AccueilÊtre archéologue, historien de l'art ou conservateur face à des patrimoines dévastés

Être archéologue, historien de l'art ou conservateur face à des patrimoines dévastés

The role of archaeologist, art historian or curator in a devastated heritage

Pratiques réflexives contemporaines au Proche-Orient

Contemporary reflexive practices in the Near East

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Publié le mardi 28 juin 2016 par João Fernandes

Résumé

L’actualité médiatique relative aux désastres de la crise politique au Proche-Orient insiste particulièrement sur les offenses faites aux patrimoines : utilisation de sites archéologiques comme bases stratégiques ou lieux d’atteinte à la vie humaine, pillages, dégradations, voire destructions massives. Dépassant, et l’état des lieux connu des destructions en Syrie et en Irak, et la question des difficultés pratiques à se rendre sur place (risque sécuritaire, baisse du nombre de visas délivrés, etc.), cette journée d’étude de troisième cycle de l'École du Louvre souhaite soulever les conséquences de la crise politique et de sa médiatisation sur les études des objets et sites archéologiques du Proche-Orient menées par des archéologues, historiens de l'art ou conservateurs.

Annonce

Argumentaire

L’actualité médiatique relative aux désastres de la crise politique au Proche-Orient insiste particulièrement sur les offenses faites aux patrimoines : utilisation de sites archéologiques comme bases stratégiques ou lieux d’atteinte à la vie humaine, pillages, dégradations, voire destructions massives. Journalistes, politiques, chercheurs, conservateurs et marchands d’art relaient ces actes, estiment les conséquences des pertes des cultures et histoires des peuples et s’interrogent sur les réactions affectives liées à la disparition de « vieilles pierres » millénaires. D’autres, qu’ils soient archéologues ou simples citoyens, locaux ou étrangers, continuent de fouiller et de protéger des sites.

Aujourd’hui, universitaires et conservateurs continuent leurs recherches en archéologie ou histoire de l’art sur les patrimoines matériels de la région. Dépassant, et l’état des lieux connu des destructions en Syrie et en Irak, et la question des difficultés pratiques à se rendre sur place (risque sécuritaire, baisse du nombre de visas délivrés, etc.), cette journée d’étude souhaite soulever les conséquences de la crise politique et de sa médiatisation sur l’étude des objets et sites du Proche-Orient, selon deux axes de réflexion.

Le premier concerne le renouvellement de la démarche de recherche imposé par l’actualité : que signifient le pillage ou la destruction d’un site archéologique sur l’étude de celui-ci ? Comment renouveler l’étude du musée comme institution « au service de la société et de son développement [...] » lorsque des acteurs locaux sont impliqués dans des destructions ? Quelles sont les conséquences de la médiatisation des destructions et pillages sur l’entrée des objets archéologiques sur le marché de l’art et dans la sphère du « patrimoine universel » ?

Le second s’intéresse à la nécessaire adaptation des activités scientifiques et culturelles par une mise en regard de deux tendances : celles d’institutions officielles dont les activités de protection et de valorisation d’antiquités sont largement médiatisées, face à des initiatives populaires méconnues en Syrie et en Libye lancées par des citoyens qui souhaitent se réapproprier leur histoire et leurs patrimoines.

Programme

9h15 :

Philippe Durey, École du Louvre

9h30 : Introduction

  • Annie Caubet, 
Musée du Louvre, UMR Orient & Méditerranée
  • François Mairesse, Sorbonne Nouvelle Paris 3 

Session 1 : la transformation de l’objet de recherche

Président de séance : Vincent Michel, Université de Poitiers

  • 10h30 : L’étude des musées archéologiques d’Arabie saoudite dans le contexte des origines « wahhabites » des destructions des patrimoines de Syrie et d’Irak, Virginia Cassola, École du Louvre – Université de Lorraine/Hiscant-MA
  • 11h00 : Samarra, méthodologie d’étude sur une collection dispersée et un site en danger, Vanessa Rose, Paris 1 Panthéon Sorbonne/INHA-InVisu
  • 11h30 : Les conséquences de l’esthétisation
des antiquités orientales sur leur entrée dans le marché de l’art, Ariane Aujoulat, École du Louvre – Université de Clermont-Ferrand
  • 12h00 : La préservation du patrimoine du Proche-Orient : la question de l’universalité, Johnny Maroun, Sorbonne Nouvelle Paris 3

Session 2 : L’adaptation des activités scientifiques et culturelles

Président de séance : François Mairesse, Sorbonne Nouvelle Paris 3

  • 14h30 : Exposer la Mésopotamie, Ariane Thomas, Musée du Louvre, Département des Antiquités orientales
  • 15h00 : La restauration des mosaïques de Syrie, Komait Abdallah, Direction Générale des Antiquités de Syrie – ENS/AOROC
  • 16h00 : Patrimoine et citoyenneté en Syrie, Saba Farès,
 Université de Lorraine
  • 16h30 : La mobilisation populaire au chevet du patrimoine libyen, Vincent Michel,
 Université de Poitiers

Entrée libre dans la limite des places disponibles et sur inscription à :

virginia.cassola@recherche.ecoledulouvre.fr

Direction scientifique 

Virginia Cassola, École du Louvre – Université de Lorraine/Hiscant-MA 

Lieux

  • Amphithéâtre Dürer, Ecole du Louvre - Palais du Louvre. Place du Carrousel. Porte Jaujard
    Paris, France (75001)

Dates

  • mercredi 14 septembre 2016

Mots-clés

  • archéologie, patrimoine, destruction, conservation, recherche, Proche-Orient, Syrie, Irak, Libye, Arabie saoudite, objet, œuvre d'art

Contacts

  • Virginia Cassola
    courriel : virginia [dot] cassola [at] recherche [dot] ecoledulouvre [dot] fr

Source de l'information

  • Virginia Cassola
    courriel : virginia [dot] cassola [at] recherche [dot] ecoledulouvre [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Être archéologue, historien de l'art ou conservateur face à des patrimoines dévastés », Journée d'étude, Calenda, Publié le mardi 28 juin 2016, http://calenda.org/371657