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Penser l’émancipation 2017

Thinking emancipation 2017

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Publié le lundi 21 novembre 2016 par Elsa Zotian

Résumé

Pour être à la hauteur du défi révolutionnaire aujourd'hui, des rébellions vaincues, des révoltes écrasées, des défaites les plus amères, la théorie doit pouvoir se hisser à son plus haut niveau et mener « la critique impitoyable de tout ce qui existe » (Marx). C'est pourquoi le réseau Penser l'émancipation sollicite des contributions sur l'ensemble des questions qui travaillent la pensée engagée dans la transformation de l'ordre existant.

Annonce

Argumentaire

Le réseau international « Penser l'émancipation » prévoit une nouvelle édition en automne 2017 à l’Université Paris 8. Ce réseau, qui regroupe chercheurs et chercheuses, militants et militantes, s'inscrit dans le long héritage de la politique d'émancipation, de la critique de la modernité, de l'anticapitalisme et de la transformation de l'ordre existant. Il propose un espace pluraliste, ouvrant à chacun et chacune la possibilité d'émettre des hypothèses théoriques, de les éprouver au contact des pratiques politiques, de soumettre les résultats d'une enquête (militante ou académique), pour affronter les problèmes du présent. La pratique émancipatrice a besoin de moments, de lieux, pour réfléchir sur elle-même, sur son sens et sa portée, à l'abri du rythme effréné des séquences politiques, des clivages entre traditions idéologiques ou des exigences du travail universitaire.

Ce besoin se fait particulièrement sentir en cette année 2017, qui marque l'anniversaire de l'un des événements majeurs de la politique d'émancipation. Il y a un siècle, les exploités de l'Empire russe ont en quelques jours changé la face du monde, renversé un État ; ils et elles ont demandé le pouvoir dans les usines, que l'on partage les terres, que cesse la boucherie impérialiste de 14-18. Les subalternes ont tenté l'inouï, tenté de s'approprier leur monde, d'interrompre le cours inéluctable de la modernisation capitaliste, de révolutionner la culture, les rapports de genre, de briser l’oppression nationale et le joug colonial. Les révolutions sont des phases d'accélération historique, mais aussi des séquences où tout ce qui semblait naturel, allant de soi ou inévitable, peut être changé, infléchi, au bénéfice des opprimés. En d'autres termes, les révolutions sont par excellence des moments de totalisation, des séquences où l'action collective peut espérer atteindre et bouleverser l'ensemble de la vie sociale, culturelle et politique d'un pays, d'une région, et même du monde.

Pour être à la hauteur du défi révolutionnaire aujourd'hui, des rébellions vaincues, des révoltes écrasées, des défaites les plus amères, la théorie doit pouvoir se hisser à son plus haut niveau et mener « la critique impitoyable de tout ce qui existe » (Marx). C'est pourquoi le réseau Penser l'émancipation sollicite des contributions sur l'ensemble des questions qui travaillent la pensée engagée dans la transformation de l'ordre existant.

Conditions de soumission

Nous invitons militants et militantes, chercheurs et chercheuses, à soumettre des propositions de communications (un résumé de 3000 signes) sur l'un des thèmes suivants, ou tout autre ayant trait à la théorie sociale et à la pensée émancipatrice, penserlemancipation2017@gmail.com

avant le 15 mars 2017 au plus tard

Le colloque aura lieu du 13 au 16 septembre 2017 à l'université Paris 8.

Thèmes proposées

  • Droit, oppression, émancipation ;
  • Pouvoir politique, stratégie, organisation ;
  • Écosocialisme, anthropocène, capitalisme fossile ;
  • Féminisme, travail reproductif, intersectionnalité ;
  • Théorie queer et révolution sexuelle ;
  • Gramsci, hégémonie, philosophie de la praxis ;
  • Relations internationales, développement inégal et combiné ;
  • Racialisation et capitalisme postcolonial ;
  • Histoires du mouvement ouvrier et révolutionnaire ;
  • Précariat, travail immatériel, nouveaux salariats ;
  • Syndicalisme, grève générale, contrôle ouvrier ;
  • Autonomie, opéraïsme et nouvelles radicalités ;
  • Monnaie, marchandises, forme-valeur ;
  • Théologie et critique de la modernité ;
  • Colonialité du pouvoir et décolonialité ;
  • Marxisme culturel et structures de sensibilité ;
  • Impérialisme, guerres et libération nationale ;
  • Cinéma, théâtre, spectateur émancipé ;
  • Théorie critique, École de Francfort, réification ;
  • Hégélianismes et jeune-hégélianisme ;
  • Économie politique, dynamiques d'accumulation, crises ;
  • Althusser, antihumanisme, lutte de classes dans la théorie ;
  • Éducation populaire, système scolaire, pédagogies révolutionnaires ;
  • Allocation universelle, salaire à vie, refus du travail ;
  • Occupation des places, émeutes, sabotage ;
  • Logistique et blocage des flux;
  • Immigration, réfugiés, populations excédentaires ;
  • Europe, dette, souveraineté ;
  • Lukács, totalité et subjectivité ;
  • Henri Lefebvre, ville et espace ;
  • Urbanisme, architecture et droit à la ville ;
  • Géopolitique critique ; littérature, poésie et politique ;
  • Histoire globale et système monde ;
  • Corps exploités, corps révoltés et enclosures des corps ;
  • Internet, travail digital et réseaux sociaux ; néolibéralisme, financiarisation et nouvelles aliénations ;
  • État d’urgence, antiterrorisme, violences policières et ennemis intérieurs ;
  • Lutte armée, guérilla urbaine et guerre populaire ;
  • Révolution culturelle et transition au socialisme ;
  • Mouvements sociaux, formations de classe, identités politiques ;
  • Masses, plèbes, multitudes ;
  • Communisation et restructuration capitaliste ;
  • Coopérative, autogestion, expropriation ; action antifasciste et état d’exception ;
  • Mobilisations lycéennes et luttes étudiantes ;
  • Critique des médias.

Comité scientifique

  • Jean Batou, Professeur honoraire, Université de Lausanne
  • Félix Boggio Éwanjée-Épée, Doctorant en économie, Université Paris Nord Villetaneuse
  • Olga Bronnikova, Maître de conférences, Université Grenoble Alpes
  • Benjamin Bürbaumer, Doctorant en économie, Université Paris Nord Villetaneuse
  • Fabien Granjon, Professeur, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis
  • Stefanie Prezioso, Professeure associée, Université de Lausanne
  • Stella Magliani-Belkacem, éditrice, Éditions La Fabrique
  • Morgane Merteuil, ex porte-parole du STRASS
  • Frederic Monferrand, Docteur en philosophie, professeur au lycée
  • Matthieu Renault, Maître de conférences, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis

Lieux

  • Université Paris VIII 2, rue de la Liberté
    Saint-Denis, France (93)

Dates

  • mercredi 15 mars 2017

Mots-clés

  • émancipation, politique, 1917, oppression, émancipation, pouvoir politique, stratégie, organisation, capitalisme, syndicalisme, lutte

Contacts

  • Matthieu Renault
    courriel : matthieu [dot] renault [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Matthieu Renault
    courriel : matthieu [dot] renault [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Penser l’émancipation 2017 », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 21 novembre 2016, http://calenda.org/384060