AccueilLes rendez-vous SEMOPP (Socialisations, engagements et mobilisations politiques pratiques)

Les rendez-vous SEMOPP (Socialisations, engagements et mobilisations politiques pratiques)

Socialisation, commitment and practical political mobilisation (SEMOPP) conferences

Axe 2 - Médias, culture et politique

Group 2 - the Media, culture and politics

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Publié le vendredi 03 mars 2017 par João Fernandes

Résumé

Ce deuxième programme de recherche de l’axe 2 (Socialisations, engagements et mobilisations politiques pratiques) se déploie autour des acquis d’une sociologie politique qui continue en France à faire preuve et à faire ses preuves, tout en intégrant les critiques et certains apports réels (quoique confus et inégaux) des quelques travaux véritablement sociologiques des Cultural Studies de Birmingham dont sont issues les sociologies dites de la « réception », les Gender studies, les Subaltern studies devenues Post-colonial studies.

Annonce

Les Rendez-Vous SEMOPP, Socialisations, Engagements et Mobilisations Politiques Pratiques

Argumentaire

Axe 2 - Médias, Culture et Politique (Dir. Eric Darras)

Ce deuxième programme de recherche de l’axe 2 (Socialisations, Engagements et mobilisations politiques pratiques) se déploie autour des acquis d’une sociologie politique qui continue en France à faire preuve et à faire ses preuves, tout en intégrant les critiques et certains apports réels (quoique confus et inégaux) des quelques travaux véritablement sociologiques des Cultural Studies de Birmingham dont sont issues les sociologies dites de la « réception », les Gender studies, les Subaltern studies devenues Post-colonial studies.

Une fois resociologisées, certaines perspectives permettent de mieux comprendre les rapports ordinaires au politique, les mobilisations, engagements et jugements politiques profanes. Comprendre le rapport des individus au mode de domination politique (au Droit, à la Nation, au gouvernement représentatif, aux partis et professionnels de la politique, au vote…), dont la compétence sociale (Empowerment, Agency ou auto-habilitation au sens de Gaxie), le refus ou le rejet du système politique tel qu’il est, suppose de dépasser la politique institutionnelle, la seule socialisation opérée par les campagnes électorales, le militantisme, les discours d’hommes politiques ou d’autres manifestations officiellement labellisées comme « politiques ».

L’expérience vécue des rapports sociaux au quotidien et au local : les rapports au travail, au voisinage, au quartier, aux autres membres de la famille, aux street level bureaucrats (professeurs des écoles, infirmières, policiers…), la politisation par l’exposition quotidienne aux médias dominants (humoristes à la radio et sur internet, séries télévisés…) comme l’ensemble des pratiques sportives et culturelles (punk, rap…)… donnent sens aux perceptions profanes du politique. Il s’agit donc d’élargir la conception étroitement politologique de ce qui est politique donc de ce qui ne l’est pas, à rebours des régressions en cours vers l’habitus disciplinaire soit d’une conception habermassienne normâle, bourgeoise, urbaine, hyper-rationaliste et occidentalo (parisano)-centrée qui postule UN espace public monolithique. Il subsiste au contraire d’autres échelles et modalités de la politisation, des politiques ailleurs et autrement, des espaces publics alternatifs, féminins (sans être toujours féministes : presse people comme le montre la thèse de S. Vera Zambrano), ruraux (sans être conservateurs ou apolitiques : autour de José Bové comme le montre la thèse d’A. Bourad ; les circuits agro-alimentaires courts comme le montre la thèse d’A. Malié), ouvriers et ruraux (le monde de l’art du tuning, comme le montrent les travaux d’E. Darras), liés aux clubs sportifs (les surfeurs et la défense de l’environnement étudiés dans le cadre de l’HDR de J. Weisbein ; nos collaborations étroites et anciennes avec le laboratoire toulousain de sociologie du sport SOI) au cinéma et musiques populaires (Nollywood avec la thèse d’A. Batard ; les réceptions des séries télévisées travaillées par S. Vera-Zambrano) aux pratiques artistiques (travaux de F. Bajard) ou aux médecines non-conventionnelles (thèse de F. Parent)…

Mais face aux succès des populismes sociologiques qui célèbrent l’Agency, les ruses des faibles, la créativité, l’Eigen-sinn ou la résistance des plus démunis, les travaux du LaSSP, ni cyniquement domino-centrés, ni naïvement relativistes, réintègrent le politique par le haut pour une construction plus réaliste de l’objet sociologique et montrent ainsi que ces acteurs du politique par le bas n’en sont pas moins toujours confrontés aux armes des forts (au droit, à la répression, aux récupérations…), à l’Ordre politique. Sur ce thème notamment, un colloque international du LaSSP a rassemblé les 17 et 18 mars 2011 à Toulouse, politistes et historiens pour débattre du Eigensinn autour d’Alf Lüdtke ; il est en cours de publication pour la revue Sociétés contemporaines. Cette méthodologie particulièrement fructueuse fut également mise en œuvre dans l’ANR « Prescription et réception des normes scolaires » (en association avec le CDP (centre de droit privé, UT1 Capitole).

Programme

Mercredi 8 mars 2017

15h30 à 18h, Amphi Raynaud Université Toulouse Capitole 1 (RDC Salle des pas perdu- Rue du Doyen Gabriel Marty)

Ouvert au public

  • Good Enough Democracy: The Unlovable (but Necessary) Media, Citizens With Limited Public Concerns, and Slow Government as Ideals, Michael SCHUDSON, University of Columbia 

Abstract:

How can scholars and intellectuals harness the practical, complex, messy realities of clamorous media and frustratingly difficult governing to non-utopian visions? If we accept that we will never have "good" government or "good" citizens or saintly news organizations, can we recognize "good enough" government and "good enough" citizens and virtuously self-seeking news organizations when we see them? This presentation makes the case that we can and should.

  • When Political Elites select Political Elites. Insights into Accumulation of Autonomous Political Capital, Daniel GAXIE, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 

Abstract:

The weight in a political field depends on specific resources that give strength and influence and that command access to media, political institutions, elected offices and power positions. They can be labeled as political capital. Political capital is increasingly collective, but politicians also rely on their individual capital. Access to a position of power, such as the Presidency of a Parliament or a ministerial chair, implies and reveals an inextricable mixture of individual and collective capital. In a representative democracy, collective, as well as individual, political capital depend on various actions of support and recognition that take different forms. Political capital not only depends on support from citizens, especially voters, but also on multiple judgments by politicians who are in charge of selecting candidates to parliamentary or governmental positions. We need to have a closer look on the factors at work in the selection process. What are the conditions of ascent within the political field? 

Vendredi 10 mars 2017    

10h à 12h, Salle Bernard Maris Sciences Po Toulouse

Séance Dialogue autour de la Notion de politisation.

Avec François BUTON (CNRS, CEPEL UMR 5112)

Public restreint

Mercredi 19 avril 2017

9h à 17h, Salle Bernard Maris  Sciences Po Toulouse 

Infra politics: past and present.

Symposium en l’honneur de James C. Scott (Yale University)

Avec James C. Scott, Yale University Eric Darras, Sciences Po Toulouse,  Claire Judde de Larivière, UT2J Toulouse, Laurent Jeanpierre, Université Paris 8,  Anouk Batard, Science Po Toulouse,  Anaïs Malié, Science Po Toulouse, Frédéric Nicolas, Université de Bourgogne,  Antoine Roger, Science Po Bordeaux, Gülçin Lelandais, Université de Tours.

Public restreint

Session 1 : 9h30 - 12h30 

  • James C. Scott and other French Theories ? ABC’s (Agulhon, Bloch, Clastres) of Infrapolitics, Eric Darras, Sciences Po Toulouse.
  • The uses of James C. Scott in medieval and early modern History, Claire Judde de Larivière, UT2J Toulouse.
  • Seeing (Art) like a (the French) State, Laurent Jeanpierre, Université Paris 8.
  • The Moral Economy of Nollywood, Anouk Batard, Science Po Toulouse.

Session 2 : 14h - 17h

  • Eating "Green" in a Rural Area : the Infrapolitics of Middle Class ConsumersAnaïs Malié, Science Po Toulouse
  • Everyday Forms of Resistance to Organic Farming : a Moral Economy Analysis, Frédéric Nicolas, Université de Bourgogne.
  • Questioning Post sovietic Resistance to Capitalism, Antoine Roger, Science Po Bordeaux .
  • Infrapolitics and subaltern Resistances in outcast Neighborhoods in Istanbul , Gülçin Lelandais, Université de Tours . 

Lieux

  • Toulouse, France (31)

Dates

  • mercredi 08 mars 2017
  • vendredi 10 mars 2017
  • mercredi 19 avril 2017

Mots-clés

  • média, gouvernement, démocratie, citoyen, élite

Contacts

  • Sophie Régnier
    courriel : sophie [dot] regnier [at] sciencespo-toulouse [dot] fr
  • Eric Darras
    courriel : eric [dot] darras [at] ut-capitole [dot] fr

Source de l'information

  • Sophie Régnier
    courriel : sophie [dot] regnier [at] sciencespo-toulouse [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les rendez-vous SEMOPP (Socialisations, engagements et mobilisations politiques pratiques) », Séminaire, Calenda, Publié le vendredi 03 mars 2017, http://calenda.org/397314