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Histoire des sciences, histoire de l’innovation

The history of sciences, the history of innovation

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Publié le mercredi 15 février 2017 par João Fernandes

Résumé

Le but du séminaire est de proposer une réflexion approfondie sur l’histoire de la circulation des sciences et des innovations en Europe, ainsi que sur l’histoire des civilisations matérielles que cette circulation transforme. Ce séminaire est adossé aux activités de l’équipe d’histoire des sciences de l’université Pierre et Marie Curie et de l’axe 1 de recherche « L’Europe comme civilisation matérielle : flux, transitions, crises » du LabEx « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe ». Si la période susceptible d’être couverte dans les interventions va de la fin du XVIIIe siècle à aujourd’hui, l’accent sera mis sur la période la plus récente.

Annonce

Argumentaire

Les séances ont lieu le jeudi de 17h00 à 19h00, à l’Institut des sciences de la communication (ISCC)

20 rue Berbier-­‐du-­‐Mets, Paris 13°, M° Gobelins (salle de conférences, rez-­‐de-­‐chaussée).

Le but du séminaire est de proposer une réflexion approfondie sur l’histoire de la circulation des sciences et des innovations en Europe, ainsi que sur l’histoire des civilisations matérielles que cette circulation transforme. Ce séminaire est adossé aux activités de l’équipe d’Histoire des Sciences de l’Université Pierre et Marie Curie et de l’axe 1 de recherche « L’Europe comme civilisation matérielle : flux, transitions, crises » du LabEx « Écrire une histoire nouvelle de l’Europe ». Chacune des séances du séminaire est construite autour de l’intervention d’un chercheur. Si la période susceptible d’être couverte dans les interventions va de la fin du 18e siècle à aujourd’hui, l’accent sera mis sur la période la plus récente.

L’un des objectifs du séminaire est de réunir et faire interagir des publics provenant d’horizons différents (étudiants de niveau master 2 en histoire, doctorants et chercheurs débutants en histoire des sciences, et doctorants des disciplines scientifiques de l’UPMC). Afin de faciliter la compréhension des interventions, qui seront de niveau recherche, les séances seront brièvement introduites par les organisateurs. Une séance de discussion suivra les interventions.

Programme du séminaire 2016 -­‐2017

6 octobre

  • Eric Szulman (IDHES), La navigation intérieure sous l'Ancien Régime : naissance d'une politique publique.

13 octobre

  • Hugues Marchal (Universität Basel), L’innovation dans la poésie scientifique du 19e siècle.

3 novembre

  • Pascal Griset (SIRICE-­‐CRHI/Université Paris-­‐Sorbonne), L'Académie des sciences et la diplomatie scientifique : éléments et perspectives.

10 novembre

  • Samir Saul (Université de Montréal), L’émergence du secteur des hydrocarbures en Algérie française.

17 novembre

  • Ruth Oldenziel (Technische Universiteit Eindhoven, TU/e) et Martin Emanuel (Uppsala Universitet) Conceptualizing the History of Sustainable Urban Mobility.

24 novembre

  • Emanuel Bertrand (Centre Alexandre-­‐Koyré/ESPCI Paris) Retour sur un succès éditorial, La Nouvelle Alliance d’Ilya Prigogine et Isabelle Stengers (1979). Mise en récit apologétique de la thermodynamique des processus irréversibles loin de l’équilibre ou dialogue singulier entre un physicien et une philosophe ?

1 décembre

  • David Aubin (IMJ-­‐PRG/ASHiC, Université Pierre et Marie Curie) Flowcharts.

8 décembre

  • Dominique Trudel (ISCC/Université du Québec à Montréal) La Tour Lumière Cybernétique de La Défense (1963-­1978) : éléments pour une histoire technique et politique.

15 décembre

  • Adeline Blaszkiewicz (Centre d'histoire sociale du XXe siècle/Université Paris 1 Panthéon-­‐Sorbonne) Albert Thomas et l'innovation dans les usines d'armement : un avatar du réformisme de guerre ?

2 février  

  • Régis Briday (LATTS) Les scientifiques européens dans la controverse des années 1970 au sujet de la destruction de la couche d'ozone. Réflexions sur les visages du scientifique-­expert et du scientifique-­intellectuel, autour des cas Richard Scorer et James Lovelock.

23 février

  • Hartmut Rosa (Friedrich-­‐Schiller-­‐Universität Jena) Setting the world in motion and making it available: Why modernity's mode of dynamic stabilization causes alienation and desynchronization.

Abstract:

The lecture starts by identifying dynamic stabilization as a defining feature of modern societies. This term refers to the fact that such a society requires (material) growth, (technological) augmentation and high rates of (cultural) innovation in order to reproduce its structure and to preserve the socioeconomic and political status quo. This feature has two decisive social consequences: First it leads to a progressive logics of escalation in the realms of production, speed and social change, which can be grasped under the single concept of ‘social acceleration’. However, secondly, not all spheres of social life are equally ‘speedable’, or equally fit for dynamization. Hence, the problem of ‘de-synchronization’ moves to the forefront of contemporary society. Thus, I will argue, the four most pressing crises of the late-modern age are crises of ‘de-synchronization’: 1) The ecological-crisis can be read as a crisis of de-synchronization between the speed of material turnover and economic production on the one hand and environmental reproduction on the other; 2) The ongoing financial crisis since 2008 can be understood as a consequence of the de-synchronization between the turnover-rates of the financial markets and those in the ‘real economy’ of material production and consumption; 3) The crisis of democracy signals a de-synchronization between the intrinsic speed of democratic will-formation and decision-making on the one hand and the speed of markets, of the media and of technological progress on the other; 4) The ‘psycho-crisis’ which can be observed in the sharp increase in burnout and depression rates results from a possible de-synchronization between the ‘speedability’ of the human psyche and the speed of social change, as Alain Ehrenberg has it.

Hartmut Rosa est un représentant de la nouvelle Théorie Critique issue de ce qu’on appelle « l’Ecole de Francfort ». Son ouvrage Accélération. Une critique sociale du temps propose non seulement de relire l’histoire moderne à l’aune du concept d’accélération sociale, mais il encourage aussi le développement de recherches à portée critique qui auraient pour objet d’éviter que le projet de la modernité (le développement de l’autonomie) soit radicalement menacé par l’accélération. (Elodie Wahl : https://lectures.revues.org/990)

2 mars

  •  Martina Schiavon (Université de Lorraine/ÉSPÉ de Lorraine) Le projet Bureau des longitudes (1795-­1932) : de la valorisation du patrimoine à la recherche.

9 mars

  •  Ronan Le Roux (LIS/SPHERE/Université Paris-­‐Est Créteil) Le Dr. Jacques Sauvan et le mystérieux Département Cybernétique de la SNECMA (1963-­1970).

16 mars

  •  Bruno Belhoste (IHMC/Université Paris 1 Panthéon-­‐Sorbonne) Le mesmérisme entre science et non-­science, un débat au 18e siècle.

23 mars

  •  Pierre-­Yves Beaurepaire (CMMC/Université de Nice Sophia-­‐Antipolis) Communiquer dans l'Europe savante, de l'âge classique aux Lumières.

30 mars

  •  Karena Kalmbach (Technische Universiteit Eindhoven, TU/e) Using the past for debating the future: the role of Chernobyl in British and French nuclear discourses.

20 avril

  •  Rebekah Higgit (University of Kent) The Royal Observatory, Greenwich, in public: towards an ‘eccentric biography’ of the institution’s early years.

27 avril

  •  David Edgerton (King's College London) sous réserve Transport and British history.

4 mai

  •  Lino Camprubi (Max-­‐Planck-­‐Institut für Wissenschaftsgeschichte) Underwater Surveillance and the Modern Mediterranean.

11 mai

  •  Ana Cardoso de Matos (Universidade de Évora) L’hydroélectricité au Portugal dans le contexte européen : circulation des ingénieurs, transfert de technologie et construction des paysages de l’innovation.

Responsables

  • Pr David Aubin, Université Pierre et Marie Curie (IMJ-­‐PRG / ASHiC), david.aubin@upmc.fr
  • Pr Pascal Griset, Université Paris-­‐Sorbonne (SIRICE-­‐CRHI / ISCC), pascalgriset@yahoo.fr

Comité de programme

  • Reynald Abad (Université Paris-­‐Sorbonne, Centre Roland Mousnier),
  • Alain Beltran (CNRS, SIRICE), Yves Bouvier (Université Paris-­‐Sorbonne, SIRICE-­‐CRHI),
  • Mathieu Flonneau (Université Panthéon-­‐Sorbonne, SIRICE-­‐CRHI, Association P2M),
  • Léonard Laborie (CNRS, SIRICE-­‐CRHI)

Organisation

Arielle Haakenstad arielle.haakenstad@paris-­‐sorbonne.fr

Catégories

Lieux

  • Salle de conférence au rez-de-chaussé - 20 rue Berbier-du-Mets
    Paris, France (75013)

Dates

  • jeudi 06 octobre 2016
  • jeudi 13 octobre 2016
  • jeudi 03 novembre 2016
  • jeudi 10 novembre 2016
  • jeudi 17 novembre 2016
  • jeudi 24 novembre 2016
  • jeudi 01 décembre 2016
  • jeudi 01 décembre 2016
  • jeudi 15 décembre 2016
  • jeudi 02 février 2017
  • jeudi 23 février 2017
  • jeudi 02 mars 2017
  • jeudi 09 mars 2017
  • jeudi 16 mars 2017
  • jeudi 23 mars 2017
  • jeudi 30 mars 2017
  • jeudi 20 avril 2017
  • jeudi 27 avril 2017
  • jeudi 04 mai 2017
  • jeudi 11 mai 2017

Mots-clés

  • social acceleration, dynamic stabilization, modernity, growth, desynchronization

Contacts

  • Delphine Giney
    courriel : enihpled [at] sfr [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Delphine Giney
    courriel : enihpled [at] sfr [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Histoire des sciences, histoire de l’innovation », Séminaire, Calenda, Publié le mercredi 15 février 2017, http://calenda.org/395184