacerbe la divergence entre l’horizon du texte et celui du lecteur, entre l’autorité du texte et celle du lecteur, entre le monde ambiant et l’histoire, il est nécessaire que tout projet théorique, aspirant à l’édification d’une perspective généralisante et dialectique du texte, fasse pari de l’élaboration d’une vision globale de celui-ci, vision qui doit être à la fois systémique et historique, structuraliste et dynamique, descriptive et interprétative.

En soulevant toutes ces problématiques, ce congrès portant sur le texte entre production et réception, tend à faire le tour de ces questions que l’on doit notamment aux théories et aux sciences du texte :

  • Comment s’organise un texte ? Quels sont ces indicateurs ?
  • Quelles sont les règles de son fonctionnement ?
  • Les mécanismes régissant la production du texte sont-ils universels ou relatifs ?
  • Quel est le rôle des cultures dans l’appropriation de ces mécanismes ?
  • Quel est le statut du texte dans les mass-médias numériques ?
  • Comment reçoit-on le texte ? Comment s’interprète-t-il ?
  • Quel est le statut de l’interprétation à l’ère du lecteur virtuel et des réseaux numériques ?

 C’est dans ce contexte que nous proposons les axes de réflexion suivants :

  • Texte littéraire entre production et réception (texte en prose, poème, ... etc.)
  • Texte artistique (théâtre, cinéma, peinture et publicité…)
  • Texte philosophique.
  • Texte religieux.
  • Texte juridique.
  • Texte de littérature numérique. 

Modalités de participation et de soumission

Les propositions de communication devront être envoyées sous la forme d’un résumé de 2000 signes, assorti de cinq mots clés et d’une bibliographie de cinq références au maximum.

Le fichier de la proposition (anonymisé) sera accompagné d’un second fichier comportant des informations sur l’auteur de la communication (Nom, prénom, statut professionnel, établissement, adresses postale et électronique personnelles).

L'inscription au colloque est gratuite. La Faculté polydisciplinaire et ses partenaires prendront en charge les frais d’hébergement et de restauration pour la période du déroulement du colloque. Les frais de transport sont à la charge des participants.

Calendrier

Les résumés des communications sont à envoyer par mail au format .doc ou .pdf

jusqu’au 15 juillet 2016, date limite de soumission des propositions,

à la fois aux deux adresses suivantes :

  • congreproduction@yahoo.com
  • production.reception.fpe@gmail.com 

Le 05 octobre 2016 : réception finale des textes après la décision du comité scientifique.  

Les 03, 04 et 05 novembre 2016 : date de tenue du congrès à la Faculté Polydisciplinaire d’Errachidia, Universté Moulay Ismaïl, Maroc.

Les communications, dans leur version définitive, seront à nouveau expertisées en double aveugle, après le colloque, pour donner lieu à une publication des actes.

Responsable du congrès

La Faculté Polydisciplinaire d’Errachidia.

Comité scientifique

  • Anne BÉCHARD-LÉAUTÉ (Université Jean Monnet, Saint-Étienne, France)
  • Mohammed BEN AYYAD (Université Sfax, Tunisie)
  • Diana GRADU (Université Alexandru Ioan Cuza, Iasi, Roumanie)
  • Mokhtar LAZAAR (Université Abdelhamid Ibn Badis, Mostaganem, Algérie)
  • Massimo LEONE (Université de Turin, Italie)
  • Abdellatif MAHFOUD (Université Hassan II, Casablanca, Maroc)
  • EL Bachir TAHALI (Université Ibn Zohr, Agadir, Maroc)
  • Abderrahmane TENKOUL (Université Ibn Tofaïl, Kénitra, Maroc)

Comité d’organisation

  • Abdellah BERRIMI,
  • El mahdi BERRIMI,
  • Atmane BISSANI,
  • Mohamed BOUAZZA,
  • Khouya ELOMARI,
  • Mustapha ELOUIZI,
  • Said KARIMI,
  • Hassan MOUHDACH,
  • Mohamed OUHADI,
  • Jaouad ROUCHDI,
  • Bouchra SAIDI,
  • Abderrahmane TEMARA,
  • Samira ZARKI,
  • Otmane ZIANI.

URL de référence : http://www.fpe.umi.ac.ma/

Adresse : BP 512, Boutalamine, Errachidia, Maroc

Téléphone : +212 35 57 00 24 / 35 65 - Fax : +212 35 57 43 07 / 35 88

Plan d'accès

Pour accéder à la Faculté Polydisciplinaire d'Errachidia au niveau local : prendre le boulevard Hassan II, ensuite la route nationale n°13 direction de Meknès.

Lieux

  • BP : 512 Boutalamine
    Errachidia, Maroc (52)

Dates

  • vendredi 15 juillet 2016

Mots-clés

  • interprétation, production, réception, texte, théorie

Contacts

  • Said Karimi
    courriel : skarimimanare [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Said Karimi
    courriel : skarimimanare [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Le texte entre production et réception », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 09 juin 2016, http://calenda.org/369378