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Géographie de l’alternatif, géographies alternatives ?

The geography of the alternative - alternative geographies?

Journée des jeunes chercheur·e·s de l’Institut de géographie de Paris (JIG) 2017

Young researchers day at the Institut de Géographie de Paris (JIG) 2017

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Publié le lundi 27 mars 2017 par Céline Guilleux

Résumé

La géographie entretient avec le pouvoir institutionnel des rapports complexes. Cette journée des jeunes chercheur·e·s de l’Institut de géographie 2017 cherche à interroger ce rapport de la discipline au pouvoir établi, institutionnel, dominant. Plutôt que de questionner l’existence d’une géographie alternative que revendiquent de nombreux géographes, on pose ici la question de ses frontières. Qu’est-ce qu’une géographie alternative ? À partir de quand et jusqu’à quel point une géographie est-elle alternative ? Faut-il l’intégrer, et si oui comment, aux structures institutionnelles classiques que sont par exemple l’université et les laboratoires de recherche, qui sont eux aussi vecteurs d’une certaine norme ?

Annonce

Argumentaire

La géographie entretient avec le pouvoir institutionnel des rapports complexes. Cette journée des jeunes chercheur.e.s de l’Institut de Géographie 2017 cherche à interroger ce rapport de la discipline au pouvoir établi, institutionnel, dominant. Plutôt que de questionner l’existence d’une géographie alternative que revendiquent de nombreux géographes, on pose ici la question de ses frontières. Qu’est-ce qu’une géographie alternative ? À partir de quand et jusqu’à quel point une géographie est-elle alternative ? Faut-il l’intégrer, et si oui comment, aux structures institutionnelles classiques que sont par exemple l’Université et les laboratoires de recherche, qui sont eux aussi vecteurs d’une certaine norme ? Cette journée entend interroger la démarche des chercheur.e.s face à leurs objets pour explorer les liens entre géographie et institutionnalisation, mais aussi le positionnement des géographes envers l’innovation et la marginalité. Leur caractère controversé peut susciter des contestations quant à l’intégration dans la discipline d’objets, de méthodes ou de terrains considérés comme alternatifs, sans nécessairement être revendiqués comme tels par les chercheur.e.s qui les étudient. C’est donc à la fois le positionnement de la discipline, mais aussi celui des chercheur.e.s, vis-à-vis du caractère alternatif de la géographie, qu’on se propose d’envisager. Se pose enfin la question de la temporalité de l’alternatif par rapport à l’évolution des fonctionnements institutionnels. Un objet considéré comme alternatif peut progressivement s’institutionnaliser pour, parfois, devenir un lieu commun disciplinaire (par exemple l’étude des quartiers gays dans les pays d’Europe et d’Amérique du Nord, celle du street art en milieu urbain ou encore celle des jardins communautaires). Qu’en est-il alors des effets d’affichage ? L’alternatif peut-il, paradoxalement, devenir un instrument de carrière universitaire ? N’est-il pas finalement lui aussi très institutionnalisé ?

Programme

  • 9h00-9h15 Accueil
  • 9h15-9h45 Ouverture de la JIG  par le comité d’organisation : explication de la construction de la journée         

Session 1 : Actions collectives, entre objet d’étude et engagement du chercheur

  • 9h45 – 10h15 Romain Geffrouais : L’observation participante par l’engagement du chercheur : un impératif pour l’étude des résistances à la gentrification ? 
  • 10h15-10h45 Vanessa Iceri : Agir autrement dans et pour les territoires ruraux au travers des actions collective alimentaires
  • 10h45 – 11h15 Lise Buisson et Nicolas Mazard : Etudier l’alternatif : lutte et culture de la terre à Notre-Dame-Des-Landes
  • 11h15-11h30 Pause
  • 11h30 – 12h Contrepoint 1 : Terrain inaccessible, terrain virtuel Robin Cura, Julie Gravier et Lucie Nahassia : Comprendre les dynamiques d’un territoire qui n’existe plus : quelles alternatives au terrain pour l’étude d’un espace sur le temps long ?
  • 12h-12h30 Atelier : Manon Bélec : L’imprévu de l’espace urbain, la représentation de l’éphémère

12h30-14h Déjeuner

Session 2 : Occupation de l'espace : appropriations et marquages

  • 14h-14h30 Hélène Milet : Quand l’habitat alternatif redéfinit l’urbanisme et la géographie L’exemple de l’habitat participatif en Allemagne
  • 14h30-15h Juliette Pinard : Du squat artistique au nouvel objet immobilier : trajectoire de mutation d’une pratique alternative
  • 15h00-15h30 Contrepoint 2 : De l'alternatif dans le quantitatif Juste Raimbault : Un cadre de connaissances pour une géographie intégrée
  • 15h30-15h45 Pause             

Session 3 : Questionner le modèle néolibéral urbain

  • 15h45-16h15 Paul Gourdon : Associations transnationales de municipalités en Europe : la circulation de modèles urbains alternatifs est-elle possible ?
  • 16h15-16h45 Antonin Girardin : Le rôle de l'alternatif dans la fabrique urbaine néolibérale. Le cas de la ville allemande de Leipzig
  • 16h45-17h Pause 
  • 17h-18h15 L’invité de la JIG : Fabrice Ripoll. Intervention suivie d’un débat
  • 18h15 Clôture

Comité scientifique

  • Marianne Blidon
  • Marie Morelle
  • Bertrand Pleven
  • Jean Rivière
  • Serge Weber

Comité d’organisation

  • Dorian Bernadou
  • Aude Le Gallou
  • Adlene Mohammedi
  • Lucie Nahassia
  • Annaig Oiry
  • Florian Opillard
  • Angélique Palle

Lieux

  • Institut de Géographie, Grand Amphi - 191 rue Saint-Jacques
    Paris, France (75005)

Dates

  • jeudi 06 avril 2017

Mots-clés

  • géographie, alternatif, géographie critique

Contacts

  • Adlene Mohammedi
    courriel : admao [at] hotmail [dot] fr

Source de l'information

  • Adlene Mohammedi
    courriel : admao [at] hotmail [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Géographie de l’alternatif, géographies alternatives ? », Journée d'étude, Calenda, Publié le lundi 27 mars 2017, http://calenda.org/399984