AccueilLa quête du bonheur dans l’entreprise (XIXe-XXIe siècle)

La quête du bonheur dans l’entreprise (XIXe-XXIe siècle)

Pursuing happiness within business enterprise (XIXth-XXIst centuries)

Congrès annuel de l’Association française d’études américaines (AFEA) 2017

Annual conference of the Association française d’études américaines (AFEA) 2017

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Publié le lundi 02 janvier 2017 par Elsa Zotian

Résumé

Nous souhaitons dans cet atelier nous interroger sur la dimension proprement économique du rêve américain, et plus précisément sur le rôle assigné à l’entreprise dans la recherche du bonheur. Dans quels termes les différents acteurs du monde de l’entreprise ont-ils défini cette contribution et comment s’articulent les composantes matérielles, morales, individuelles et collectives du bonheur ?

Annonce

Argumentaire

La recherche du bonheur, fait partie de la mythologie du rêve américain. Nous souhaitons dans cet atelier nous interroger sur sa dimension proprement économique, et plus précisément sur la manière dont les entreprises – petites ou grandes, classiques ou alternatives – prétendent y contribuer.

De la ferme individuelle du paysan jeffersonien jusqu’à General Motors, le système de la « libre entreprise » se définit comme un élément central du modèle capitaliste, au cœur d’un système de valeurs et croyances bien plus à même d’assurer la félicité que l’intervention d’un État considéré avec méfiance. Mais qu’est-ce qui en fait un instrument privilégié du rêve américain ?

Si les entreprises font le bonheur, elles peuvent alors se trouver dotées d’une certaine responsabilité vis-à-vis de ceux qui y travaillent, voire de la société tout entière. Du paternalisme jusqu’à l’émergence de la responsabilité sociale des entreprises, comment les sont-elles supposées remplir cette mission, et qui la leur assigne ? L’indépendance, l’abondance, le profit, l’autonomie, relations sociales épanouissantes, quels sont les éléments du bonheur auquel l’entreprise contribuer ?

En même temps que l’entreprise privée capitaliste naissent ses contestations, les utopies, les propositions d’organisations alternatives. Des Shakers à Edward Bellamy, des populistes aux mouvements communaux ou écologistes des années 1960, comment l’Amérique alternative a t’elle rêvé l’entreprise, et avec quelle vision du bonheur ? Quel rôle les minorités (ethniques, raciales, sexuelles) ont joué dans la définition de ces alternatives ? De manière plus contemporaine, la crise de 2008 a-t-elle été l’occasion d’une redéfinition du cadre des entreprises et de leur rôle dans la quête du bonheur ? L’entreprise alternative est-elle un projet individuel, conforme en cela au mythe de l’entrepreneur génial, ou une idée collective ? Faut-il pour la construire rompre avec l’ordre existant, ou bien l’aménager à la marge ?

Telles sont les différentes pistes que nous souhaitons aborder dans cet atelier.

Conditions de soumission

Cet atelier aura lieu dans le cadre du congrès annuel de l’Association Française d’Etudes Américaines, AFEA, qui se tiendra à l’Université de Strasbourg du 6 au 9 juin 2017.

Un résumé de votre proposition de communication ainsi qu’une courte bio-bibliographie doivent être envoyés au trois organisatrices et responsables scientifiques pour le

15 janvier 2017.

Les propositions retenues seront annoncées au printemps 2017.

Bibliographie indicative

  • Lendol CALDER, Financing the American Dream : a Cultural History of Consumer Credit, Princeton  N.J., Princeton University Press, 1999.
  • Archie B. CARROLL, Kenneth LIPARTITO, James E. POST, Patricia Hogue WERHANE et Kenneth E. GOODPASTER, Corporate Responsibility: the American Experience, Cambridge, Cambridge University Press, 2012.
  • Thomas C. COCHRAN et William MILLER, The Age of Enterprise: a Social History of Industrial America, New York, Macmillan, 1942.
  • Lizabeth COHEN, A Consumers’ Republic : the Politics of Mass Consumption in Postwar America, 1st ed., New York, Knopf, 2003.
  • Ronald CREAGH, Utopies américaines expériences libertaires du XIXe siècle à nos jours, Marseille, Agone, 2009.
  • John Kenneth GALBRAITH, Le Nouvel Etat industriel. Essai sur le système économique américain, Paris, Gallimard, 1968.
  • Kenneth LIPARTITO, « The Utopian Corporation », in Constructing Corporate America. History, Politics, Culture, Oxford, Oxford University Press, 2004, p. 94 119.
  • Gib PRETTYMAN, « Gilded Age Utopias of Incorporation », Utopian Studies, 2001, vol. 12, no 1, p. 19 40.
  • Edward SPANN, Brotherly Tomorrows : Movements for a Cooperative Society in America, 1820-1920, New York, Columbia University Press, 1989.
  • John L. THOMAS, Alternative America: Henry George, Edward Bellamy, Henry Demarest Lloyd, and the adversary tradition, Cambridge, Mass., Belknap Press, 1983.
  • Alan TRACHTENBERG, The Incorporation of America: Culture and Society in the Gilded Age, New York, Hill and Wang, 1982.

Responsables scientifiques

  • Alexia Blin, doctorante au Centre d’Études Nord-Américaines de l’EHESS, alexia.blin@univ-paris3.fr
  • Evelyne Payen-Variéras, Maître de conférences en civilisation américaine, Université Paris 3–Sorbonne nouvelle, evelyne.payen@univ-paris3.fr
  • Ophélie Siméon, Maître de conférences en civilisation britannique, Université Paris 3-Sorbonne nouvelle, ophelie.simeon@univ-paris3.fr

Lieux

  • Strasbourg, France (67)

Dates

  • dimanche 15 janvier 2017

Mots-clés

  • rêve américain, culture d'entreprise, bonheur

Contacts

  • Alexia Blin
    courriel : alexia [dot] blin [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Ophélie Siméon
    courriel : ophelie [dot] simeon [at] sorbonne-nouvelle [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La quête du bonheur dans l’entreprise (XIXe-XXIe siècle) », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 02 janvier 2017, http://calenda.org/382225