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Des artistes dans la cité

Artists in the city - audiences and public spaces and the challenge of contemporary art

Public(s) et espaces publics à l’épreuve de l’art contemporain

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Publié le mardi 05 juillet 2016 par João Fernandes

Résumé

Dans le contexte marseillais, on observe que les acteurs de l’art contemporain ont toujours cherché à innover, à intéresser et interpeller des publics diversifiés en jouant sur des modalités de diffusion originales et territorialisées. Les résidences d’artistes sont l’un des dispositifs qui a été privilégié et l’on peut distinguer dans bon nombre des initiatives proposées, une volonté de lier préoccupations artistiques et préoccupations sociales, soutien à la création et démocratisation. Après un an de terrain, ses rencontres se proposent de mettre en discussion les observations et quelques-uns des résultats obtenus à travers cinq tables rondes thématiques, l’objectif étant d’échanger avec ceux qui participent à ce projet, de près ou de loin, dans le cadre de leur vie professionnelle ou quotidienne.

Annonce

Argumentaire

Dans le contexte marseillais, on observe que les acteurs de l’art contemporain ont toujours cherché à innover, à intéresser et interpeller des publics diversifiés en jouant sur des modalités de diffusion originales et territorialisées. Les résidences d’artistes sont l’un des dispositifs qui a été privilégié et l’on peut distinguer dans bon nombre des initiatives proposées, une volonté de lier préoccupations artistiques et préoccupations sociales, soutien à la création et démocratisation ; la ville de Marseille, par ses caractéristiques se révélant un espace particulièrement fécond pour ce type de projet. Dans ce contexte, le programme des « Ateliers dans la cité » (Fondation d’entreprise Logirem et Sextant &+) parce qu’il s’inscrit dans deux cités de Marseille (La Bricarde et Fonscolombes) constitue un exemple emblématique qui a fait l’objet d’une étude qualitative par les chercheurs du LAMES (CNRS, Aix Marseille Université).

Les artistes, sur ces territoires, au travers de création d’œuvres originales, cherchent à tisser des relations avec des publics « inhabituels », parfois inattendus, sans pour autant se couper des publics connus et attendus des mondes de l’art, mais incitant ces derniers à aller à la rencontre de l’art en dehors des lieux qu’ils fréquentent habituellement. Ainsi, à défaut d’envisager l’art comme un outil d’insertion sociale, et parce que, pour reprendre les termes d’Yves Michaud, « cette vision de l’art comme producteur de solidarité, de consensus et de communauté […] semble très largement être une utopie », il s’agit dans les projets de mettre « en œuvre » (au sens propre et au sens figuré) de nouvelles formes de socialisation autour de l’art dans un espace urbain et quotidien malmené. Plus en lien avec la vie sociale et « ordinaire », ces projets interpellent de fait aussi des « non-publics » et mettent en relation des habitants, des bailleurs sociaux, des acteurs de la ville, des acteurs des mondes éducatifs, des professionnels de la culture, qui cherchent et élaborent in situ les moyens de sensibiliser à l’art, et d’atteindre ceux qui, plus souvent indifférents que réfractaires, ne côtoient pas les lieux de sa diffusion.

Après un an de terrain, dans le cadre de cette rencontre, nous proposons de mettre en discussion nos observations et quelques-uns de nos résultats à travers cinq tables rondes thématiques (voir programme ci-dessous), l’objectif étant d’échanger avec ceux qui participent à ce projet, de près ou de loin, dans le cadre de leur vie professionnelle ou quotidienne.

Dans le contexte marseillais, on observe que les acteurs de l’art contemporain ont toujours cherché à innover, à intéresser et interpeller des publics diversifiés en jouant sur des modalités de diffusion originales et territorialisées. Les résidences d’artistes sont l’un des dispositifs qui a été privilégié et l’on peut distinguer dans bon nombre des initiatives proposées, une volonté de lier préoccupations artistiques et préoccupations sociales, soutien à la création et démocratisation ; la ville de Marseille, par ses caractéristiques se révélant un espace particulièrement fécond pour ce type de projet. Dans ce contexte, le programme des « Ateliers dans la cité » (Fondation d’entreprise Logirem et Sextant &+) parce qu’il s’inscrit dans deux cités de Marseille (La Bricarde et Fonscolombes) constitue un exemple emblématique qui a fait l’objet d’une étude qualitative par les chercheurs du LAMES (CNRS, Aix Marseille Université).

Les artistes, sur ces territoires, au travers de création d’œuvres originales, cherchent à tisser des relations avec des publics « inhabituels », parfois inattendus, sans pour autant se couper des publics connus et attendus des mondes de l’art, mais incitant ces derniers à aller à la rencontre de l’art en dehors des lieux qu’ils fréquentent habituellement. Ainsi, à défaut d’envisager l’art comme un outil d’insertion sociale, et parce que, pour reprendre les termes d’Yves Michaud, « cette vision de l’art comme producteur de solidarité, de consensus et de communauté […] semble très largement être une utopie », il s’agit dans les projets de mettre « en œuvre » (au sens propre et au sens figuré) de nouvelles formes de socialisation autour de l’art dans un espace urbain et quotidien malmené. Plus en lien avec la vie sociale et « ordinaire », ces projets interpellent de fait aussi des « non-publics » et mettent en relation des habitants, des bailleurs sociaux, des acteurs de la ville, des acteurs des mondes éducatifs, des professionnels de la culture, qui cherchent et élaborent in situ les moyens de sensibiliser à l’art, et d’atteindre ceux qui, plus souvent indifférents que réfractaires, ne côtoient pas les lieux de sa diffusion.

Après un an de terrain, dans le cadre de cette rencontre, nous proposons de mettre en discussion nos observations et quelques-uns de nos résultats à travers cinq tables rondes thématiques (voir programme ci-dessous), l’objectif étant d’échanger avec ceux qui participent à ce projet, de près ou de loin, dans le cadre de leur vie professionnelle ou quotidienne.

Rencontre organisée par le laboratoire méditerranéen de sociologie (LAMES, CNRS, Aix-Marseille Université) en collaboration avec 
la fondation d’entreprise Logirem et Sextant &+, en présence d’artistes, d’habitants, de professionnels des arts et de la culture, de professionnels du logement social.

Programme de la rencontre

8h45 – Accueil des participants

9h00 – Mots d’accueil

  • Jean-Sébastien Steil, président de l’Apcar (Association pour la Cité des arts de la rue)
  • Martine Lahondes, présidente de la Fondation d'entreprise Logirem
  • Éric Pinatel, directeur général de Logirem

9h10 – Table ronde n° 1 Occupation des logements et dynamiques familiales à La Bricarde et Fonscolombes

Animée par Émilia Schijman (LAMES, CNRS/AMU) et Mathieu Coulon (LAMES, CNRS/AMU),

En présence de Claudine Verlaque (représentante Logirem)

Cet atelier vise à apporter aux partenaires une connaissance sociographique de la population et des ménages de la Bricarde et Fonscolombes, sans laquelle il nous semble impossible d’évaluer la participation des locataires dans les initiatives artistiques entreprises par le bailleur. À partir, des données recueillies et de cartographies nous montrerons que les dynamiques d'occupation de chacune des cités où les interventions artistiques ont eu lieu sont très différentes, ce qui n’est pas sans effet sur le contexte dans lequel les projets de résidences prennent forme.

9h50 – Table ronde n° 2 Le point de vue du monde des arts et de la culture

Animée par Fanny Broyelle (LAMES, Mondes Communs)

En présence de Véronique Traquandi (chargée de mission arts visuels / Département des Bouches-du-Rhône) et Pascal Neveu (directeur du FRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur)

Compte tenu de la fragilisation de l’écosystème culturel et de la condition des artistes plasticiens, cette table ronde posera la question de savoir comment les Ateliers de la Cité répondent au double enjeu de « rendre plus accessibles l’art et la culture dans les quartiers » et de « soutenir la création contemporaine par l’accompagnement professionnel des artistes résidents ».

10h30 – Table ronde n° 3 "Les "Ateliers de la cité" : retour sur une offre de participation

Animée par Marie Filippi (LAMES, CNRS/AMU)

En présence de Guillaume Louot (Artiste), Jean-Marc Munerelle (artiste)

« Les Ateliers de la Cité » couvre de multiples enjeux. En effet l'accueil d'un artiste en résidence s'inscrit d'une part dans une démarche de soutien à l'art contemporain, et permet simultanément de décentraliser l'offre culturelle, tout en amenant une valeur ajoutée au quartier. C’est sous cet angle, et au travers des perceptions et des motivations des acteurs qui portent le projet que nous donnerons des clés de lecture sur les fondements de cette action et la manière dont les acteurs se coordonnent pour la mettre en œuvre.

11h10 – Pause

11h20 – Table ronde n° 4 Les ateliers d’enfants et les résidences d’artistes : une activité pour animer le quotidien des habitants des cités

Animée par Barbara Rieffly (LAMES, CNRS/AMU)

En présence de Déborah Di Meo (médiatrice Sextant &+)  et Sabrina Hafsa (résidente de la Bricarde).

À partir des observations participantes réalisées dans le cadre des ateliers artistiques qui ont lieu tout au long de l’année avec les enfants des cités de la Bricarde et de Fonscolombes, cette table ronde sera  l’occasion de revenir sur le point de vue de ceux qui vivent au quotidien la réalité de ce territoire. L’objectif étant de leur donner une place dans la réflexion sur les publics et les activités menées.

12h – Table ronde n° 5 Des rapports ordinaires à l’art ? Des artistes, des habitants et des œuvres

Animée par Jean-Stéphane Borja (LAMES, CNRS/AMU)

En présence de Karim Messidi (chargé de gestion, Logirem), Nathanaël Abeille (artiste)

À travers des témoignages et une discussion croisée, l’objectif de cette table ronde sera d’explorer les rapports ordinaires à l’œuvre, et de prospecter certains ressorts susceptibles de libérer une expérience de type artistique, voire d’accompagner une « conversion à l’art. »

12h40 – Conclusion

Sylvia Girel (LAMES, CNRS/AMU) et Léo Guy-Denarcy (chargé de projet, Sextant &+)

Infos pratiques

Lieu de la rencontre :

Cité des arts de la rue, 225 avenue des Aygalades
13015 Marseille

Voir le plan page suivante

Accès : ligne 2 du métro, aller jusqu’au terminus « Bougainville », puis prendre le bus N°30, jusqu’à l’arrêt « Cité des arts de la rue », voir le plan http://www.lacitedesartsdelarue.net/infos-pratiques/article/venir-a-la-cite

Programme détaillé et affiche également disponibles sur le site du Lames

La rencontre est ouverte à tous, accueil à 8h45  / Inscription gratuite conseillée auprès de Matthieu Demory (LAMES, CNRS/AMU, stagiaire) : matthieu.demory@gmail.com

Lieux

  • Cité des arts de la rue - 225 avenue des Aygalades
    Marseille, France (13015)

Dates

  • vendredi 08 juillet 2016

Mots-clés

  • Marseille, art contemporain, public,

Contacts

  • Matthieu Demory
    courriel : matthieu [dot] demory [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Sylvia Girel
    courriel : sylvia [dot] girel [at] univ-amu [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Des artistes dans la cité », Journée d'étude, Calenda, Publié le mardi 05 juillet 2016, http://calenda.org/372659