AccueilSéminaire doctoral du laboratoire « conception, territoire, histoire, matérialité » (LACTH, 2016-2017)

Séminaire doctoral du laboratoire « conception, territoire, histoire, matérialité » (LACTH, 2016-2017)

Doctoral seminar of the "Desig, territory, history and materiality" laboratory (LACTH, 2016-2017)

*  *  *

Publié le mardi 14 février 2017 par Céline Guilleux

Résumé

Prenant appui sur les différents domaines du laboratoire « Conception, territoire, histoire et matérialité » (LACTH), ce séminaire doctoral offre une plateforme d'échanges et de confrontations des travaux de recherche. Chaque domaine propose au moins une séance avec des invités.

Annonce

Ecole nationale supérieure d’architecture et du paysage de Lille

Salle Jean Challet   14h30-18h30

Coordination

Catherine Grout 

Programme

22 février  « Le retour du textile en architecture : dépasser les analogies »

Domaine Matérialité, Pensée et culture constructives,

  • Séance organisée par Clotilde Fromentin-Félix (ENSAPL, LACTH)
  • Chercheur invité : Olivier Perrier (LAF Ensal) (à confirmer).
  • Intervenante LACTH: Elise Koering (Unistra, domaine Histoire).
  • Doctorant : Miquel Peiro.

Un peu plus qu’une introduction

Clotilde Félix-Fromentin, architecte d’intérieur-designer et enseignante, chercheur au LACTH de l’Ensapl

Après le regain d’intérêt pour la question ornementale, l’engouement pour le textile _qui en est un versant selon la pensée de Gottfried Semper_ suscite actuellement une nouvelle historiographie en art et architecture. Ouverte largement à toutes les analogies et métaphores que ce terme, « textile », emporta depuis le XIXème siècle, elle révèle l’éclectisme si ce n’est la confusion des interprétations ultérieures de L’Art textile. Nous proposons d’observer cette actualité dans le cadre du tournant matériel des SHS et du tournant de l’expérience en architecture, et faisons l’hypothèse que recharger la matérialité textile elle-même permet d’éclairer ce qu’elle put ou peut encore à l’architecture, à son idée-même en regard de la conception de l’habiter (de la spatialité intime ou « home » disait Semper).

Pour cela, nous suivrons son conseil de reconsidérer d’un point de vue « esthétique pratique », « ces accessoires textiles jusqu’ici trop négligés de l’architecture, qui ne servent à vrai dire que de base, que de feuille », et apprécierons en regard de l’actuelle Théorie des maisons de Benoît Goetz leur capacité à régénérer aujourd’hui une pensée du textile en arcchtecture.

Bio-bibliographie 

Clotilde Felix-Fromentin est ingénieur en chimie-biologie-santé (Enscm), architecte d'intérieur-designer (Camondo-Les arts Décoratifs) et docteur en arts et esthétique (ED SHS Lille 3 avec la thèse intitulée « De l’habit à l’habitacle, design de l’habiter. Penser l’enveloppes, vers un paradigme de la textilité »), actuellement chercheur au LaCTH de l'Ensapl et enseignante. L'atelier Ubiloci qu'elle a fondée en 2003 a travaillé une dizaine d'années dans la scénographie culturelle, scientifique, puis le contexte hôtelier et l'habitation avant de muter en "laboratoire de confection d'architecture" au service d'une recherche exploratoire et théorique interrogeant, via la notion d'enveloppe, la mutation des matérialités de l'habiter.

On peut lire par exemple « Autour du pyjama de Le Corbusier. Le vêtement comme modèle de pensée fondateur » dans les actes en ligne du colloque Le Corbusier, 50 Years After ; ou bien "Des matérialités vives" : un écho poétique des enveloppes vivantes portées par la Terre », article dans la revue en ligne Philotope N° 12 "Mat(i)erres" ; ou écouter « La métaphore de la seconde peau en cosmétique, habillement, architecture présume-t-elle d’un nouvel idéal de luxe ? ou Le Problème des Peaux de l’Homme » sur le site de l’IFM. Davantage sur www.ubiloci.fr

La loi du textile. Le textile dans la construction de l’intérieur-type corbuséen.

Elise Koering, enseignante à l’Université de Strasbourg, chercheur au LACTH de l’Ensapl

La condamnation du décor et de l’ornement par les architectes modernes dans les premières décennies du XXe siècle semblerait logiquement induire la disparition du textile dans l’intérieur nouveau. Deux destins liés et déterminés par une volonté d’épurement de l’espace habité et une exaltation de la surface nue qui, passée au blanc du ripolin, révèlerait les « choses mortes du passé », comme l’affirme Le Corbusier.

Pourtant, l’étude de l’intérieur tel que l’architecte suisse le pense et le conçoit avant la seconde Guerre Mondiale, vient clairement nuancer, voire carrément démentir, cette déduction, en apportant un éclairage nouveau sur la place du textile dans l’intérieur moderne en général et dans l’intérieur-type corbuséen en particulier. L’analyse du rôle joué par le textile, et plus spécifiquement le rideau, dans la construction tant esthétique que théorique de l’intérieur corbuséen, mais aussi celle de l’enveloppe architecturale – analyse menée à la lumière d’autres propositions modernes –, constitue ainsi le cœur de notre intervention.

Bio-bibliographie 

Elise Koering est chercheur au LaCTH (EnsapLille), chargée d’enseignement à l’Université de Strasbourg, docteur en Histoire de l’architecture (« Eileen Gray et Charlotte Perriand dans les années 1920 et la question de l’intérieur corbuséen. Essai d’analyse et de mise en perspective ». Directeur de Thèse : Monsieur le professeur François Loyer. Université Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines). Boursière de la Fondation Le Corbusier : « Les intérieurs corbuséens. Réflexions autour de la question du meuble et de "l’architecture intérieure" chez Le Corbusier avant la Seconde Guerre Mondiale ». Quelques publications :

  • « L’intérieur moderne corbuséen dans les années 20. Théories et programmes ». Acte du colloque « Le Corbusier. L’art de se loger et de le dire ». Université Paris-Ouest, CSLF, HAR, INHA (2017).
  • « La villa Le Lac et E1027. Modèle et dépassement », E 1027, Éd. O’Neil Ford Monograph (2017).
  • « Architecte ménagère. Une nouvelle experte de l’habitat des années 1920 », Source(s) (Presses Universitaires de Strasbourg). Numéro thématique sur les « Femmes expertes », 2016.
  • « Eileen Gray » dans la collection « Architecture » du Centre Georges Pompidou. Catalogue de la collection Architecture. Centre Georges Pompidou, Musée National d’Art Moderne-CCI, 2016.
  • « Le Corbusier et la construction d’un intérieur androgyne. Taylorisme domestique et mesure féminine dans l’intérieur corbuséen de la seconde moitié des années 20 », Histoire de l’art, n° 76, décembre 2015.
  • « The villa Le Lac by Le Corbusier and Pierre Jeanneret at Corseaux-sous-Vevey. The colour rediscovered », Docomomo Journal 53, 2015.
  • « The 1920’s. Pierre Chareau among the Artist Decorators ». Catalogue de l’exposition « Pierre Chareau », Centre Georges Pompidou-Musée National d’Art Moderne-Centre de Création Industriel, Shiodome Museum, Tokyo, 2014.

Au sujet de la thèse intitulée « Stratégie du projet architectural dans les gares contemporaines en Europe. Une analyse critique »

Miquel Peiro, MAA en STA-CIMA à l’Ensab

Je centre mon étude sur la gare comme objet architectural suivant trois points de vue : sa relation avec la ville, sa morphologie et la machine de transport.

Je voudrais pour cette première présentation sur mes travaux de recherches aborder la thématique suivante : « les Gares comme machines de transport », en analysant ainsi comment les flux conditionnent l’organisation de la gare, en m’appuyant sur l’analyse d’une première série de gares ferroviaires objet de mont étude. Avant cela je ferai un premier chapitre sur quelques définitions et analyses typologiques de base servant de préalable pour la compréhension de la deuxième partie.

Biographie :

Ingénieur Civil (Ingeniero de Caminos) de formation, Miquel Peiro est Maître assistant associé à l’ENSA de Bretagne dans la discipline de STA-CIMA depuis 2014 et enseigne également dans l’ENSAVT. Il co-dirige l’agence bordas+peiro architecte ingénieur avec Anna Maria Bordas. L’agence vient d’être lauréate de la consultation pour la Gare Stade de France dans le cadre du Grand Paris Express.

Mots-clés : textile, architecture, habiter, tournant matériel, esthétique, pratique habitante.

8 mars "La figure de l'architecte-intellectuel au travers de l'usage des outils éditoriaux".

salle Jean Challet (1er étage)

Domaine Conception

Organisation, conception : Frank Vermandel, Architecte, HDR, Responsable du domaine conception du LACTH

  • Chercheure invitée : Véronique Patteeuw, docteure en architecture
  • Docteure LACTH : Florence Plihon
  • Doctorant LACTH : Vincent Gouezou

Discutant : Richard Klein, docteur en architecture, HDR, Directeur du LACTH

Cette séance est consacrée à la dimension critique et éditoriale qui accompagne et nourrit la conception architecturale confrontée aux renouvellements de la discipline. Elle vise plus particulièrement à interroger l’évolution de la figure de l’architecte-intellectuel au travers de trois études de cas des années 1960 à nos jours.

Architectes sans architecture

  • Le dispositif éditorial et les aspirations à la figure de l’architecte-intellectuel (Paris 1958-1974)

Véronique Patteeuw, architecte-chercheur, docteur en architecture, maitre-assistant ENSAP Lille.

Sous divers intitulés, distincts en terme de politique éditoriale, de rythme de parution et de matérialité, un grand nombre de revues, de gazettes, de bulletins et de pamphlets a vu le jour à Paris, entre la fin des années ’50 et le début des années ’70. Produits de la culture alternative des années 1960, ces publications témoignent de l’aventure éditoriale d’une génération d’élèves-architectes formés à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts à Paris.

Comment saisir la valeur de ces périodiques en tenant compte à la fois des contenus et matérialités de la revue et des positions adoptées par les jeunes architectes ? Si ces périodiques témoignent du mécontentement de leurs rédacteurs et de l’aspiration à un changement, de quelles manières concrétisent-ils, précipitent-ils et installent-ils le renouveau architectural en France ? Et en quoi la création et l’appropriation de ces périodiques cristallisent-elles les différentes étapes et modalités de ce renouveau ?

Cet exposé rassemble quelques éléments d’une réflexion sur ce sujet. Elle tentera de mettre en évidence le rôle productif du dispositif éditorial et l’impact sur l’autoreprésentation de l’architecte. Portés par la mutation du champ architectural, ces élèves-architectes revendiquent la ré-intellectualisation de leur discipline et investissent les outils éditoriaux à disposition afin de repenser leur enseignement, leur métier et leur pratique. Des activités éditoriales qui permettent, in fine, de construire les différentes facettes de la figure de l’architecte-intellectuel qu’ils désirent devenir.

Véronique Patteeuw est ingénieur-architecte, docteur en architecture et critique indépendant. De 2001 à 2010, elle a dirigé les publications portant sur l’architecture et l’urbanisme de NAi Publishers à Rotterdam. Depuis 2005, elle est rédacteur de la revue OASE, Journal for Architecture (Rotterdam). Membre fondateur d’A16, plateforme de la jeune architecture en Belgique, elle a été co-commissaire du pavillon belge de la XIe Biennale de Venise en 2006. Parmi ses publications : What is OMA. Considering Rem Koolhaas (2004), What is Good Architecture ? (OASE90, 2013), OMA the First Decade (OASE94, 2015). With Léa-Catherine Szacka, elle co-dirige le volume Mediating Messages: Exhibitions, Periodicals, and the Shaping of Postmodern Architecture (Routledge, 2017). Enfin, depuis 2012, elle a intégré STUDIO SNCDA (Bruxelles) où elle mène un programme de recherches en lien étroit avec les projets de l’agence. Elle est maître-assistant à l’ENSAP Lille.

  • Folding in Architecture ou la poursuite d’une logique néo-avant-gardiste ?

Florence Plihon, architecte, docteure en architecture

1993 : dans un contexte de développement de l’outil informatique et plus particulièrement des logiciels de modélisation 3D, l’architecte américain Greg Lynn (1967*) souhaite rassembler dans une revue plusieurs architectes animés par une certaine recherche de la complexité. Cette dernière n’est pensée en termes de « collages » ou de « conflits » comme leurs prédécesseurs. Elle se veut continue et se présente comme une science de la variation, intégrant les différences et favorisant des transformations souples. Le numéro d’Architectural Design Folding in Architecture expose plusieurs approches de cette continuité par le processus de pliage, la figure philosophique du pli deleuzien, et du pli en tant que catastrophe géométrique de René Thom. Le baroque est avancé pour justifier historiquement et stylistiquement l’attrait de la courbe, et surtout pour éclairer abstraitement ce que Greg Lynn appelle la logique curvilinéaire.

L’étude discursive du numéro d’Architectural Design révèle l’usage des mêmes codes que ceux utilisés par les « néo-avant-gardes postmodernes » telles que définies par Hal Foster (1996). Entre continuités et ruptures intellectuelles, ces stratégies rhétoriques ont pour but d’asseoir une légitimité qui paraît cependant fragile au regard de l’hétérogénéité des projets présentés. Comment l’expliquer ? En analysant les mécanismes discursifs à l’œuvre, tant dans le discours de Greg Lynn que dans la publication elle-même, l’objectif de cette intervention est de comprendre les choix théoriques du co-éditeur et de replacer cette publication dans les débats qui agitaient la sphère théorique et architecturale de l’époque.

Florence Plihon est architecte et récemment docteure en architecture (LACTH). Enseignante à l’ENSAPL ainsi qu’à l’ESA Saint-Luc à Liège (Belgique), elle s’intéresse aux transferts entre la philosophie et l’architecture, ainsi qu’aux esthétiques véhiculées par l’essor de l’informatique. Elle a publié « L'idée baroque et son usage homologique chez Bernard Cache et Greg Lynn », Cahiers Thématiques, n°14, 2014 et « Fictions baroques dans l’architecture numérique naissante », in Mutations du projet: Milieux et cultures numériques, Aurélie de Boissieu, Catherine Deshayes, Antonella Tufano (eds.), Presses universitaires de Nancy, 2015.

  • L'architecte imposant l'examen critique de modèle BIM par des moyens d’édition virtuelle et de sketching spatialisé.

Vincent Gouezou, architecte, doctorant au LACTH

Le domaine des outils logiciels dédiés à la conception architecturale et à la construction est l’objet de changements majeurs. Les architectes et le secteur entier du bâtiment basculent des outils de DAO (Dessin Assisté par Ordinateur), fondés sur le dessin, vers les outils de CAO (Conception Assistée par Ordinateur) nommés « BIM » (Building Information Building) fondés sur le modèle. Reconnaitre les avantages du BIM, comme la facilitation des modifications, n’empêche pas sa critique; nous focalisons la nôtre sur l’oblitération de la représentation induit par le modèle BIM. Passer ainsi du principe de représentation au principe de modélisation, n’est pas anodin, notamment pour les architectes. Pour eux, abandonner Autocad pour Revit ou Archicad revient à déléguer à la machine le soin d’allouer du sens aux objets graphiques, soit de renoncer au dessin.  Cette observation, partagée avec d’autres chercheurs, nous semble fondamentale pour expliquer une partie de la défiance des architectes envers le BIM. Marginaliser la représentation, il porte est une atteinte au dessin, à priori indissociable de la conception architecturale, tant ses fonctions multiples lui semblent essentielles, notamment pour formaliser les idées de l’architecte. En outre, cette exclusion objective mais emblématique de la pratique du dessin et du document dessiné révèle d’autres problèmes inhérents au BIM. Nous désignons la claustration du modèle recélant les informations, la catégorisation excluant l’ambigüité, l’absence du questionnement, et la consensualité du BIM comme particulièrement problématiques.

Comment, dans ces conditions « confiscatoires », sans « tribune » graphique pour délibérer, l’architecte pourrait-il procéder à l’examen critique du modèle? Cette apparente impossibilité est, selon nous, clivante entre le modèle et projet. En nous appuyant sur de précédents travaux établissant la valeur dialectique du dessin d’architecte et l’aspect dissensuel de la conception architecturale, nous tenterons d’exposer la dimension exploratoire du dessin et la nature conflictuelle du projet. De là nous tenterons de corréler les notions de représentation à celle de projet, concept « critique » central à la conception architecturale. Nous argumenterons que si le projet est à la fois défié par l’exhaustivité et la précision du modèle BIM, il s’en trouve du même coup confirmé. Ayant distingué le modèle du projet, nous discuterons d’un possible mode d’édition virtuelle adéquat au BIM et susceptible de réintroduire l’idée de document ?

Ensuite, si nous parvenons à faciliter la publication des contenus du modèle par l’édition de documents « affordables », considérant le problème de la consensualité du modèle BIM,  nous discuterons des possibilités de  commenter et annoter ces documents virtuels par des modalités de dessin « libre» et « BIM compatibles ». L’enjeu de cette réintroduction de la représentation en contexte BIM étant de voir à quel point le modèle pourrait devenir critique. A priori, tel qu’il est rendu possible par le moyen de la réalité virtuelle, le dessin spatialisé semblerait pertinent pour mener un examen critique du modèle BIM, étant déployé dans l’espace même du modèle. Suffira-t-il ou bien faudra-il l’aménager?

Vincent Gouezou est architecte D.P.L.G et doctorant au sein du Lacth en association avec l’équipe Mint du dirigée par Laurent Grisoni au sein de laboratoire CRIStAL. Il mène sa thèse pour le compte de l’agence Nicolas Michelin et associés. Ancien manageur du projet interdisciplinaire SCV, (thématisé « Visuel » sur la base collaborative réunissant Histoire de l’Art, STIC et sciences cognitives) il s’intéresse aux actions liant les domaines créatifs et les sciences en général, et particulièrement aux ouvertures de la conception architecturale vers d’autres domaines de connaissances, à l’exemple des STIC ou des sciences cognitives. 

Mots-clés : critique, édition, discipline, conception

22 mars « Présence graphique de la recherche en architecture et en paysage »

Atelier des doctorant.e.s organisé par Catherine Grout

La séance propose à tou.te.s les doctorant.e.s du LACTH de traiter de la représentation, non dans la pratique de l'architecte et du paysagiste, mais dans la recherche en architecture et en paysage.

Mots clés : représentation, architecture, paysage, recherche.

5 avril « Spatialité, autour de Tim Ingold et avec Gottfried Semper et Paul Valéry »

14h30 - 18h30

salle Jean Challet (1er étage)

Domaine Conception

Séance conjointe avec le CEAC, organisée par Catherine Grout (LACTH) avec Anne Boissière (CEAC, Lille3).

Chercheure invitée : Frédérique Villemur (ENSA Montpellier, laboratoire LIFAM),

Discutante : Clotilde Fromentin-Félix (LACTH),

Doctorante : Ekaterina Shamova (LACTH, EDSHS Lille 3)

Cette 8ème séance commune au LACTH et au CEAC (Centre d’étude des Arts Contemporains de Lille 3) portant sur la notion de spatialité dans le champ de l’architecture et du paysage proposera d’aborder cette notion à partir de la lecture de trois auteurs principaux : l’anthropologue britannique Tim Ingold (né en 1948), l’architecte allemand Gottfried Semper (1803-1879) et le poète, écrivain et philosophe français Paul Valéry (1871, 1945).

Mots clés : spatialité, air, tissage, atmosphère, chemin, mouvement vivant, art textile, poétique, architectonique.

  • Le rouge-gorge et le cerf-volant : Tim Ingold et la vie des lignes

Frédérique VILLEMUR,maître-assistante Hdr en HCA à l’ENSA Montpellier, chercheure au Lifam

Nous partirons de la postface d’Une brève histoire des lignes, intitulée « Rétrospection. Les lignes et l’atmosphère » pour interroger ce qui constitue la chair du monde, entre tissage et maillage, atmosphère et vitalité de l’air. Nous questionnerons la spatialité au regard de cet impensé qu’est le milieu atmosphérique où s’entrelacent pour Tim Ingold les lignes de vie.

« Remettre de l’air dans l’atmosphère » (p. 232) : moins qu’une esthétique de l’atmosphère nous engagerons notre réflexion sur « qu’est-ce qu’habiter l’air ? » en convoquant philosophie de l’art, arts visuels et performances.

Le cerf-volant et le tapis (volant) - Textilic contre architectonic : mais où est passée la spatialité poétique?

Clotilde Fromentin-Félix, architecte d'intérieur-designer, enseignante et chercheur au LACTH.

Parce qu'elle m'est désolante sur le plan poïétique (le Junkspace théorisé par Rem Koolhass menace), je propose de discuter l'opposition posée par Tim Ingold entre le textilic et l'architectonic (Ingold, 2009) en remontant à la pensée sempérienne qui nourrit l'anthropologue. En écho au cerf-volant qui sert de modèle textilique à Ingold, nous nous souviendrons de l'exemple fameux du tapis de Gottfried Semper qui fait advenir, à partir d'un tissage de forces matérielles et champs cosmiques, et dans un saut esthétique, la spatialité de l'habitation et sa dimension architectonique. C'est dès lors avec Paul Valéry, passant du tapis à l'"homme volant qui s'élève pour chercher de la neige à la cime des monts et revenir en épandre sur les pavés de la ville tout vibrants de chaleur" (Valéry, 1957), que nous évoquerons la possibilité, dans un dépassement de la matière, de la construction d'une "œuvre de l'esprit" idoine à renouer les opposés.

  • La ligne partie en promenade. La notion de la ligne à travers la marche

Bio-bibliographies

Anne Boissière est Professeure à l’université de Lille 3 où elle enseigne l’esthétique et la philosophie de l’art ; elle est membre du Centre d’Etude des Arts Contemporains qu’elle a dirigé de 2008 à 2012. Elle est l’auteure de l’ouvrage récemment paru « Chanter Narrer Danser, contribution à une philosophie du sentir », Delatour France, 2016. Elle a publié « Musique Mouvement », Paris, Manucius, 2014 ; « La pensée musicale de Theodor W. Adorno, l’épique et le temps », Paris, Beauchesne, 2011 ; co-dirigé avec Catherine Kintzler « Approche philosophique du geste dansé, de l’improvisation à la performance », Presses Universitaires du Septentrion, 2006 ; avec Véronique Fabbri, Anne Volvey, « Activité artistique et spatialité », Paris, L’Harmattan, 2010 et avec Mathieu Duplay, « Vie, Symbole, Mouvement ; Susanne Langer et la danse », éditions De l’Incidence, 2012.

Clotilde Felix-Fromentin est ingénieur en chimie-biologie-santé, architecte d'intérieur-designer et docteur en arts et esthétique (ED SHS Lille 3), actuellement chercheur au LaCTH de l'Ensapl et enseignante. L'atelier Ubiloci qu'elle a fondée en 2003 a travaillé une dizaine d'années dans la scénographie culturelle, scientifique, puis le contexte hôtelier et l'habitation avant de muter en "laboratoire de confection d'architecture" au service d'une recherche exploratoire et théorique interrogeant, via la notion d'enveloppe et le concept de textilité, la mutation des matérialités de l'habiter. On peut lire par exemple « Des matérialités ‘vives’ : un écho poétique des enveloppes vivantes portées par la Terre », article dans la revue en ligne « Philotope N°12 » "Mat(i)erres", 2017 ; « La matière textuelle du mythe textile de l’architecture selon Gottfried Semper : une écriture ornementale» in « Cahier Thématique N°14 », Villeneuve d’Ascq, Edition de l’Ensapl-Maison des sciences de l’homme, 2015 ; ou écouter la conférence donnée en 2016 « La métaphore de la seconde peau en cosmétique, habillement, architecture présume-t-elle d’un nouvel idéal de luxe ? ou Le Problème des Peaux de l’Homme » sur le site de l’IFM.

Catherine Grout est professeure HDR en esthétique à l’ens{ap}Lille et chercheuse au LACTH. Ancienne lauréate de la villa Kujoyama (1994-95, Kyôto), elle est membre du réseau Japarchi (Asie - IMASIE, CNRS, Institut des Mondes asiatiques). Ses recherches portent sur le paysage, l’espace public, l’apparaître (entre autres, d'œuvres d'art) et l’expérience située, et ce, à partir du sentir et de la spatialité (Erwin Straus). Elle est l’auteure de « Le Tramway de Strasbourg » (Paris, éd. du Regard, 1995), « L'Art en milieu urbain », (Tokyo, Kajima, 1997), « Marseille », Beat Streuli, (Arles, éd. Actes Sud,1999), « Écouter le paysage », (Strasbourg, École supérieure des arts décoratifs de Strasbourg, coll. Confer, 1999), « Pour une réalité publique de l'art », (Paris, L'Harmattan 2000), « Pour de l'art au quotidien, des œuvres en milieu urbain », (Taipei, éd Yuan-Liou, 2002, édition en chinois simplifié en 2005), « L’Émotion du paysage, ouverture et dévastation » (Bruxelles, La Lettre Volée, 2004), « Représentations et expériences du paysage » (Taipei, éd. Yuan-liou, 2009), « L’horizon du sujet. De l’expérience au partage de l’espace » (Bruxelles, La Lettre Volée, 2012).

Ekaterina Shamova est doctorante en 1ère année au laboratoire LACTH à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture et de Paysage de Lille (ED SHS Lille3). Elle écrit sa thèse sous la direction de Catherine Grout. Cette recherche porte sur les projets artistiques de marche collective dans l’espace urbain. En 2016 Ekaterina Shamova a fini le Master 2 CEAC à l’Université de Lille 3 où elle a soutenu le mémoire de recherche portant le titre « Art contemporain, espace urbain et déambulation » sous la direction de Véronique Goudinoux. Dans ce travail elle s’intéressait aux expériences déambulatoires à travers les œuvres proposant un trajet dans l’espace de la ville.

Frédérique Villemur est maitre-assistante Hdr à l’ENSA Montpellier où elle enseigne l’histoire de l’art et de l’architecture, et chercheuse au Lifam. Ses recherches portent notamment sur le corps, l’architecture et la danse, et sur les rapports entre arts visuels, littérature et architecture. Elle a publié chez Actes Sud : « La Méridienne de Paris » (2000), « Paul Facchetti. Le Studio. Art informel et abstraction lyrique » (2004) et « Paul Facchetti Photographe » (2007), à paraître : « Nacera Belaza. Un corps entre deux rives ». Aux Editions de l’Espérou, sous sa direction : « Danse & Architecture : 2010 Palladio », la série « Dance Architecture Spatiality : Athens 2012, Vicence 2013, Saint-Guilhem-le-Désert 2014 », ainsi que l’édition de Bruno Queysanne (dir.), « L'architecture inquiétée par l'œuvre d'art: Mémorial Walter Benjamin de Dani Karavan à Portbou », 2015.

26 avril « Le donné et la donnée »

Domaine Territoire

14h30-18h30

  • Séance organisée par Denis Delbaere, Sabine Ehrmann, et Nicolas Canova
  • Chercheur.es invité.es : Guy Lamperière (écologue), responsable d’un atelier SIG à l’ENSP de Versailles Marie-Pascale Corcuff (ENSA de Bretagne,)
  • Discutant Lacth : : Eric Monin, architecte, responsable du domaine de recherche Histoire, LaCTH
  • Doctorant LACTH : Amélie Fontaine (sous réserve)

Toute recherche se donnant pour objet le paysage doit nécessairement intégrer sa propre épistémologie. En effet, le paysage n’est ni une pure réalité physique ni une pure représentation culturelle de cette réalité, mais ce qui se construit à leur interface. Le paysage, par ailleurs, concerne un ensemble d’objets, de situations, d’impressions, de savoirs et d’étendues tellement vaste qu’il ne se décrit pas aisément – raison pour laquelle il est objet de recherche.  Le chercheur est donc conduit, pour parvenir à le décrire, à en produire une représentation, par exemple sous la forme de cartes, de photographies, de vidéos, de maquettes, de modélisations informatiques. Mais ces représentations, dès lors qu’elles désignent le paysage objet de la recherche, l’inventent aussi littéralement. Il y a dans la recherche en paysage un avant et un après la représentation de l’objet d’étude, qui fait passer le chercheur d’un état d’incertitude quant à l’objet de sa recherche à une vision plus nette, permettant une organisation plus rationnelle des travaux, mais aussi le contraignant à subir, ou parfois à assumer, la part prise par sa propre subjectivité dans la formulation de cet objet de recherche, à distance d’une certaine conception objectiviste ou relativiste de la démarche scientifique. Installer dans la recherche sa propre épistémologie, énoncer le plus clairement possible les raisons et les motivations qui conduisent à telle ou telle représentation du paysage étudié, ajuster les méthodes de la recherche en fonction de ces raisons et de ces motivations, rendre ainsi explicites les ressorts de la recherche apparaissent alors comme les conditions du rétablissement de la scientificité de la démarche.

Mais tout aussi bien, d’autres chercheurs impliqués dans le champ du paysage peuvent être tentés d’imaginer des outils, des modes de description du paysage qui se voudraient objectifs, fondés sur la représentation de la pure donnée, et évitant ainsi l’obstacle de la description performative du paysage. C’est sans doute la visée d’une génération d’outils numériques de description du territoire, tels que les Systèmes d’Information Géographique, les modélisations 3D ou les tableaux d’analyse multifactorielle. Fréquemment employés par les sciences de la nature et par les sciences géographiques, ces outils n’en opèrent pas moins une sélection, une hiérarchisation de ce donné initial qu’est le paysage, et en livrent une interprétation qui ne dit pas son nom.

Cet écart dans la manière d’appréhender la visualisation de l’objet d’étude constitue actuellement un écueil important lorsqu’il s’agit d’inventer des démarches de recherche pluridisciplinaires en paysage, ce qui est fréquent en raison justement du caractère hybride de cet objet. De nombreux programmes de recherche associent des chercheurs issus des sciences sociales et des sciences de la nature mais le dialogue peine souvent à s’établir sur ce point. La discussion proposée autour de ce thème voudrait travailler à une meilleure interconnaissance de ces démarches, voire esquisser les conditions d’une approche commune de ce problème.

Mots clefs : Paysage / Représentation / Cartographie / Modélisation

  • Sabine Ehrmann, docteur en esthétique, photographe / maître-assistante ENSAPL / chercheure LaCTH

Introduction de la séance. Partant d’une réflexion sur la  construction figurale du paysage qui en fait, selon sa définition classique, une portion du territoire qui « s’offre » à la vue, il s’agit de s’interroger sur la possibilité et la pertinence d’articuler, à l’occasion de recherches en paysage, une posture épistémologique relevant de la science expérimentale avec des outils d’analyse relevant de la science des données.

  • Guy Lamperière, écologue, atelier SIG, ENSP de Versailles

Présentation de l’atelier SIG de l’ENSP de Versailles et des questions épistémologiques que cet outil de représentation/description/modélisation du paysage pose à la recherche. Cette présentation sera mise en dialogue avec Nicolas Canova (docteur en géographie, maître-assistant ENSAPL, chercheur LaCTH), également en charge d’un enseignement du SIG à l’ENSAP de Lille.

10 mai « Des modèles pour mailler le territoire »

Organisation, conception : Éric Monin, Chercheur au LACTH

  • Chercheure invitée :  Éléonore Marantz, Maître de conférences en histoire de l’architecture contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • Intervenant LACTH : Richard Klein, professeur d’histoire de l’architecture, ENSAPL
  • Discutant LACTH : Denis Delbaere, professeur, Ville et Territoire, ENSAPL
  • Doctorante LACTH : Catherine Meyer-Baud

Cette séance propose de s’intéresser à l’histoire des équipements construits sur le territoire national après la seconde guerre mondiale, en mettant l’accent sur l’installation et la reproduction de modèles architecturaux bien déterminés. Nous verrons comment des programmes, des formes, des ambiances et des matériaux ont contribué à ce nouveau maillage à grande échelle.

Mots clés : Architectures de la croissance / Programmes / Maillage / Modèles.

De la croissance opportuniste du modèle générique, à la croissance forcée des modèles standard, comment la maison Courtepaille est mise en péril par son propre réseau.

  • Catherine MEYER-BAUD, doctorante au LACTH

Résumé

Créé en 1961, le grill Courtepaille est un nouveau programme. Son bâtiment, originellement singulier, devient à partir de 1964, un modèle générique. Sa multiplication, à travers tout l’hexagone, permet son développement en chaîne. En 1990, la 100ème maison Courtepaille est inaugurée. En 2017, il y en aurait « plus de 285 ». Cependant, depuis les années 1990, la croissance économique de cette entreprise est portée par d’autres équipements, des variations standard capables d’évoquer le concept initial emblématique de la marque. Dans cette dilution et cette dispersion, pour identifier le réseau Courtepaille actuel et comprendre son évolution et son histoire, des typologies et des classifications deviennent nécessaires, ainsi qu’une approche transversale: géographique, économique et sociale. Ainsi, nous essayons de saisir quel est l’impact du maillage Courtepaille, d’une part sur notre territoire national, dans nos paysages, depuis 56 ans, d’autre part sur sa propre survie.

bio-bibliographie

Diplômée en « Art » de l’ENSA-Nancy (École Nationale Supérieure d’Art et de Design de Nancy), et du Fresnoy, Studio National des arts contemporains de Tourcoing (promotion Moholy-Nagy / 2001-2003), artiste et cinéaste, elle est aussi, depuis 2012, architecte DE, diplômée de l’ENSAP-Lille. Doctorante au LACTH, elle prépare une thèse sur la maison Courtepaille, un nouveau programme, créé en 1961, sous la direction de Richard Klein, dans le domaine « histoire ». 

L’architecture à la reconquête de sa dimension symbolique ? Architectures et lieux de pouvoir à l’heure de la décentralisation à Marseille (1984-1994)

  • Eléonore MARANTZ, maître de conférences en histoire de l’architecture contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Résumé

Cette intervention propose d’interroger le rapport entre architectures et lieux de pouvoir tel que ce dernier s’est redéfini à Marseille, à l’aune de la décentralisation, entre le milieu 1980 et le milieu des années 1990. Cette décennie a en effet vu la construction d’un nouvel hôtel de région réalisé en deux tranches (1984-1986, arch. : Jean-Michel Battesti ; 1987-1991, arch. : Claude Parent, Christian Biaggi, Bruno Maurin) et d’un hôtel de département (1990-1994, arch. : William Alsop, Jan Strömer). Ces deux bâtiments, qui mobilisent des partis architecturaux très différents, viennent incarner l’affirmation du pouvoir de collectivités locales directement issues des lois de décentralisation de 1982 (conseil régional et conseil départemental en l’occurrence), dans des environnements que ces édifices contribuent largement à renouveler (requalification du quartier de la Butte-aux-Carmes pour le premier, et du quartier de Saint-Just pour le second). Ils ont en outre en commun d’avoir été programmés et conçus à la faveur de la loi sur la maîtrise d’ouvrage publique (1985) qui, par la généralisation des concours, entendait favoriser l’accès de nouveaux maîtres d’œuvres à la commande publique, l’inventivité architecturale et, in fine, la qualité des constructions. Ce contexte particulier invite à s’interroger sur la place qu’occupent ces édifices dans la ville et dans le territoire, au rapport qu’ils entretiennent entre eux mais aussi avec les édifices d’exercice du pouvoir plus anciens (préfecture, hôtel de ville). Il conduit surtout à poser la question de la dimension symbolique de leur architecture, à un moment où le concept d’« équipement public », qui avait prévalu au cours des Trente glorieuses, tend à s’effacer au profit de celui d’« architecture publique », glissement sémantique révélateur de la manière dont les maîtres d’ouvrage, en particulier les collectivités territoriales, se saisissent de l’architecture pour affirmer leur emprise et définir leur image.

Si l’hôtel de région et l’hôtel du département construits à Marseille seront au cœur de la réflexion, leur portée sera également appréciée à la lumière du contexte français afin d’identifier d’éventuelles filiations avec les édifices du même type construits ailleurs sur le territoire.

bio-bibliographie

Eléonore Marantz est maître de conférences en histoire de l’architecture contemporaine à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ses travaux portent sur l’architecture du XXe siècle, en particulier sur les cadres et les modalités de production de l’architecture publique. Si elle étudie ces derniers à l’échelle nationale au travers de typologies particulières (architectures universitaires, postales ou carcérales par exemple), la scène architecturale méridionale, en particulier marseillaise, constitue un champ privilégié pour observer les mutations à l’œuvre depuis la fin du XIXe siècle.

Le territoire des programmes

  • Richard KLEIN, Professeur d’histoire de l’architecture, ENSAP de Lille, Directeur du LACTH.

Résumé

L’étude des programmes architecturaux que nous entreprenons depuis plusieurs années repose sur l’examen d’objets d’étude liés au territoire national. La répartition de ces architectures sur le territoire peut être liée à des règles administratives simples ou complexes, des règles financières claires ou occultes, des échecs commerciaux ou des succès publics, des itinéraires de commanditaires ou de concepteurs qui produisent des situations homogènes ou contrastées, significatives ou non de la dimension géographique de l’histoire de l’architecture. La cartographie de ces répartitions réserve quelques surprises et quelques enseignements. Si l’implantation des Maisons de la culture ou des piscines Tournesol a donné lieu à des représentations cartographiques qui méritent d’être étudiées, l’enquête du chercheur peut produire une géographie de l’histoire de l’architecture plus aléatoire et plus surprenante. La quête du document, de la trace ou du témoin peut ainsi définir un territoire de la recherche.

bio-bibliographie

Richard Klein est architecte d.p.l.g, docteur en histoire de l’art, Habilité à diriger les Recherches, professeur à l’ENSAPL, Directeur du Lacth. Il est l’auteur de très nombreux articles et de plusieurs ouvrages traitant de l’histoire de l’architecture contemporaine. Ses recherches portent sur les nouveaux programmes de l’architecture du second XXe siècle.

Lieux

  • Salle Jean Challet - 2 rue Verte
    Villeneuve-d'Ascq, France (59)

Dates

  • mercredi 22 février 2017
  • mercredi 08 mars 2017
  • mercredi 22 mars 2017
  • mercredi 05 avril 2017
  • mercredi 26 avril 2017
  • mercredi 10 mai 2017

Mots-clés

  • architecture, textile, paysage, spatialité, modèle, poétique, représentation, conception architecturale, habiter

Contacts

  • Isabelle Charlet
    courriel : lacth [at] lille [dot] archi [dot] fr

Source de l'information

  • catherine grout
    courriel : c-grout [at] lille [dot] archi [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Séminaire doctoral du laboratoire « conception, territoire, histoire, matérialité » (LACTH, 2016-2017) », Séminaire, Calenda, Publié le mardi 14 février 2017, http://calenda.org/394154