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Journée d’étude en hommage à Jean-Marc Ela

Study day in tribute of Jean-Marc Ela

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Publié le mardi 06 décembre 2016 par João Fernandes

Résumé

Le 26 décembre 2008, à la Culumbian Royal Hospital de Vancouver au Canada, Jean-Marc ELA quittait ce monde. Ainsi, s’éteignait à 72 ans, la voix de celui qui, très vite et durant de très longues décennies, s’imposa comme le sociologue le plus lucide et le plus fécond de sa génération. Unanimement salué par ses amis et collègues à l’époque, comme : un « infatigable veilleur » (Mbembe) ; un « baobab de la sociologie africaine » (Nga Ndongo) ; une « conscience aiguë des luttes auxquelles le continent africain est en permanence confronté » (Motaze Akam), il a laissé derrière lui une pensée sociologique extrêmement dynamique et dense intégrant tous les acteurs sociaux dans les champs aussi variés que la philosophie, l’anthropologie, l’économie, la politique, la culture, la démographie, l’environnement, la religion, la débrouille, l’histoire, et la science (Motaze Akam, 2011).

Annonce

Journée d’étude en Hommage à Jean-Marc ELA, le 23 décembre 2016, Université de Yaoundé I-FALSH-NBP5

Argumentaire

Le 26 décembre 2008, à la Culumbian Royal Hospital de Vancouver au Canada,   Jean-Marc ELA quittait ce monde. Ainsi, s’éteignait à 72 ans, la voix de celui qui, très vite et durant de très longues décennies, s’imposa comme le sociologue le plus lucide et le plus fécond de sa génération. Unanimement salué par ses amis et collègues à l’époque, comme :  un « infatigable veilleur » (Mbembe) ; un « baobab de la sociologie africaine » (Nga Ndongo) ; une « conscience aiguë des luttes auxquelles le continent africain est en permanence confronté » (Motaze Akam), il a laissé derrière lui une pensée sociologique extrêmement dynamique et dense intégrant tous les acteurs sociaux dans les champs aussi variés que la philosophie, l’anthropologie, l’économie, la politique, la culture, la démographie, l’environnement, la religion, la débrouille, l’histoire, et la science (Motaze Akam, 2011).

Soumis à une lecture patiente, la plupart de ses écrits se construisent toujours sur l’arrière-fond d’un souvenir douloureux : celui des traumatismes historiques vécus par l’Afrique et le monde Noir en général et des répercussions que ces traumatismes ont sur le cours de notre époque; puis s’exprime avec force et parfois colère, tout le refus de voir encore se répéter les brimades passées; enfin, le souci de témoigner dans la nuit actuelle de l’Afrique, des signes qui indiquent que tout est à-venir dans le continent, au-delà des récits  de l’apocalypse répercutés par des observateurs distraits, qui ne voient de l’Afrique que sa part nocturne.

Venu à la sociologie et aux sciences sociales par le détour de la théologie, Jean-Marc Ela a su articulé des problématiques transversales et enchevêtrées à travers lesquels, l’on pouvait percevoir cette sorte de « passion » pour le « monde d’en bas » : les paysans, les jeunes, les femmes, les bricoleurs, les sans importance, bref les pauvres, les persécutés et les marginalisés, le tout sur fond d’une écriture à la fois « insurrectionnelle » et prophétique.

C’est ainsi qu’une lecture exégétique de sa pensée sociologique va faire apparaitre la transgression, la subversion et la marginalité comme la condition inévitable qui fonde l’identité critique de la sociologie et des sciences sociales en général, dans un contexte contemporain où les épistémologies dominantes, les théories et méthodologies instituées semblent faire écho aux idéologies du jour et aux forces sociales, culturelles, politiques et économiques qui les portent.

À travers cette journée d’étude, le Laboratoire camerounais d’études et de recherches sur les sociétés contemporaines (CERESC), groupe de recherche d’obédience sociologique, mais à vocation interdisciplinaire, prolonge à sa façon les « funérailles » de cet « infatigable veilleur ». Cet appel à communications est donc adressé aux chercheurs en sociologie, et à ceux des autres sciences sociales voisines. Les communications des jeunes chercheur (e)s sont particulièrement encouragées.

Modalités pratiques d'envoi des propositions

Les chercheurs intéressés sont invités à proposer des intentions de communications d’une page maximum

au plus tard le 12 décembre 2016

à l’adresse du Laboratoire : laboceresc@gmail.com , avec mention des nom et prénoms de l’auteur, de l’adresse email; de l’institution d’attache, du titre de la communication, ainsi que de son résumé. Les auteur (e)s des intentions de communication retenues seront informés le 13 décembre 2016.

NB : Les communications retenues privilégieront l’axe thématique de la journée.

Comité scientifique

  • Fabien Eboussi Boulaga (Terroirs);
  • Achille Mbembe (University of Wittzwaterland);
  • Valentin Nga Ndongo (Université de Yaoundé I);
  • Nkolo Foe (Codesria);
  • Joseph-Marie Zambo Belinga (Université de Yaoundé I);
  • Laurent Charles Boyomo Assala ( Université de Yaoundé II);
  • Motaze Akam (Université de N’Gaoundéré);
  • Jean Nzhié Engono (Université de Yaoundé I);
  • Antoine Socpa (Université de Yaoundé I);
  • Claude Abé (Université catholique d’Afrique centrale);
  • Honoré Mimche (Université de Yaoundé II-IFORD);
  • Alawadi Zelao ( Université de Dschang);
  • Pierre Mbouombouo ( Centre National de l’Education-MINRESI);
  • Emmanuel Kamdem ( Université de Douala).

Lieux

  • Université de Yaoundé I-FALSH-NBP5 - Ngoa-ékellé
    Yaoundé, Cameroun

Dates

  • lundi 12 décembre 2016

Mots-clés

  • Jean-Marc Ela

Contacts

  • Armand Leka Essomba
    courriel : armandleka [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Salifou Ndam
    courriel : salifndam [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Journée d’étude en hommage à Jean-Marc Ela », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 06 décembre 2016, http://calenda.org/387707