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Le tourisme : le phénomène et ses conséquences socio-économiques

Tourism - the phenomenon and its socio-economic consequences

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Publié le mardi 18 avril 2017 par João Fernandes

Résumé

Le mot tourisme possède deux sens : l’acte de voyager pour des raisons non lucratives et l’activité économique correspondante. Les dictionnaires français du XIXe siècle soulignent les caractères de « curiosité » et le « désœuvrement » qui sont le propre des touristes. Au XXe siècle, les institutions internationales complètent la définition en ajoutant le critère du temps. Le tourisme ne peut naître et se développer que si diverses conditions sont réunies : la curiosité, le goût de la découverte et le dépaysement ; des ressources permettant de financer cette curiosité ; du temps libre pour pouvoir quitter temporairement la résidence habituelle ; des moyens de transport et d’hébergement.

Annonce

Argumentaire

Tunisian-Mediterranean Association for Historical, Social and Economic Studies & Tunisian World Center for Studies, Research, and Development organiseront le 28, 29, et 30 novembre 2017 le dixième colloque international sur le thème : Le Tourisme : le phénomène et ses conséquences socio-économiques

Le mot tourisme possède deux sens : l’acte de voyager pour des raisons non lucratives et l’activité économique correspondante. Les dictionnaires français du XIXème siècle, notamment ceux de Littré et de Larousse, soulignent les caractères de « curiosité » et le « désœuvrement » qui sont le propre des touristes. Montaigne qui effectua de juin 1580 à novembre 1581 un voyage en France, en Suisse, en Allemagne et en Italie apparaît comme le type même du touriste se déplaçant pour son seul plaisir : « S’il ne fait pas beau à droite, je prends à gauche (…). Ai-je laissé quelque chose à voir derrière moi ? J’y retourne ». Il montre son désir d’apprendre : « Faire des voyages  me semble un exercice profitable (…). Je ne connais pas de meilleure école pour former la vie que de mettre sans cesse devant nos yeux la diversité de tant d’autres vies, opinions et usages »[1]. Au XXème siècle, les institutions internationales complètent la définition en ajoutant le critère du temps : le touriste est la personne qui quitte sa résidence habituelle durant une période comprise entre 24 heures et un an, cela pour se livrer à une activité non rémunérée[2]. Les géographes soulignent la dimension systémique du phénomène : celui-ci constitue « un système d’acteurs, de pratiques et d’espaces »[3].

Le tourisme ne peut naître et se développer que si diverses conditions sont réunies : la curiosité, le goût de la découverte et le dépaysement ; des ressources permettant de financer cette curiosité ; du temps libre pour pouvoir quitter temporairement la résidence habituelle ; des moyens de transport et d’hébergement[4]. Au XIXème siècle, la construction des chemins de fer donne un essor spectaculaire aux déplacements. Ainsi, le trajet Paris-Nice qui prenait une douzaine de jours en diligence est ramené à 23 heures en 1864 quand est inaugurée la première liaison ferroviaire entre les deux villes et, grâce aux progrès techniques, à 13 heures 50 en 1914. Nice qui accueillait quelques centaines de touristes à l’époque des diligences passe à plus d’un million à la veille de la Grande Guerre[5].

I. Le phénomène touristique

Le déplacement touristique possède des racines anciennes que les historiens ont étudiées pour l’Antiquité[6], le Moyen-Age[7], et l’Epoque moderne[8]. Cependant, c’est au XVIIIème siècle que le phénomène prend sa dimension contemporaine et reçoit sa qualification. A cette époque, les jeunes aristocrates anglais prennent l’habitude d’achever leur formation intellectuelle et artistique en accomplissant un « Grand Tour of Europe » qui les conduit en Italie, surtout à Rome et en Toscane, dans certaines capitales comme Paris, parfois dans les régions montagneuses des Alpes quand se développe le goût de la nature et des paysages authentiques[9]. La redécouverte d’Herculanum et de Pompéi stimule le mouvement et l’intérêt pour l’archéologie[10].

Le mot anglais tourist, formé à partir du français tour et désignant la personne qui se déplace apparaît en 1800 chez les Britanniques, avant d’être adopté de l’autre côté du Channel en 1803 (touriste). Le mot se répand et Stendhal publie les Mémoires d’un touriste en 1838. Le substantif tourisme date de la fin du XIX° siècle.

Au XIXème siècle, la Méditerranée orientale devient tout particulièrement un but de voyage recherché par les artistes européens. Lord BYRON y effectue un long séjour de 1809 à 1811[11], Gustave FLAUBERT, accompagné par son ami Maxime du Camp de 1849 à 1852. Flaubert vient en Tunisie d’avril à juin 1858 pour rassembler des documents sur Carthage où se déroule l’action de son roman Salambô (1862). Les relations de voyages se multiplient : Châteaubriand publie son Itinéraire de Paris à Jérusalem en 1811, Lamartine et Nerval rédigent tous deux un Voyage en Orient, récits édités respectivement en 1835 et 1851[12]. Les peintres comme Delacroix, Fromentin, Gérôme[13], les architectes[14], plus tard les photographes viennent chercher des modèles dans l’est de la Méditerranée. Ainsi se forme une image de l’Orient, plus ou moins fantasmé. À mesure que se constituent les empires coloniaux apparaît un tourisme spécifique attirant des personnes en quête de dépaysement et d’exotisme. A Java, dans les Indes néerlandaises, dans le Maghreb et l’Indochine française, sont construits hôtels, routes, stations climatiques, parfois casinos, pour les Européens, fonctionnaires locaux ou touristes. Les premiers efforts pour la préservation du patrimoine sont fournis[15]. Le tourisme devient de la sorte une source d’observations, un champ d’expériences, une espèce de laboratoire où s’élaborent des images, des concepts, souvent des stéréotypes qui sont répandus dans les pays d’origine des voyageurs[16].

Les diverses formes de tourisme peuvent se décliner en une riche typologie.

Le tourisme culturel représente une des incarnations les plus anciennes du phénomène. Dans l’Antiquité déjà, les Romains partaient à la découverte des œuvres léguées par la Grèce. Paris, ville aujourd’hui la plus visitée au monde, avec 15 millions de personnes reçues chaque année, bénéficie de la réputation de ses musées, de ses monuments, de ses avenues, de son art de vivre. Dans le monde, d’innombrables villes d’art drainent les foules. Le patrimoine au sens large est ainsi devenu un capital très rentable. Certaines manifestations culturelles temporaires jouent également un rôle important ; c’est le cas des expositions universelles dont la première d’entre elles, organisée à Londres en 1851, attira plus de 6 millions de visiteurs. Des rétrospectives, consacrées à un grand artiste ou à un thème mobilisateur, permettant de voir des œuvres  prêtées par des musées lointains, sont très prisées du public[17]. Forme particulière, le tourisme industriel propose des visites d’anciennes usines, de forges, de barrages, de salines… Les écomusées présentent des machines et des outils du passé.

Le tourisme de festival, autre forme de loisir culturel, repose sur des manifestations généralement annuelles, organisées à date fixe, souvent consacrées au spectacle et aux activités artistiques. Ces manifestations sont polyculturelles ou centrées sur un thème : le théâtre à Avignon, la musique classique à Aix-en-Provence ou Salzbourg, la bande dessinée à Angoulême. A Ouagadougou, a lieu le Festival panafricain du cinéma et de la télévision.  Certains pays possèdent de nombreux festivals comme la Tunisie avec Sousse, Tabarka, Carthage, Hammamet… Les foules peuvent être très importantes ; les Vieilles Charrues à Carhaix en Bretagne, où se produisent des artistes de variété, passent de 2 000 spectateurs en 1993 à 200 000 au début du XXIème siècle. Les liens avec la politique apparaissent fréquents : des créations remarquées, des critiques élogieuses, une bonne fréquentation constituent des sources de prestige pour un  pays ; le Festival de Cannes, première manifestation cinématographique du monde, est né en 1939 comme le « festival des démocraties » en réaction contre la Mostra de Venise, « festival des fascismes » contrôlé par le régime mussolinien[18].

Le tourisme mémoriel propose la visite de lieux chargés d’histoire comme la Grande muraille de Chine, l’emplacement de l’ancien mur de Berlin, les champs de bataille de la Première Guerre mondiale avec Verdun, les camps de concentration nazis… Il peut s’agir d’une histoire individuelle et intime, tel le retour vers des lieux où l’on a vécu : certains « pieds noirs », par exemple, prennent le chemin de l’Algérie de leur jeunesse.

Le tourisme religieux ou pèlerinage est attesté dès l’Antiquité. En effet, les Anciens venaient chercher la guérison auprès du dieu Asclépios dans ses sanctuaires d’Epidaure et de Kos. Ils se rendaient aussi à Delphes pour connaître l’avenir que leur révélait la Pythie, prêtresse d’Apollon. Le pèlerinage repose ainsi sur la rencontre du surnaturel en un lieu précis et sacré qui permet une communication avec la divinité par l’accomplissement de rites, la vénération de reliques, le bain dans un fleuve ou une source. La Mecque et Médine, Jérusalem et le tombeau des patriarches à Hébron, Rome, Lourdes, Saint-Jacques de Compostelle, Fatima, le Gange et l’Indus, le Mont Fuji où se rendent les shintoïstes… attirent des foules considérables estimées à 500 millions de personnes en 2016[19]. La « zarda » est la visite rendue au mausolée d’un saint musulman ou d’un dignitaire de « zaouïa ».

Le tourisme créatif réunit des personnes généralement intéressées par le patrimoine immatériel, par la découverte d’une technique et la pratique de celle-ci. Ainsi sont proposés des ateliers et des stages de cuisine, de poterie, de vannerie, de tissage, de peinture sur tissu… Les personnes peuvent aussi s’initier à l’agriculture par le séjour dans une ferme ou dans un kibboutz d’Israël, à la pêche en haute mer…

Le tourisme sanitaire est pratiqué par des personnes souffrant de certaines affections. Jadis la tuberculose était souvent soignée par des séjours en sanatorium d’altitude. Aujourd’hui, c’est le thermalisme qui représente la forme principale de cette activité. Les lieux où jaillissent des sources riches en certains minéraux proposent des bains et l’ingestion d’eau pour remédier à des maladies particulières. Le tourisme sanitaire repose parfois sur de simples séjours de repos dans une station climatique ou à la campagne.

Le tourisme balnéaire est une des incarnations les plus typiques du tourisme de masse. Le bain de mer fut considéré aux XVIIIème et au XIXème siècle comme une thérapie. Mais le goût du contact avec la nature, l’essor des sports nautiques, l’allongement du temps des vacances estivales transforment le bain en un loisir populaire. Les pays possédant des plages aménagent celles-ci, les bordent d’hôtels et de centres de tout genre de commerces. Le littoral méditerranéen qui offre des sites séduisants et un climat estival ensoleillé devient un des centres mondiaux du tourisme balnéaire : la Côte d’Azur, Djerba, Hammamet, la Costa Brava, les Baléares, parmi beaucoup d’autres lieux, en sont l’illustration. De nombreux autres exemples peuvent en être donnés dans le monde, de l’île Maurice aux plages d’Amérique latine ou de Floride. Forme particulière, le tourisme naturiste qui comprend 800 sites dans 42 pays est pratiqué par des personnes refusant, au moins pendant les vacances, de porter des vêtements[20].

Le tourisme hivernal constitue en quelque sorte le symétrique de la forme balnéaire, cela durant les mois enneigés. Là aussi les stations bien placées multiplient les aménagements, pistes damées, remontées mécaniques, téléphériques, tremplins, et hôtels.

Le tourisme de croisières fut fondé en 1891 par l’armateur allemand Albert Ballin, désireux de rentabiliser ses paquebots durant l’hiver. Le goût des déplacements nautiques, en Méditerranée d’abord, puis dans les fjords nordiques ou les mers tropicales se répand ensuite. Aujourd’hui sont lancés des bateaux géants pouvant accueillir jusqu’à 6 000 passagers. Ceux-ci, entre deux escales culturelles, disposent de nombreuses activités à bord, spectacles, conférences, machines à sous, piscines…[21]. La pratique des croisières fluviales connaît un  succès grandissant, par exemple sur le Rhin et le Danube ou sur le parcours de Saint-Pétersbourg à Moscou. Le voyage peut s’effectuer en péniches individuelles à travers les cours d’eau et les canaux. En 2010, quelque 15 millions de personnes effectuent des croisières.

Le tourisme de grande randonnée ou trekking permet à de petits groupes d’effectuer à pied un périple ponctué par des bivouacs sous la tente ou chez l’habitant. Des animaux, dromadaires au Sahara, mules au Maroc, ânes ou lamas dans les Andes, transportent le gros des bagages. L’Himalaya, les Andes, le Sahara figurent parmi les destinations les plus prisées[22]. Le cyclotourisme est une variante fondée sur des randonnées à bicyclette.

Le tourisme en villages ou clubs de vacances est sédentaire. Certaines organisations à but non lucratif comme la Caisse suisse de voyage, ou, plus souvent, à caractère commercial comme The Walt Disney Company ou le Club Méditerranée, proposent un hébergement plus ou moins individuel et des services hôteliers communs, avec des activités de loisir. Le Club Méditerranée, fondé en 1950, possède 80 villages dans le monde en 2013[23]. Dans certains pays sont reconstitués des habitats traditionnels permettant aux touristes de séjourner dans des villages lacustres asiatiques, des yourtes mongoles, des huttes africaines. Aux Etats-Unis sont reconstitués des cités du Far West.  Upper Canada Village, dans l’Ontario, est une petite ville artificielle composée de bâtiments authentiques : ceux-ci, maisons, église, forge, boutiques, datant du XIXème siècle, ont été démontés dans diverses régions et réédifiés un en nouveau lieu ; des figurants en costume d’époque créent une animation, conduisent une diligence, travaillent dans les ateliers. Une sédentarité temporaire réunit les campeurs qui installent leur tente ou leur « camping-car » dans un établissement doté d’équipements collectifs, sanitaires, piscine, jeux d’enfants, commerces, piste de danse et autre…

Le tourisme dans les parcs nationaux consiste à séjourner dans des territoires où la faune, la flore, le milieu naturel sont protégés, sans que les activités traditionnelles soient interrompues. Le premier parc est créé aux Etats-Unis à Yellowstone  en 1872. En 2003, sont recensés dans le monde 3 881 parcs dont 59 aux Etats-Unis, 70 au Brésil, 208 en Chine, 17 en Tunisie. Certains sont transfrontaliers comme le Mercantour partagé entre la France et l’Italie. Quelques uns sont inscrits au Patrimoine mondial de l’UNESCO, tel Le Kilimandjaro en Tanzanie[24].

Le tourisme des parcs d’attraction propose des loisirs, des activités foraines, des spectacles, parfois un logement sur place. Les attractions reposent souvent sur un thème : l’univers des dessins animés dans les parcs Disney dont le premier a été créé en Floride en 1955, l’ambiance d’un  studio de cinéma au parc Universal d’Orlando, des reconstitutions historiques au Puy du Fou en Vendée française, la présentation d’animaux marins au Marineland d’Antibes, et du folklore à la Médina Alzahra de Sousse[25].

Le tourisme sportif qui réunit de nombreux spectateurs à l’occasion de grandes rencontres internationales se révèle proche des parcs d’attraction. Il nécessite l’aménagement d’infrastructures spécialisées, stades, gymnases, vélodromes, pistes diverses… Le tourisme sportif englobe aussi des activités physiques comme l’escalade, la pratique de l’aviron ou du canoë…

Le tourisme dans les villes de jeux dont le modèle est Las Vegas attire des personnes qui tentent leur chance devant des machines à sous ou des jeux traditionnels.  Certaines stations  comme Monte-Carlo associent les jeux et des activités culturelles.

Le tourisme d’affaires repose sur l’organisation de congrès, de séminaires, de salons spécialisés auxquels participent des entrepreneurs et une partie de leur personnel[26]. Au cours de ces réunions les entrepreneurs présentent leurs produits, étudient des questions d’intérêt commun, s’attachent à motiver leurs employés et à récompenser les plus méritants. Cette clientèle généralement fortunée choisit des hôtels de luxe et effectue de nombreux achats. Les grandes villes édifient des Palais des congrès pour attirer ce type de clientèle[27].

II. La dimension économique du tourisme

Le tourisme a pris une importance considérable par son caractère massif. En 2013, pour la première fois, le nombre de touristes dans le monde dépasse la barre symbolique du milliard[28]. La France constitue la première destination avec 83 millions de visiteurs en 2016, suivie par les Etats-Unis (67 millions en 2012) et la Chine (58 millions en 2012). Les recettes sont considérables : les Etats-Unis se placent en tête avec 126 milliards de dollars, suivis par l’Espagne (67 milliards) et la France (54 milliards). Les villes les plus visitées sont, dans l’ordre, Paris, Londres et New-York. Le bassin méditerranéen reste la première destination régionale du monde avec 280 millions d’arrivées, soit un  cinquième du total et 30% du chiffre d’affaires en la matière[29]. Une aussi forte activité fait naître de nombreux emplois : en Egypte, avant la crise, quelque 3 millions de personnes dépendaient directement ou indirectement du tourisme ; en France près d’un million. Ces emplois apparaissent très divers : hôtellerie, restauration, gestion, guidage, animation, sans oublier les acticités dérivées comme la construction d’infrastructures, le bâtiment, les commerces[30].

L’importance économique et culturelle du tourisme a inspiré la création d’organisations spécialisées. L’Organisation mondiale du tourisme (OMT), implantée à Madrid, est la dernière incarnation d’institutions du même genre créées dans l’entre-deux-guerres. L’OMT, fondée en 1970 et active à partir de 1974, est un rouage spécialisé de l’ONU, chargé de promouvoir le tourisme en veillant aux intérêts des pays en développement. Toute une pyramide de comités nationaux, régionaux, locaux poursuivent des objectifs proches. Les syndicats d’initiative facilitent les séjours. Dans le domaine privé, les voyagistes, les « Tour Operators », les compagnies de navigation et autres entreprises de transport, des agences diverses sont en charge de l’organisation pratique. Plus récemment s’est développée l’ingéniérie touristique qui élabore des outils de gestion[31]. Des écoles et lycées, certaines universités préparent les jeunes aux métiers du tourisme, de la cuisine au guidage et à la gestion supérieure. Depuis le XIX° siècle, les voyages sont facilités par les descriptions et les renseignements pratiques que diffusent des revues et des guides, dont les Murray britanniques, les Baedecker allemands, les Joanne, ancêtres des guides bleus, les Michelin et Routard en français[32].

Le tourisme constitue une activité fragile. Celle-ci mobilise de plus en plus de capitaux et produit un impact sur l’environnement. Aussi l’Etat intervient-il par l’investissement, la planification, la construction de routes, ports et aéroports, la législation sur le temps de travail et le calendrier scolaire, une volonté de régulation plus ou moins marquée. Celle-ci laisse une place d’importance variable aux investisseurs privés, attirés par un secteur lucratif[33].

La vulnérabilité du tourisme se manifeste à travers les aléas de la conjoncture. En période de crise économique, tout ce qui a trait aux déplacements de détente et de découverte, aux loisirs, en somme à des besoins non vitaux, se rétracte. Les troubles de toutes sortes, l’insécurité, comme en Algérie jadis et en Libye aujourd’hui, le terrorisme révèlent particulièrement la fragilité du secteur. Ainsi, la paix est un facteur primordial en faveur du tourisme. La France conserve son rang de première destination mondiale, mais après une année 2015 record, avec 85 millions de visiteurs, elle enregistre, en raison de l’insécurité, une baisse avec 83 millions en 2016. Les attentats de Louxor en 1997 (62 morts), du Bardo en 2015 (24 morts) et de Sousse la même année (39 morts), de Paris le 13 novembre 2015 (130 morts), de Nice le 14 juillet 2016 (86 morts), parmi bien d’autres violences du même genre, produisent un effet désastreux sur la fréquentation dans les destinations concernées. Aussi les flux touristiques se déplacent-ils vers des régions considérées comme plus sûres, Croatie, Portugal, Grèce…

Le tourisme peut entraîner des effets négatifs sur le développement régional : des inégalités sont fréquemment observées entre une région très fréquentée, offrant une image de prospérité, et un secteur voisin négligé, resté figé dans des activités traditionnelles peu rémunératrices.

Les aspects négatifs se révèlent particulièrement visibles dans le domaine de l’environnement. En effet, la concentration spatiale et la multiplication des équipements, routes, parkings, ports et marinas, aéroports, ensembles hôteliers, aménagements balnéaires, golfs, pistes de ski, consomment de l’espace, perturbent les milieux naturels et les écosystèmes. Certaines plages disparaissent car la construction des grands complexe touristiques, les aménagements portuaires et l’urbanisation réduisent les apports de sable en bouleversant  les équilibres littoraux. La végétation se régénère difficilement. Le nombre des animaux, gênés par l’anthropisation de leur habitat, chassés ou pêchés abusivement, se réduit. La bétonisation en haute montagne dans les stations de ski ou sur les côtes progresse et atteint parfois des records comme dans certains points de la Floride, de Djerba, de la Côte d’Azur, de Majorque[34]. La surfréquentation met à mal les ressources locales en énergie et en eau. L’usage de celle-ci suscite des conflits entre professionnels du tourisme et agriculteurs locaux : en Méditerranée, un touriste résidant à l’hôtel peut consommer jusqu’à 250 litres par jour et même 600 dans les établissements de luxe du Maroc[35]. L’évacuation des eaux usées et la possible insuffisance des stations d’épuration posent d’autres problèmes et nuisent à la qualité des eaux de baignade, à la pêche, à l’agriculture.

III. La dimension socio-culturelle

Le tourisme amène souvent une mise en valeur du patrimoine qui attire les visiteurs[36]. Des recherches savantes et des restaurations, parfois de grande ampleur, sont effectuées sur les monuments de l’Egypte pharaonique, de la Grèce et de l’empire romain, des pyramides de Teotihuacan au Mexique, des temples d’Angkor au Cambodge qui accueillent un million de visiteurs par an. Dans le monde arabe, médinas, souks, palais, ribats, mosquées, fortifications font souvent l’objet de soins attentifs. Des lieux emblématiques comme Kairouan ou les villes impériales marocaines attirent de nombreux visiteurs. L’inscription des monuments et sites remarquables au Patrimoine mondial de l’UNESCO constitue un précieux argument publicitaire. Les grands musées, logés dans des monuments anciens, comme le Louvre à Paris, ou des bâtiments récents à l’architecture parfois audacieuse, comme le Gugenheim à New-York, suscitent aussi un vif intérêt. Les circuits d’art spécialisés, appuyés sur une région ou un thème comme les chapelles peintes de Bukovine en Roumanie ou les quartiers art déco de Vienne, diversifient l’offre touristique. Certains monuments bénéficient d’un regain de notoriété grâce  à une nouvelle vocation : le Théâtre antique d’Orange, construit au Ier siècle, remarquablement conservé et pouvant accueillir 8 600 spectateurs, sert ce cadre au plus ancien festival français, les Chorégies, fondées en 1869, consacrées à l’art lyrique. Les arènes romaines de Nice ont longtemps abrité un  prestigieux festival de jazz. Le musée Picasso d’Antibes est installé dans un château médiéval et celui de Paris dans un hôtel particulier du XVII° siècle. Des spectacles « son et lumière » sont organisés devant les pyramides de Gizeh, à la Pnyx face à l’Acropole d’Athènes ou dans les châteaux de la Loire. Certains propriétaires de châteaux font visiter leur logis et louent parfois des chambres. Il se révèle ainsi possible de préserver le patrimoine, dans le respect des lois de protection, et de s’ouvrir sur la modernité.

Cependant l’ignorance, l’indifférence au legs du passé, des a priori idéologiques, des préoccupations mercantiles peuvent entraîner des destructions, des atteintes à l’intégrité d’un monument, des hérésies culturelles. Ainsi, en 2004, le gouverneur de l’Etat de Mexico a autorisé une grande chaîne à construire un magasin sur le site de Teotihuacan, ce qui a causé de graves destructions ; peu après, sur le même site, une polémique a éclaté après l’annonce de spectacles prévoyant l’implantation d’énormes structures métalliques et électriques. Les Khmers rouges au Cambodge, les talibans en Afghanistan, l’Organisation Etat islamique à Palmyre ont détruit des monuments témoins d’époques dont les fanatiques veulent abolir le souvenir.

Les touristes amènent de nouvelles habitudes, des valeurs, des langues qui souvent modifient ou détruisent les modes de vie traditionnels. A la fin du XIXème siècle, les observateurs remarquèrent que les Niçois, confrontés à la vie cosmopolite d’une grande cité touristique, adoptaient de nouveaux comportements et éprouvaient des besoins inédits ; ainsi, en 1888, les auteurs du Guide bleu notèrent que les jeunes filles abandonnaient leurs vêtements traditionnels : « La mode de Paris n’est suivie nulle part avec autant de rigueur qu’à Nice. C’est que la population se francise peu à peu, perd ses vieilles coutumes »[37]. La perte d’identité peut aboutir à une « folklorisation » des sociétés traditionnelles ; les habitants se trouvent alors réduits à un rôle de figurants pittoresques. Des cas de ce genre sont observés dans certains spectacles, comme les démonstrations de danse du ventre orientale, de vahinés tahitiennes ou de derviches tourneurs turcs. La présence de touristes fortunés attire parfois des éléments troubles, profiteurs de tous genres, trafiquants de drogue, prostituées. Certaines destinations se spécialisent plus ou moins dans le « tourisme sexuel »[38]ou la vente de stupéfiants à bon marché.

Les difficultés qu’entraîne la suractivité touristique dans certaines régions, la saturation des destinations classiques, la fréquente standardisation de l’offre, les inégalités régionales de développement, les atteintes parfois graves à l’environnement inspirent une réflexion originale. Il s’agit de s’orienter vers de nouvelles formes, vers un tourisme qualifié de durable ou, avec quelques nuances, tourisme responsable, éthique, solidaire, équitable, doux ; on parle parfois d’écotourisme. Ce tourisme innovant vise non seulement à mettre en valeur les ressources naturelles, patrimoniales, artistiques, mais à les respecter et à les préserver. Ainsi seront maintenus la diversité biologique, les processus écologiques, l’intégrité des paysages, l’authenticité culturelle des régions. Ces objectifs ne peuvent être atteints qu’en associant les décideurs, l’Etat, les collectivités locales et les populations autochtones parfois regroupées en associations ou en ONG. La concertation constitue une règle impérieuse.

Les résultats en matière de tourisme durable paraissent relativement aisés à atteindre  dans le cas du tourisme de passage, celui de la grande randonnée, du trekking, des circuits qui produisent un faible impact sur l’environnement. Il en va de même dans les zones surveillées comme certains parcs nationaux. En revanche, la tâche se révèle plus difficile dans les zones de résidence où sont implantées des infrastructures lourdes, résidences hôtelières, villages de vacances, moyens de transport, grands commerces… Il faut alors planifier l’activité touristique, gérer les flux de touristes et la construction, réduire les conflits d’usage, mettre en valeur les savoir-faire locaux. Ces objectifs sont si complexes et se heurtent à tant d’intérêts que le tourisme durable reste marginal. Il marque cependant une voie nécessaire à la sauvegarde de nombreuses régions. Des expériences sont d’ailleurs en cours comme dans la région de Mahrès en Tunisie, à l’écart de la fréquentation de masse : là, les responsables mettent en valeur les ressources naturelles et culturelles en privilégiant les échanges avec la population locale et en évitant de donner de ces populations une image artificielle et folklorique[39].

Ainsi le tourisme constitue une activité économique, sociale et culturelle de première importance produisant un impact souvent décisif sur l’espace et les populations. Celles-ci « vendent » leur terroir sans pouvoir toujours garder le pouvoir de décision ; elles dépendent de la conjoncture et des visiteurs. L’idéal serait de parvenir à un échange équitable entre les touristes et ceux qui les accueillent.

Le thème sur « Le Tourisme : le phénomène et ses conséquences socio-économiques » pourrait être abordé selon les axes suivants :

1. Le phénomène touristique

  •  Définition
  •  Conditions de développement du phénomène touristique
  •  Histoire du tourisme international, national, et régional
  •  Infrastructures et équipements touristiques, transports, architecture hôtelière
  •  Tourisme et littérature
  •  Tourisme et arts plastiques
  •  Tourisme et formation des stéréotypes
  •  Tourisme colonial
  •  Tourisme culturel, festivals, tourisme mémoriel, tourisme industriel, tourisme gastronomique, tourisme œnologique
  •  Tourisme religieux et pèlerinages
  •  Tourisme créatif
  •  Tourisme sanitaire, thermalisme
  •  Tourisme balnéaire, naturiste, croisières, tourisme hivernal, villages de vacances
  •  Tourisme des parcs nationaux, camping, grande randonnée
  •  Parcs d’attraction, villes de jeux
  •  Tourisme sportif
  •  Tourisme d’affaires

2. La dimension économique du tourisme

  •  Statistiques : nombre de touristes, destinations, profits et apports en devises, investissements
  •  Sociologie et prosopographie des touristes
  •  Tourisme et emploi (emplois directs et emplois induits)
  •  Activités dérivées, bâtiment et travaux publics, commerce
  •  Organisation du tourisme : OMT, comités nationaux et régionaux, agences et voyagistes, transports, ingéniérie
  •  Règlementation et législation du tourisme
  •  Formation aux métiers du tourisme
  •  La presse touristique, livres, guides, revues, récits de voyage
  •  Les inégalités régionales et sociales de développement
  •  Tourisme et conjoncture : évolution économique générale, insécurité, terrorisme
  •  Tourisme et environnement : transformations de l’espace, impact sur la nature, pollution

3. La dimension socio-culturelle

  •  Mise en valeur du patrimoine, restaurations, animation
  •  Patrimoine et modernité
  •  Réaffectation de monuments anciens
  •  Circuits d’art
  •  Atteintes au patrimoine, destructions, abandons, trahisons
  •  Tourisme et cosmopolitisme : évolution des mentalités et des mœurs, apparition de nouvelles valeurs, menaces identitaires
  •  Tourisme et pauvreté
  •  Tourisme et prostitution
  •  Résistance des sociétés traditionnelles
  •  Le tourisme durable et équitable.

Dates importantes

  •  10 Juillet 2017 : Date limite pour les soumissions à l’adresse suivante : tunisian.mediterranean.associ@gmail.com

  •  10 juillet 2017: La sélection des communications par le comité scientifique sera rendue publique + information sur les frais d'inscription au colloque.
  •  15 novembre 2017 : Date limite pour l’envoi du Texte Final
  •  28, 29, et 30 novembre 2017 : 10ème Colloque international  à Béja – TUNISIE.

Modalités de soumission

  • Proposition individuelle : un sujet nouveau qui n'a pas été déjà publié ou présenté dans un colloque scientifique.
  • Résumé détaillé: une page au minimum (Police : Times New Roman 12 ; Page: Marges 2,5 cm ; Interligne : simple), avec un C.V. scientifique mis à jour.
  • Les propositions de communication pourront être soumises en Arabe, en Anglais, en Français,  ou en Espagnol.
  • Pour les résumés en Français ou en Espagnol, une traduction détaillée en Anglais est obligatoire (une page au minimum : Police : Times New Roman 12 ; Page: Marges 2,5 cm ; Interligne : simple).
  • Pour les résumés en Arabe, une traduction détaillée en Anglais ou en Français est obligatoire (une page au minimum).
  • Une publication est envisagée à l’issue du colloque après l’évaluation des textes par le comité scientifique.

Comité scientifique

  •  Abd el Kebir Bahni (University of Mohamed V. Rabat, Morocco),
  •  Abdennour Sadik (Kenitra University, Morocco),
  •  Abdul Hakim al-Kabi (University of  Basrah, Iraq),
  •  Adel Zyada (Cairo University, Egypt),
  •  Anne-Claire Bonnevillle (I.N.L.C.O. Paris. France)
  •  Antonio Garrido Almonacid (University of Jaén - Spain),
  •  Asmae Bouaouinate(University of Hassan II. Mohammedia. Morocco),
  •  Idrissa BA (Cheikh Anta Diop University of Dakar, Senegal),
  •  Darlene Miller (Wits School of Governance Johannesburg. South Africa),
  •  Edinam Kola (University of Lomé, Togo),
  •  Eloy Martín Corrales (University of Pompeu Fabra de Barcelona – Spain),
  •  Habib Belaid (University of Manouba. Tunisia),
  •  Habib Jammoussi (University of Sfax. Tunisia)
  •  Hetcheli Kokou Folly Lolowou (University of Lomé, Togo),
  •  Hichem Naïja (University of Sousse. Tunisia)
  •  Houcine al-Ammari (University of Beni Mellel. Morocco),
  •  Ibrahim Muhammed Saadaoui (University of Tunisia / T.M.A. for HSES),
  •  Idrissa Soïba Traore (University of Bamako, Tchad),
  •  Jamila Saïdi(University of Hassan II. Mohammedia. Morocco),
  •  Jann Pasler (University of California, San Diego. USA),
  •  John Chircop (University of Malta),
  •  Khalifa Hammache (University of Constantine. Algeria)
  •  Koffi Brou Emile (University of Bouake, Ivory Coast),
  •  Landitiana Soamarina Miakatra (IPS. University of Madagascar),
  •  Laurence Michalak (University of California, Berkeley. USA)
  •  Mabrouk Chihi (University of Jendouba. Tunisia),
  •  Mariama Thiandoum (Cheikh Anta Diop University of Dakar, Senegal),
  •  Marie-Christine Allart (University of Lille3, France),
  •  Mbida Onambele Max Zachée Saintclair (University of Buea. Cameroon),
  •  Mohammed Arnaout (Al- al Bayit University, Jordan),
  •  Mohammed Chadly (University of Algiers, Algeria)
  •  Mohammed Ratoul (University of Hassiba ben Bouali, Chlef. Algeria)
  •  Ousmane Wague (University of Nouakchott, Mauritania),
  •  Pierre-Éric Fageol (University of Reunion)
  •  Ralph Schor (University of Nice-Sophia Antipolis. France),
  •  Salah Haridy (University of Damanhour. Egypt),
  •  Sohir Safwat (University of Ain Chams, Egypt),
  •  Tanoh Raphael Bekoin (University of Bouake, Ivory Coast).

Références

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Lieux

  • I.S.E.T., salle des conférences - Route de Tunis
    Béja, Tunisie (9000)

Dates

  • lundi 10 juillet 2017

Mots-clés

  • tourisme, histoire, culture, patrimoine, développement durable, environnement, relations internationales

Contacts

  • Ibrahim Muhammed Saadaoui
    courriel : saadaoui_brahim [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Ibrahim Muhammed Saadaoui
    courriel : saadaoui_brahim [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Le tourisme : le phénomène et ses conséquences socio-économiques », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 18 avril 2017, http://calenda.org/402172