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État de l'art urbain

The state of urban art - Oxymores III

Oxymores III

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Publié le mardi 11 octobre 2016 par Céline Guilleux

Résumé

Le colloque « État de l’art urbain, Oxymores III » réunira des historiens et critiques d’art, des artistes et des spécialistes du graffiti et du street art qui échangeront sur 50 ans de création urbaine. Le colloque permettra à des artistes confirmés et émergents, français et étrangers, de dialoguer avec des intervenants du milieu universitaire et institutionnel mais aussi de la scène artistique. Il aura une approche aussi bien politique que sociologique, esthétique et juridique. « État de l’art urbain, Oxymores III » prendra une dimension internationale, avec des invités venant d’Europe, d’Amérique du Nord ou d’Afrique du Nord, offrant un panorama international des pratiques de l’art urbain.

Annonce

Colloque sur l’art urbain les 13 et 14 octobre 2016, à la Grande Halle de la Villette à Paris organisé par le ministère de la Culture et de la Communication et l’université Paris Ouest Nanterre La Défense.

Argumentaire

Le colloque État de l’art urbain, Oxymores III réunira des historiens et critiques d’art, des artistes et des spécialistes du graffiti et du street art qui échangeront sur 50 ans de création urbaine. Le colloque permettra à des artistes confirmés et émergents, français et étrangers, de dialoguer avec des intervenants du milieu universitaire et institutionnel mais aussi de la scène artistique. Il aura une approche aussi bien politique que sociologique, esthétique et juridique. État de l’art urbain, Oxymores III prendra une dimension internationale, avec des invités venant d’Europe, d’Amérique du Nord ou d’Afrique du Nord, offrant un panorama international des pratiques de l’art urbain.

Ce colloque sera l’occasion de replacer la pratique du street art dans son contexte historique et d’inscrire cette discipline dans l’histoire de l’art, en abordant plusieurs questions. Qu’est-ce que les historiens de l’art ont à dire de l’art urbain ? Est-ce un sujet d’étude, de recherche, de débat, au moment où le marché de l’art et les institutions lui manifestent un intérêt grandissant ? Que reste-t-il des utopies et de la « pureté originelle » de l’art urbain ? Le colloque interrogera ces pratiques longtemps restées à la marge de la reconnaissance du monde de l’art.

Ces rencontres, ouvertes au public, participent de l’objectif du ministère de la Culture et de la Communication de mieux connaître, valoriser et accompagner la création contemporaine dans l’espace public, comme l’a notamment préconisé le rapport de la Mission nationale pour l’art et la culture dans l’espace public (MNACEP), remis à la ministre le 14 juin dernier. Elles s’inscrivent dans la politique de soutien du ministère de la Culture aux arts urbains, engagé avec la première exposition Oxymores, qui s’est tenue en avril 2015, et avec la commande publique artistique dédiée au street art lancée en 2016, ou hier encore avec l’opération Rendez-vous hip hop mis en œuvre en mai 2016 avec le ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports.

Le colloque est placé sous la direction de Thierry Dufrêne, critique d’art et professeur d’histoire de l’art contemporain à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense et coordonné par la Direction générale de la création artistique du ministère de la Culture et de la Communication.

Inscription

Entrée gratuite sur inscription uniquement (par demi-journée ainsi que pour la soirée de projection) en envoyant un émail à l'adresse : 

communication.dgca@culture.gouv.fr

Programme

9h : Mot d’accueil par Rebecca Bouillou, cheffe de projets adjointe à l'EPPGHV, Établissement Public du Parc et de la Grande Halle de la Villette.

Ouverture par Régine Hatchondo, Directrice générale de la création artistique/ministère de la Culture et de la Communication et Thierry Dufrêne, professeur à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense.

Jeudi 13 octobre : Les scènes urbaines, une histoire de l'art dans la rue

Le premier jour est consacré à l’histoire et à une meilleure inscription de ces manifestations artistiques dans l’histoire de l’art. Seront données à voir et à comprendre les scènes qui ont été actives dans les dernières décennies, les œuvres, les documents choisis par les intervenants.

  • 9h30-11h30 : Avant-propos et présentation des principales scènes urbaines par Hugo Vitrani, commissaire associé au Palais de Tokyo et journaliste, Stéphanie Lemoine, journaliste et enseignante et Christian Omodeo, chercheur et commissaire d’exposition.

Cet avant-propos permettra de présenter l'art urbain dans toute la diversité de ses expressions, mais aussi d’exposer les problématiques et débats qui structurent ce champ créatif.

Intervenants :

  • Jean Faucheur, artiste (Paris)
  • Ilaria Hoppe, chercheuse (Linz)
  • Pedro Soares Neves, graphiste, designer, enseignant (Lisbonne)
  • Magda Danysz, galeriste et critique d’art (Paris)
  • François Chastanet, architecte et graphiste (Bordeaux)
  • RCF1, artiste, (Paris)
  • Valériane Mondot, consultante (Paris)

11h30-13h30 : table-ronde 1 : Boîte à outils / Outils conceptuels

Modérateur : Thierry Dufrêne, professeur à l’université Paris Ouest La Défense

Quels outils pour décrire, analyser, comparer, définir l’art urbain ?

Dans cette séquence, il sera procédé à un décadrage chronologique et thématique pour aller vers une approche plus transversale de la pratique. Comment aborde-t-on, sur un large spectre chronologique, les questions de l’empreinte, de la marque, de la signature, du graffiti de la prolifération des signes ? Des spécialistes s’en entretiennent en confrontant leurs outils et méthodes à l’art urbain.

Intervenants :

  • Jérémie Koering, historien de l’art (Paris)
  • Frédéric Keck, historien de la philosophie et anthropologue (Paris)
  • Rémi Labrusse, historien de l’art (Paris)
  • Ralf Marsault, photographe et anthropologue (Berlin)
  • Lek & Sowat, artistes (Paris)

15h-17h : table-ronde 2 : L’art urbain à l'ère des réseaux numériques

Modérateur : Stéphanie Lemoine, journaliste et enseignante

Entre Street Art, nouveaux médias et Urban Hacking, cette table ronde analyse l’impact de la révolution numérique sur les modes opératoires et l’esthétique des artistes urbains. Elle étudie l’influence de la culture Internet, et tout particulièrement des réseaux sociaux et du « libre », sur un mode d’expression de plus en plus façonné par les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Intervenants :

  • Christophe Genin, professeur de philosophie de l'art et d’études culturelles (Paris)
  • Émile Abinal, producteur et directeur de l’atelier JR (Paris)
  • Lokiss, artiste (La Souterraine)
  • Benjamin Gaulon, artiste (Paris)
  • Katja Glaser, chercheuse (Cologne)

17h-19h : table-ronde 3 : Le droit à la rue/le droit de la rue

Modérateur : Emmanuel Moyne, avocat à la Cour (Paris)

L’illégalité est l’une des caractéristiques de l’art urbain ; revendiquée ou subie, elle en détermine l’esthétique et permet – au moins originellement – de le distinguer d’autres formes de création dans l’espace urbain, dont l’art public et le muralisme. Le caractère souvent délictueux de ces interventions explique que certains artistes (pas seulement issus du graffiti) aient vu leur carrière jalonnée d’arrestations, de sanctions et parfois de procès – alors que leurs œuvres peuvent être protégées – et le sont souvent – au titre du droit d’auteur.

Cette reconnaissance du caractère artistique de la plupart des œuvres créées dans la rue est de nature à brouiller le régime juridique de l’art urbain. En confrontant droit pénal et droit de la propriété intellectuelle, ne risque-t-elle pas de le placer dans une « zone grise » où les qualités esthétiques de l’œuvre et le degré de notoriété et de popularité de son auteur sont susceptibles d’influencer considérablement l’institution judiciaire ? Toutes les interventions urbaines se valent-elles au regard du droit et de la loi ?

Intervenants :

  • Pascale Suissa-Elbaz, cheffe du bureau des affaires juridiques, Direction générale de la création artistique (Paris)
  • Jean-François Jésus, avocat (Paris)
  • Cokney, graffeur et tatoueur (Paris)
  • Fancie SDK, artiste (Paris)
  • Karim Boukercha, graffeur, journaliste et écrivain (Maroc)

21h-22h30 : projection de films

  • Graffiti – À bas les murs du silence – , de Clovis Prévost
  • 1973 NYC, de Pascal Perquis, Marc-Aurèle Vecchione
  • Louvre 99, de ZEVS
  • Mausolée, de Sowat et Lek, Kan
  • Artistik Performances – Eyeone, Rero, Kongo de Cristobal Diaz
  • Omnia, une œuvre urbaine par Robert Proch d’Olivier Landes et Vincent Laborde
  • Projet Ousiriyé de Stéréophonk, Street Art Sans Frontières et HIP HOP évolution
  • Wall Democracy, les arts urbains en temps de crise, d’Indastryt

Vendredi 14 : Face à la rue, et après ? 

Le second jour traite de questions politiques, contextuelles, sociologiques et topologiques (quelle rue, à qui est la rue ?) au regard de la question artistique (ce dont nous héritons, du patrimoine, de l’artisticité des expressions urbaines) et de ce qu’il est possible encore de faire. Il s’interroge aussi sur l’intérêt grandissant pour l’art urbain aujourd’hui (les festivals, le marché, les institutions) : graffitis vandales, graffitis vendus ?

9h30-11h30 : table-ronde 4 : La rue, un enjeu de politiques urbaines

Modérateur : Maud Le Floc’h, urbaniste, directrice du pOlau-pôle des arts urbains

Quelles que soient ses formes d’expressions, l’art urbain peut se lire comme une réaction à l’aménagement du territoire par les experts de l’urbain – élus, urbanistes, aménageurs, promoteurs – et comme l’exercice d’un droit à la ville potentiellement émancipateur. Aussi a-t-il été tenu dès l’origine pour un art subversif, sinon pour une « insurrection par les signes » contre le fonctionnalisme, l’hégémonie publicitaire et la fabrique autoritaire, « verticale », de la ville.

Comment expliquer cette évolution ? Quel effet a-t-elle sur les pratiques et sur l’esthétique urbaine ? Inaugure-t-elle une nouvelle manière d’aborder la commande publique dans un contexte d’évolution des modes de production urbaine ?

Intervenants :

  • Rafael Schacter, anthropologue, chercheur et critique d’art (Londres)
  • David Demougeot, directeur de Bien Urbain (Besançon)
  • Gérard Paquet, président de Planètes Émergences et Inouk Moncorgé, directeur général de la Rocade L2 (Marseille)
  • Élise Herszkowicz, directrice d’Art Azoï (Paris)
  • Roti, artiste (Paris)
  • Isabelle Delamont, conseillère arts plastiques, DRAC Île-de-France (Paris)

11h30-13h30: table-ronde 5 : Faire l’histoire / garder les traces, transmettre la mémoire

Modérateur : Christian Omodeo, chercheur et commissaire d’exposition

Comme tout art transitoire (du happening au Land Art en passant par le tatouage), l’art urbain s’affronte à la question de sa documentation et de sa conservation. Dans son cas, l’archivage des traces est compliqué à la fois par l’illégalité des pratiques, par l’amateurisme des pratiquants et par la relative rareté, jusqu’à une époque récente, des études universitaires, parutions et médias spécialisés sur le sujet.

Sous quelles formes conserver l’art urbain ? Comment se documentent ces pratiques et qui les documente ? Quelles sont leurs archives ? De quelles évolutions l’essor des technologies numériques est-il porteur en matière d’archivage, de documentation, de diffusion ?

Intervenants :

  • Carlo McCormick, critique d’art (New York)
  • Heba Y. Amin, artiste et chercheuse (Le Caire, Berlin)
  • Nicolas Gzeley, journaliste (Paris)
  • Roland May et Alain Colombini, directeur et chimiste du CICRP (Marseille)
  • Claire Calogirou, ethnologue et chercheuse associée au MuCEM (Marseille)

14h30-16h30 : table-ronde 6 : L’école de la rue

Modérateur : Hugo Vitrani, commissaire associé au Palais de Tokyo et journaliste

La rue est inscrite de manière irréversible dans l’histoire de l’art. Certains artistes ont fait leurs armes dans la rue comme d’autres ont fait l’école des Beaux Arts. Certains ont fait les deux simultanément. D’autres se sont inspirés de la rue pour élaborer des œuvres d’atelier qui s’intéressent à l’urbanisme, à la ruine, à l’illégalité, à la marginalité, à la politique… Comment la rue façonne-t-elle l’imaginaire des artistes ? Que reste-t-il de la rue dans les œuvres de ceux qui, venus à la création artistique via leurs interventions urbaines, se sont ensuite affranchis de leur cadre d’intervention originel ? Comment la rue peut-elle se déployer dans l’atelier ? Comment la rue peut-elle devenir atelier ? Pour reprendre la question posée par Daniel Buren, « Comment à force de descendre dans la rue, l’art peut-il enfin y monter ? ».

Intervenants :

  • Olivier Kosta-Théfaine, artiste (Rome)
  • Antwan Horfée, artiste (Paris)
  • Aline Bouvy, artiste (Bruxelles)
  • SKKI©, artiste (Paris)
  • Philippe Baudelocque, artiste (Paris)
  • Patrice Poch, artiste (Rennes)

17 h : Clôture par Jean-François Balaudé, Président de l’Université de Paris Ouest Nanterre La Défense et Pierre Oudart, directeur adjoint de la création artistique, ministère de la Culture et de la Communication.

Lieux

  • Salle Boris Vian - Grande Halle de la Villette, 211 avenue Jean Jaurès
    Paris, France (75019)

Dates

  • jeudi 13 octobre 2016
  • vendredi 14 octobre 2016

Mots-clés

  • art urbain, street art, graffiti, rue, illégalité

Contacts

  • Marie Vicet
    courriel : communication [dot] dgca [at] culture [dot] gouv [dot] fr

Source de l'information

  • Marie Vicet
    courriel : communication [dot] dgca [at] culture [dot] gouv [dot] fr

Pour citer cette annonce

« État de l'art urbain », Colloque, Calenda, Publié le mardi 11 octobre 2016, http://calenda.org/379706