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Santé mentale et migrations internationales

Mental health and international migration - empirical investigation, epistemological reflections

Enquêtes empiriques, réflexions épistémologiques

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Publié le vendredi 18 novembre 2016 par João Fernandes

Résumé

Les articles devront proposer une analyse de la santé mentale des migrants internationaux ou des effets de leur migration sur la santé mentale de leurs proches (enfants, femmes) en raison de leur absence et, parfois, de leur silence. Comment la question de la santé mentale est-elle gérée au sein de la famille (réseaux de solidarité, relations intrafamiliales) ? Quels acteurs sont impliqués dans les solutions thérapeutiques élaborées ? Comment chaque pays, selon son contexte socioculturel et l’existence – ou non – de politiques de santé, organise-t-il la prise en charge des patients ?

Annonce

Argumentaire

Ce dossier s’intéresse à la mise en évidence du recours en prenant le parti pris de la métaphore du corps biologique (Mauss, 1934) pour décrire les maux du corps social (Bourdieu, 1993). Il invite les auteurs de différentes disciplines en sciences sociales et de diverses régions géographiques à appréhender la santé mentale des migrants internationaux, mais également à expliciter le rôle de ces derniers dans la circulation des savoirs et des normes concernant ces psychopathologies et leur prise en charge.

En France, les recherches contemporaines conduites sur la santé mentale des populations immigrées portent jusqu’à présent majoritairement sur des populations d’origines africaine et maghrébine (Sayad, 1999 ; Larchanché, 2010), puis indochinoise (Rechtman et Welsh, 1993) – en lien étroit avec l’histoire coloniale et postcoloniale française (Noiriel, 1989 ; Biadi-Imhof, 2006) – alors que les populations dépourvues de dimension postcoloniale restent relativement peu examinées (Wang, 2014b). Les descendants de migrants algériens en France étudiés par Sayad (1999), en rupture avec leurs parents, sont désignés par ces derniers par l’expression d’« enfants illégitimes ». Ces conflits engendrés entre générations souvent décrits en termes psychologiques, renvoient plus profondément aux conditions sociales des migrants. L’auteur illustre dans La maladie, la souffrance et le corps combien les mots, de ce qu’il est d’usage de continuer de qualifier de « problèmes d’immigration », renvoient plutôt à la « pathologisation » du « phénomène migratoire ». Ceci a permis de dégager un nouveau regard sur la question de la santé mentale dans le contexte de migrations internationales. Puisque historiquement les médecins ont présenté le changement social, la modernisation de la société (urbanisation, nouveaux rapports sociaux, individualisation, autonomisation) et les phénomènes migratoires qui y sont associés (exode rural, migration internationale) comme un contexte pathogène. Selon eux, tous ces individus « déracinés » vivent un processus d’adaptation à un nouvel espace et mode de vie social, familial, professionnel, culturel, etc., que certains d’entre eux ne parviennent pas à réaliser pleinement.

Parmi les recherches en sciences sociales françaises, la santé mentale de certaines catégories de migrants internationaux sont davantage étudiées : demandeurs d’asile et réfugiés (d’Halluin, 2009 ; Pestre, 2010 ; Halima et al., 2012 ; Saglio-Yatzimirsky, 2015), migrants en situation irrégulière (Wang, 2016b) ou encore ceux vivant en grande précarité (Chambon et al., 2013 ; Roze et al., 2016). Alors que les souffrances psychiques de migrants qualifiés (Wang, 2015), plus largement de ceux issus de classes moyennes et supérieures, sont rarement abordées, ainsi que leurs recours aux soins en santé mentale. Il nous semble intéressant d’approfondir nos connaissances sur les liens entre la diversité de catégories de migrants internationaux et leur itinéraire de soin en santé mentale.

Les recherches portant sur d’autres sociétés s’intéressent à l’introduction de la psychiatrie dans ces cultures au moment de la colonisation, à la confrontation entre ces connaissances biomédicales et les représentations locales de la maladie (Beneduce, 1997), à l’héritage laissé par les institutions médicales et politiques coloniales (Fassin, 1999 et 2000 ; Keller, 2007 ; Kilroy-Marac, 2009) et à l’exercice contemporain de la psychiatrie dans un contexte marqué par l’urbanisation rapide, la violence économique et sociopolitique (Comaroff, 1987), et par les politiques de santé. De nombreux travaux portent par exemple sur les pays du Maghreb et du Sénégal dans le cas de la colonisation française (Collignon, 2002, 2004 et 2006). Pays de circulations migratoires et de mobilités, le Sénégal dispose d’une offre thérapeutique en santé mentale qui le distingue des autres pays de l’Afrique de l’Ouest. Cette situation particulière permet d’analyser les modes de recours aux soins biomédicaux à la fois par les migrants sénégalais de retour ou de passage, les immigrants, les réfugiés. Les discours et les récits des soignés conjugués à ceux des soignants permettent d’interroger le lien que ces acteurs établissent ou non entre folie et expérience migratoire (Ly, Petit et Pizzolato, 2014). Les récits permettent également d’examiner comment les patients et leur entourage puisent dans les interprétations locales (représentations, rituels, imaginaires) afin de donner du sens à des itinéraires migratoires marqués par la maladie (Sylla et Mbaye, 1990-1991) et remettant en question le projet migratoire initialement construit. Le travail d’« ajustement du moi » (Ehrenberg, 2000) face à de nouvelles contraintes et de nouveaux rapports sociaux liés à la modernisation, qui peut prendre la forme de la colonisation puis de la mondialisation, peut engendrer des troubles et des souffrances qui seront plus ou moins reconnus et légitimés localement. Il s’agit donc d’observer comment chaque société élabore des processus de désignation et d’assignation au statut de « malade », de « fou » à travers la construction des symptômes psychopathologiques (le « délire », la « crise »). Il s’agit dès lors d’interroger comment la frontière entre normal et pathologique se dessine selon les contextes sociaux et les populations concernées ? Comment la psychiatrie contribue dans les différents milieux sociaux, en milieux rural et urbain, à modifier les représentations de la folie (Rechtman, 2000) et quel est le rôle du migrant acteur de cette transition épidémiologique (Guèye, 1989 ; Attané et Pan Ké, 2009 ; Salem et Lang, 1993) ?

Penser la santé mentale de migrants nécessite de prendre en compte la configuration familiale du patient : son itinéraire de soin s’imbrique étroitement avec son parcours migratoire. En effet, le migrant international est fréquemment investi de multiples attentes (financières, sociales, matérielles, affectives, symboliques, etc.) par sa famille et sa parenté dans une logique de la dette (Wang, 2014a ; Ly, Petit et Pizzolato, 2014). Aussi l’interruption des transferts en raison d’une pathologie mentale peut faire de lui un malade particulier, dans le sens où son itinéraire de soins sera plus directement et rapidement dirigé vers les services biomédicaux. Alors que tout migrant ne se contente pas de se soigner en biomédecine, les recours aux soins dits « alternatifs » en santé mentale et les pratiques de soins à l’international sont observés de manière récurrente chez les migrants internationaux (Wang, 2012). Le migrant en tant qu’acteur de la mondialisation – soignés comme soignants – est aussi un passeur de normes, de pratiques, de transferts immatériels en particulier dans les domaines de l’éducation et de la santé. Comment le migrant contribue-t-il à l’émergence et à la construction de nouvelles représentations autour des notions telles que celles de handicap, de dépression et de santé mentale ?

Trois pistes de réflexion semblent pertinentes pour enquêter la santé mentale au prisme des migrations internationales. Les contributions peuvent s’inscrire dans un ou plusieurs des axes présentés ci-après. Nous nous tenons également ouvertes aux propositions au-delà de ces trois axes.

Diversité de catégories de migrants internationaux et leur itinéraire de soin en santé mentale

La diversité des profils de migrants et leurs propriétés sociales constituent à nos yeux les premiers éléments féconds pour approfondir notre discussion. Les contributions peuvent mobiliser la diversité des rapports sociaux (de race, de sexe, de genre, de classe, d’origine ethnique, d’origine régionale, de génération) pour analyser l’expression et la gestion des souffrances psychiques des migrants internationaux – allant des migrants irréguliers, réfugiés, aux migrants qualifiés (Ebin, 1990-1991 ; d’Halluin, 2009 ; Pestre , 2010 ; Saglio-Yatzimirsky, 2015 ; Wang, 2014b et 2016a ; Zeroug-Vial et al., 2012). Les migrants peuvent parfois à leur demande ou à celle de leur famille être rapatriés pour être soignés ou poursuivre leur traitement dans leur pays d’origine, sur quelles motivations repose ce choix ? Comment le parcours thérapeutique est-il alors vécu par le malade et son entourage (Sylla Diallo, 2009-2010) ?

Relations thérapeutiques interethniques et interculturelles, trajectoires des professionnels de santé

Les propositions inscrites dans cet axe sont invitées à discuter des modes de prises en charge – sanitaire, social, voire juridique – des migrants diagnostiqués comme ayant des « troubles mentaux ». Les institutions de prise en charge en question peuvent être des structures de soins (CMP, HP, HDJ, etc.), mais également des centres de détention, des prisons. Les discussions peuvent couvrir des sujets tels que les approches cliniques, l’organisation du système de soins, les politiques publiques au croisement de la migration et de la santé mentale, les pratiques de l’interprétariat et de la médiation, la place de la culture dans le soin (Nathan, 2000 ; Fassin, 1999 et 2000 ; Cognet, 2007) que ce soit dans les pays de départ ou d’arrivée des migrants (Wang, 2013b). Les enjeux d’interprétariat et de médiation (Wang, 2013a ; Chambon et Béal, 2015) au cours des communications plurilingues et interculturelles (Blommaert, 2001 ; Belkacem, 2015) dans la situation de consultation attirent tout particulièrement notre attention. L’analyse et l’interprétation des processus de mise en parole, autrement dit de compte de soi, seront également considérés pertinents (Ochs et Capps, 1996 ; Ochs et Sterponi, 2003).

Réflexions méthodologiques et épistémologiques

Ce volet du dossier se propose de revenir sur des réflexions méthodologiques et épistémologiques à partir des enquêtes empiriques. Les auteurs apporteront leurs regards sur la position du chercheur sur le terrain, les questions de l’éthique et sur les approches interdisciplinaires (Wang, 2016c) lorsque l’on travaille sur la question de la santé mentale. La question du statut de la parole de la personne désignée par sa société et les instances médicales comme souffrant de troubles mentaux : frontières du normal/pathologique, recueil et interprétation des discours d’une personne désignée comme malade (Demazière, 2007) ?

Toutes les propositions doivent impérativement s’appuyer sur des enquêtes empiriques – quantitatives comme qualitatives. Nous sommes ouvertes aux propositions qui travaillent sur l’ensemble des migrations internationales à l’échelle mondiale. Les articles rédigés en anglais sont les bienvenus.

Calendrier

  • Lancement de l’appel : novembre 2016
  • Réception des propositions d’article : 1er mars 2017

  • Sélection des propositions et retour aux auteurs : 1er mai 2017
  • Réception des articles acceptés pour publication : 30 septembre 2017
  • Parution du dossier : 2018

Modalités de soumission

Les contributions proposées sont à envoyer en copie conjointe par courriel à Véronique Petit (veronique.petit@ceped.org), Simeng Wang (simeng.wang@cnrs.fr) et Giulia Pizzolato (pizzolato.giulia13@gmail.com).

Les propositions d’article doivent comprendre un titre, un résumé de 3 000 à 4 000 signes, espace compris, et une bibliographie indicative.

Les articles acceptés pour publication devront être inédits et seront soumis anonymement à l’appréciation de trois lecteurs. Ils doivent être compris entre 55 000 et 70 000 caractères et sont accompagnés de mots-clés et de trois résumés en français, anglais et espagnol (1 000 caractères maximum ; le titre est traduit dans les trois langues). Le nombre de caractères indiqués (avec espaces) comprend la bibliographie, les notes, les figures, les résumés et les annexes. Pour plus de détails : https://remi.revues.org/5848

Dates

La date finale de réception des propositions d’article est le 01/03/2017

Comité de sélection/coordinatrices du numéro

  • Véronique Petit, Démographe, Université Paris Descartes
  • Giulia Pizzolato, Sociolinguiste, chercheure associée au CEPED
  • Simeng Wang, Sociologue, CNRS-CERMES3

Bibliographie indicative

  • Baubet Thierry et Moro Marie Rose (2003) Psychiatrie et migrations, Paris, Masson, 236 p.
  • Belkacem Lila (2015) Quand la clinique fait l’ethnique ? Logiques performatives dans la médiation interculturelle pour familles migrantes, Genèses, 98, pp. 47-68.
  • Beneduce Roberto (1997) Aliénation mentale et altérité du sujet colonial : de quelques difficultés de l’émergence d’une relation thérapeutique basée sur le dialogue en Afrique, in Saperi, linguaggi e tecniche nei sistemi di cura tradizionali,Torino, L’Harmattan Italia, pp. 71-88.
  • Biadi-Imhof Anne (2006) La santé mentale dans le rapport nord/sud. Présentation : contexte et enjeux, Tiers-Monde, 187, pp. 485-508.
  • Blommaert Jan (2001) Context is/as Critique, in Critique of anthropology, 21, pp. 13-32.
  • Bourdieu Pierre (Dir.) (1993) La misère du monde, Paris, Seuil, 956 p.
  • Bouillet Claire (1997) Soigner la folie de l’autre : Salima : Casablanca-Barcelona, Revue Européenne des Migrations Internationales, 13 (3), pp. 267-273, [en ligne]. URL : http://www.persee.fr/doc/remi_0765-0752_1997_num_13_3_1579
  • Bouly de Lesdain Sophie (1994) Migrations camerounaises et sorcellerie en France, Revue Européenne des Migrations Internationales, 10 (3), pp. 153-174, [en ligne]. URL : http://www.persee.fr/doc/remi_0765-0752_1994_num_10_3_1430
  • Carrino Luciano (2006) Santé mentale, coopération et développement au-delà des techniques d’importation dans l’aide humanitaire : l’expérience du prodere, Tiers-Monde, 187, pp. 509-525.
  • Chambon Nicolas et Béal Arnaud (2015) Le recours à l’interprète en santé mentale : enjeux et problèmes, RhizomeL'interprétariat en santé mentale, 55, [en ligne]. URL : http://www.ch-le-vinatier.fr/documents/Publications/RHIZOME_Orspere-Samdarra/Rhizome_55.pdf
  • Chambon Nicolas, Cochet Pierre et Le Goff Gwen (2013) Soigner des migrants précaires en psychiatrie publique, Ecarts d'identité, pp. 38-44, [en ligne]. URL : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00978254
  • Collignon René (2006) La Psychiatrie coloniale française en Algérie et au Sénégal. Esquisse d’une historisation comparative, Tiers-Monde, 187, pp. 527-546.
  • Collignon René (2002) Pour une histoire de la psychiatrie coloniale française : à partir de l’exemple du Sénégal, L’autreCliniques, cultures et sociétés, 3 (3), pp. 455-480.
  • Collignon René (1984) La lutte des pouvoirs publics contre les « encombrements humains » à Dakar, Revue canadienne des études africaines/Canadian Journal of African Studies, 18 (3), pp. 572-582.
  • Comaroff Jean and Comaroff John (1987) The madman and the migrant: Work and labor in the historical consciousness of a South African people, American Ethnologist, 14 (2), pp. 191-209.
  • Demaziere Didier (2007) À qui peut-on se fier ? Les sociologues et la parole des interviewés, Langage et société,3 (121-122), pp. 85-100.
  • Diagne Papa Mamadou (2016) Soigner les malades mentaux errants dans l’agglomération dakaroise. Socio-anthropologie de la santé mentale au Sénégal, Anthropologie & santé, [en ligne]. URL : http://anthropologiesante.revues.org/2171
  • Ebin Victoria (1990-1991) Laissez venir à moi vos peuples, vos émigrants exténués… et je leur donnerai une boite de gélatine en poudre : étude d’un syndrome d’allure somatique parmi les émigrés sénégalais à New York, Psychopathologie africaine, 23 (3), pp. 365-385.
  • Fassin Didier (2000) Les politiques de l’ethnopsychiatrie La psyché africaine, des colonies africaines aux banlieues parisiennes, L’ Homme, 153, pp. 231-250.
  • Fassin Didier (1999) L’ethnopsychiatrie et ses réseaux. L’influence qui grandit, Genèses, 35 (1), pp. 146-171.
  • Gaines Atwood G. (1998) Mental illness and immigration, in Sania Loue Ed., Handbook of immigrant health, New York, Plenum press, pp. 407-421.
  • Guèye Momar (1989) Santé mentale et migration vers la ville, in Gérard Salem et Émile Jeannée Éds., Urbanisation et santé dans le Tiers Monde : Transition épidémiologique, changement social et soins de santé primaires, Paris, ORSTOM, pp. 297-303.
  • Halima Zeroug-Vial, Le Goff Gwen, Benkorichi Malorie et Chambon Nicolas (2012) État des lieux national de la santé mentale des demandeurs d'asile et réfugiés au sein du dispositif national d'accueil. Mise en perspective problématique, Réseau Samdarra. Récits et paroles de migrants en quête d'asile. Quels enjeux? Quels effets sur la santé mentale?, Lyon, pp. 3-5, [en ligne]. URL : https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00978388
  • HalluinEstelle d’ (2009) La santé mentale des demandeurs d’asile, Hommes et migrations, 1282, [en ligne], URL : https://hommesmigrations.revues.org/447
  • Keller Richard C. (2007) Colonial Madness: Psychiatry in French North Africa, Chicago and Londres, The University of Chicago Press, 320 p.
  • Kilroy-Marac Kathleen (2009) The impossible inheritance: Memory and Postocolonial subjectivity at the Fann Hospital in Dakar, Senegal, for the degree of Doctor of Philosophy in Graduate School of Arts and Sciences, NY, Columbia University.
  • Larchanché Stéphanie (2010) Anxiétés culturelles et régulation institutionnelle : santé mentale « spécialisée » et « souffrance immigrée » en France, thèse d’anthropologie sociale et ethnologie, École des hautes études en sciences sociales et Washington University.
  • Levecque Katia, Lodewyckx Ina and Bracke Piet (2009) Psychological distress, depression and generalised anxiety in Turkish and Moroccan immigrants in Belgium: A general population study, Social psychiatry and psychiatric epidemiology, 44 (3), pp. 188-197.
  • Ly Mouhamed, Petit Véronique et Pizzolato Giulia (2014) La migration internationale face à la santé mentale au Sénégal : récits, discours et imaginaires, in Cécile Canut et Catherine Mazauric, Les mots de la migrationMise en récits et en images des migrations transafricaines, Paris, éditions Le cavalier bleu, pp. 221-239.
  • Mauss Marcel (1934) Les techniques du corps, Communication présentée à la Société de Psychologie le 17 mai 1934 et article originalement publié dans Journal de Psychologie, XXXI (3-4), 15 mars-15 avril 1936, [en ligne]. URL : http://pierre.aubriet.free.fr/index.php?article178/1934-marcel-mauss-les-techniques-du-corps
  • Montazami Yassaman (2006) Enjeux psychiques et destin social du trauma : le chemin de la subjectivité chez une jeune femme ivoirienne exilée en France, Asylon(s), 1, [en ligne]. URL : http://www.reseau-terra.eu/article490.html
  • Nathan Tobie (2000) Psychothérapie et politique. Les enjeux théoriques, institutionnels et politiques de l’ethnopsychiatrie, Genèses, 38 (1), pp. 136-159.
  • Ochs Sterponi (2003) Analisi delle narrazioni, in Giuseppe Mantovani e Anna Spagnolli Eds., Metodi qualitativi in psicologia, Il Mulino, pp. 131-158.
  • Ochs Capps (1996) Narrating the self, Annual Review of Anthropology, 25, pp. 19-43.
  • Pestre Elise (2010) La vie psychique des réfugiés, Paris, Payot et Rivages, 318 p.
  • Roze Mathilde, Vandentorren S, Vuillermoz C, Chauvin Pierre and Melchior M (2016) Emotional and behavioral difficulties in children growing up homeless in Paris. Results of the ENFAMS survey. European Psychiatry, 38, pp. 51-60, [en ligne]. URL : https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01372440/document
  • Rechtman Richard (2000) De la psychiatrie des migrants au culturalisme des ethnopsychiatres, Hommes et Migrations, 1225, pp. 46-61.
  • Saglio-Yatzimirsky Marie-Caroline (2015) Kalapani : le trauma de la traversée dans la migration des demandeurs d’asile tamouls du Sri Lanka, Migrations Société, 161.
  • Salem Gérard et Lang Thierry (1993) Transition épidémiologique et changement social dans les villes africaines : approche anthropologique de l’hypertension artérielle à Pikine (Sénégal), Sciences sociales et santé, 11 (2), pp. 27-40.
  • Sylla Diallo Tabara (2009-2010) Femmes d’émigrées et conjugopathie au Sénégal : une souffrance banalisée,Revue de psychopathologie africaine, 35 (1), pp. 9-24.
  • Sylla Omar et Mbaye Mor (1990-1991) Psychopathologie et migration : un cas de « wootal », Psychopathologie africaine, 23 (3), pp. 353-363.
  • Thiam Mamadou Habib, Faye Papa Lamine, Karfo Kapouné, Sy Abou, Ba Idrissa, Sylla Omar et Gueye Momar (2008) Particularités de la perturbation de l’identité chez les émigrés sénégalais, Perspectives Psy, 47 (1), pp. 17-25.
  • Wang Simeng (2016a) Souffrances psychiques et mobilité sociale ascendante : le cas des adolescents français d’origine chinoise à Paris, Hommes & Migrations1314, pp. 11-18.
  • Wang Simeng (2016b) Entre stratégie et moralité. Des migrants chinois en situation irrégulière face à la « clause de maladie », Politix114, pp. 205-227.
  • Wang Simeng (2016c-à paraître) « Aidez-nous à comprendre vos Chinois ! ». Conditions de possibilités de la légitimation du sociologue en milieu psychiatrique, Genèses, 105.
  • Wang Simeng (2015) Des « soucis matrimoniaux » dans le contexte transnational : le cas des migrants et des migrantes chinois qualifiés à Paris, Migrations Société157, pp. 149-166.
  • Wang Simeng (2014a) « Enfant abandonné en Chine puis domestique en France ? Qu’est-ce que je suis pour eux ?! ». Obligations familiales à rebours des enfants migrants d’origine chinoise à Paris, Enfances, Familles, Générations20, pp. 21-44.
  • Wang Simeng (2014b) Expériences migratoires au prismedes usages des soins psychiatriques. Le cas de l’immigration chinoise en région parisienne. Une enquête ethnographique en institution et dans les familles, Thèse de doctorat en sociologie, ENS et EHESS.
  • Wang Simeng (2013a) Analyses sociologiques des pratiques de l’interprétariat-médiation en pédopsychiatrie : l’exemple des familles d’origine chinoise à Paris, Enfances & Psy56, pp. 136-146.
  • Wang Simeng (2013b) « Handicapé ? C’est insulter ma descendance et aussi mes ancêtres! ». Négociations autour de l’inscription de l’enfant d’origine chinoise à la MDPH, Terrains & travaux23, pp. 77-92.
  • Wang Simeng (2012) « Une vie qui est ailleurs » : une sociologie des troubles mentaux à travers le parcours d’un adolescent d’origine chinoise à Paris, Lien social et politiques67, pp. 233-248.

Dates

  • dimanche 15 janvier 2017

Mots-clés

  • santé mentale, migration internationale, psychiatrie, prise en charge thérapeutique, politiques de santé/migratoires, mental health, international migration, psychiatry, health policy, therapeutic management

Contacts

  • Véronique Petit
    courriel : remi [at] mshs [dot] univ-poitiers [dot] fr

Source de l'information

  • Audrey Brosset
    courriel : audrey [dot] brosset [at] univ-poitiers [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Santé mentale et migrations internationales », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 18 novembre 2016, http://calenda.org/384293