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Social practices and social uses in public spaces

Pratiques sociales et usages sociaux dans les espaces publics

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Published on Thursday, April 20, 2017 by Céline Guilleux

Summary

Il sera question d’interroger les usages des espaces et les pratiques sociales et territoriales. Nous bénéficierons sur ce plan des apports théoriques de la géographie sociale qui permettent bien d’appréhender les liens entre les pratiques, les représentations sociales et les modes d’appropriation de l’espace. Mais la réflexion sera également consolidée par les apports de la sociologie et de l’anthropologie. Ainsi, l’un de nos objectifs vise à spatialiser le décryptage « de l’inventivité des hommes dans leur manière et leur faculté d’agir sur le monde pour le transformer » (Barbara Simpson, « Le pragmatisme, Mead et le tournant pratique »).

Announcement

Cette journée d’étude, organisée par les doctorants du laboratoire RURALITES (Rural, URbain, Acteur, LIens, Territoires, Environnement, Société) de l’Université de Poitiers, s’adresse aux géographes, historiens, sociologues, urbanistes, professionnels du tourisme, élus etc. désireux de faire partager leurs expériences sur le thème des pratiques sociales et usages sociaux dans les espaces publics.

Argumentaire

Il sera question d’interroger les usages des espaces et les pratiques sociales et territoriales. Nous bénéficierons sur ce plan des apports théoriques de la géographie sociale qui permettent bien d’appréhender les liens entre les pratiques, les représentations sociales et les modes d’appropriation de l’espace. Mais la réflexion sera également consolidée par les apports de la sociologie et de l’anthropologie. Ainsi, l’un de nos objectifs vise à spatialiser le décryptage « de l’inventivité des hommes dans leur manière et leur faculté d’agir sur le monde pour le transformer » (Barbara Simpson, « Le pragmatisme, Mead et le tournant pratique »).

Axe 1 Les différentes perceptions des usages sociaux dans les espaces publics

L’interdisciplinarité et le croisement des regards :

  • l’espace pensé par l’ethnologue n’étant pas du même ordre que celui de l’éthologue, du sociologue, du géographe de l’économiste du juriste ou de l’aménageur
  • qui se joue avec la prise au sérieux des représentations et des légitimations que les « acteurs du bas » construisent de leurs pratiques
  • certaines approches conduisant parfois l’observateur à « appréhender l’espace en termes d’étendue et de limites plutôt que par le mouvement la fluctuation l’indétermination » (Guedez Annie), voire et pourquoi pas comme un produit de la contingence (Ferreol Gilles), celle notamment des rencontres improbables formées par les espaces temps.

Les jeux d’échelle

- avec le choix de mener l’analyse d’un espace à des niveaux et des échelles d’observation variables pour mettre en évidence complexité et imbrication des dimensions observées (Guedez Annie, Jean Yves, et alii) – en ne négligeant rien : ni la macro échelle ni la méso (comme Fremont l’a si bien fait) ni le niveau micro-scalaire ce lieu privilégié de l’intimité et de la proximité voire de la dimension cachée (Edward T. Hall)

L’observation méthodique des pratiques voire la simple fréquentation de ces espaces montrent qu’en passant d’un lieu dédié au travail à un lieu dédié aux loisirs, l’espace public reste un lieu de pratiques diversifiées (touristiques, commerciales, sportives, utilitaires, résidentielles…) à la croisée des enjeux touristiques, identitaires, politiques, économiques, urbanistiques. La diversification des usages réactualise d’ailleurs l’espace public comme spectacle car chaque pratique contribue à multiplier les évènements surgissant aux yeux des autres catégories d’usagers.

Les dynamiques sociales et la transformation des espaces

Loin d’être seulement programmées dans les espaces conçus par les autorités, les dynamiques sociales contribuent à la production de l’espace public dans une perpétuelle scénographie. Comme l’écrivait Erwin Goffman, « le monde est un théâtre ». D’où la nécessité à la suite de nombre d’auteur-e-s, et d’acteurs des territoires, que l’on pense à la fois l’espace, ses pratiques, sa symbolique, son imaginaire, ses sédimentations diachroniques, ses modes de formation et d’appropriation, que l’on lie processus structure et fonctionnement.

Pour parodier Yves JEAN et Christian CALENGE, on aimerait que la lecture des territoires, puisse « tenir ensemble spatialité et logiques sociales » ce qui exclut aussi bien le spatialisme que le sociologisme ; pour autant des territoires que nous aimerions ramenés, dans une approche se référant au pragmatisme, aux concepts fondamentaux de « lieux anthropologiques » versus « lieux communs » (AUGE Marc, anthropologie de la post modernité) voire même de « lieux publics » tant ces notions de lieux publics, privés, espaces frontières, border-line, restent fécondes et heuristiques et toujours à recomposer à l’épreuve de la géographie sociale et culturelle articulées aux autres disciplines sœurs de sciences humaines et sociales.

Axe 2 : Les nouvelles initiatives habitantes et communautaires qui émergent dans les espaces publics :

Deuxièmement, les procédures de participation et de concertation pilotées dans le cadre de politiques publiques peuvent constituer l’un des cadres d’analyse de cette inventivité selon une approche critique. Toutefois, nous porterons une attention particulière aux initiatives – spécialement les initiatives habitantes et communautaires - qui naissent en dehors de ce cadre institué et qui témoignent de nouvelles perspectives dans la reconnaissance et la gestion des biens communs (cf. Larrère C et Larrère R., 2015).

Au reste, nous chercherons à identifier ainsi les effets socio-spatiaux et les conditions d'émergence des mobilisations collectives qui signalent un renouvellement des rapports aux territoires et à l’environnement.

On interrogera à l’envi les modes de gestion ou d’encadrement des espaces publics, -le plus souvent espaces dédiés qu’ils soient à usages simples ou multiples mais peut-être de plus en plus rarement « espaces aléatoires » ou « terrains d’aventure » pour aujourd’hui et pour demain -, mais encore l’évolution des pratiques sociales induites par ces espaces aux fonctions de plus en plus spécialisées, l’historicité de ces lieux (Augé Marc, une anthropologie de la postmodernité), leur temporalité encore (la nuit, le jour,), leur saisonnalité, leur conflictuosité, leur co-vivialité.

La question de la normalité socio-spatiale au travers par exemple des comportements appropriés et inappropriés dans la rue et sur les place publique, est également saisie : habillement, comportement, corporéité et espace, handicaps et corps hors-normes, etc.

Axe 3 : Quel rôle des acteurs publics et privés dans l’intégration des pratiques et usages sociaux pour le développement territorial ?

Différents acteurs essayent de tirer profit de ces mobilisations collectives qui naissent parfois en dehors du cadre institutionnel ou bien le contournent. Certains exemples dans le tourisme, l’urbanisme, l’économie l’illustrent parfaitement. Comme lorsque les pouvoirs publics tendent à intégrer le réseau de gretters pour maîtriser ce nouvel usage de l’espace.

Il s’agira ici par une approche transverse de la population et de l’espace, d’analyser la place et le rôle des acteurs publics et privés dans l’intégration des usages sociaux. Ces nouvelles politiques locales mobilisent tout le capital social disponible en encourageant les relations entre acteurs et en cherchant à coordonner la dynamique pour l’intégration et le développement.

Dans cette perspective, nous nous intéresserons donc à cette nouvelle envie de monopolisation de l’espace aussi bien par les habitants que par les pouvoirs publics.

Modalités de soumission

Les personnes qui souhaitent soumettre une proposition de communication sont invitées à envoyer un texte de 500 mots aux adresses suivantes :

  • nardjes.gheraibia@univ-poitiers.fr ;
  • Armand.nchare.kpoumie@univ-poitiers.fr
  • serge.bernard@univ-poitiers.fr

La date limite d'envoi des propositions est le lundi 29 mai 2017.

Modalités d'évaluation

Ce texte doit présenter un plan détaillé de la communication, l’approche méthodologique, les résultats visés et une bibliographie. Chaque proposition de communication sera évaluée de façon anonyme à partir d’une grille d’analyse.

Comité de sélection

  • Serge BERNARD (Docteur qualifié MCF sociologie, Doctorant en géographie EA 2252 RURALITÉS,Chercheur associé EA CAPS,Université de Poitiers)
  • Nardjes GHERAIBIA (Doctorante en géographie EA 2252 RURALITÉS, Université de Poitiers)
  • Armand KPOUMIE NCHARE (Doctorant en géographie EA 2252 RURALITÉS, Université de Poitiers)

Comité scientifique

  • Serge BERNARD (Docteur qualifié MCF sociologie, Doctorant en géographie EA 2252 RURALITÉS,Chercheur associé EA CAPS,Université de Poitiers)
  • Nardjes GHERAIBIA (Doctorante en géographie EA 2252 RURALITÉS, Université de Poitiers)
  • Armand KPOUMIE NCHARE (Doctorant en géographie EA 2252 RURALITÉS, Université de Poitiers)
  • Pr Dominique ROYOUX (géographe, directeur RURALITES, Université de Poitiers)
  • Dr MCF Regis BARAUD (géographe, chef du département géographie, Université de Poitiers)

Places

  • Maison des Sciences de l’Homme et de la Société - 5 rue Théodore Lefèbvre
    Poitiers, France (86)

Date(s)

  • Monday, May 29, 2017

Keywords

  • usage, espace, pragmatisme, jeux d’échelle, observation, mobilisation collective, tourisme, l’urbanisme, l’économie

Contact(s)

  • Armand Kpoumie Nchare
    courriel : armand [dot] nchare [dot] kpoumie [at] univ-poitiers [dot] fr
  • Nardjes Gheraiba
    courriel : nardjes [dot] gheraibia [at] univ-poitiers [dot] fr
  • Serge Bernard
    courriel : serge [dot] bernard [at] univ-poitiers [dot] fr

Information source

  • Armand Kpoumie Nchare
    courriel : armand [dot] nchare [dot] kpoumie [at] univ-poitiers [dot] fr

To cite this announcement

« Social practices and social uses in public spaces », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, April 20, 2017, http://calenda.org/402244