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Offre de stage long de recherche au Rize

Research internship at the Rize

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Publié le mardi 02 août 2016 par João Fernandes

Résumé

Le Rize, équipement culturel de la Ville de Villeurbanne, est doté d'un pôle documentaire (archives municiaples, médiathèque), d'un pôle d'action culturelle et de médiation et d'un pôle scientifique. Il a pour ambition de stimuler et de favoriser la recherche, mais aussi et surtout de valoriser ses résultats, notamment par une diffusion auprès des publics sous la forme d’expositions, de manifestations et de publications.

Annonce

 

Mission scientifique du Rize

Le Rize est un équipement culturel original doté d’un pôle documentaire (il abrite les archives municipales de Villeurbanne et une médiathèque), d’un pôle d’action culturelle et pédagogique et d’un pôle scientifique. Il a pour ambition de stimuler et de favoriser la recherche, mais aussi et surtout de valoriser ses résultats, notamment par une diffusion auprès des publics sous la forme d’expositions, de manifestations et de publications.

Faisant des enjeux de mémoire qui traversent la société contemporaine l’épicentre de son action culturelle, le Rize souhaite que les principes et les modalités de cette action prennent appui sur une réflexion scientifique et éthique qui lui donne sens. Il pourrait faire sien le leitmotiv proposé par Françoise Vergès dans Les Guerres de mémoires (éd. La Découverte, 2008) : « pas de pieuse invocation de la mémoire, mais une écriture de l’histoire ouverte aux réinterprétations, aux découvertes, aux relectures et à une réflexion sur différence et vivre ensemble ». La manière dont la reconnaissance des mémoires des individus et des groupes peut servir la construction d’un vivre ensemble est en effet particulièrement déterminante dans un territoire tel que celui de Villeurbanne, où l’évolution démographique et le métissage ont façonné l’image de la ville.

De façon générale, les problématiques mémorielles explorées par le Rize s’articulent à la spécificité de la société villeurbannaise, société cosmopolite, marquée par le passé industriel de la ville et sa désindustrialisation progressive, mais aussi par une revendication largement affirmée d’indépendance par rapport à sa voisine lyonnaise.

Les enjeux de mémoire recouvrent donc des enjeux fondamentalement sociétaux ; la mission scientifique du Rize sert ainsi la visée citoyenne qui est au cœur de son projet. Ce qui – la précision s’impose – ne contraint nullement les chercheurs qui participent à ce projet à accréditer les mythes fondateurs de l’identité villeurbannaise (celui d’une mixité sociale non conflictuelle, par exemple) en les parant d’une légitimité pseudo scientifique. Il ne s’agit pas non plus de nourrir l’ambition chimérique d’une réconciliation universelle par le travail de mémoire. Celui-ci doit aussi mettre au jour les facteurs de dissension sociale et les situations de domination et d’exclusion héritées du passé, les prendre en compte, voire accepter leur part d’irréductibilité.

C’est en œuvrant à la reconnaissance des témoignages qui en ont été privés, en leur donnant la place que l’histoire ne leur a pas encore accordée, que le Rize entend participer à la cohésion du tissu social urbain. D’autre part, en mobilisant la mémoire de ses habitants, le Rize se propose de faire de la commune de Villeurbanne un terrain d’étude et de recherches sur les villes issues de l’ère industrielle. C’est dans cette perspective qu’il souhaite encourager la rencontre et la collaboration entre ceux qui détiennent la mémoire de Villeurbanne (les Archives de la ville, ses associations, ses entreprises, ses habitants), ceux qui l’étudient (les étudiants et les chercheurs en sciences humaines et sociales), et ceux qui la valorisent (l’équipe du Rize, les conseils de quartier, les institutions culturelles et les artistes).

La mise en lumière des bouleversements économiques et sociaux d’hier doit, tout à la fois, permettre de donner des clés de lecture de la ville d’aujourd’hui, et fournir une base à des travaux prospectifs sur les enjeux sociétaux auxquels se trouvera confrontée la ville de demain.

Domaines de recherche

Le Rize est particulièrement favorable à la pluralité des entrées disciplinaires dans ses thématiques de recherche. C’est pourquoi toutes les sciences humaines et sociales, notamment celles qui abordent l’espace et le territoire, peuvent a priori trouver leur place dans son programme d’étude. La liste suivante est par conséquent indicative :

  • Anthropologie/ethnologie
  • Géographie sociale et culturelle
  • Géographie urbaine
  • Histoire économique
  • Histoire politique
  • Histoire sociale et culturelle
  • Information et communication
  • Psychologie sociale
  • Sciences politiques
  • Sociologie

Des problématiques artistiques, littéraires, linguistiques ou architecturales sont également envisageables.

Critères de sélection

Les critères pris en compte par le comité de sélection sont les suivants :

  • La qualité du projet de recherche
  • Sa pertinence au regard des problématiques propres au Rize.

Conditions et modalités pratiques

Dans le cadre de la résidence, un bureau équipé sera mis à la disposition de chacun des étudiants retenus. Le Rize leur fournira les contacts institutionnels nécessaires à leurs recherches et les assistera dans leur travail éventuel de collecte de sources orales.

Les étudiants retenus auront un statut de stagiaire. Une convention de stage sera signée entre la Ville, eux-mêmes et leur université de rattachement pour une durée de quatre à six mois. Ils percevront une gratification de stage mensuelle. Les dates du stage définies d’un commun accord entre l’étudiant et la Ville, seront comprises entre janvier et juillet 2017.

Ils s’engageront à communiquer le résultat de leur recherche (mémoire de Master) au Rize à l’issue de leur contrat. Ils s’efforceront d’autre part de faciliter l’intégration de leur recherche à la programmation culturelle du Rize, et/ou de la diffuser par le biais de ses supports éditoriaux, notamment le carnet de recherches « Mémoires et Société. Actualité de la recherche au Rize », blog hébergé sur la plate-forme hypothèses.org.

Dossier

Les candidats fourniront :

  • la fiche de candidature complétée
  • une photocopie de pièce d’identité
  • une photocopie de la carte Vitale
  • un relevé d’identité bancaire
  • un curriculum vitæ
  • une description de leur projet de recherche en une page   maximum
  • une lettre de recommandation émanant de leur directeur de

  recherche

Calendrier

Les dossiers de candidature sont à renvoyer

au plus tard le jeudi 10 novembre 2016,

à l’adresse suivante :

Le Rize, 23 rue Valentin Haüy CS 30038 69625 Villeurbanne cedex.

Les candidats présélectionnés seront auditionnés entre le 21 novembre et le 3 décembre 2016. Les candidats retenus à l’issue des auditions en seront informés la semaine suivante.

Contacts

Anne-Pascale Jacquin, responsable administrative, ap.jacquin@mairie-villeurbanne.fr tél. 04 37 57 17 02
Le Rize,
23 rue Valentin Haüy
CS 30038
69625 Villeurbanne cedex tél. 04 37 57 17 17 fax : 04 37 57 17 11 

Jury de sélection du Rize

  • Vincent Veschambre, directeur du Rize, Ville de Villeurbanne
  • Anne- Pascale Jacquin, responsable administrative et adjointe du directeur, Le Rize-Ville de Villeurbanne
  • Delphine Guedra, responsable de la valorisation de la recherche, Le Rize-Ville de Villeurbanne

Montant de la gratification : 3,60€ par heure (indemnité de stage légale) sur la base de 35h par semaine

Axes de recherche proposes pour l’année 2016 - 2017

Les thématiques

Les candidats sont libres de proposer tout sujet de recherche, dès lors qu’il se conforme aux problématiques du Rize.

Celles-ci s’articulent autour de trois thématiques principales :

  • VILLEURBANNE :

La commune de Villeurbanne a toujours défendu son indépendance visà-vis de la ville centre de l’agglomération. Son histoire politique, culturelle et sociale permet de réfléchir aux spécificités de la ville d’hier et d’aujourd’hui, notamment dans la dynamique du développement de l’agglomération lyonnaise.

  • CULTURE OUVRIERE :

Marquée par l’industrialisation massive de son territoire, Villeurbanne a longtemps affirmé avec fierté son identité ouvrière. Alors que les traces de cette histoire s’effacent, il est devenu nécessaire de travailler sur la transmission de la mémoire sociale ouvrière et de l’héritage industriel, dans le cadre des fortes transformations urbaines actuelles.

  • IMMIGRATION :

L’expérience migratoire caractérise l’histoire du peuplement de Villeurbanne, dont la croissance démographique rapide a accompagné le développement industriel. Sur cette question toujours actuelle de l’immigration, les sciences sociales peuvent éclairer les enjeux du dialogue interculturel.

Voici cependant quelques axes de recherche envisageables, dans les différentes disciplines de sciences humaines et sociales qui permettraient notamment de valoriser des sources orales et écrites disponibles au Rize.

1. MEMOIRES ET PATRIMOINES A VILLEURBANNE

Depuis la fin des années 1960, le développement urbain de Villeurbanne continue de provoquer l’effacement rapide des traces de l’époque industrielle au rythme des opérations foncières et immobilières. Ces transformations profondes et rapides du paysage urbain ne sont pas réellement accompagnées par les politiques publiques.

Le Plan local d’urbanisme en cours de révision indique pourtant dans son introduction que Villeurbanne souhaite « affirmer sa singularité et son identité au moyen d’une bonne connaissance et d’une mise en valeur de son patrimoine d’intérêt local ».

Face à ces évolutions, on constate peu de réactions militantes de la part des associations, ni de réponses scientifiques émanant de la recherche universitaire ou du service régional de l’inventaire. L’État n’a protégé que deux bâtiments villeurbannais (Hôtel de ville et Villa Lafont inscrits sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1991), et le service de l’inventaire n’y a pas mené d’enquête importante (8 dossiers seulement dans la base Mérimée consultable en ligne).

Pour répondre à cette absence de connaissance et d’implication significative des villeurbannais dans l’appropriation de leurs héritages urbains, Le Rize a engagé de son côté au printemps 2016 une double démarche d’inventaire, l’une participative, partant du principe que ce sont les habitants qui « font » le patrimoine, l’autre professionnelle, dans l’optique de bénéficier d’ici quelques années d’un diagnostic complet du territoire communal, selon les normes de l’inventaire général du patrimoine culturel.

Dans ce contexte, Le Rize est intéressé à la fois par des recherches en sur l’histoire urbaine et architecturale de Villeurbanne, qui complètent et approfondissent (types d’architecture, de quartier… avec un intérêt tout particulier pour les quartiers de la Doua, du Tonkin et de la Perralière) les démarches d’inventaire engagées et par des travaux qui prennent pour objet de recherche ces démarches elles-mêmes et les processus de patrimonialisation à Villeurbanne.

Le regard peut inversement porter sur les démolitions qui ont transformé Villeurbanne depuis les années 1960, sur les logiques qui président aux choix de ne pas conserver tel ou tel édifice ou ensemble urbain et sur les réactions ou absences de réaction suscitées par ces choix : comme nous le révèle l’anthropologue Joël Candau, les actions apatrimoniales sont tout aussi instructives sur les valeurs d’une société que les actions de conservation elles-mêmes.

Si Villeurbanne connaît des opérations de rénovation urbaine d’importance dans un contexte de forte pression foncière, il ne faut pas négliger les reconversions, qui représentent des formes de recyclage architectural et urbain. Un état des lieux de ces opérations ou l’analyse de certaines d’entre elles et de leur contexte permettrait de porter à connaissance des manières dynamiques d’appréhender le patrimoine et des approches a priori plus « durables » de la fabrique urbaine.  

Des analyses du plan local d’urbanisme dans sa version révisée et des conceptions du patrimoine qu’il révèle seraient également utiles, pour mieux caractériser les politiques du patrimoine à Villeurbanne, dans le contexte plus large de la métropole lyonnaise (PLU intercommunal), mais aussi par rapport à d’autres villes françaises.

2. HISTOIRE ET MÉMOIRE OUVRIÈRE

L’exposition Villeurbanne, la laborieuse ? a exploré en 2011 les rares traces des usines dans le patrimoine villeurbannais ; en 2015 c’est un temps fort intitulé Et ils sont où les ouvriers ? qui a interrogé la résonance de cet héritage social ouvrier en lien avec la population actuelle de Villeurbanne. Le débat reste ouvert sur la place du travail dans notre société, le devenir de la condition ouvrière, la lutte des classes, le collectif, la transmission, l’évolution de la ville… L’histoire syndicale, la place des femmes dans les usines, particulièrement quand elles ont suppléé les hommes pendant la Grande Guerre, l’importance du genre dans les conflits sociaux (l’on pensera notamment aux grèves de 1936, 1968 et au conflit social Obsession), l’évolution des classes ou milieux « populaires »… sont autant d’axes de travail qui peuvent intéresser le Rize pour enrichir sa compréhension du monde ouvrier passé et présent.

Interroger ce qu’il reste aujourd’hui dans les mémoires, dans les références identitaires des villeurbannais, de cette histoire ouvrière, dans une ville profondément renouvelée socialement, reste d’actualité. On pourra notamment s’interroger sur l’articulation entre ces références identitaires et les quelques traces matérielles qui subsistent de ce passé industriel et ouvrier.

3. PEUPLEMENT ET MIGRATIONS A VILLEURBANNE

La population de Villeurbanne est au cœur du discours politique municipal, qui en valorise la diversité, la pluralité culturelle et l’hospitalité. Néanmoins, les conditions du peuplement du territoire villeurbannais ont rarement fait l’objet d’études scientifiques approfondies : par exemple, une exposition en 2014 sur les Religions dans la ville a montré la faiblesse des sources et études scientifiques ayant trait aux communautés religieuses, particulièrement les communautés musulmanes et l’histoire des mosquées villeurbannaises.

Le sujet des migrations est aujourd’hui au centre des préoccupations des sciences humaines et sociales et se retrouve plus que jamais d’actualité. Selon les disciplines, on s’intéressera à la démographie historique, aux flux migratoires, aux parcours scolaires, aux mobilités résidentielles et même aux effets des politiques urbaines sur la composition des quartiers et les ségrégations sociales. De récents travaux de master 2 ayant pris pour sujet le territoire de Villeurbanne ont montré la fécondité des démarches croisées, qui rapprochent les sources (recensements de population, registres scolaires, dossiers de locataires, etc.). Le Rize souhaite donc accompagner le développement de ces recherches selon des entrées disciplinaires complémentaires (notamment histoire, géographie, anthropologie et sociologie).

La question des vagues de peuplement peut être également abordée à travers les traces qui y sont associées. Le Rize souhaite engager une réflexion sur ce qui pourrait faire « patrimoine de l’immigration » dans la ville de Villeurbanne.

4. RAPPORTS SOCIAUX DE GENRE ET ESPACE PUBLIC

On constate à Villeurbanne comme ailleurs, une présence dominante des hommes et une invisibilisation des femmes dans l’histoire et le temps présent de la ville. Ainsi 3,6% seulement des rues portent le nom d’une femme dans cette ville, ce qui résume assez bien une répartition inégale des rôles dans le temps long, telle que l’espace l’a enregistré et le perpétue aujourd’hui.

Cette inégalité d’accès à l’espace public (dans tous les sens de l’expression) selon le genre est une problématique de recherche qui se développe depuis une trentaine d’années et qui émerge de plus en plus dans le débat public. Ces recherches montrent que les femmes traversent l’espace public quand les hommes l’occupent. Le Rize est intéressé par des travaux qui documentent cette inégale appropriation de l’espace, qui analysent plus largement les rapports sociaux de genre dans les dimensions temporelle et spatiale, sous l’angle notamment de l’inégal accès aux positions de pouvoir. Dans une perspective qui contribue à rendre visible la construction historique et sociale des genres, dans un contexte social et géographique spécifique que nous avons précédemment évoqué.

5. SE MOBILISER A VILLEURBANNE : TEMPORALITES,

REPERTOIRES D’ACTION, LIEUX DE MEMOIRE

La monographie historique récemment publiée par Alain Belmont[1] a bien montré que la présence dans la longue durée d’une frontière entre Lyon et Villeurbanne a constitué ce territoire en lieu refuge dans le temps long, pour différents groupes contestataires et/ou minoritaires. Cette dimension géopolitique ouvre à des travaux de recherche sur le temps, les lieux et les modalités de contestation des pouvoirs en place, sur les luttes sociales, politiques qui se sont développées sur et/ou à partir du territoire villeurbannais. Si la révolution industrielle a plus spécifiquement inscrit ce territoire dans un contexte social propice aux luttes ouvrières, entre la fin du XIXème et la fin du XXème siècle, les révoltes des canuts les ont largement précédées, concernant de près le territoire villeurbannais.

La seconde guerre mondiale a été un temps tout à fait particulier en matière de luttes et d’engagements. Or, si la Résistance à Lyon est un sujet bien connu, il reste encore des zones d’ombre, notamment pour ce qui concerne Villeurbanne. À Villeurbanne, le signalement de fonds d’archives privées est apparu récemment : ils sont relatifs à des personnalités actives et plus ou moins connues, comme l’inspecteur du commissariat des Charpennes ou le curé de l’église Sainte Thérèse, et bien d’autres encore anonymes.

L’objectif est de faire ressurgir le parcours d’engagement de ceux qui ont sauvé des juifs et des résistants et de les réinsérer dans la mémoire collective. Il s’agira également d’analyser leur situation au lendemain de la guerre et la vision que porta alors sur eux la société villeurbannaise (problématique du double jeu).

Un tel travail pourrait accompagner sur le plan scientifique les démarches engagées par l’Interquartier mémoires et patrimoines autour des « lieux secrets de la Résistance », que des habitants font ressurgir à la faveur de témoignages collectés. C’est la problématique de la fabrique des lieux de mémoire qui peut être ainsi abordée.

Si les luttes ouvrières se sont raréfiées après les années 1970, avec la fermeture ou la délocalisation de nombreuses usines, de nouvelles formes de luttes se sont développées à partir de ces années, en lien notamment avec la problématique du cadre de vie et de l’environnement. Ces mobilisations les plus actuelles seront intéressantes à identifier, analyser et à situer dans le cadre des transformations sociales de Villeurbanne et plus largement de la société française dans son ensemble.

6. CAFES ET COMMERCES A VILLEURBANNE

L’activité des petits commerces de proximité, des cafés et des restaurants est caractéristique de la vie des centres urbains, dont la dynamique est souvent liée à la densité plus ou moins forte des établissements qui marquent le paysage urbain et animent la vie sociale des quartiers. Alors que jusque dans les années 1960, beaucoup de quartiers connaissaient une grande diversité de commerces, l’économie des grandes villes s’est profondément restructurée depuis les années 1970, en particulier sous l’effet de la métropolisation. « Le commerce a été marqué par l’irruption de la grande distribution. De nouvelles centralités commerciales ont émergé puis se sont affirmées autour de zones d’activités et de centres commerciaux [… ] situés en périphérie » (Antoine Fleury, Hélène Mathian et Thérèse Saint-Julien, « Définir les centralités commerciales au cœur d’une grande métropole : le cas de Paris intra-muros », Cybergéo, revue européenne de géographie, n° 588, 2012.)

On peut considérer ces évolutions, non seulement du point de vue économique, mais aussi dans leurs conséquences sur la vie sociale des quartiers. Du fait de leur déclin ou de leur disparition, les commerces et les cafés, hauts lieux de sociabilité, posent la question de ce qui peut faire patrimoine aux yeux des habitants qui les ont fréquentés. Au travers de l’analyse historique et sociologique de ces espaces de commerce et de convivialité, de nombreuses questions méritent d’être posées et exposées. En terme d’urbanisme et de développement économique (maintien d’activités économiques de proximité), de compréhension des pratiques sociales de milieux populaires ou non, de besoin de lieux de rencontres communautaires pour les migrants, d’espaces d’expressions culturelles collectives (jeux, musique, danses, match de foot, etc.).


[1] Belmont A., 2015, Villeurbanne, 2000 ans d’indépendance, Grenoble, Glénat, 190 p. 

Lieux

  • 23 rue Valentin Haüy
    Villeurbanne, France (69100)

Dates

  • jeudi 10 novembre 2016

Mots-clés

  • immigration, histoire ouvrière, histoire industrielle, enjeux urbains,

Contacts

  • Anne-Pascale Jacquin
    courriel : ap [dot] jacquin [at] mairie-villeurbanne [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Anne-Pascale Jacquin
    courriel : ap [dot] jacquin [at] mairie-villeurbanne [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Offre de stage long de recherche au Rize », Bourse, prix et emploi, Calenda, Publié le mardi 02 août 2016, http://calenda.org/372625