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Suburbs, estates, ghettos, slum towns, camps...

Définitions, mythes, réalités et accompagnements des phénomènes de désorganisation et de réorganisation sociale

Definitions, myths, realities and the accompaniment of the phenomena of social disorganisation and reorganisation

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Publié le mardi 13 décembre 2016 par Céline Guilleux

Résumé

La forte augmentation des inégalités internes aux pays est à tel point frappante ces dernières années qu’il n’est plus possible, loin s’en faut, de tenir pour un principe établi que le développement économique d’un pays doit nécessairement se traduire par une diminution des inégalités en son sein. Désormais, le risque est plus que jamais de voir l’inégalité entre citoyens de pays différents progressivement remplacée par l’inégalité entre riches et pauvres d’un même pays, insiste dans ce sens l’économiste François Bourguignon.

Annonce

Organisation

Colloque scientifique international organisé par le Réseau Thématique 3 « Normes, déviances et réactions sociales » de l’Association française de sociologie (AFS), l’Association des Chercheurs des Organismes de la Formation et de l'Intervention Sociales (ACOFIS), le Laboratoire lorrain de sciences sociales (2L2S) de l’Université de Lorraine (UL), l’IRTS de Lorraine (PREFAS Lorraine – Réseau FOREAS), en partenariat avec le Comité de recherche 01 « Identité, espace et politique » de l’Association internationale des sociologues de langue française (AISLF)

Dates et lieu 

30 et 31 mai 2017 

A l’Université de Lorraine - pôle Nancy - et l’IRTS de Lorraine

Argumentaire

La forte augmentation des inégalités internes aux pays est à tel point frappante ces dernières années qu’il n’est plus possible, loin s’en faut, de tenir pour un principe établi que le développement économique d’un pays doit nécessairement se traduire par une diminution des inégalités en son sein. Désormais, le risque est plus que jamais de voir l’inégalité entre citoyens de pays différents progressivement remplacée par l’inégalité entre riches et pauvres d’un même pays, insiste dans ce sens l’économiste François Bourguignon[1]. Aussi les moyennes de richesse par habitant pour un pays doivent-être elles considérées avec beaucoup de prudence étant donné qu’elles passent à côté du fait, important s’il en est, que les richesses sont très inégalement réparties et distribuées sur un même territoire national.

De la ségrégation à la fragmentation

Ces fortes inégalités sociales internes aux pays vont de pair avec des inégalités spatiales très marquées, si bien que la ségrégation, exprimant l’existence d’inégalités dans une société gardant encore de sa cohérence et de sa cohésion, cède face à la fragmentation, voire à la ghettoïsation. C’est ainsi qu’aux États-Unis les « parias urbains »[2] vivent dans des espaces d’exclusion oubliés des pouvoirs publics, entendons de véritables ghettos urbains se trouvant dans un état avancé de délabrement et de misère sociale – cette dernière participant en outre d’une « économie » carcérale.

En France, si la notion de ghetto fait débat, il reste que des recherches ont montré à quel point se développent des processus de ghettoïsation, que ce soit par le bas comme dans les cités d’habitat social[3], ou par le haut comme dans les « beaux quartiers » de la bourgeoisie[4]. Au regard des inégalités spatiales actuelles dans notre pays, il semblerait que l’un des intérêts du mot – du concept ? – de ghettoïsation est de ne pas figer la réalité observée tout en mettant en évidence des tendances radicales de concentration territoriale de la pauvreté à partir de dimensions spatiales, sociales, économiques, politiques, institutionnelles ou même ethniques[5]. À ce propos, il convient de s’interroger sur l’importance prise par la question ethnico-raciale[6], laquelle renvoie à la couleur de peau, aux origines ethniques et aux dsicriminations de toutes sortes, tout en ayant à l’esprit l’actualité indiscutable de la question sociale[7], laquelle invite à lire la réalité en termes de stratification sociale, de pauvreté, d’inégalités sociale, d’ostracismes territoriaux ou encore violences institutionnelles (policières par exemple[8]).

Les formes actuelles de la fragmentation urbaine en disent long sur le fait que la société ne fait plus société et que tous les êtres humains, loin s’en faut, ne bénéficient pas du même capital de reconnaissabilité[9] à l'heure où certains apparaissent comme une menace pour les autres, où la vie des uns n'a pas la même valeur que celle des autres et où les revendications à être reconnus tendent à enfermer les uns et les autres dans des catégories identitaires figées. Dans un monde certes globalisé (pour qui ?, par qui ?), mais voyant ses inégalités internes augmenter radicalement, comment ne pas voir, par exemple, que les hyper-mobiles privilégiés sont, à bien des égards, des universalistes sans universalité dans la mesure où, bien souvent, ils n’ont rien à dire et à proposer aux immobiles pauvres[10]. Moins que les personnes elles-mêmes, c’est en réalité tout un monde profondément segmenté et plus encore fragmenté qu’il faut saisir pour comprendre ce qui se joue aujourd’hui dans ce qu’il est difficile d’appeler « la » société.

Désorganisation, réorganisation : de quoi parle-ton ?

Au regard de ces considérations, il semble plus que jamais important et urgent de rendre compte lors de ce présent colloque, dans un objectif de compréhension analytique et de description fine des réalités, de territoires marginalisés, oubliés, invisibilisés pour certains ; territoires résultant directement des processus de fragmentation urbaine et de la diffusion de plus en plus explicite et assumée du principe séparatif. Ces territoires, qu’il s’agisse de banlieues marginalisées, de cités d’habitat social ghettoïsées, de bidonvilles, de campements ou encore de squats, sont les révélateurs d’un monde fait de divergences territoriales, de dissociations symboliques, de césures sociales et, partant, d’impossibles rencontres. C’est ici plus qu’ailleurs, dans ces sortes de reliquats socio-spaciaux, que les « invisibles » se trouvent, invisibles marqués par le mépris social, la non-reconnaissance[11], la chosification[12] et donc par l’inhumanité et l’infamie[13].

Dès lors, le colloque interrogera les notions de désorganisation sociale et de réorganisation sociale[14] à travers leurs tensions conceptuelles, leurs possibles articulations, leurs préjugés, leur charge idéologique ou encore à travers les peurs qu’elles sous-tendent. À ce propos, la désorganisation sociale est souvent appréhendée à partir des risques sociaux qu’elle est susceptible de générer : déviance, émeute, rage, terrorisme, errance… En revanche, on n’interroge pas souvent ce qui est à l’origine de la désorganisation sociale dont les premières victimes sont ceux qui s’y trouvent confrontés en plein. L’imposition systématique du principe de mixité sociale en dehors de toute prise en compte des solidarités existantes[15], les effets de politiques publiques sécuritaires entraînant au final de « l’insécurité sociale », des expulsions hâtives peu soucieuses des lendemains qui attendent les expulsés, sont quelques exemples qui rappellent combien la notion de désorganisation sociale doit être appréhendée avec une prudence dont ce colloque se veut précisément l’écho.

Et que dire de la réorganisation sociale trop souvent perçue à travers des cadres normatifs et prescriptifs qui trop rapidement identifient les initiatives sur le terrain à partir des registres du normal et du pathologique dont Émile Durkheim rappelait déjà la relativité et dont Michel Foucault rappelait déjà toute la charge politico-morale ? Se réorganiser autour d’une identité culturelle, qu’elle soit ethnique ou religieuse, est aussitôt vu comme un acte de communautarisme par les garants de la communauté nationale… Or, les logiques de réorganisation sociale, qui demandent à être saisies au plus près du terrain, peuvent être vues en termes de résistances citoyennes, de ménagement de soi et de ses identités, d’aménagement de supports[16], d’appropriations symboliques, d’organisation de prises sur le monde pour éviter de multiples formes de déprise ou encore en termes de défense d’outils et de moments « conviviaux » destinés à rendre son présent maîtrisable et agréable[17].

Interroger les mythes et les dérives identitaires

C’est dire si ce colloque est aussi l’occasion d’interroger les représentations caricaturales qui empruntent des raccourcis pour accéder à la complexité des phénomènes de désorganisation sociale et de réorganisation sociale au sein des banlieues, ghettos, bidonvilles, campements…, afin de pouvoir les mettre à distance. Rappelons que le mythe opère, ici comme ailleurs, à deux niveaux : 1/ il donne à voir une image déformée et dégraissée de la réalité dans la mesure où il parvient à simplifier la complexité de la réalité au point de faire des territoires concernés des entités géographiques et culturelles homogènes ; 2/ il tend à faire oublier le caractère construit des représentations en jeu, autrement dit à naturaliser les idées qui le structurent.

Dans ce sens, ce colloque pourra, pour ne prendre que cet exemple, être l’occasion de mettre en question les approches culturalistes et identitaires trop enclines, par définition, à plaquer de « la culture » ou de « l’identité » en masquant les processus sociaux producteurs de ces situations. Par exemple, l’affirmation de l’existence d’une culture peu assimilable dont les habitants des banlieues ou des bidonvilles[18] seraient les dépositaires fait courir le risque de réduire ces derniers à une altérité radicale, entendons à une identité culturelle vue comme foncièrement étrangère et donc impossible à intégrer. C’est là tout le paradoxe du relativisme culturel ambiant dans notre société : de l’idée que les cultures ne peuvent se juger et s’évaluer l’une l’autre, on passe très facilement au fait qu’elles ne peuvent se mélanger, d’où l’idée très répandue d’un « choc des cultures ». Cette manière de considérer les habitants procède en fait d'un renversement de la question. Car les conditions de vie des individus ne sont alors pas expliquées par les discriminations subies et des facteurs structurels (ostracismes en tous genres, inégalités, exclusion, invisibilité…), mais par une sorte de prédisposition culturelle à vivre à l’écart des autres populations. Cette croyance culturaliste produit ses propres effets dans la mesure où elle va de pair avec une réelle marginalisation sociale des populations qui tendent à se replier sur une culture alors revendiquée : la désorganisation subie produit alors de la réorganisation tout aussi subie…

L’enjeu analytique, et par extension politique et éthique, n’est-il pas d’interroger autant les conditions objectives, structurelles, politiques, institutionnelles que les conditions subjectives, vécues (ressenti, rapport au corps, à soi, à l’autre, aux institutions…), des phénomènes de désorganisation et de réorganisation sociale ? Autrement dit, lors de ce colloque, les montées en généralité analytique se veulent complémentaires des expériences des individus, des logiques concrètement à l’œuvre sur le terrain. Dans ce sens, le colloque s’adresse aussi bien aux chercheurs qu’aux professionnels et acteurs de l’intervention sociale.

Analyser l’intervention sociale entre commande publique et demande sociale

Parallèlement au travail de définition des notions et d’interrogation des représentations à l’œuvre, ce colloque se donne aussi pour objectif d’interroger l’accompagnement social des individus concernés, celui-ci pouvant être questionné notamment du point de vue des politiques publiques et des acteurs opérant au sein de territoires radicalement marginalisés. Or, depuis les années 1980, force est de constater l’impact croissant des politiques publiques sur les actions menées par les travailleurs sociaux qui ont vu se réduire leurs marges d’adaptation et d’initiative face à la demande sociale. Plusieurs facteurs complexes et intriqués expliquent sans doute ce phénomène.

Tout d’abord, le contexte économique général a conduit de nombreuses collectivités à réduire les dépenses les plus importantes, voire à supprimer certaines missions comme en témoigne le communiqué du Comité national de liaison des acteurs de la Prévention spécialisée (CNLAPS) du 12 Février 2015 tirant la sonnette d’alarme des associations de prévention spécialisée. Paradoxalement, cette diminution des moyens s’est souvent accompagnée d’une demande accrue de réactivité et de créativité de la part des travailleurs sociaux, et ce, que ce soit dans les domaines du lien social, de l’habitat, de la citoyenneté, de l’éducation, de l’évaluation de l’action ou encore de la prévention de la délinquance.

Ensuite, on peut faire également le constat que ces politiques publiques déterminent de manière importante la nature, la finalité et les modalités des actions menées. Ainsi, elles s’inscrivent très souvent dans le cadre de dispositifs qui pré-formatent la réponse possible aux demandes sociales. Au-delà, elles orientent le partenariat et déterminent les modalités de financement des actions. Par exemple, la mise en œuvre des Contrats à impact social (CIS) depuis avril 2016 donne à la problématique de l’intervention sociale de quartier une orientation nouvelle[19].

Enfin, l’approche territoriale des actions s’est imposée au point que certaines administrations publiques l’ont intégrée dans leur modèle d’organisation[20]. Aujourd’hui, la mission principale du travailleur social ne serait plus la seule déterminante de l’action sociale mais elle intègrerait l’échelon territorial dans le processus de gouvernance des actions et de partenariat des acteurs. Le territoire en tant que tel apparaît ainsi source d’enjeux importants et, en même temps, d’une complexité redoutable qui reste à analyser…

Dès lors, compte tenu de ces évolutions générales, il convient de s’interroger avec Michel Chauvière sur ce que devient le « social réalisé » sur ces territoires[21]. Quels sont les institutions, les professionnels ou les bénévoles qui le conduisent ? Quelles coopérations sont-elles mises réellement en œuvre ? Au-delà de l’identité des acteurs institutionnels ou de celles et ceux qui s’inscrivent dans une démarche citoyenne, on pourra aussi s’interroger sur le sens que les professionnels de l’action sociale donnent à leurs actions dans un contexte d’ultra précarité et/ou de mutations urbaines synonymes de désordre liés aux inégalités[22]. Quelles stratégies développent-ils entre les exigences de la commande publique, la demande des personnes censées être des « sujets » responsables d’eux-mêmes[23] et leur conception éthique de la fonction qui est la leur ? Si la demande sociale des publics peut se trouver conviée dans l’analyse, alors il faut se demander ce qu’il en est dans les faits de son expression et de son contenu.

L’intervention sociale de quartier n’est pas nouvelle, et ce aussi bien à l’échelon national qu’européen[24]. Toutefois, comme l’attestent les différentes orientations politiques françaises, la cohésion sociale, le lien social et la participation des usagers sont les trois axes sur lesquels celle-ci se fonde depuis les années 1990. La question qui se trouve posée est donc celle de savoir comment ces orientations s’expriment dans des territoires où la pauvreté, la marginalité et la misère s’inscrivent désormais dans la réalité de façon pérenne. Comment les travailleurs et intervenants sociaux sont-ils amenés à composer avec cette réalité ? Cette question semble d’autant plus importante à poser que, comme le souligne Michel Autès, « le travail social est mobilisable pour une gestion tatillonne et experte des exclus, tout autant que pour une résurgence et une rénovation de la citoyenneté. Il peut être un formidable outil de contrôle social ou un puissant levier pour la conscientisation et l’invention du social. » [25]

Modalités de participation

Cet appel à communication s’adresse aux chercheurs et enseignants-chercheurs professionnels et aux doctorants en sciences sociales, aux formateurs, praticiens et étudiants de l’intervention sociale qui souhaitent valoriser les résultats de projets de recherche, d’études, d’innovations professionnelles et pédagogiques auxquels ils auraient participé.

Un court texte présentant le projet de contribution devra être envoyé au comité de sélection. Les propositions devront indiquer :

  • Nature de la communication (présentation d’une recherche (préciser la discipline), d’une étude, d’un diagnostic ; projet associatif ou de service innovant ; expérimentation professionnelle ou pédagogique ; documentaire ; exposition photo etc.);
  • Nom, prénom, adresse électronique et institution d’attache du ou des auteur(s).

Ils n’excèderont pas 1500 signes, devront être rédigés en français et devront parvenir

au plus tard le 6 février 2017,

sous format Word, à lers@irtsnormandie.ids.fr.

Les avis du comité de sélection seront transmis aux auteurs le 17 février 2017.

Comité d’organisation

  • Manuel Boucher, RT3 AFS, ACOFIS, LERS/IRTS-IDS Normandie, CADIS-EHESS
  • Hervé Marchal, RT3 AFS, Université de Lorraine, 2L2S, FOREAS
  • Gilles Spigolon, IRTS de Lorraine, FOREAS

Comité scientifique

  • Brigitte Baldelli, ACOFIS, IRTS Languedoc-Roussillon, CORHIS Université de Perpignan
  • Roger Bertaux, sociologue
  • Swan Bellele, IRTS de Lorraine
  • Thibaut Besozzi, Université de Lorraine, 2L2S
  • Sophie Body Gendrot, CESDIP, Université de la Sorbonne – Paris IV
  • Michel Bonnefoy, ORSAS Lorraine
  • Manuel Boucher, RT3 AFS, ACOFIS, LERS/IRTS-IDS Normandie, CADIS-EHESS, CRITIS
  • Peggy Boulanger, IRTS de Lorraine
  • Ewa Bogalk Martin, PACTE, Université Pierre Mendès France Grenoble
  • Mohamed Belqasmi, ACOFIS, LERS/IRTS-IDS Normandie, URMIS-UNice, CRITIS
  • Emmanuela Chiodo, DISPES, Université de Calabre
  • Lionel Clariana, sociologue, ACOFIS
  • Laurent Courtois, sociologue, ACOFIS
  • Julien Damon, LIEPP, Sciences Po
  • Jean-Baptiste Daubeuf, Université de Lorraine, 2L2S
  • Jean-Yves Dartiguenave, CIAPHS, Université de Rennes 2
  • Konstantinos Delimitsos, RT3 AFS, CRESPPA, Université Paris 8
  • Anne-Françoise Dequiré, ACOFIS, Institut Social de Lille
  • Pascale Gérard, IRTS de Lorraine
  • Estelle Grandpoirier, IRTS de Lorraine
  • Walter Greco, DISPES, Université de Calabre, CRITIS
  • Isabelle Houot, LISEC, Université de Lorraine
  • Emmanuel Jovelin, 2L2S, Université de Lorraine
  • Hervé Marchal, RT3 AFS, Université de Lorraine, 2L2S,  CRITIS
  • Deborah Marotta, IRTS de Lorraine
  • Anne Petiau, RT3 AFS, CERA, Buc Ressources
  • Régis Pierret, RT3 AFS, ACOFIS, ITSRA, CADIS-EHESS, CRITIS
  • Agathe Petit, ACOFIS, IRTS Paca et Corse, CRITIS
  • Violeta Quinoga Raimundez, Université de Barcelone, CRITIS
  • Julie Rauger, IRTS de Lorraine
  • Philippe Robert, CESDIP, CNRS
  • Anne Flye Sainte Marie, LISEC, Université de Lorraine
  • Gilles Spigolon, IRTS de Lorraine
  • Jean-Marc Stébé, Université de Lorraine, 2L2S
  • Frédérique Streicher, IRTS de Lorraine
  • Virginie Vathelet, Université de Lorraine, 2L2S
  • Marie-Hélène Wojick,IRTS de Lorraine

Partenaires institutionnels et professionnels

  • Abdelali Fahime, Comité mosellan de sauvegarde de l’enfance, de l’adolescence et des adultes (CMSEA)
  • Benoît Guérard, Pays terres de Lorraine
  • Ali Lazaar, Association Amitiés Tsiganes 
  • Axel Othelet, Carrefours des pays lorrains
  • Fabrice Salzard, Conseil Départemental de la Meurthe-et-Moselle

Références

[1] Bourguignon F., 2012, La mondialisation de l’inégalité, Paris, Seuil.

[2] Wacquant L., 2006, Parias urbains, Paris, La Découverte.

[3] Boucher M., 2010, Les internés du ghetto, coll. Recherche et transformation sociale, Paris, L’Harmattan ; Lapeyronnie D. (avec L. Courtois), 2008, Ghetto urbain, Paris, Robert Laffont.

[4] Pinçon M., Pinçon-Charlot M., 2007, Les ghettos du gotha, Paris, Seuil.

[5] Marchal H., Stébé J.-M., 2010, La ville au risque du ghetto, Paris, Lavoisier.

[6] Safi M., 2013, Sociologie des inégalités ethno-raciales, Paris, La Découverte.

[7] Fassin D., Fassin, 2006, De la question sociale à la question raciale ?, Paris, La Découverte.

[8] Alexander M., 2012, The New Jim Crow. Mass incarcerationin the age of colorblindness, New York, New Press,

[9] Marchal H., 2017, « Le "vivre-avec" à l’épreuve des divergences urbaines », in Attias J.-C., Benbassa E. (dir.), « Les nouvelles relégations territoriales », Paris, CNRS Éditions, pp. 182-198.

[10] Agier M., 2013, La condition cosmopolite, Paris, La Découverte ; Bauman Z., 1999, Le coût humain de la mondialisation, Paris, Hachette.

[11] Beaud S., Confavreus J., Lindgaard J., 2008 (dir.), La France invisible, Paris, La Découverte.

[12] Honneth A., 2008, « Réification, Connaissance, reconnaissance: quelques malentendus », Esprit, n°7, pp. 96-107.

[13] Marchal H., 2014, « L’épreuve d’inhumanité : l’exemple d’une tour HLM ghettoïsée », in Boucher M., Belqasmi M. (dir.), L’État social dans tous ses états, coll. Recherche et transformation sociale, Paris, L’Harmattan, pp. 293-304.

[14] Wirth L., Le ghetto, Presses Universitaires de Grenoble, 2006.

[15] Marchal H., 2010, La diversité en France : impératif ou idéal ?, Paris, Ellipses.

[16] Martuccelli D., 2002, Grammaires de l’individu, Paris, Gallimard.

[17] Cela peut être problématisé par exemple à partir des concepts d’I. Illich, voir sur ce point Paquot T., 2012, Introduction à Ivan Illich, Paris, La Découverte.

[18] Daubeuf J.-B., Marchal H., Besozzi T., 2017, Idées reçues sur les bidonvilles en France, Paris, Le Cavalier Bleu.

[19] Les contrats à impact social sont des outils financiers qui visent à lever des fonds privés pour financer des actions sociales publiques.

[20] Bouquet B., Madelin B., Nivolle P. (dir.), 2007, Territoires et action sociale, Paris, L’Harmattan.

[21] Chauvière M., 2010, « Quel est le "social" de la décentralisation ? », Informations sociales, n° 162, pp. 22-31.

[22] Boucher M., 2015, Sociologie des turbulences. Penser les désordres des inégalités, Paris, coll. Recherche et transformation sociale, L’Harmattan.

[23] Dubet F., 2014, La préférence pour l’inégalité. Comprendre la crise des solidarités, Paris, Seuil.

[24] Baillergeau E., 2007, « Favoriser les liens sociaux de proximité : de nouvelles pratiques d’intervention sociale dans les villes européennes », Pensée Plurielle,  n° 15, p. 9-18.

[25] Autès M., 2013, Les paradoxes du travail social, Paris. Dunod, p. 149.

Lieux

  • Université de Lorraine
    Nancy, France (54)

Dates

  • lundi 06 février 2017

Mots-clés

  • banlieue, cité, ghetto, bidonville, campement

Contacts

  • Manuel Boucher
    courriel : lers [at] irtsnormandie [dot] ids [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Manuel Boucher
    courriel : lers [at] irtsnormandie [dot] ids [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Banlieues, cités, ghettos, bidonvilles, campements... », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 13 décembre 2016, http://calenda.org/387715