AccueilDéprises d’enclaves touristiques et sorties du tourisme

Déprises d’enclaves touristiques et sorties du tourisme

Ways out for tourism and the decline of tourist enclaves

Recomposition des territoires et réappropriations civiles

Recomposed territories and civil reappropriations

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Publié le mardi 15 novembre 2016 par João Fernandes

Résumé

Ce séminaire cherchera à appréhender les « sorties du tourisme », entre crise et recomposition. Il examinera et analysera les causes des sorties du tourisme (causes exogènes, comme les catastrophes naturelles, ou endogènes, comme la crise du système touristique, causes conjoncturelles, comme la crise économique, ou structurelles, comme le changement climatique...) et il dressera un panorama des cas de sorties ou de sorties potentielles du tourisme. Le cas des stations de sports d’hiver est particulièrement étudié en France (Bourdeau, 2007, 2009). Mais des stations de moyenne montagne, des stations littorales ou des lieux de villégiature rurale ou périurbaine sont aussi concernés.

Annonce

Présentation

Dans le cadre de l’appel au projet du PUCA « La mise en tourisme de lieux ordinaires et la déprise d’enclaves touristiques: quelle implication de la société civile ? » a lieu un séminaire consacré aux « Déprises d’enclaves touristiques  et sorties du tourisme : Recomposition des territoires et réappropriations civiles ».

Il comprend 3 journées :

  • Le jeudi 15 décembre 2016 : Sorties du tourisme : recomposition des territoires et réappropriations
  • Le jeudi 2 février 2017 : Réinventer l’ordinaire : les fronts pionniers du tourisme. Lieux, acteurs, imaginaires
  • Le jeudi 16 mars 2017 : Au-delà du tourisme. Partages, expériences, hybridations

Inscription en ligne obligatoire

Langues

Français et Anglais (Traduction simultanée)

Contacts, informations

Maria Gravari-Barbas@univ-paris1.fr

EA EIREST 7337, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Jeudi 16 mars 2017

Au-delà du tourisme. Partages, expériences, hybridations / Beyond tourism. Sharing, experiences, hybridicizations

Argumentaire

Le séminaire « AU-DELÀ DU TOURISME. PARTAGES, EXPÉRIENCES, HYBRIDATIONS » s’inscrit dans un cycle de 3 rencontres de réflexion interdisciplinaire co-organisées par le PUCA et l’EA EIREST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, répondant à l’appel d’offres lancé par le PUCA sur « La mise en tourisme des lieux ordinaire et la déprise d’enclaves touristiques. Quelle implication de la société civile ? ».

Organisé après deux premiers séminaires portant respectivement sur les « SORTIES DU TOURISME : RECOMPOSITION DES TERRITOIRES ET RÉAPPROPRIATIONS » et sur « REINVENTER L’ORDINAIRE : LES FRONTS PIONNIERS DU TOURISME. LIEUX, ACTEURS, IMAGINAIRES », le 3e et dernier séminaire du cycle sur « AU-DELÀ DU TOURISME. PARTAGES, EXPÉRIENCES, HYBRIDATIONS » vise à saisir et à analyser la place du tourisme au sein des sociétés contemporaines.

Le troisième séminaire transversal portera sur le dépassement du paradigme touristique. Il vise à étayer – ou à infirmer – l’hypothèse d’un changement de régime, depuis le milieu des années 1980 et surtout depuis les années 2000, en lien avec l’entrée dans le règne de l’hyper-mobilité et de la société hypermoderne. Il vise à explorer un dépassement de l’ère touristique lié notamment au rôle de la société civile dans la coproduction du produit touristique. Quelles conceptualisations sont adéquates pour rendre compte d’un dépassement du tourisme tel qu’il a émergé dans le cadre des sociétés industrielles occidentales et tel qu’il s’est développé dans le contexte d’une économie fordiste ? L’hypothèse du post-tourisme a été énoncée dès 1985 (Feifer, 1985) puis développée par différents auteurs pour désigner l’hybridation croissante des pratiques touristiques et des pratiques « ordinaires » et la co-production du produit touristique par les touristes. Compte-tenu de l’évolution théorique depuis cette date d’une part, des évolutions touristiques d’autre part, comment présenter aujourd’hui cette hypothèse ? Autrement dit, “What is new about “new” urban tourism?” (Novy, 2011). Si le post-tourisme au sens littéral de « processus de transition et de reconversion résidentielle des stations et régions touristiques » (Bourdeau, 2012, p. 43) sera étudié dans le deuxième séminaire, le troisième sera consacré au post-tourisme au sens large de « tourisme post-moderne, renouvelé par des phénomènes de réinventions et d’hybridations récréatives et géotouristiques qui font la part belle à l’hétérogénéité des nouveaux lieux mis en tourisme (…) et des nouveaux regards, pratiques et liens qui s’y déploient » (ibid.). Les catégorisations alternatives d’après-tourisme, hyper-tourisme, complémentaire du tourisme de masse, tourisme post-fordiste (Urry, 1990) et/ou néo-fordiste (Torres, 2002), alter-tourisme (Corneloup, 2014) … seront également examinées, en lien avec les théories de la société post-moderne ou hypermoderne (Lipovetsky, 2006). P. Bourdeau (2012) propose par exemple une grille de lecture de l’après-tourisme distinguant le post-tourisme de l’hyper-tourisme et du trans-tourisme. Comment ces catégories peuvent-elles rendre compte des évolutions qui se manifestent sur les différents terrains ? Ce séminaire s’interrogera sur les hybridations qui président à un au-delà du tourisme. Comment et par qui sont décloisonnés le quotidien et le touristique ? Quel statut accorder au paradoxe du tourisme des habitants promu par certains acteurs, par exemple le Comité départemental du Tourisme de Seine Saint-Denis (Jacquot, 2015) ? Il analysera les caractéristiques du « nouveau » tourisme. Ce nouveau tourisme se caractérise-il par une quête d’authenticité fantasmée (Maitland, 2010), d’un nouveau backstage (Mac Cannell, 1973), ou par une consommation assumée de spectacles par-delà toute question d’authenticité (Cohen, 2008) (les deux tendances étant évoquées dans la littérature) ? Comment sont décloisonnées touristicité et récréativité ? Quels sont les liens entre le post- ou l’hyper-tourisme et un hyper-patrimoine, également caractérisé par la déhiérarchisation, la désintermédiation et une démarche expérientielle (Gravari-Barbas, 2014) ?

Programme

8h45 Accueil, inscriptions

  • 9h15 : Introduction, Emmanuel Raoul, PUCA

9h25 à 9h45 : Introduction au troisième séminaire PUCA – EA EIREST 7337

  • Maria Gravari-Barbas (EIREST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

9h45 à 11h15 : Première session – Post, hyper, trans... dire le tourisme aujourd’hui

9h45 à 10h00 : Introduction à la première session.

Modérateur : Francesca Cominelli, EIREST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

  • 10h00 à 10h15 : La réinvention des pratiques récréatives, Philippe Bourdeau, université de Grenoble-Alpes
  • 10h15 à 10h30 : Vers un tourisme post-capitaliste ?, Jean-Michel Decroly, DGES – IGEAT, Université Libre de Bruxelles
  • 10h30 à 10h45 : Partages de l’habitation dans les voyages et séjours d’agrément : des expériences au-delà du tourisme ? Alain Girard (maître de conférences à l’UPVD, sociologue) et Bernard Schéou (maître de conférences à l’UPVD, économiste), chercheurs au CRESEM (Centre de recherche sur les sociétés et environnements en Méditerranée, EA 7397).

10h45 à 11h15 : Discussion

11h15-12h45 : Deuxième session – Hybridations

11h15 à 11h30 : Introduction de la deuxième session.

Modérateur : Yannick Hascoët, docteur en Géographie, aménagement et urbanisme

  • 11h30 à 11h45 : De l’hypothèse de l’hybridation à la créolisation, Luc Gwiazdzinski, Université de Grenoble-Alpes
  • 11h45 à 12h: Hybridations touristiques et renouvellement urbain ; un point de vue d’Asie du Sud-est, Frederic Bouchon, Taylor’s University, Malaisie
  • 12h à 12h15 : Le Paris Noir : hybridations des pratiques touristiques et militantes, Linda Boukhris, Chercheure post-doctorante, EA EIREST, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne

12h15 à 12h45 : Discussion

12h45 à 14h00 : Repas Libre

14h00-15h00 Nouvelles approches du tourisme  urbain. Les exemples de Nantes et Copenhague

  • 14h à 14h20 : Aurélie Peneau - Directrice de développement touristique à Nantes
  • 14h20 à 14h40: Signe Jungersted, Director of Development, Copenhagen

14h40 – 15h00 : Discussion

15h00- 16h30 : Troisième session – Croisement de pratiques entre tourisme, culture, loisir et expériences urbaines

15h00 à 15h15 : Introduction de la troisième session

Modérateur : Edith Fagnoni, Université Paris-Sorbonne, EIREST

15h15 à 15h30 : Le paradoxe de la forêt de Fontainebleau. Rémi Salaün, Doctorant en géographie Paris1 Panthéon-Sorbonne – EA7337-EIREST

15h30 à 15h45: Promenading the Public: Re(visiting) Athens’s Historical Centre, Dimitra Kanellopoulou, Architecte, IREST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

15h45 à 16h00 : Limites des lieux. La dialectique extraordinaire/ordinaire des métropoles touristiques. Léopold Lucas, PhD, University College of London, Visiting Research Fellow

16h00 à 16h30 : Discussion

16h30 à 18h00 : Quatrième session – Pratiques et acteurs du tourisme. Recompositions et mutations

16h30 à 16h45 : Introduction de la quatrième session

Modérateur 

16h45 à 17h00 : L’expérience naturiste au sein du premier village naturiste français et européen : entre tourisme et mode de vie, Julie Mafredini, historienne chercheure associée à l’EIREST

17h à 17h15 : S’installer dans les marges paradisiaques d’une mégalopole. Migrations européennes, espaces récréatifs et sites touristiques des îles de Ngor et de Gorée (Dakar, Sénégal), Hélène Quashie, IMAF, EHESS

17h15 à 17h30 : Le rôle des acteurs locaux dans la trajectoire d’hybridation de la zone touristique Nabeul-Hammamet dans son contexte territorial, Mohamed Hellal, Université de Carthage

17h30 à17h45 : Discussion

17h45: Clôture du séminaire

18H 00: Cocktail        

Jeudi 2 février 2017

Réinventer l’ordinaire : les fronts pionniers du tourisme. Lieux, acteurs, imaginaires / Reinventing the ordinary: the frontiers of tourism. places, players, tourism imaginaries

Argumentaire

Le séminaire « Réinventer l’ordinaire : les fronts pionniers du tourisme. Lieux, acteurs, imaginaires » s’inscrit dans un cycle de 3 rencontres de réflexion interdisciplinaire co-organisées par le PUCA et l’EA EIREST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Organisé après un premier séminaire qui a eu lieu le 15 décembre au PUCA, portant sur les « Sorties du tourisme : recomposition des territoires et réappropriations » le séminaire « Réinventer l’ordinaire » vise à cartographier et à analyser le front pionnier de l’invention touristique contemporaine.

Il sera suivi, le 16 mars 2017, par le 3e et dernier séminaire du cycle qui portera sur l’« Au-delà du tourisme. Partages, expériences, hybridations ». L’ensemble des 3 séminaires répondent à l’appel d’offres lancé par le PUCA sur « La mise en tourisme des lieux ordinaire et la déprise d’enclaves touristiques. Quelle implication de la société civile ? » .

La problématique du séminaire « Réinventer l’ordinaire » applique au champ des études touristiques le questionnement de l’ordinaire dont se sont saisies, dans la lignée des travaux d’Henri Lefebvre (1947), de Michel de Certeau (1980) ou des écrits de Georges Perec (1989), les sciences sociales (Marie, Dujardin, Balme, 2002) [la géographie (Berger, Pousin, 2008), en particulier urbaine (Robinson, 2006 ; Halbert, 2010 ; Paquot, 2010), l’histoire (Farge, 1994 ; Artières, 2014), en particulier urbaine (Clémençon, 1999, 2015 ; Montel, Backouche, 2007), l’anthropologie (Fabvre, 1993 ; Chauvier, 2011), la sociologie (Maffesoli, 2011), les arts plastiques (Leclercq, 2013), les études du patrimoine (Bromberger, 1999 ; Isnart, 2012 ; Geppert, Lorenzi, 2013 ; Letissier, 2014), ou la conservation de la nature (Godet, 2010)] depuis les années 1990 et surtout 2000 pour dépasser les hiérarchisations traditionnelles.

Les propositions du séminaire « Réinventer l’ordinaire »  s’inscrivent dans les thématiques suivantes :

  • La diffusion des phénomènes touristiques dans les franges des destinations touristiques, notamment métropolitaines
  • La valorisation touristique de « l’ordinaire »
  • L’inversion touristique du stigmate territorial.

Plusieurs questionnements sont identifiés, en rapport avec :

Les acteurs

Qui met en tourisme l’ordinaire ? Quels sont les acteurs, touristiques et non touristiques, publics, privés et associatifs, militants et non militants, de la mise en tourisme de l’ordinaire ? Quel est le rôle de la société civile dans ces évolutions? Quelles sont les causes (économiques, territoriales, culturelles, sociales, parfois militantes), qui portent la mise en tourisme de l’ordinaire ? Qui (repeaters, catégories sociales moyennes et supérieures…) fréquente touristiquement l’ordinaire, comment et pourquoi/pour quoi (militantisme, stratégie de distinction sociale…) ?

Les pratiques

Quelles mobilités, parfois alternatives et/ou elles-mêmes « ordinaires » (vélo, marche) président à la mise en tourisme de lieux ordinaires ? Quelles sont les relations et les tensions entre la quête de distinction sociale et le militantisme qui peuvent présider à la pratique de nouveaux lieux touristiques ?

Les territoires

A quel travail sur l’imaginaire territorial est liée l’invention de nouveaux territoires touristiques ? L’invention touristique de lieux « ordinaires » accompagne-t-elle ou précède-t-elle leur mise en patrimoine (matériel et/ou immatériel) ? Dans quelle mesure la mise en tourisme de lieux « ordinaires » peut-elle être porteuse d’égalité des territoires, de justice spatiale ?

Comment la métropolisation produit-elle de nouveaux lieux touristiques ? Dans les métropoles touristiques se manifestent, dans le cadre d’une concurrence touristique mondialisée accrue, une tendance au polycentrisme touristique, l’émergence de nouvelles pratiques et de nouveaux quartiers touristiques, un essor du « post-tourisme ». Ces nouveaux quartiers touristiques sont souvent d’anciens quartiers populaires et/ou d’immigration, en cours de gentrification. Comment évolue, dans les métropoles (post-)touristiques paradigmatiques que constituent Paris (Gravari-Barbas, Fagnoni 2013), Londres, Berlin et New York, le front pionnier de l’invention touristique contemporaine ? Comment évolue-t-il dans d’autres villes touristiques ? Que change la mise en tourisme aux territoires ordinaires ? Quelles sont les fonctions de la mise en tourisme des territoires ordinaires ? Dans quelle mesure le scénario de régénération par le tourisme fonctionne-t-il ? Dans quelle mesure la mise en tourisme (s’) accompagne-t-elle (d’)une gentrification ?

Le séminaire vise à contribuer dans la compréhension du paradoxe de la mise en tourisme de lieux ordinaires – peut-on identifier un moment de lieu (équipe MIT, 2005) post/hyper-touristique ? – et une interrogation des discours l’accompagnant et la justifiant : Quelles catégorisations – [tourisme hors des sentiers battus (Maitland, Newmann, 2009 ; Gravari-Barbas, Delaplace, 2016 ; Delaplace, Gravari-Barbas a,b), tourisme alternatif (Williams, 2004), tourisme participatif (Sallet-Lavorel, 2003), tourisme de banlieue (Jacquot, Gravari-Barbas, Fagnoni, 2013)…] président à cette nouvelle étape d’invention touristique ? Qui produit ces catégorisations ? Que révèlent ces catégorisations ? Le séminaire souhaite saisir la dynamique des phénomènes observés :

Quels obstacles et quelles résistances rencontre la progression du front pionnier de l’invention touristique contemporaine ? Quelles sont les étapes de la mise en tourisme de l’ordinaire ?

Le séminaire sera sensible aux réflexions prospectives : Quels changements de valeurs et d’imaginaire territorial président à cette nouvelle invention touristique ? L’invention touristique de lieux « ordinaires » débouche-t-elle nécessairement sur une insertion dans le système touristique marchand ? A quel moment opère cette insertion ? Comment concilier des initiatives portées par des acteurs issus de la “société civile” avec les projets de développement et d’aménagement touristique portés par les collectivités ? Quelles formes d’équilibre peuvent être trouvées entre le secteur touristique marchand “traditionnel” et les initiatives qui prennent appui sur les nouvelles technologies de communication notamment ? La mise en tourisme de lieux « ordinaires » est-elle vouée à rester une « niche » touristique ou est-elle susceptible de devenir le « genre commun » du tourisme ?

Programme

8h45 Accueil, inscriptions

  • 9h15 : Introduction, Emmanuel Raoul, PUCA

9h25 à 9h45 : Introduction au deuxième séminaire PUCA – EA EIREST 7337

  • Maria GRAVARI-BARBAS (EIREST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne)

9h45 à 11h15 : Première session – Mettre en tourisme l’ordinaire métropolitain. Acteurs, lieux, approches

9h45 à 10h00 : Introduction à la première session

Modérateur : Alain CHENEVEZ, Université de Bourgogne

  • 10h00 à 10h15 : Tourisme des limites et limites touristiques dans les quartiers nord de Marseille. Hôtel du Nord et la consécration des cités d'habitat social, Yannick HASCOËT, docteur en Géographie, aménagement et urbanisme et Isabelle LEFORT, professeure de géographie à l’Université Lyon 2 
  • 10h15 à 10h30 : De l’urbex au tourisme : les friches urbaines, de nouveaux espaces touristiques ?, Aude Le GALLOU, doctorante contractuelle, EIREST EA 7337
  • 10h30 à 10h45 : L'invention de la ville ordinaire comme espace patrimonial et touristique : pluralité des discours et désajustements des regards à Cergy Pontoise, Elizabeth Auclair, Anne HERTZOG, Maîtres de conférences en Géographie, Marie-Laure POULOT, Docteure en Géographie, ATER, Université de Cergy-Pontoise, Laboratoire MRTE.

10h45 à 11h15 : Discussion

11h15-12h45 : Deuxième session – La place des habitants dans la mise en tourisme des périphéries métropolitaines

11h15 à 11h30 : Introduction de la deuxième session

Modérateur : Anne HERTZOG, Université de Cergy Pontoise

  • 11h30 à 11h45: Looking for the sea: tourism as community experience in the historic suburb of Barriera di Milano (Turin, Italy), Sandra GIANNINI, Architecte, Politecnico di Torino & Mariachiara GUERRA, architecte, Opérateur culturel freelance, Docteure en Histoire et valorisation architecturale, Politecnico di Torino
  • 11h45 à 12h00 : La mise en tourisme de l’ordinaire à travers « le Paris des Parisiens ». La place des habitants dans l’expérience touristique, Marine LOISY, doctorante en anthropologie sociale et culturelle à l’Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain (équipe LAHIC) de l’EHESS
  • 12h00 à 12h15 : Athènes, sa crise et ses alternatives touristiques. La mobilisation civile et citoyenne par le tourisme, Hécate VERGOPOULOS, maître de conférences au CELSA - Université Paris-Sorbonne et chercheuse au GRIPIC

12h15 à 12h45 : Discussion

12h45 à 14h00 : Repas (Buffet)

14h00- 15h30 : Troisième session – Les nouveaux territoires touristiques. Trajectoires et acteurs

14h00 à 14h15 : Introduction de la troisième session

Modérateur : Cécile RENARD-DELAUTRE, EIREST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

  • 14h15 à 14h30 : Trajectoire d’une station touristique littorale émergente : tensions et paradoxes d’une mise en tourisme, entre développement du balnéaire et valorisation de l’« ordinaire » urbain et industriel, Emeline HATT, Maître de conférences à l’Université d’Aix-Marseille.
  • 14h30 à 14h45 : Mettre en tourisme l’ordinaire : quand les lieux de commerce deviennent des lieux touristiques., Sophie CHEVALIER, anthropologue, professeur des universités à l’Université de Picardie Jules Verne & Emmanuelle LALLEMENT, ethnologue, maître de conférences habilitée à diriger des recherches et conservateur du patrimoine, détachée au Ministère de la Culture et de la Communication
  • 14h45 à 15h00: Revisiting the Berlin destination, Johannes NOVY, Lecturer in spatial Planning

15h00 à 15h30 : Discussion

15h30 à 17h00 : Quatrième session – Ré-enchanter l’ordinaire, renverser les stigmates, positiver les dangers. La mise en tourisme des lieux « hors des sentiers battus »

15h30 à 15h45 : Introduction de la quatrième session

Modérateur : Aurélie Condevaux, IREST, EIREST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

  • 15h45 à 16h00: Good Bye Hồ Chí Minh ! La valorisation récréative du quotidien socialiste en contexte métropolitain vietnamien, Emmanuelle PEYVEL (Maître de conférences en géographie, UBO, EA Géoarchitecture 2219)
  • 16h00 à 16h15 : Le ‘tourisme de transformation’ et la promotion du ‘miracle de Medellin’, Patrick NAEF, Doctorat en géographie de l’Université de Genève
  • 16h15 à 16h30: Post-socialism and the tourism of the "ordinary": the case of New Belgrade, Sanja IGUMAN, Intercultural Studies and International Cooperation, University of Bergamo & Milos NICIC, Faculty of Political Sciences – Belgrade

16h30 à17h00 : Discussion

17h00 à 17h30 : Conclusions et perspectives

EIREST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Annonce du troisième séminaire (16 Mars 2017)

17H30 : Cocktail

15 décembre 2016

Sorties du tourisme : recomposition des territoires et réappropriations

Argumentaire

Tandis que certains lieux hérités du tourisme de masse entrent en crise ou bien se transforment jusqu’à « sortir » du tourisme en se rapprochant des lieux « ordinaires », une nouvelle étape d’invention touristique se manifeste, changeant le regard sur les pratiques dans des lieux considérés comme « ordinaires ». Ainsi, des stations se transforment en villes (Stock, Lucas, 2012), tandis que des banlieues populaires s’affirment comme des destinations touristiques émergentes (Gravari-Barbas, Fagnoni, 2013). Ce chassé-croisé entre lieux touristiques et lieux « ordinaires » interpelle tant les acteurs locaux que les scientifiques. Les recompositions en cours de certaines stations anciennement constituées attirent l’attention sur la question, longtemps marginale dans l’historiographie (Knafou, 1996), des « sorties de tourisme ».

Ce séminaire cherchera à appréhender les « sorties du tourisme », entre crise et recomposition. Il examinera et analysera les causes des sorties du tourisme (causes exogènes, comme les catastrophes naturelles, ou endogènes, comme la crise du système touristique, causes conjoncturelles, comme la crise économique, ou structurelles, comme le changement climatique...) et il dressera un panorama des cas de sorties ou de sorties potentielles du tourisme. Le cas des stations de sports d’hiver est particulièrement étudié en France (Bourdeau, 2007, 2009). Mais des stations de moyenne montagne, des stations littorales ou des lieux de villégiature rurale ou périurbaine sont aussi concernés.

Différents types de trajectoires de sorties (rarement totales) du tourisme, non exclusifs, ont d’ores et déjà été identifiés, entre sorties « par le haut » et « par le bas » (Knafou, 1996), entre « l’abîme » et « la métamorphose » (Clivaz, Nahrath, Stock, 2011; Darbellay, Clivaz, Nahrath, Stock, 2011), et théorisés à l’aune du concept de « capital touristique » (Darbellay et alii, 2011). Signalons notamment :

  • un scénario de diversification fonctionnelle, amenant progressivement de la station touristique vers la ville plurifonctionnelle (Stock, 2001 ; Sauthier, 2011)
  • et/ou un scénario résidentiel  (Viard, 2000 et 2006 ; Rieucau, 2000 ; Violier, 2002)
  • un scenario de passage du touristique vers le ludique,
  • un scénario de déclin (Darbellay et alii, 2011)
  • un scénario, plus rare, de friche touristique (Rostock, Zadnicek, 1992 ; Löfgren, 1999 ; Bachimon, 2013).

Plusieurs évolutions sociales complexifient ces trajectoires. L’hybridation des styles de vie ou les dynamiques locales, réinventent constamment la donne territoriale, bouleversent les évolutions annoncées ou renversent des tendances esquissées. Les « sorties du tourisme » ne sont parfois qu’une étape dans la trajectoire des lieux.

Rendre compte, analyser et expliquer  des phénomènes de déclin touristique est toutefois un défi important pour la recherche et un enjeu pour les lieux concernés. Ceux-ci sont-ils imputables à un manque d’investissement et de renouvellement des infrastructures ou produits ? Sont-ils au contraire anticipés et souhaités ? Et quel est le coût (social, économique, culturel) des sorties du tourisme voulues ou non, anticipées ou pas ?

Plus largement, il importe de resituer les « sorties » du tourisme dans les cadres généraux de la nouvelle étape de mondialisation du tourisme (Duhamel, Kadri, 2011 ; Sacareau, Taunay, Peyvel, 2015), de la métropolisation (comme l’illustre par exemple l’insertion de Brighton dans l’aire métropolitaine londonienne), de la géographie des risques ou du changement climatique (Bourdeau, 2009).

Le séminaire analysera aussi les politiques (résistance, spécialisation, stratégies de reconversion…) adoptées par les acteurs locaux dans des contextes de sorties du tourisme, et la façon dont la société civile se réapproprie les lieux qui ne sont plus touristiques. Il mettra en évidence les logiques à l’œuvre dans les « spirales post-touristiques » (Girard, 2013). Il questionnera l’identification de la sortie du tourisme à la crise et se demandera en quoi l’ancienne activité touristique peut constituer une base pour une trajectoire territoriale post-touristique, et quels réemplois proposer pour d’anciens sites touristiques. Il recherchera également les concepts qui peuvent rendre compte de situations de sorties de tourisme, comme celui de « méta-stations » (Vlès, 2014).

Programme

8h45 Accueil, inscriptions

9h15 : Introduction, Emmanuel Raoul, PUCA

9h25 à 9h45: Problématique du cycle des séminaires et introduction au premier séminaire, Maria GRAVARI-BARBAS (EIREST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Géraldine DJAMENT-TRAN (EIREST, Université de Strasbourg) 

9h45 à 11h15 : Première session : Deprises touristiques. Strategies de territoires/ Tourism deprise and local strategies

9h45 à 10h00 : Introduction de la première session.

Modératrice : Edith FAGNONI, EIREST Université Paris IV Sorbonne

  • 10h00 à 10h15: La friche touristique un temps "froid" ouvrant les possibles de la recomposition territoriale, Philippe Bachimon, Géographe, Professeur à l’Université d’Avignon
  • 10h15 à 10h30: L’apparition de friches touristiques peut-elle servir d’indicateur de l’avènement d’un « post-tourisme » en montagne ? Vincent VLES, Urbaniste, Professeur à l’Université Toulouse Jean-Jaurès
  • 10h30 à 10h45: The beach resort without its beach: climate change and the end of tourism? Peter BURNS, Professor of Tourism and International Development, and Director of the Institute for Tourism Research, University of Bedfordshire, UK

10h45 à 11h15: Discussion

11h15-12h45 : Deuxième session : « Sorties » du tourisme. Hybridations et trajectoires des lieux/ « exits » from tourism. Hybridizations and trajectories of places

11h15 à 11h30:Introduction de la deuxième session.

Modératrice : Francesca Cominelli, EIREST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

  • 11h30 à 11h45: les territoires à l’épreuve des résidences secondaires et résidences de tourisme, Patrick EVENO, Consultant pour des questions tourisme à l’Assemblée Nationale
  • 11h45 à 12h00: Retour aux sources ? Du thermalisme mondain à la recomposition territoriale, Michel Thomas-Penette, ancien directeur de l’Institut européen des itinéraires culturels, Délégué Général du Réseau des Villes Thermales Historiques (EHTTA), responsable de l’un des itinéraires culturels européens certifiés.
  • 12h00 à 12h15: Stratégies de relance après la déprise touristique en Guadeloupe et Martinique, Robert Spizzichino, Ingénieur Urbaniste

12h15 à 12h45 : Discussion

12h45 à 14h00: Repas (Buffet)

14h00- 15h30 : Troisième session : Strategies de reprise. Du tourisme a la plurifonctionnalite/strategies of redevelopment. From tourism to plurifunctionality

14h00 à 14h15:Introduction de la troisième session.

Modératrice : Aurélie Condevaux, EIREST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

  • 14h15 à 14h30 : Agadir : de la station balnéaire à la ville plurifonctionnelle. Hind BOUZARHAR, Doctorante à l’EA EIREST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • 14h30 à 14h45: Le vieillissement de l’immobilier touristique, signe de la fin d’un modèle d’aménagement? Myriam Casamayor-Mongay, doctorante en CIFRE, GIP Littoral Aquitain
  • 14h45 à 15h00 : Après le Tourisme, c’est encore le Tourisme … LE TOUQUET / ZAC Quentovic en cours de réalisation. Pierre Diener, Architecte, Président de l’agence DGA

15h00 à 15h30 : Discussion

15h30 à  17h00: Quatrième session : La vie apres le tourisme / life beyond tourism

15h30 à 15h45: Introduction de la quatrième session.

Modérateur: Sébastien Jacquot, EIREST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

  • 15h45 à 16h00: Battling stereotypes of terror and wars: Media strategies for attracting tourism to the Middle East, Eli Avraham, Department of Communication, University of Haifa, Israel eavraham@com.haifa.ac.il
  • 16h00 à 16h15: Exiting Tourism? Creativity and Event Mobilities, Kevin Hannam, Geographer, Professor at Edinburgh Napier University
  • 16h15 à 16h30: Entre monoactivité et pluriactivité : lecture dynamique de la place du tourisme dans les lieux, Philippe Duhamel et Philippe Violier, Angers, Géographes, Professeurs à l’Université d’Angers

16h30 à17h00: Discussion

17h00 à 17h30: Conclusions et perspectives, Maria GRAVARI-BARBAS (EIREST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Géraldine DJAMENT-TRAN (EIREST, Université de Strasbourg)

Annonce du deuxième séminaire

17H30: Cocktail

Lieux

  • Ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer/Ministère du logement et de l’habitat durable - Tour Sequoia, Tour Esplanade, 1 Place Carpeaux
    La Defense, France (92)

Dates

  • jeudi 15 décembre 2016
  • jeudi 02 février 2017
  • jeudi 16 mars 2017

Mots-clés

  • tourisme, territoire, réappropriation civile

Contacts

  • Maria Gravari-Barbas
    courriel : maria [dot] gravari-barbas [at] univ-paris1 [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Bénédicte Bercovici
    courriel : benedicte [dot] bercovici [at] developpement-durable [dot] gouv [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Déprises d’enclaves touristiques et sorties du tourisme », Colloque, Calenda, Publié le mardi 15 novembre 2016, http://calenda.org/382774