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Le phénomène religieux : croire, sauver, accomplir

The religious phenomenon - believing, saving and accomplishing

Premières journées des doctorants

Doctoral study days

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Publié le jeudi 03 novembre 2016 par João Fernandes

Résumé

Le terrain sur lequel se déploie le phénomène religieux est sillonné par des courants de pensée très diversifiés voire contradictoires. S’y croisent des conceptions et pratiques extrémistes, des approches spirituelles et spiritualistes socialement institutionnalisées ainsi que des positions agnostiques et athées. Comment définir le phénomène religieux aujourd’hui ? Quelles sont les conditions de possibilité de  son émergence ? Comment les sciences humaines et sociales l’envisagent-elles ? Qu’apportent-elles de neuf pour mieux l’appréhender? Quelles lectures font-elles de la réalité et des diverses expressions du religieux ? Où se situent les sciences religieuses dans ce débat ? Les sciences de l’éducation, ne sont-elles pas elles-mêmes directement impliquées ? N’est-il pas illusoire de considérer les sciences générales (mathématiques, physique et chimie) et les sciences médicales  comme situées en dehors de ce phénomène ?

Annonce

Présentation

L’école doctorale « Sciences de l’homme et de la société » invite les doctorants de toutes les disciplines à participer en tant qu’intervenant aux Premières journées doctorales qui auront lieu les 15 et 16 décembre 2016 de 17h à 20h à l’Université Saint-Joseph sur le thème : Le phénomene religieux : croire, sauver, accomplir

Modérés par le Pr Philippe Capelle-Dumont,

Professeur à l'Université de Strasbourg, Chercheur associé à l'Université Paris-Sorbonne, Président de la Société francophone de philosophie de la religion, Président de la Chaire de métaphysique Etienne-Gilson (Institut catholique de Paris).

Argumentaire

La thématique du phénomène religieux est large et complexe. Deux journées d’études  sont organisées à l’intention des doctorants pour tenter d’en circonscrire le champ selon la compétence de chacun et son domaine de recherche.

Le trait distinctif de ces journées ne consiste pas à dérouler des exposés à la manière des prestations  magistrales. Il s’agit de promouvoir un forum interactif de discussion et d’analyse entre doctorants venus de différentes universités et affiliés à différentes disciplines autour d’une thématique dont l’actualité est brûlante à l’échelon du monde entier. La participation des professeurs est significative mais l’événement concerne en premier lieu les doctorants chercheurs.

Le terrain sur lequel se déploie le phénomène religieux est sillonné par des courants de pensée très diversifiés voire contradictoires. S’y croisent des conceptions et pratiques extrémistes, des approches spirituelles et spiritualistes socialement institutionnalisées ainsi que des positions agnostiques et athées.

Le cadre de réflexion dans lequel s’inscrivent les interventions est le suivant :

Comment définir le phénomène religieux aujourd’hui ? Quelles sont les conditions de possibilité de  son émergence ? Comment les sciences humaines et sociales l’envisagent-elles ? Qu’apportent-elles de neuf pour mieux l’appréhender? Quelles lectures font-elles de la réalité et des diverses expressions du religieux ? Où se situent les sciences religieuses dans ce débat ? Les sciences de l’éducation, ne sont-elles pas elles-mêmes directement impliquées ? N’est-il pas illusoire de considérer les sciences générales (mathématiques, physique et chimie) et les sciences médicales  comme situées en dehors de ce phénomène ?

Axes thématiques

Trois axes de réflexion sont proposés :

Le premier axe porte sur le « croire » comme « concept » et comme « phénomène ». S’y trouvent explicitées les questions suivantes : comment concevoir d’une façon eidétique ces deux composantes du « croire » ? Le « croire » est-il un ou multiple ? Est-il légitime d’identifier  le « croire » comme « phénomène » au phénomène religieux ? Quelles sont les limites d’une telle identification ?  Le concept de « croire » implique-t-il toujours ipso facto le concept de « foi » ? Est-il possible d’envisager une « mystique » en dehors de tout « croire » religieux ? Comment une « éthique » peut-elle se déployer entre un « croire » religieux et un « croire » non-religieux ?

Le second axe concerne la thématique de la salvation d’autrui. Le cadre conceptuel implique les questions suivantes : comment définir le concept de « messianité » ? Qu’est-ce que l’ « être-Messie » ? En quoi consiste le « devenir-Messie » ? Quelle est la différence entre messianité et messianisme ?  Quelles sont les conditions de possibilité de l’émergence d’un messianisme sans Messie ? Dans quelles mesures l’éthique messianique est-elle source du phénomène religieux ? Quel type de  messianité pour quel type de salut ? La messianité réussit-elle toujours à réaliser ce vers quoi elle tend, à savoir sauver autrui ? En d’autres termes, quel est ce mouvement adverse qui contrarie la messianité ?  L’espérance, comme concept, n’est-elle pas le dernier rempart contre le renoncement  à mener jusqu’au bout toute entreprise de salvation qui est par principe jalonnée d’embuscades et d’échecs ?

Le troisième axe traite de l’« agir » religieux en tant qu’ « accomplissement » de soi, le la communauté,  de l’histoire,  de la paix,  de la création… aujourd’hui. Les questions que cet axe implique peuvent être formulées comme suit : le phénomène religieux est-il  nécessairement lié au terrorisme ? Peut-on considérer aujourd’hui l’offensive menée à l’échelle planétaire par le fondamentalisme islamique et l’intégrisme musulman comme l’expression d’un « agir » religieux ? De quel « accomplissement » relève-t-il ? N’existe-t-il pas un autre « agir » religieux, un mode d’accomplissement du religieux qui contrarie voire combatte les dérives dévastatrices des mouvances djihadistes et salafistes contemporaines ? Dans quelles mesures et par quels moyens un « agir » non-religieux peut-il s’allier à un « agir » religieux dans l’intention d’éradiquer les tendances qui massacrent de facto au nom de Dieu et de l’Islam ?

Modalités pratiques d'envoi des propositions

Chaque exposé dure 20 minutes et sera suivi d’un débat. Toute demande d’intervention, accompagnée d’un texte de 10 lignes qui motive et précise l’objet de l’exposé, doit être envoyée à l’adresse suivante : marguerite.elasmar@usj.edu.lb  ou  bassam.mkhallalati@net.usj.edu.lb.

Le comité scientifique vous communiquera avant le 20 novembre le programme et les exposés retenus.

Comité scientifique

Le comité scientifique est composé de :

  • Pr Jarjoura Hardane
  • Pr Philippe Capelle-Dumont
  • Mme Marguerite el Asmar Bou Aoun
  • M. Bassam Mkhallalati

et des spécialistes des disciplines concernées.

Catégories

Lieux

  • Campus des sciences humaines, Université Saint-Joseph, Salle Zaarour, 6e étage, bâtiment A - rue de Damas
    Beyrouth, Liban

Dates

  • samedi 19 novembre 2016

Fichiers attachés

Mots-clés

  • religion, religieux, coire, foi, terrorisme, extrémisme, messianisme, Dieu, phénomène, Moyen-Orient, monde, islam, christianisme, judaïsme, accomplissement, agir

Contacts

  • Marguerite El Asmar
    courriel : marguerite [dot] elasmar [at] usj [dot] edu [dot] lb

Source de l'information

  • Marguerite El Asmar Bou Aoun
    courriel : marguerite [dot] elasmar [at] usj [dot] edu [dot] lb

Pour citer cette annonce

« Le phénomène religieux : croire, sauver, accomplir », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 03 novembre 2016, http://calenda.org/382936