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La presse dans les langues officielles des pays balkaniques en France et la presse en « langues étrangères » dans les pays balkaniques, au XXe siècle

The press in the official Balkan languages in France and the foreign-language press in the Balkan countries, throughout the 20th century

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Publié le lundi 16 janvier 2017 par Céline Guilleux

Résumé

Inscrite dans le cadre des travaux du réseau Transfopress (Réseau transnational pour l’étude de la presse en langues étrangères), cette rencontre est consacrée à l’étude de la presse publiée en « langues étrangères’ » c’est-à-dire non-officielles, dans les États balkaniques suite à la disparition des empires au lendemain de la première guerre mondiale, et la presse publiée dans l’une des langues officielles des États balkaniques au sein de la société française pendant la même période.

Part of the activities held by the Transnational Network for the Study of the Foreign-Language Press, the aim of this workshop, is to study the Press published in “foreign languages”, that is to say, non-official languages, at the aftermath of the First World War in the Balkan states and in official languages of Balkan states within French society during the same period.

Annonce

Organisateurs 

Réseau « Transfopress » (Réseau transnational pour l’étude de la presse en langues étrangères), Centre de recherches Europes-Eurasie (CREE) de l’Inalco, Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, Laboratoire de recherches sur les cultures anglophones (LARCA-UMR 8225) de l’Université Paris-Diderot,  Association française d’études sur les Balkans (AFEBALK) et BNF.

Présentation

La péninsule des Balkans ou Europe du Sud-est, aux frontières géopolitiques malléables, englobant dans la définition dominante de son extension maximale, un espace inclus entre les Carpates et la Crète, la Mer Adriatique et la Mer Noire, réunissait au début du XIXe siècle, des possessions ottomanes jouissant de divers degrés d’autonomie et des territoires administrés par les Habsbourg. Suite à une série de conflits intra et/ou interétatiques, connue dans le domaine des relations internationales, sous le nom de ‘question d’Orient’, plusieurs Etats ont été constitués tout au long du XIXe siècle et jusqu’à nos jours.

Tout au long de cette période, la presse connut aussi dans cette région du continent européen, un essor remarquable. Des éditions de journaux et de revues publiées en langues considérées comme officielles dans les différentes entités étatiques, côtoyèrent des publications en langues ‘étrangères’, telles que l’anglais, le français, l’italien ou d’autres langues pratiquées par des communautés linguistiques minoritaires et/ou d’immigrés s’installant dans les pays de cette région. En même temps, des individus originaires de l’Europe du Sud-est, émigrant vers d’autres pays du continent, dont la France, étaient parfois à l’origine de la parution d’une presse publiée dans l’une des langues officielles des Etats balkaniques telles que l’albanais, le bulgare, le grec, le macédonien, le roumain, le serbo-croate-bosniaque, le slovène ou le turc. Elément constitutif de réseaux diasporiques ou vecteur de promotion d’intérêts politiques, économiques, culturels, la presse en langues étrangères, autres que celles établies comme officielles et/ou minoritaires, est susceptible de nous aider à mieux reconstituer la diversité sociale et culturelle des sociétés concernées.  Au carrefour entre histoire de la presse, histoire de la circulation des savoirs, des discours et des pratiques, histoire de la mobilité socio-spatiale, ces supports sont très souvent, les ‘oubliés’ de la recherche historique en raison surtout de l’étrangeté de la langue dans laquelle ils sont rédigées, ou de leur place atypique dans l’écriture d’une histoire de la presse depuis la perspective de la langue officielle à l’échelle nationale.

Cette rencontre scientifique souhaite pallier à ces lacunes historiographiques et elle s’adresse à la fois à des spécialistes recouvrant l’espace de l’Europe du Sud-est et à des chercheurs travaillant sur l’histoire de la presse en langues étrangères. A côté d’une réflexion sur l’emploi et la définition du terme de presse en « langues étrangères » dans le contexte d’entités politiques multilingues, tels que l’Empire ottoman, l’Empire austro-hongrois, ou les Etats issus d’eux dans les Balkans, cette rencontre pourrait aborder plusieurs sujets concernant la conception, l’organisation, la diffusion, la fonction et la réception de cette presse dans les deux sens, à savoir la presse publiée en ‘langues étrangères’ dans les Etats balkaniques suite à la disparition des empires au lendemain de la Première Guerre mondiale, et la presse publiée dans l’une des langues officielles des Etats balkaniques au sein de la société française, ce qui permettrait de répertorier les journaux et revues de cette catégorie dans les collections de la BNF.

Parmi les questionnements à soulever, il y aurait : les types des publications, les personnes qui les ont initiées, les maisons d’édition ou de presse qui les ont lancées sur le marché, les langues dans lesquelles ces imprimés sont rédigés, les réseaux qui les ont portés, leur longévité, leur chronologie, leur contenu, leurs lecteurs, le rôle de ces organes dans le mouvement général de circulation des hommes et de leurs idées, les transferts culturels auxquels ils ont donné lieu, les identités métissées auxquelles ils ont donné naissance, les stratégies de leurs acteurs dans la promotion des intérêts communautaires et/ou étatiques.

Modalités de soumission

Les chercheurs, souhaitant participer à cette journée d’études, prévue à Paris en juin 2017, sont invité(e)s à envoyer

jusqu’au 15 février,

l’intitulé de leur proposition, accompagné d’un résumé d’environ 250 mots en anglais ou en français, ainsi que leurs coordonnées, à l’adresse suivante : nikolaospitsos@hotmail.com et en copie à : diana.cooper-richet@uvsq.fr; benedicte.deschamps@univ-paris-diderot.fr; richet.isa@gmail.com. Les notifications d’acception seront communiquées fin février 2017. Les langues de travail de cette rencontre seront le français et l’anglais.

Les communications de cette journée seront publiées dans un numéro spécial de la revue Cahiers balkaniques.

Comité organisateur

  • Bénédicte Deschamps, MCF, UFR Etudes anglophones, Université Paris-Diderot, comité scientifique du réseau Transfopress (Réseau transnational pour l’étude de la presse en langues étrangères)
  • Diane Cooper-Richet, MCF-HDR, Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC), Université de Versailles St-Quentin-en-Yvelines, comité scientifique du réseau Transfopress (Réseau transnational pour l’étude de la presse en langues étrangères)
  • Nicolas Pitsos (coordinateur), chercheur associé au CREE (Centre de Recherche Europes-Eurasie), Inalco, chargé de cours d’histoire des Balkans, ICES, membre du réseau Transfopress (Réseau transnational pour l’étude de la presse en langues étrangères)
  • Isabelle Richet, PU, UFR Etudes anglophones, Université Paris-Diderot, comité scientifique du réseau Transfopress (Réseau transnational pour l’étude de la presse en langues étrangères)

Comité scientifique

  • Michel Bozdémir, PU, (CERMOM , Inalco)
  • Joëlle Dalègre, MCF-HDR, (CREE, Inalco)
  • Bernard Lory, PU, (CREE, Inalco)
  • Stéphanie Prévost, MCF, (UFR Etudes Anglophones, Université Paris-Diderot)
  • Catherine Servant, PU, (CREE, Inalco)
  • Pierre Sintès, MCF-HDR, (TELEMMe, Université d’Aix-Marseille)

Organizers

Transfopress (Transnational Network for the Study of the Foreign-LanguagePress), Centre de recherches Europe-Eurasie (CREE)-Inalco, Centre d’histoire culturelle des sociétés contemporaines de l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, Laboratoire de recherches sur les cultures Anglophones (LARCA-UMR 8225)- Université Paris-Diderot,  Association française d’études sur les Balkans (AFEBALK), BNF.

Argument

The Balkan peninsula – or South-East Europe – is a region with shifting geopolitical boundaries which includes, according to the dominant definition of its maximum extension, a territorial space framed by the Carpathians, Crete, the Adriatic and the Black Sea. In the early Nineteenth century, it included Ottoman possessions with varying degrees of autonomy as well as territories administered by the Habsburgs. Following a number of internal and inter-state conflicts, usually referred to in international relations as the “Eastern question”, several states were formed during the Nineteenth century and up to the more recent period.

During this period, the press experienced a remarkable development in this part of the European continent al elsewhere. Periodicals and reviews published in the languages recognized as official in the different countries were published alongside periodicals in “foreign languages” such as English, French, Italian and other idioms used by linguistic minorities and/or immigrants who settled in the countries of the Balkans. At the same time, people from South-East Europe who moved to other European countries, including France, were sometimes at the origin of the emergence of periodicals published in one of the official languages of the Balkan countries, such as Albanian, Bulgarian, Greek, Macedonian, Romanian, Serbo-Croatian-Bosnian, Slovenian and Turkish. As constituent elements of diasporic networks or vehicles for the promotion of political, economic and cultural interests, the study of the press published in foreign languages -i.e. languages different from those legally accepted as official and/or minority languages – could help us map out the social and cultural diversity of the societies under scrutiny.

At the crossroads between media history, the history of the circulation of knowledge, discourses, and cultural practices as well as the history of socio-spatial mobility, these periodicals are too often ignored by historical research, mostly because of the “alien nature” of the languages they use or the peculiar place they occupy in the history of the press written from the perspective of the official language of each nation state.

This research meeting intends to fill some of the gaps in the historiography and it hopes to attract both specialists of the foreign-language press and specialists of the Balkans.

Together with a reflexion concerning the use and definition of the term “foreign-language press” in the context of multilingual political entities such as the Ottoman Empire, the Austro-Hungarian Empire or the states born after their collapse, among the many topics that could be discussed we can mention the conception, organization, diffusion, function and reception of Press published in “foreign languages”, that is to say, non-official languages, at the aftermath of the First World War in the Balkan states and in official languages of Balkan states within French society, during the same period. We could also seize this opportunity to identify such periodicals in the collections of the BNF.

In order to analyse those periodicals, many questions come to mind (the list is far from exhaustive): the types of publications; the persons responsible for their launching; the publishing houses or news organizations that marketed them; the choice(s) of language(s); the networks that sponsored them; their life-span, chronology, content and readership; the role they played in the general circulation of men and ideas; the cultural transfers they facilitated; the hybrid identities they fostered; the strategies used by their editors to promote community or state interests.

Submission guidelines

Scholars interested in participating in this research meeting to be held in Paris on 1 June 2017 should send their proposal – with a title and a 250-word abstract in French or English – with a short CV and their e-mail

before 15 February 2017

to: nikolaospitsos@hotmail.com with copies to diana.cooper-richet@uvsq.fr; benedicte.deschamps@univ-paris-diderot.fr; richet.isa@gmail.com

Notifications will be sent by the end of February 2017. The workshop languages are English and French. Selected papers will be published in the scientific review Cahiers balkaniques.

Organisation Committee

  • Bénédicte Deschamps, Assistant Professor (English-speaking studies, University Paris-Diderot), scientific committee of Transfopress (Transnational Network for the Study of the Foreign-LanguagePress).
  • Diane Cooper-Richet, Assistant Professor, Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines (CHCSC), University of Versailles St-Quentin-en-Yvelines, scientific committee of Transfopress (Transnational Network for the Study of the Foreign-LanguagePress).
  • Nicolas Pitsos (coordinator), associate researcher to the Centre de Recherches Europes-Eurasie (CREE, Inalco), lecturer of Balkan History, (ICES), member of Transfopress (Transnational Network for the Study of the Foreign-LanguagePress).
  • Isabelle Richet, Professor (English-speaking studies, University Paris-Diderot), scientific committee of Transfopress (Transnational Network for the Study of the Foreign-LanguagePress).

Scientifc Committee

  • Michel Bozdémir, Professor (CERMOM, Inalco)
  • Joëlle Dalègre, Assistant Professor (CREE, Inalco)
  • Bernard Lory, Professor (CREE, Inalco)
  • Stéphanie Prévost, Assistant Professor (English-speaking studies, University Paris-Diderot)
  • Catherine Servant, Professor (CREE, Inalco)
  • Pierre Sintès, Assistant Professor (TELEMMe, Aix-Marseille University)

Lieux

  • Salle du CREE - 2, rue de Lille
    Paris, France (75007)

Dates

  • mercredi 15 février 2017

Mots-clés

  • presse, langue étrangère, transfert culturel

Contacts

  • Nicolas Pitsos
    courriel : nikolaospitsos [at] hotmail [dot] com

Source de l'information

  • Nicolas Pitsos
    courriel : nikolaospitsos [at] hotmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« La presse dans les langues officielles des pays balkaniques en France et la presse en « langues étrangères » dans les pays balkaniques, au XXe siècle », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 16 janvier 2017, http://calenda.org/390173