AccueilConceptualiser la violence : une exploration de ses représentations et dynamiques

Conceptualiser la violence : une exploration de ses représentations et dynamiques

Conceptualising Violence: An Exploration of its Representations and Dynamics

XXIVe colloque international interdisciplinaire de l’Association des étudiant(e)s diplômé(e)s du département d’histoire de l’université de Montréal (AÉDDHUM)

XXIV International and Interdisciplinary Colloquium of the Association des Étudiant(e)s Diplômé(e)s du Département d’Histoire de l’Université de Montréal (AÉDDHUM)

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Publié le lundi 28 novembre 2016 par Elsa Zotian

Résumé

La violence sous sa forme physique a toujours été présente dans l’historiographie, ne serait-ce qu’à travers de l’histoire de la guerre. L’analyse de celle-ci s’est largement agrandie dans les dernières années, à la fois à d’autres formes de violence, mais aussi à d’autres « lieux » où elle s’articule. Lié au concept de « lieux de mémoire » la violence prend un autre sens. Interprété et réinterprété dans le temps et dans les discours, le legs de la violence s’altère et change au gré des époques. Des évènements violents s’institutionnalisent et se banalisent ; des évènements pacifiques sont violemment réinterprétés a posteriori par des opposants. De véritables combats de la mémoire naissent autour de l’interprétation à la suite d’évènements traumatiques. La discipline peut bénéficier de ces nouveaux défis en considérant les approches interdisciplinaires (anthropologie, archéologie, sociologie, etc.) ainsi que les nouvelles sources (images, art) et méthodologies.

Annonce

Argumentaire

Si la question de la violence sous sa forme physique a toujours été présente dans l’historiographie, ne serait-ce qu’à travers de l’histoire de la guerre, l’analyse de celle-ci s’est largement agrandie dans les dernières années, à la fois à d’autres formes de violence, mais aussi à d’autres « lieux » où elle s’articule. Lié au concept de « lieux de mémoire » la violence prend un autre sens. Interprété et réinterprété dans le temps et dans les discours, le legs de la violence s’altère et change au gré des époques. Des évènements violents s’institutionnalisent et se banalisent; des évènements pacifiques sont violemment réinterprétés a posteriori par des opposants. De véritables combats de la mémoire naissent autour de l’interprétation à la suite d’évènements traumatiques. La discipline peut bénéficier de ces nouveaux défis en considérant les approches interdisciplinaires (anthropologie, archéologie, sociologie, etc.) ainsi que les nouvelles sources (images, art) et méthodologies.

Le Comité organisateur attend donc des propositions de recherches touchant, mais ne se limitant pas aux questions suivantes : comment conceptualiser la violence à une époque propre ? Quelle place la violence peut-elle dans l’imaginaire ? Comment est-ce qu’un évènement violent peut être interprété et réinterprété dans le temps, dans les discours, dans la mémoire ? Qu’est-ce que cette (ré) interprétation nous dit de la personne ou de la société dans laquelle elle s’inscrit? Comment est-ce que le concept de violence peut être modifié par l’accolade d’autres concepts comme le genre, la race, la classe, etc. ?  

Voici les trois grandes lignes directrices pour vos propositions de recherche :

  • Penser la violence à travers le temps et sous ses diverses formes (idéologique, physique, psychologique, verbale, etc.)
  • Exploration des questions de (ré) articulation et (ré) interprétation de la violence dans (discours, action, lois, art, littérature, cinéma, commémoration, environnement, historiographie, etc.)
  • Exemple de travaux explorant les dynamiques de la violence dans l’histoire : mémoire (collective ou individuelle), construction nationale et identitaire, justice, guerre et après-guerre, rapport à l’autre (race, genre, classe, religions, identité, famille, relations internationales).

Conditions de soumission 

Nous invitons les chercheurs et chercheuses de cycles supérieurs et de toute discipline dont les travaux portent sur ces thématiques à contribuer au XXIVe Colloque international interdisciplinaire des Cycles supérieurs de l’Université de Montréal. Participer à ce colloque est une occasion de présenter vos recherches, d’échanger avec d’autres collègues et professeurs, et par la suite de publier vos résultats.

Merci d’envoyer vos propositions de communication et de session en anglais ou en français (250 mots maximum)

avant le 11 décembre 2016 à minuit,

à l’adresse qui suit : xxiv.colloque.aeddhum@gmail.com avec une copie à cussonjeanchristophe@gmail.com.

Prière d’indiquer votre nom et prénom et affiliation institutionnelleainsi qu’une demande de subvention avec le coût du voyage estimé, si nécessaire.

Le colloque se tiendra les 29-30-31 mars 2017.

Comité scientifique

  • Philippe Genequand (Professeur agrégé, Université de Montréal)
  • Cynthia Milton (Professeur titulaire, Université de Montréal)
  • Jean-Christophe Cusson (étudiant à la maîtrise, Université de Montréal)
  • Yanick Turcotte (étudiant à la maîtrise, Université de Montréal)
  • Catherine Paulin (étudiante à la maîtrise, Université de Montréal)
  • David Cadieux (étudiant à la maîtrise, Université de Montréal)
  • Rosalie Grimard-Mongrain (étudiante à la maîtrise, Université de Montréal)
  • Jean-Noël Rolland (doctorant, Université de Montréal)

Lieux

  • 6e étage, local C-6145 - 3150, rue Jean-Brillant
    Montréal, Canada (H3T 1N8)

Dates

  • dimanche 11 décembre 2016

Mots-clés

  • violence, mémoire, rapport à l'autre

Contacts

  • Jean-Christophe Cusson
    courriel : cussonjeanchristophe [at] gmail [dot] com
  • Jean-Christophe Cusson
    courriel : cussonjeanchristophe [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Jean-Noël Rolland
    courriel : rollandjeannoel [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Conceptualiser la violence : une exploration de ses représentations et dynamiques », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 28 novembre 2016, http://calenda.org/385084