AccueilLiaisons affectives au-delà des humains

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Publié le mercredi 26 avril 2017 par Céline Guilleux

Résumé

L’anthropologie a dépassé l’idée, bien ancrée dans une certaine tradition européenne savante tout autant que populaire, selon laquelle les affects étaient une expérience intime, enracinée dans la biologie du corps, pour dévoiler son caractère social et relationnel. Durant ces dernières années, un nombre important de recherches a permis de mettre en évidence les rouages, souvent d’ordre langagier, d’une affectivité interactive qui montre la pertinence de cette perspective. Or, l’étalon de mesure de cette affectivité a été toujours celui des relations entre humains. Il est pourtant évident que des liaisons affectives existent avec d’autres que les humains.

Annonce

Argumentaire

L’anthropologie a dépassé l’idée, bien ancrée dans une certaine tradition européenne savante tout autant que populaire, selon laquelle les affects étaient une expérience intime, enracinée dans la biologie du corps, pour dévoiler son caractère social et relationnel. Durant ces dernières années, un nombre important de recherches a permis de mettre en évidence les rouages, souvent d’ordre langagier, d’une affectivité interactive qui montre la pertinence de cette perspective. Or, l’étalon de mesure de cette affectivité a été toujours celui des relations entre humains. Il est pourtant évident que des liaisons affectives existent avec d’autres que les humains. Animaux, objets subjectivés, êtres imaginés interagissent sur un plan affectif entre eux et avec les humains, élargissant ainsi le champ de réflexion mais permettant également de cerner la spécificité du phénomène. L’affect, au-delà des humains, nous offre la possibilité d’explorer, en-deçà des dispositions de langage propositionnel, les caractéristiques premières du phénomène affectif pour faire affleurer un certain nombre d’interrogations de haute portée théorique. Qu’apportent de particulier les non humains à une approche affective ? L’affectivité, sans le langage qui la recouvre et l’interprète, n’est-elle qu’une modulation d’intensités, une tension préfigurant la relation ? Quelles sont alors ses modalités d’actualisation ?  Si l'être affecté l’est toujours par rapport à ce qui l'entoure et qui le touche, au sein des liens qui le constituent, qu’est-ce qui permet et suscite sa mise en mouvement ?

Programme 

  • 10h-10h15 : Introduction, Alexandre Surrallés (CNRS-LAS, Collège de France) et Carine Plancke (LAS, Université de Gand)
  • 10h15-11h00 : Porter un nom d’esprit, Michèle Cros (LADEC, Université Lumière Lyon 2) 
  • 11h00-11h15 : Pause
  • 11h15-12h00 : Les émotions au cœur de la possession, Arnaud Halloy (LAPCOS, Université Nice Sophia Antipolis)
  • 12h00-12h45: Emotion as death. A Tzeltal-Maya perspective on affects, Pedro Pitarch (Universidad Complutense de Madrid)
  • 12h45-14h15 : Déjeuner
  • 14h15-15h00 : Des objets d’affection intimes pour une mise en autoportrait collectif, Véronique Dassié (CNRS-IDEMEC, Université Aix-Marseille) 
  • 15h00-15h45 : Ce que le lien entre la musique et les émotions peut apporter à une approche de l’affectivité : l’exemple du blues dans le Delta du Mississippi, Vincent Granata (Archives Henri Poincaré – Université de Lorraine)
  • 15h45-16h00 : pause
  • 16h00-16h45 : Des embryons « surhumains » mais surtout « surnuméraires » : quelles liaisons affectives ? Corinne Fortier (CNRS-LAS, Collège de France)

Lieux

  • Collège de France, salle 4 - 11 place Marcelin-Berthelot
    Paris, France (75005)

Dates

  • mercredi 17 mai 2017

Mots-clés

  • anthropologie, affect, relationalité, non-humain

Contacts

  • Alexandre Surrallés
    courriel : alexandre [dot] surralles [at] college-de-france [dot] fr

Source de l'information

  • Carine Plancke
    courriel : carine [dot] plancke [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Liaisons affectives au-delà des humains », Journée d'étude, Calenda, Publié le mercredi 26 avril 2017, https://calenda.org/403251

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