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Changements et transitions : enjeux pour les éducations à l’environnement et au développement durable

Change and transitions - issues in environmental education and sustainable development

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Publié le vendredi 13 janvier 2017 par Elsa Zotian

Résumé

Le colloque vise à faire évoluer les objectifs et les modalités des éducations à l’environnement et au développement durable, par des réflexions critiques, en regard des changements environnementaux, sociaux, et des transitions en cours dans nos sociétés.

Annonce

Argumentaire

Le colloque vise à faire évoluer les objectifs et les modalités des éducations à l’environnement et au développement durable, par des réflexions critiques, en regard des changements environnementaux, sociaux, et des transitions en cours dans nos sociétés.

Les transformations environnementales et sociales, observées ou subies, nous conduisent à repenser nos représentations, nos paradigmes, nos postures, nos pratiques ; par exemple nos manières de gérer nos déplacements, notre alimentation, notre logement… et de vivre ensemble. Nous sommes dans des processus complexes et continuellement en mouvement : le changement ou la transition ne sont jamais totalement aboutis, le processus se redéfinit avec sa propre dynamique par des hiérarchisations temporaires de finalités. Nous sommes en même temps souvent face à l’ambiguïté des solutions avec des phénomènes à double face : le même élément peut être un levier ou un obstacle en fonction du contexte, la logique et la rationalité individuelle ou immédiate peuvent être en opposition à une logique collective ou pérenne.

Changement et transition sont des notions mobilisées aujourd’hui pour analyser et gérer la complexité et l’incertitude de notre environnement et orienter nos actions et comportements. Le terme « changement » est généralement utilisé pour décrire et expliquer un processus à l’oeuvre, un état de fait observé et mis à distance sur lequel on a une emprise limitée individuellement car largement exogène à un groupe d’acteurs définis (exemple le changement climatique). Il renvoie à un processus naturel, social et technoscientifique, à l’oeuvre au sein des territoires ou d’autres espaces (système scolaire, cyberspace, laboratoire de recherche). Il induit des analyses à différentes échelles d’espace et de temps dont l’imbrication est de plus en plus complexe. Le terme de « transition » peut tout aussi bien s’appliquer à un territoire ou une autre organisation ou système mais il traduit une dimension active et voulue d’un processus en marche, initié et soutenu par des acteurs, souvent par le politique. Cette volonté se traduit par l’introduction de nouvelles finalités ou d’éléments socio-techniques nouveaux ou bien encore de nouveaux acteurs qui conduisent à repenser la manière de s’organiser ou d’agir dans des trajectoires qui étaient jusqu’ici alternatives ou inexplorées. Les transitions agroécologique ou énergétique illustrent cette dimension volontariste, socio-technique et aussi organisationnelle et politique. Dans une transition, il y a une volonté de maitrise du processus et de progressivité. Cependant, les formes et finalités du processus de transition peuvent être multiples et précisées ou hiérarchisées au cours du temps. Par ailleurs, les modalités de mise en oeuvre sont (ou peuvent être) plurielles et adaptées au contexte local et donc jamais totalement identiques.

Changements et transitions s’appliquent aussi à l’éducation à l’environnement et au développement durable et plus globalement au système éducatif. Il s’agit alors d’une dialectique entre d’une part les changements et transitions de l’environnement naturel, technique, social, territorial et d’autre part les changements et transitions des éducations à l’environnement et au développement durable. Les postures des différents acteurs (éducateurs, éduqués, noosphère, citoyens, consommateurs…) et organisations (politiques, sociales, économiques…), voire des actants, peuvent alors relever de l’innovation, de l’adhésion, du détournement ou de la résistance. Ainsi les freins à la transition agroécologique peuvent relever d’un processus involontaire par verrouillage sociotechnique ou d’une opposition volontaire et argumentée aux finalités poursuivies. La différence entre un état initial et un état souhaité va indiquer l’amplitude du processus de changement / transition et amener à l’analyser avec un curseur continuité / rupture, voire démasquer des effets d’affichage ou de manipulation tant sous des angles épistémologiques que politiques. L’ambition d’une éducation à l’environnement et au développement durable s’inscrit dans cette orientation citoyenne, critique et engagée.

Dans cette perspective d’analyse du processus de  changements / transitions et des différentes postures qu’il peut susciter, il s’agit de questionner les enjeux dans les dispositifs éducatifs, notamment :

  • les représentations au regard des changements et transitions en cours, de leur complexité et du contexte d’incertitude ;
  • la pensée réflexive et émancipatoire ainsi que les points d’ancrage nécessaires à cette pensée ;
  • les postures, l’engagement, voire l’activisme, de la part des différents acteurs ;
  • le cheminement éducatif tout au long de la vie permettant une transformation progressive des représentations et postures ;
  • la (co)-construction des actions éducatives entre divers acteurs (familles, politiques, experts scientifiques, écologistes,…) ancrées dans différents espaces (classe, entreprises, territoire,…) ;
  • les circulations et évolutions des savoirs et autres objets d’apprentissage ;
  • l’identification des controverses et la perception des risques au cours des processus de changement / transition, la place des expériences ou approches alternatives dans les références ;
  • les caractéristiques et effets des dispositifs didactiques existants ou expérimentaux.

Ces questions concernent tous les types de publics et contextes éducatifs : jeunes / adultes, contexte scolaire / non scolaire. 

Les proposition de communication (fichier de type .doc ou .rtf, Times New Roman 12, interligne simple, 6 000 signes maximum, espaces compris) doivent être adressées à :

colloque.eedd@univ-tlse2.fr

avant le 13 février 2017

Préciser si votre proposition concerne :

  • les 7 et 8 novembre 2017
  • le 9  novembre 2017

Langue : français ou anglais

Une valorisation par une publication est prévue

Le colloque se tiendra à Toulouse du 7 au 9 novembre 2017.

Comité scientifique

  • Azzouna Atf (Univ. Tunis, Tunisie)
  • Bader Barbara (Univ. Laval, Québec, Canada)
  • Bedoussac Laurent (ENSFEA, France)
  • France Bev (Univ. Auckland, Nelle Zélande)
  • Hertig Philippe (HEP Lausanne, Suisse)
  • Hervé Nicolas (ENSFEA, France)
  • Hucy Wandrille (ESPE Rouen, France)
  • Jeziorsky Agnieska (Univ. du Québec à Rimouski, Canada)
  • Jimenez Aleixandre Maria-Pilar (Univ. Santiago de Compostela, Espagne)
  • Lange Jean-Marc (Univ. de Montpellier, France)
  • Leininger Caroline (Univ. Paris 7, France)
  • Morin Olivier (Univ. Lyon 1, France)
  • Reis Pedro (Univ. Lisbonne, Portugal)
  • Simonneaux Jean (ENSFEA, France)
  • Vergnolle Mainar Christine (ESPE Toulouse Midi-Pyrénées, France)

Lieux

  • ENSFEA
    Toulouse, France (31)

Dates

  • lundi 13 février 2017

Mots-clés

  • transitions, changements, éducation, environnement, développement durable

Contacts

  • Jean Yves Léna
    courriel : jean-yves [dot] lena [at] univ-tlse2 [dot] fr

Source de l'information

  • Jean Yves Léna
    courriel : jean-yves [dot] lena [at] univ-tlse2 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Changements et transitions : enjeux pour les éducations à l’environnement et au développement durable », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 13 janvier 2017, http://calenda.org/388080