Calenda - Le calendrier des lettres et sciences humaines et sociales

Sciences, savoirs et pratiques des déchets

Waste Sciences, Knowledges and Practices

Ciências, saberes e práticas dos resíduos

Ciencias, saberes y prácticas de los residuos

Dialogues entre mondes européens et américains

European, North and Latin American perspectives

Diálogos entre mundos europeus e americanos

Diálogos entre mundos europeos y americanos

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Publié le jeudi 09 mars 2017 par João Fernandes

Résumé

Ce colloque s’intéresse aux déchets comme objets de sciences, de savoirs et de pratiques. En proposant un dialogue entre chercheurs et acteurs français et des Amériques, il interrogera les modalités de construction de la connaissance portant sur les systèmes d’organisation et de représentation des déchets dans les mondes européens et américains. Ce projet cherche notamment à savoir si l’on peut qualifier de « tournant épistémologique » l’intérêt que les sciences sociales manifestent pour les déchets comme objet de recherche mais aussi comme défi pour l’organisation des territoires.

Waste has emerged as a main environmental, economic and social issue in the last fifty years. The convergence of interests from various fields of reflection and action suggests a potential and fruitful “epistemological turn”. Yet this process is still on the verge of formalization. Research and decision on waste organizational and representational systems remain either fragmented or dependent on local context though some waste management recommendations arise from worries on the global consequences of discard. Hence this international symposium aims at opening transatlantic conversations between academic, technical and artistic areas in order to clarify how waste challenges our everyday sciences, knowledges and practices.

O presente colóquio se interessa pelos resíduos como objeto de ciência, de saberes e de práticas. Em um contexto de preocupação crescente por estes materiais em escala global, o evento tem por objetivo investigar a “virada epistemológica” nas ciências humanas e sociais em torno deste tema, para a organização das sociedades e dos territórios. Propomos dessa maneira estabelecer um diálogo entre pesquisadores, artistas, agentes técnicos e representantes políticos que atuam tanto na França como nas Américas, questionando-se sobre os modos de construção do conhecimento sobre os sistemas organizacionais e representativos dos resíduos.

Este coloquio se interesa en los residuos como objetos de ciencia, de saberes y de prácticas. En un marco de preocupación cada vez mayor por estos materiales a escala global, este proyecto apunta a investigar el “giro epistemológico” de las ciencias sociales en torno a este nuevo reto para la organización de sociedades y territorios. Proponemos un dialogo entre investigadores, artistas y representantes técnicos y políticos de Francia y de las Américas que se cuestionan sobre los modos de construcción del conocimiento sobre los sistemas organizacionales y representacionales de residuos.

Annonce

Argumentaire

Ce colloque s’intéresse aux déchets comme objets de sciences, de savoirs et de pratiques. En proposant un dialogue entre chercheurs et acteurs français et des Amériques, il interrogera les modalités de construction de la connaissance portant sur les systèmes d’organisation et de représentation des déchets dans les mondes européens et américains. Ce projet cherche notamment à savoir si l’on peut qualifier de « tournant épistémologique » l’intérêt que les sciences sociales manifestent pour les déchets comme objet de recherche mais aussi comme défi pour l’organisation des territoires.

Les résidus ont longtemps été cantonnés au domaine du génie civil et de la médecine lors de leur « invention » comme catégorie de l’action publique urbaine, à la fin du XVIIIe siècle (Barles, 2002). Avec l’essor démographique et urbain ainsi que les préoccupations croissantes pour l’environnement, le développement durable et le changement climatique, les déchets font aussi leur entrée dans le champ des sciences sociales. La diversité des approches retenues souligne une réflexion riche et dynamique. L’essor de la « garbology » (Rathje, 1984) et de la rudologie (Gouhier, 1988) marque les premiers pas vers une approche des résidus comme outils du portrait des sociétés. Ces approches sont devenues consensuelles, au point de servir de base aux analyses prospectives de la production de déchets mondiale (Chalmin, Gaillochet, 2009) et aux recommandations de gestion formulées par de grandes institutions supra-nationales, telles que la Banque Mondiale.

Au-delà de cette approche, le « tournant culturel » (Claval, 2008) pris par les sciences sociales au cours des années 1980, d’abord dans les mondes anglophones puis dans les mondes francophones, a instauré de nouvelles manières de penser aux déchets. En ouvrant la discussion sur les enjeux socio-économiques et environnementaux des cycles de vie et du recyclage à plusieurs échelles, elles permettent un dialogue constructif avec les sciences du génie, portant sur la destination finale des déchets, les dispositifs de récupération et de revalorisation et l’économie circulaire. Par ailleurs, les géographes, les sociologues et les anthropologues ont aussi souligné l’importance des savoirs locaux, des approches émotionnelles et corporelles liées aux déchets (Douglas, 1966 ; Vergara, 2014).

Ces dernières mettent en évidence l’importance de prendre en considération le poids des représentations des déchets ainsi que de leurs enjeux normatifs, culturels et sociaux (Hawkins, 2008) dans la compréhension de leurs lieux et de leurs flux. Les approches en termes de justice environnementale, les lectures post-colonialistes, et en écologie politique (Bennett, 2010), tout comme les analyses qui insistent sur la responsabilité sociale des entreprises ont contribué à éclairer et mieux comprendre les divergences d’intérêt, les enjeux de pouvoir et les conflits qui sous-tendent la gestion des déchets.

En Amérique du nord, l’émergence des « discard studies » (Lepawsky, Liboiron, 2015) constitue une initiative audacieuse et féconde dans la mesure où l’objet rassemble les chercheurs, au-delà de l’approche disciplinaire. En France, en revanche, et dans plusieurs cultures universitaires latino-américaines, la question des déchets constitue un objet de dialogue sans que pour autant les approches propres à chaque discipline se dissolvent. En outre, la difficulté à situer les déchets d’un point de vue épistémologique met aussi en question le partage des compétences entre communautés épistémiques. Par exemple, prévenir les effets mal connus de la concentration de certains déchets dans des sites d’enfouissement (exemple des nanoparticules issues des appareils technologiques tels que les téléphones portables) repose autant sur les apports de la biochimie que sur la meilleure compréhension des pratiques de consommation et de mise au rebut. Enfin, ces enjeux ont un impact concret sur l’organisation de la gestion et l’aménagement des territoires des déchets au quotidien. L’incertitude environnementale, les débats autour de l’acceptabilité sociale mais aussi le souci d’avoir des pratiques plus économiques et soutenables engagent les savoirs politiques et l’éthique des pratiques de nombreux acteurs de terrain - gouvernements locaux, associations, entreprises, citoyens, etc.

Ce colloque tentera donc d’appréhender les enjeux méthodologiques, empiriques et théoriques qui sous-tendent les dialogues entre sciences, savoirs et pratiques des déchets. Le partage des expériences permettra de s’interroger sur l’existence de spécificités européennes et américaines dans la manière d’organiser les connaissances sur les déchets. Il aura pour but de mettre en discussion des chercheurs, des artistes et des praticiens issus des mondes européens et américains.

Axes thématiques

Les déchets serviront d’objet-support à une discussion qui portera sur les grandes thématiques transversales suivantes :

1. Les sciences face au déchet

2. Les dialogues entre communautés épistémiques

3. Les circulations entre scientifiques et praticiens

4. Les relations aux savoirs locaux

5. Aménager les territoires des déchets : implications mondiales, historiques et pratiques

6. Les déchets, objet culturel ?

Informations pratiques

Nous invitons les participants potentiels à soumettre un résumé de 500 mots maximum contenant cinq mots-clés et l'axe dans lequel s’insère la communication pour le 15 Juin 2017, à l’adresse électronique suivante :

colloquedechets2017@gmail.com

Seront acceptés les résumés et les articles en français, portugais, anglais et espagnol. Le colloque se tiendra en quatre langues sans traduction simultanée. Dans un esprit d’ouverture nous ferons appel à des bénévoles pour assurer la traduction des échanges aux participants non francophones, si cela s’avère nécessaire (résumés, questions et réponses au cours des débats).

Les travaux sélectionnés seront identifiés à la fin juillet. Les auteurs devront alors envoyer leur article complet (40 000 signes max., 20 pages) avant le 1er octobre 2017.

Nous vous remercions pour votre intérêt et espérons que vous diffuserez amplement cet appel.

Où :

Institut des Amériques (IdA)

60, boulevard du Lycée – 8e étage 92170 Vanves (Metro ligne 12, arrêt Corentin Celton).

Dates à retenir

  • 15 juin 2017 : date limite pour l’envoi du résumé (500 mots et 5 mots-clés).

  • Fin juillet : Notification aux auteurs de l'acceptation ou du rejet des leurs propositions.
  • 1er octobre 2017 : date limite pour l’envoi de l’article complet (40 000 signes / 20 pages).
  • 23 & 24 novembre 2017 : colloque.

Comité organisateur

  • Marcelo Pires Negrão, doctorant en géographie et chercheur associé au Centre de Recherche et de Documentation des Amériques (CREDA, UMR 7227), axe « Grandes espaces » (IHEAL-CREDA, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3).
  • Marie-Noëlle Carré, docteure en Géographie,chargée de cours à l’Université de Montréal (Québec, Canada), chercheuse associée au Centre de Recherche et de Documentation des Amériques (CREDA), axe « Villes et métropoles ».

Comité scientifique

  • Sabine BARLES, professeure en géographie, Université Paris 1 - Panthéon Sorbonne
  • Claudia CIRELLI, chercheuse associée en anthropologie et géographie, Université de Tours
  • Mathieu DURAND, maître de conférences en géographie, Université du Mans (à confirmer)
  • Martine DROULERS, chercheuse CNRS en géographie émérite, CNRS.
  • Bénédicte FLORIN, maître de conférences en géographie, Université de Tours
  • Myra HIRD, professeure, School of Environmental Studies, Queen's University, Canada
  • François-Michel LE TOURNEAU, chercheur CNRS en géographie, iGlobes, Tucson – UMI 3157
  • Baptiste MONSAINGEON, chercheur postdoctoral en sociologie, Centre Alexandre-Koyré
  • Laurence ROCHER, maître de conférences en urbanisme et aménagement, Université de Lyon 2
  • Francisco SUÁREZ, professeur en anthropologie, Universidad Nacional General Sarmiento, Argentine

Pour d’autres renseignements : colloquedechets2017@gmail.com

Argument

Waste has emerged as a main environmental, economic and social issue in the last fifty years. The convergence of interests from various fields of reflection and action suggests a potential and fruitful “epistemological turn”. Yet this process is still on the verge of formalization. Research and decision on waste organizational and representational systems remain either fragmented or dependent on local context though some waste management recommendations arise from worries on the global consequences of discard. Hence this international symposium aims at opening transatlantic conversations between academic, technical and artistic areas in order to clarify how waste challenges our everyday sciences, knowledges and practices.

Waste has long been restricted to the areas of civil engineering and medicine since its invention as a category of public management at the end of 18th century (Barles, 2002). It is not a topic of interest for social science until the 1970s when debates on sustainable development open with demographic and urban growth, environmental degradation and climate change issues. Among the countless existing perspectives, garbology (Rathje, 1984), rudology (Gouhier, 1988) have targeted waste as a constructive tool to portrait social consumption patterns. Those approaches are now used in global waste production prospective analysis (Chalmin, Gaillochet, 2009) ans waste management recommendations.

With the social sciences “cultural turn” in the 1980s (Claval, 1988) new ways of thinking about waste appeared, first in the anglosphere and then in the francosphere. Socio-economic and environmental issues triggered interdisciplinary debates on products life cycle. Engineering sciences participated in the reflection on waste final destination, recycling and infrastructure as well as on circular economy. Geographers, sociologists and anthropologists also underlined the importance of local knowledge and know-how, emotional and corporal approaches (Douglas, 1966; Vergara, 2014).

Waste representations, normative, cultural and social issues (Hawkins, 2008) have proven helpful in understanding places and flows. Environmental justice, postcolonial studies and political ecology (Bennett, 2010) pointed out interest discrepancies, power issues and conflicts as underlying and decisive issues for management.

In North America, “discard studies” (Lepawsky, Liboiron, 2015) have gone a step forward in gathering researchers beyond disciplinary affiliation. In France and in many other Latin American academic culture, waste management serves as a meeting point for research but each approach remains specific. Thus it is difficult to situate waste from an epistemological point of view. Practical problems always question the share of responsibilities among epistemic communities towards defining and identifying waste issues.

Both biochemistry and social sciences can contribute to know better and point out the effects of some waste products concentration in landfills (e.g. nanoparticles from technological devices). Those challenges have a concrete impact on waste management organization and day to day territorial waste management. Environmental uncertainty, social acceptability are main issues in a post factual world where sustainable practices engage political know-how and practical ethics – local governments, NGOs, private sector, citizens, etc.

This symposium will try to apprehend the methodological, empirical and theoretical issues that subtend production and organization of waste sciences, knowledges and practices. We will share experiences between Europe, North and Latin America and gather researchers, artists, practitioners.

Main topics

 Discussion will include without restricting to:

  • Sciences and waste
  • Dialogues between epistemic communities
  • Circulations between academics and practitioners
  • Relation to local knowledge
  • Waste territorial planning: global, historical and practical implications
  • Waste as a cultural object

Practical information

Please send your abstract (title, abstract of 500 words max. and five key-words) before June 15, 2017 to the following e-mail:

colloquedechets2017@gmail.com

The authors of abstracts selected for the conference will be notified at the end of July 2017 and must then submit their finished papers, 40 000 signs in length, before October 1, 2017.

Abstracts can be sent in French, Spanish, Portuguese and English.

The symposium will be held in the four languages. No oral translation will be provided but personal accommodation (abstracts in other languages, volunteer-assistance for questions and answers).

Place

Institut des Amériques (IdA)

60, boulevard du Lycée – 8e étage 92170 Vanves

Agenda

  • June 15, 2017: deadline for abstract submission (500 words – 5 keywords)

  • End of July 2017: Notification to the authors about their abstracts
  • October 1, 2017: deadline for paper submission (40 000 signs/20 pages)
  • November 23 & 24, 2017: symposium “Waste Sciences, Knowledges and Practices”

Organising Committee

  • Marcelo Pires Negrao, PhD student in geography, Institut des Hautes Etudes d’Amérique latine, associate researcher at the Centre de Recherche et de Documentation des Amériques, area « Wide-open spaces » (IHEAL-CREDA).
  • Marie-Noëlle Carré, PhD in geography, lecturer at Université de Montréal (Quebec, Canada), associate researcher at the Centre de Recherche et de Documentation des Amériques, area « Cities and metropolitan areas ».

Scientific committee

  • Sabine BARLES, Professor, Geography, Université Paris 1 - Panthéon Sorbonne
  • Claudia CIRELLI, associated researcher, Anthropology & Geography, Université de Tours
  • Mathieu DURAND, associate professor, Geography, Université du Mans (to be confirmed)
  • Martine DROULERS, Professor emeritus, Geography, CNRS.
  • Bénédicte FLORIN, associate professor, Geography, Université de Tours
  • Myra HIRD, Professor, School of Environmental Studies, Queen's University, Canada
  • François-Michel LE TOURNEAU, Professor, Geography, iGlobes, Tucson – UMI 3157
  • Baptiste MONSAINGEON, postdoctoral researcher, Sociology, Centre Alexandre-Koyré
  • Laurence ROCHER, associate professor, Urbanism & Planning, Université de Lyon 2
  • Francisco SUÁREZ, Professor, Anthropology, Universidad Nacional General Sarmiento, Argentine

For additional information, please contact: colloquedechets2017@gmail.com

Argumento

O presente colóquio se interessa pelos resíduos como objeto de ciência, de saberes e de práticas. Em um contexto de preocupação crescente por estes materiais em escala global, o evento tem por objetivo investigar a “virada epistemológica” nas ciências humanas e sociais em torno deste tema, para a organização das sociedades e dos territórios. Propomos dessa maneira estabelecer um diálogo entre pesquisadores, artistas, agentes técnicos e representantes políticos que atuam tanto na França como nas Américas, questionando-se sobre os modos de construção do conhecimento sobre os sistemas organizacionais e representativos dos resíduos.

Quando emergiram como categoria de ação pública urbana no final do século XVIII (Barles, 2002), a engenharia civil e a medicina tornaram-se os campos privilegiados da gestão e da vigilância. Com o crescimento demográfico e urbano, as preocupações sobre o ambiente, o desenvolvimento sustentável e as mudanças climáticas, os resíduos acabaram por entrar no campo das ciências humanas e sociais. A diversidade dos trabalhos existentes coloca em destaque uma reflexão rica e dinâmica. A Garbologia (Rathje, 1984) e a Rudologia (Gouhier, 1988) marcam os primeiros passos até o uso dos resíduos como instrumento de mediação das sociedades. Agora, análises prospectivas da produção de resíduos em uma escala global (Chalmin, Gaillochet, 2009) baseiam-se na correlação entre o consumo e as práticas de eliminação dos resíduos.

Para além disso, a “virada cultural” (Claval, 2008) das ciências sociais nos anos 1980 nos mundos anglo fônico e logo franco fônico instaurou estabeleceu novos quadros de pensamento para os resíduos. Abriu-se a discussão sobre os desafios socioeconômicos e ambientais em torno do tema, assim como sobre os ciclos de vida e do reciclável em variadas escalas, permitindo um diálogo construtivo com as ciências da engenharia, sobre o destino final dos resíduos, as infraestruturas de recuperação e valorização dos resíduos e a economia circular. Geógrafos, sociólogos e antropólogos também destacaram a importância dos saberes locais, das emoções e dos corpos em sua relação com os resíduos (Douglas, 1966, Vergara, 2014).

A justiça ambiental, os estudos pós-colonialistas e a ecologia política (Bennett, 2010) insistiram sobre a incidência de representações, de destaques normativos, culturais e sociais (Hawkins, 2008), os quais intervêm na compreensão dos lugares e dos fluxos de resíduos. Assim, jogaram luz sobre interesses divergentes, o exercício do poder e os conflitos que subentendem a gestão dos resíduos.

Na América do Norte, a formalização dos discard studies (Lepawsky, Liboiron, 2015) propõe um enfoque audaz frutífero ao reunir pesquisadores em torno do “descarte” para além de suas respectivas disciplinas. Na França e em alguns países latino-americanos, no entanto, os resíduos são mais um ponto de encontro do que um fator de dissolução das práticas disciplinares. Isso acaba por criar uma dificuldade em posicionar os resíduos do ponto de vista epistemológico, já que se questiona a distribuição de competências em relação a esse objeto e entre as comunidades epistêmicas. Por exemplo, os efeitos desconhecidos de alguns resíduos em locais de disposição final (e.g. nano partículas dos aparatos tecnológicos) remetem tanto aos aportes da bioquímica como ao melhor entendimento social das práticas de consumo e descarte. Por fim, estes destaques têm um impacto concreto sobre a organização e a gestão do planejamento territorial. A incerteza ambiental, os debates sobre a aceitabilidade social e a questão das práticas mais sustentáveis compromete os saberes políticos e a ética prática de vários agentes do campo: governos locais, associações, ONGs, empresas, cidadãos, etc.

Este colóquio abrange os desafios metodológicos, empíricos e teóricos que fundamentam os diálogos entre ciências, saberes e práticas de resíduos. E visa assim, o compartilhamento de experiências e que se questione e coloque em perspectiva as trajetórias acadêmicas, profissionais e artísticas sobre os resíduos.

Eixos temáticos

Abre-se um espaço de diálogo entre mundos europeus e americanos nos quais os resíduos servem como base de discussão sobre as seguintes temáticas, sem, no entanto, limitar-se a elas:

  • Ciências e resíduos
  • Diálogos entre comunidades epistémicas
  • Circulações entre meio cientifico e profissional
  • Saberes locais
  • Ordenamento territorial dos resíduos: implicações mundiais, históricas e práticas.
  • Os resíduos como objeto cultural. 

Informações praticas 

Convidamos os potenciais comunicadores a enviar um resumo de até 500 palavras de suas respectivas comunicações, contendo cinco palavras-chave e informando o eixo no qual deve se inscrever seu trabalho, até o dia 15 de junho de 2017. O resumo deve ser enviado ao seguinte endereço eletrônico:

colloquedechets2017@gmail.com

Serão aceitos resumos e artigos em francês, português, inglês e espanhol. O colóquio será realizado em quatro idiomas, sem tradução simultânea. Na medida do possível, a organização do colóquio tentará assegurar traduções pontuais através da ação de voluntários (de resumos, perguntas e respostas durante os debates).

O comitê científico comunicará os trabalhos selecionados aos pesquisadores até o final de julho de 2017. O artigo completo de até 40 mil caracteres deverá ser enviado até 01 de outubro de 2017. 

Local

Institut des Amériques (IdA)
60, boulevard du Lycée – 8e étage 92170 Vanves (Metrô linha 12, estação Correntin Celton).

Agenda

  • 15 de junho 2017: data limite para o envio de resumo de 500 palavras, contendo cinco palavras-chave. 

  • Fim de julho 2017: Aviso aos autores do aceite ou recusa das propostas. 
  • 1º de outubro 2017: data limite para o envio do artigo (até 40 000 caracteres) 
  • 23 & 24 de novembro 2017: colóquio 

Comitê organizador

  • Marcelo Pires Negrão, doutorando em geografia, Institut des Hautes Etudes d’Amérique latine, pesquisador associado ao Centre de Recherche et de Documentation des Amériques, eixo “Grandes espacios” (IHEAL-CREDA).
  • Marie-Noëlle Carré, doutora em Geografia, docente na Université de Montréal (Quebec, Canada), pesquisadora associada ao Centre de Recherche et de Documentation des Amériques, eixo “Cidades e metrópole”. 

Comitê científico

  • Sabine BARLES, Professora titular de Geografia, Université Paris 1 - Panthéon Sorbonne
  • Claudia CIRELLI, Pesquisadora associada em Antropologia e Geografia, Université de Tours
  • Mathieu DURAND, Professor adjunto de Geografia, Université du Mans
  • Martine DROULERS, Pesquisadora CNRS emérita de Geografia, CREDA Université Paris-3
  • Bénédicte FLORIN, Professora adjunta de Geografia, Université de Tours
  • Myra HIRD, Professora titular, School of Environmental Studies, Queen's University, Canada
  • François-Michel LE TOURNEAU, Pesquisador CNRS de Geografia, iGlobes, Tucson – UMI 3157
  • Baptiste MONSAINGEON, Pesquisador pós-doutoral em Sociologia, Centre Alexandre-Koyré
  • Laurence ROCHER, Professora adjunta de Urbanismo e Ordenamento Territorial, Université de Lyon 2
  • Francisco SUÁREZ, Professor titular de Antropologia, Universidad Nacional General Sarmiento, Argentina 

Para mais informações: colloquedechets2017@gmail.com

Argumento

Este coloquio se interesa en los residuos como objetos de ciencia, de saberes y de prácticas. En un marco de preocupación cada vez mayor por estos materiales a escala global, este proyecto apunta a investigar el “giro epistemológico” de las ciencias sociales en torno a este nuevo reto para la organización de sociedades y territorios. Proponemos un dialogo entre investigadores, artistas y representantes técnicos y políticos de Francia y de las Américas que se cuestionan sobre los modos de construcción del conocimiento sobre los sistemas organizacionales y representacionales de residuos.

Cuando emergieron como categoría de acción pública urbana al fin del siglo 18 (Barles, 2002), la ingeniería civil y la medicina devinieron los campos privilegiados de gestión y de vigilancia. Fue con el crecimiento demográfico y urbano, las preocupaciones sobre  el ambiente, el desarrollo sustentable y el cambio climático cuando los residuos entraron en el campo de las ciencias sociales. La diversidad de los trabajos existentes subraya una reflexión rica y dinámica. La garbología (Rathje, 1984) y la rudología (Gouhier, 1988) marcan los primeros pasos hacia el uso de residuos como instrumentos de medición de las sociedades. Ahora, los análisis prospectivos de producción de residuos a escala global (Chalmin, Gaillochet, 2009) se basan en la correlación entre prácticas de consumo y descarte y residuos.

Más allá, el “giro cultural” (Claval, 2008) de las ciencias sociales en los años 1980 en los mundos anglófonos y luego francófonos instauró nuevos cuadros de pensamiento para los residuos. Se abrió la discusión sobre los retos socio-económicos y ambientales que plantean, así como sobre los ciclos de vida y del reciclado a varias escalas. Permitió un diálogo constructivo con las ciencias de la ingeniería, el destino final de los residuos, las infraestructuras de recuperación y de revalorización de residuos y la economía circular. Geógrafos, sociólogos y antropólogos también subrayaron la importancia de los saberes locales, de las emociones y de los cuerpos en su relación con los residuos (Douglas, 1966; Vergara, 2014).

La justicia ambiental, los estudios poscolonialistas y la ecología política (Bennett, 2010) insistieron sobre la incidencia de representaciones, de retos normativos, culturales y sociales (Hawkins, 2008) los cuales intervienen en la comprensión de los lugares y de los flujos de residuos. Hicieron la luz sobre los intereses divergentes, el ejercicio del poder y los conflictos que subtienden la gestión de residuos.


En América del norte, la formalización de las “discard studies” (Lepawsky, Liboiron, 2015)propone un enfoque audaz y fructífero ya que el hecho de descartar es lo que reúne investigadores más allá de las disciplinas. En Francia, sin embargo, y en algunos ámbitos académicos latino americanos, los residuos son más bien un punto de encuentro, no un factor de disolución de las pertenencias disciplinarias. Genera dificultad en ubicar los residuos desde el punto de vista epistemológico ya que se cuestiona la distribución de competencia en cuanto a este objeto y entre las comunidades epistémicas. Por ejemplo, los efectos desconocidos de algunos residuos en sitios de disposición final (e.g. nano partículas de los aparatos tecnológicos) remiten tanto a los aportes de la bioquímica como al mejor entendimiento social de prácticas de consumo y de descarte. Por fin, estos retos tienen un impacto concreto sobre la organización y la gestión del planeamiento territorial. La incertidumbre ambiental, los debates sobre aceptabilidad social y la cuestión de prácticas más sustentables compromete los saberes políticos y la ética practica de varios actores de campo: gobiernos locales, asociaciones, empresas, ciudadanos, etc

Este coloquio abarca los retos metodológicos, empíricos y teóricos que subtienden los diálogos entre ciencias, saberes y prácticas de residuos. Apunta a que se compartan experiencias y a que se cuestione y ponga en perspectiva las trayectorias académicas, profesionales y artísticas sobre los residuos.

Ejes temáticos

Abre un espacio de dialogo entre mundos europeos y americanos en el cual los residuos sirven como base de discusión sobre las temáticas siguientes, sin limitarse a ellas:

  • Ciencias y residuos
  • Diálogos entre comunidades epistémicas
  • Circulaciones entre científicos y profesionales
  • Saberes locales
  • Planificación de territorios de residuos: implicaciones globales, históricas y prácticas
  • Los residuos como objeto de cultura 

Información practica 

Se invita a los comunicantes potenciales a que manden un resumen de su ponencia de un volumen de 500 palabras al máximo con cinco palabras-claves y a que aclaren el eje en el que se inscribe su propuesta antes del 15 de junio 2017 a la dirección electrónica siguiente:

colloquedechets2017@gmail.com

Se aceptan resúmenes y artículos en francés, inglés, portugués y español. El coloquio se desarrollará en los cuatro idiomas, sin traducción simultánea. Se proporcionara acomodamientos personales si se los pide (traducción de los resúmenes, voluntarios para la traducción de preguntas y respuestas).

El comité científico avisará a los investigadores seleccionados a finales de Julio 2017. Se esperará su artículo completo de 40 000 caracteres antes del 1ero de Octubre 2017. 

Lugar

Institut des Amériques (IdA)
60, boulevard du Lycée – 8e étage 92170 Vanves

Agenda

  • 15 de junio 2017: fecha límite para el envío de un resumen de 500 palabras con cinco palabras-claves

  • Fines de Julio 2017: Aviso a los autores de la aceptación o el rechazo de las propuestas
  • 1ero de octubre 2017: Fecha límite de envío del artículo (40 000 caracteres)
  • 23 & 24 de noviembre 2017: coloquio 

Comité organizador

  • Marcelo Pires Negrão, doctorante en geografia, Institut des Hautes Etudes d’Amérique latine, investigador asociado al Centre de Recherche et de Documentation des Amériques, eje « Grandes espacios » (IHEAL-CREDA).
  • Marie-Noëlle Carré, doctor en geografia, docente en la Université de Montréal (Quebec, Canada), investigadora asociada al Centre de Recherche et de Documentation des Amériques, eje « Ciudades y metropolises ». 

Comité científico

  • Sabine BARLES, profesor de geografía, Université Paris 1 - Panthéon Sorbonne
  • Claudia CIRELLI, investigadora asociada en antropología y geografía, Université de Tours
  • Mathieu DURAND, profesor adjunto de geografía, Université du Mans (a confirmar)
  • Martine DROULERS, profesora catedrática de geografía, CNRS.
  • Bénédicte FLORIN, profesora adjunta de geografía, Université de Tours
  • Myra HIRD, profesora, School of Environmental Studies, Queen's University, Canada
  • François-Michel LE TOURNEAU, profesor de geografía, iGlobes, Tucson – UMI 3157
  • Baptiste MONSAINGEON, investigador posdoctoral en sociología, Centre Alexandre-Koyré
  • Laurence ROCHER, profesora adjunta en urbanismo y planeamiento, Université de Lyon 2
  • Francisco SUÁREZ, profesor de antropología, Universidad Nacional General Sarmiento, Argentine 

Para más información: colloquedechets2017@gmail.com  

Lieux

  • Institut des Amériques - 8e étage - 60, boulevard du Lycée
    Vanves, France (92)

Dates

  • jeudi 15 juin 2017

Mots-clés

  • déchet, science, savoir, pratique, Europe, Amériques

Contacts

  • Marie-Noëlle Carré
    courriel : colloquedechets2017 [at] gmail [dot] com
  • Marcelo Pires Negrão
    courriel : colloquedechets2017 [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Marie-Noëlle Carré
    courriel : colloquedechets2017 [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Sciences, savoirs et pratiques des déchets », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 09 mars 2017, http://calenda.org/398387