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Le serment de fidélité sous le national-socialisme

The vow of loyalty under National Socialism - representations and practices

Représentations et pratiques

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Publié le mercredi 01 mars 2017 par Anastasia Giardinelli

Résumé

Cette journée d'études interdisciplinaire vise à explorer les transformations des serments de fidélité des soldats et fonctionnaires allemands pendant la période nazie. Le serment des soldats de la Wehrmacht a été modifié en août 1934 quand, après la mort du président du Reich Hindenburg, Hitler est devenu chancelier et Führer du Reich : les soldats ont dû prêter serment à sa personne. Parallèlement, le serment des fonctionnaires a été modifié lors de la Loi sur les fonctionnaires allemands de 1937 (Deutsches Beamtengesetz) qui introduit le Führerprinzip dans le statut des fonctionnaires : le texte du serment est une allégeance à la personne du Führer. La journée d'études vise à mettre en regard ces deux serments et, ce faisant, à répondre à plusieurs questions à leur propos. Elle fera intervenir de manière privilégiée des historiens, mais également des des spécialistes de littérature allemande et des juristes.

Annonce

Argumentaire

Cette journée d'études interdisciplinaire vise à explorer les transformations des serments de fidélité des soldats et fonctionnaires allemands pendant la période nazie. Le serment des soldats de la Wehrmacht a été modifié en août 1934 quand, après la mort du président du Reich Hindenburg, Hitler est devenu chancelier et Führer du Reich : les soldats ont dû prêter serment à sa personne. Parallèlement, le serment des fonctionnaires a été modifié lors de la Loi sur les fonctionnaires allemands de 1937 (Deutsches Beamtengesetz) qui introduit le Führerprinzip dans le statut des fonctionnaires : le texte du serment est une allégeance à la personne du Führer.  La journée d'études vise à mettre en regard ces deux serments et, ce faisant, à répondre à plusieurs questions :

  • En quoi les serments politiques pratiqués dans le mouvement nazi et notamment dans ses formations paramilitaires comme la SS ou la SA exercent-ils une influence sur les transformations des textes et cérémonies du serment tant dans l'armée que dans la fonction publique ?
  • Quelle est l'influence de ces serments dans les représentations professionnelles des fonctionnaires d'une part, des militaires et soldats d'autre part ? Peut-on mettre en regard, dans ces deux institutions, les serments prêtés et les pratiques ? En d'autres termes, le serment exprime-t-il plus qu'une adhésion formelle au nazisme pour les soldats et les fonctionnaires ?
  • Pourquoi la rupture éventuelle du serment de fidélité par des soldats ou des fonctionnaires a-t-elle été mal comprise par leurs camarades et leurs collègues ? Pourquoi marque-t-elle encore une transgression, y compris dans la lecture qui en est faite après guerre ? On pense à la réception négative de la conjuration du 20 juillet 1944 en RFA. On pourra aussi s'interroger sur la construction du roman d'Andersch Les cerises de la liberté qui érige la désertion du soldat en acte de liberté et à sa réception dans la société allemande après 1945.

La journée d'études fera intervenir de manière privilégiée des historiens, mais également des des spécialistes de littérature allemande et des juristes.

Journée d’études organisée par Marie-Bénédicte Vincent dans le cadre d’un programme de formation-recherche du CIERA avec le soutien du Département d’histoire de l’ENS et de l’IHMC.

Programme

Mardi 21 mars, 13h-18h, à l’École normale supérieure, salle Dussane

  • 13 h - Introduction par Marie-Bénédicte Vincent (École normale supérieure)

Panel 1. Le serment de fidélité à Hitler dans l’idéologie et les rituels nazis

Modération : Elissa Mailänder (Sciences Po Paris/CIERA)

  • 13 h 30 - Johann Chapoutot (Université Paris-Sorbonne) : « Le thème et le mythe de la fidélité germanique dans le nazisme ».
  • 14 h - David Gallo (CIERA) : « Le serment de fidélité dans la SS ».
  • 14 h 30 - Karl Borromäus Murr (Staatliches Textil- und Industriemuseum Augsburg) : « Nationalsozialistische Schwur-Rituale – zur Deutung der Eid-Konjunktur im „Dritten Reich“ ».
  • 15 h - Pause café

Panel 2. Le serment de fidélité dans les forces armées : discours et réalités

Modération : Stefan Martens (Institut historique allemand)

  • 15 h 30 - Fritz Taubert (Université de Bourgogne) : « Verfassungseid ou Führereid pour les militaires ? Une polémique de deux historiens nationaux-socialistes, Reinhard Höhn et Ernst Rudolf Huber, concernant l’assermentation des soldats ».
  • 16 h - Marie Moutier (Université Paris 1-Panthéon-Sorbonne) : « La fidélité à Hitler dans les lettres des soldats de la Wehrmacht ».
  • 16 h 30 - Tal Bruttmann (EHESS) : « Le serment dans la milice en France pendant l’Occupation »
  • 17 h - Ruth Vogel-Klein (Ecole normale supérieure) : « Le serment de fidélité à Hitler, la désertion de la Wehrmacht et la littérature allemande de l’après-guerre. »
  • 17 h 30 - Discussion
  • 18 h - Fin de la journée

Entrée libre.

Lieux

  • ENS, salle Dussane - 45, rue d'Ulm
    Paris, France (75005)

Dates

  • mardi 21 mars 2017

Mots-clés

  • serment, France, Allemagne, nazisme, endoctrinement

Contacts

  • Marie-Bénédicte VINCENT
    courriel : mariebvincent [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Alexis Darbon
    courriel : alexis [dot] darbon [at] ens [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Le serment de fidélité sous le national-socialisme », Journée d'étude, Calenda, Publié le mercredi 01 mars 2017, http://calenda.org/395889