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Critical educations and epistemologies in the South

Éducations critiques et épistémologies des Suds

Paulo Freire and alternative, libertarian and transformational teaching methods

Paulo Freire et les pédagogies alternatives, libertaires, transformatrices…

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Published on Tuesday, June 13, 2017 by João Fernandes

Summary

Le laboratoire EXPERICE de l’université de Paris 8 UPL propose un colloque visant à interroger les conditions d’une alternative à la pensée unique et à l’uniformisation du monde par l’éducation. Il invite à un dialogue inter-trans-culturel et à un échange de pratiques à partir de contextes situés. L’objectif est de travailler les enjeux épistémologiques de la recherche en éducation dès lors que l’épistémologie est pensée comme la première des injustices sociale, politique et culturelle dans la construction des savoirs, des expériences et des connaissances. Les épistémologies du Nord et des Suds ne sont pas uniquement travaillées à partir des aires géographiques, mais à travers une vision politique et segmentée de la relégation et de l’invisibilisation des territoires marginalisés, populations évincées, personnes empêchées, les dominations raciales, sociales, sexuelles et de santé.

Announcement

16-17-18 mai 2018 Paris (Université de Paris 8) France

Cinquantenaire de l’Université Paris 8

Argumentaire

Attestée par l'ouvrage International Critical Pedagogy Reader(Darder et all, 2016), la sous-représentation de l'aire francophone dans les études sur les pédagogies alternatives incite le Laboratoire EXPERICE de Paris 8 Vincennes à Saint-Denis (UPL) à proposer un colloque qui s’inscrit dans le cadre des questions épistémologiques portées dans le cadre du projet de Chaire UNESCO EducationS & Santé. Leur objectif est de mettre en débat le laboratoire des savoirs et des connaissances de l’éducation postcoloniale, racialisée et genrée, par l’étude des théories de l’oppression et de la domination. Les pédagogies de la conscientisation et de la libération, dans notre monde contemporain, y saisiront les facteurs environnementaux et individuels qui favorisent l’aliénation ou la libération des individus invisibilisés et infériorisés.

Si les analyses de Horkcheimer (1944) éclairent la thèse d’une connivence entre raison et domination comme laboratoire de la soumission à l’autorité ; comment penser la transformation de la société quand la psychanalyse nous dévoile des êtres pulsionnels attachés à l’irrationalité de l’ordre existant (Genel, 2013) et soumis à des zones d’être ou de non-êtres (Fanon, 1961) ? Il pourrait alors être stimulant de porter alternativement un regard sur les travaux de Paulo Freire et de Frantz Fanon pour penser une « pédagogie décoloniale » (Walcsh, 1991), c’est-à dire une pédagogie critique (Freinet, 1994) et interculturelle. Quelles seraient donc les facteurs éducationnels qui entravent ou favorisent l’autonomie psychique des individus lorsque l’autoritarisme du genre et du sexe affecte autant la pensée individuelle et collective que la théorie elle-même ? Pour nommer autant les structurations psychiques de « Ces corps qui comptent » (Butlter, 2009) et pour préciser les intérêts et les limites de la pédagogie intersectionnelle, des travaux sur une nécessaire ré-articulation entre les différentes pédagogies critiques : marxistes, queer, féministes, anti-racistes (Case, 2016) seront particulièrement appréciés.

Par ailleurs, il ne serait pas purement illusoire et infondé épistémologiquement que de se rapprocher aussi d’une approche cosmologique[1], telle qu’elle est proposée dans certaines régions depuis des millénaires ? Sachant que la question de la nature des corrélations psychophysiques nous amène à conclure à l’inapplicabilité du concept pourtant intuitif de « causalité » pour rendre compte de façon cohérente de leur existence (Uzan, 2014), une pensée complexe est nécessaire pour les saisir (Morin, 1990). Quelle serait alors la volonté de savoir des expériences et des connaissances de la recherche en éducation en dehors de l’épistémè de la rationalité et de la doxa des épistémologies du Nord qui ne présentent pas de démarche visant à « penser de façon alternative les alternatives existantes » (Santos de Sousa, 2011, p. 21) ni à décoloniser les savoirs, rendus visibles dans la théorisation d’une pédagogie du conflit à partir d'une herméneutique diatopique (Santos de Sousa, 2011) ?

Construit autour d’un décloisonnement nécessaire entre praticien-ne-s et chercheur-e-s et selon une approche multidisciplinaire inscrite dans un principe de subsidiarité des disciplines, le colloque est une invitation à penser les lieux d’implications collectives comme des lieux d’éducations et de pensées transformatrices. Il vise à envisager l’agir comme un mouvement réflexif dans une dynamique du sujet qui ne cesse de se métamorphoser, tel que Paulo Freire (1996, p. 46) l’expérimente au quotidien :

 « Tandis que j’enseigne, je continue à chercher, à rechercher. J’enseigne parce que je cherche, parce que j’ai questionné, parce que je questionne et m’interroge. Je cherche pour constater, constatant j’interviens, intervenant j’éduque et je m’éduque. »

La conscientisation de l’agir (Lainé, 1973) à travers nos actes de la vie quotidienne, l’enseignement, la recherche, l’intervention éducative, sont donc les ferments de la transformation sociale, de notre manière d’appréhender l’habituel, l’ordinaire précisée par de Certeau en 1980, puis par Chauvier en 2011. Force est en effet de constater que les travaux sur les processus de subjectivations critiques laissent à entendre qu’une expérience de normation influence la psyché d’un individu de façon à favoriser son effacement, postulant ainsi que les technologies de normation contemporaines ne participent pas tant à créer des individus trouvant avantage à accorder leurs intérêts à ceux des instances qui les gouvernent pour Foucault (2001), que des êtres assujettis pour Agamben (2007). Des phénomènes d’invisibilisation, de dominations et de discriminations plurielles ont effet émergé des politiques menées depuis les années 70, conduisant à un détournement des visées politiques des mouvements d’éducation, notamment des mouvements d’éducation populaire, affaiblissant des expériences inédites d’éducations alternatives, transformatrices ou libertaires contemporaines. Quels seraient alors aujourd’hui les intérêts et les limites des pédagogies alternatives telles celles de la libération et de la conscientisation de Paulo Freire dans nos pratiques quotidiennes ? Comment dès lors, les rendre lisibles, audibles dans l’espace public, afin qu’elles puissent être saisies et réinvesties par le plus grand nombre ? Les Suds ne sont pas uniquement géographiques mais bien ancrés dans une vision politique et segmentée de la relégation et de l’invisibilisation. Des territoires sont marginalisés, des populations sont évincées, des personnes empêchées, les dominations raciales, sociales, sexuelles, de santé et épistémologiques se manifestent à la fois dans de multiples lieux.

Eu égard à ce qui précède, le colloque entend donc interroger les conditions d’une alternative à la pensée unique et à l’uniformisation du monde par l’éducation et appelle à un dialogue interculturel, transculturel et transfrontalier par un échange de pratiques plurielles dans des contextes situés. Il s’agira donc d’interroger « nos » suds, situés et ancrés dans nos territoires respectifs et voir comment aujourd’hui ils (inter)agissent et émergent dans quatre lieux éducatifs institutionnels :

1- L’école dans sa dimension sociale :

Alors que l’accumulation des savoirs et des savoirs- faire, (l’éducation bancaire que dénonçait Freire), semble de plus en plus tournée vers une adaptation aux prérogatives économiques dès le plus jeune âge, quelle place est laissée aux pédagogies actives aujourd’hui et notamment aux instances d’apprentissages du pouvoir de la parole (Pochet & Oury, 1997) ? Comment investir ce lieu dans une dimension d’éducation citoyenne ou à la citoyenneté ? Quelle place est laissée à la pensée critique (Corcuff 2012), à la transgression (Hooks, 1994) ? Quel rôle l’expérience personnelle peut-elle conquérir pour ne plus être seulement un frein à la modélisation des savoirs et des comportements ?

2- Les institutions culturelles/artistiques :

En quoi l’art et les pratiques artistiques contribuent à une conscientisation collective ? Comment les rendre accessibles, désirables et appropriables du plus grand nombre ? L’élitisme des grandes institutions est-il compatible avec la transformation sociale ? La question de la pédagogie et notamment de la pédagogie radicale Gourbe G. (2016) traverse également la formation artistique. Au-delà de la théorie du grand partage, comment l’apprentissage peut-il rendre compte de l’égalité des intelligences (Rancière, 2004) ?

3- L’université comme utopie pédagogique :

Tout comme Paulo Freire qui avait initié un dialogue sur le sujet, Vincennes et son centre expérimental ont été l’une des rares exceptions d’explicitations pédagogiques dans le supérieur. Cependant d’autres pratiques alternatives (Escobar, 2012) perdurent. Sont-elles vouées à disparaître ? Comment les faire cohabiter avec une conception mondiale de plus en plus marchande des offres de formation, basée sur l’élitisme et le contrôle ? Quels sont les intérêts et les limites des approches « par compétences » (Perrenoud, 1999), associée souvent au « marché de la formation », avec une conception critique et transformative de l’être humain (Maslow, 1993) ?

4- Le champ associatif politique – L’éducation populaire :

D’autres institutions –dans le cadre professionnel ou pas : syndicalisme, formation permanente, associations diverses, universités, coopératives, etc.- sont amenées à se questionner sur la formation que leur activité suscite et/ou génère (Poujol, 1981). Pour autant ne fonctionnent-elles pas en vase clos et ne sont-elles pas peu amenées à diffuser leurs idées en dehors de leur adhérents-e-s (Maurel, 2010) ? Comme les actions, luttes locales peuvent-elles devenir aujourd’hui internationales notamment par le biais des médias (l’exemple zapatiste en est l’une des meilleures illustrations) de quels moyens se dotent-elles pour conserver la radicalité de leur discours tout en le diffusant ?

Dans la mesure où chacune de ces institutions est traversée par des champs de pratiques discursives quatre thématiques transversales seront travaillées dans le colloque :

- A- Le genre dans une approche intersectionnelle, c’est-à-dire complexe (Bilge, 2010) et multiple dans les facteurs de dominations (Dorlin, 2009) par lesquels sont régies les personnes. Ainsi les phénomènes d’invisibilisation ou d’incorporation pourront être étudiés dans chaque lieu traversé par des discriminations muti-critères qui demeurent parfois invisibles aux yeux des acteurs tant ils sont imbriqués. Penser les dominations de manière plurielle paraît alors une nécessité (Kachoukh, 2011), voire une évidence, pour articuler les rapports sociaux de race, de genre et de classe qui se co-construisent de manière dynamique (Cervulle, Kergoat &Testenoire, 2012).

 - B- Les pratiques corporelles, corps, santé s’intéressent aux approches pluridisciplinaires des usages sociaux et politiques des théories critiques (Keucheyan, 2013) dans la normation des corps de l’homme normal blanc, hétéro-normé, genré, racialisé, par l’éducation, qui nécessite l’étude des facteurs qui facilitent ou entravent les processus de subjectivation (Foucault, 2014) et de désubjectivation (Agamben, 2007) favorables à l’autonomie psychique des individus (Genel, 2013). L’éducation dans le champ de la santé ne peut en effet, continuer à ignorer les savoirs et les visions du monde incorporées liées aux subjectivations des sujets du monde qui restent invisibilisées et souvent ignorées par la pensée unique de la rationalisation des problèmes de santé publique, de l’usage social et politique de l’éducation dans son champ, à la normation des corps et à l’uniformisation du soi dans le monde. En effet, qu’en est –il des dispositifs d’éducation à la santé émancipateurs quand il s’agit d’invectiver l’autre à faire des choix pour son propre corps, déjà performé par la menace de la normativité (Boëtsch & all, 2007) collective quand l’autre se soumet à la rhétorique de la barbarie des injonctions comportementales à incorporer (Leblanc, 2007) et à la tyrannie du développement du soi (Byung-Chul, 2016) ?

- C- Les apprentissages en transculturalités posent la question de la mobilité comme facteur d’apprentissage en terme de tension avec un environnement (social, migratoire, éducatif, etc.) et des parcours de formation qui s’en inspirent. L’écologie des savoirs, la traduction interculturelle peuvent en être des manifestations. Le déplacement n’est pas uniquement géographique, il est également symbolique, cognitif, langagier et usuel. Au cours de son voyage/trajet/errance la personne est confrontée à de multiples situations inédites, auxquelles elle devra pour y faire face déployer de réelles stratégies d’adaptation et d’apprentissages variés. Il s’agit de véritables « écarts » (au sens de Jullien, 2016) entre des pratiques précédemment admises et de nouvelles à s’approprier. Pour autant elles n’échappent pas au risque de conflictualité qui peut surgir dès qu’elles se posent en terme de loyauté familiale ou historique. La transculturation[2] est donc envisagée dans le sens d’une composition dynamique et originale du sujet.

- D- L’expérience singulière du sujet par les différentes écritures de soi, la narration. Telles les histoires des sans voix (Farge, 2009), les histoires collectives (Coulon & Le Grand, 2000) ou les récits de soi plus personnels (Butler, 2007), ces expositions narratives produisent des formes de valorisation des personnes ainsi racontées, une reconnaissance (Honnett, 1992) qui éconduirait le mépris et les conflits qui en résultent. Les pratiques d’écriture-lecture impliquées sont au centre des pédagogies « actives », elles ont bouleversé leur apprentissage par un changement radical de perspective : elles sont au service de la pensée du scripteur-trice, qui les utilisent à d’autres fins qu’une simple assimilation du code : « l’enseignement est centré sur un travail de groupe et sur une problématisation de la réalité vécue quotidiennement par les analphabètes afin qu’ils conquièrent leur pouvoir d’expression à partir de leur expérience de vie » (Freire, 2013). Elles deviennent un outil d’expérimentation de la pensée propre de l’apprenant qui est alors reconnu en tant que sujet, acteur de son apprentissage que ce soit à l’école, l’université avec le journal de recherche (Hess , 2010) ou dans les lieux d’alphabétisation ou de formation des adultes.

Dans le cadre de ces trois journées qui rassembleront autant des chercheurs confirmés, des étudiants, des professionnels de l’éducation, des militants, des artistes, une demi-journée sera consacrée au XIIe séminaire international Freirien-zapatiste : l’échange se focalisera autour des productions réalisées par les étudiants de trois aires géographiques et disciplinaires distinctes :

  • Mexico DC (Mexique), UNAM, Colegio de Pedagogia de la Facultad de FyL,
  • Valence (Espagne) Instituto Jordi avec des étudiant-e-s en animation socio-culturelle, approche du théâtre-image (technique de l’opprimé initié par Augusto Boal).
  • Paris 8, EXPERICE, avec des étudiants de sciences de l’éducation et du dispositif Idefi-Créatic qui travailleront particulièrement la thématique de la femme en tant que sexe social. Les productions seront avant tout visuelles afin de faciliter une compréhension transculturelle.

Chacun de ces axes vise à la multidisciplinarité dans ces recherches et respectera les spécificités des disciplines convoquées. Les travaux à portée internationale seront vivement appréciés en termes de dialogue. Deux types de communications sont admises : les recherches empiriques et les états de l'art ou de la littérature. Les travaux de jeunes chercheurs et/ou praticiens sont particulièrement attendus.

Modalités de soumission

Les propositions de communication seront évaluées en français (400 mots maximum, word.doc, Times New Roman 12). Elles comprendront : le titre, le nom de l’auteur suivi de son institution de rattachement et de son adresse électronique, 5 mots clés, une courte bibliographie de cinq références au maximum. Toutefois les communications orales dans d’autres langues sont les bienvenues en veillant à prévoir un support en français.

Les propositions doivent être soumises avant le 1er novembre 2017

sur le site du colloque : https://educritiques.sciencesconf.org/

Elles seront accompagnées d’un C.V. court (10 lignes maximum) qui sera envoyé dans un fichier à part.

Contact : colloqepidusud@univ-paris8.fr

Les propositions de contributions seront étudiées par le comité scientifique et le comité de pilotage du colloque.

Les retours des expertises se feront pour le 1er février 2018. Les contributions retenues feront l’objet d’un pré-programme qui sera établi en mars 2018.

Publication du colloque

Pour rendre intelligibles ces questions et les controverses nécessaires qui parcourent notre milieu scientifique, le colloque fera l’objet de publications variées, dont les conditions de soumissions seront indiquées aux différent-e-s contributeurs-trices du colloque. L’une d’elle est déjà programmée dans la revue Recherches & Éducations, complétée par un appel à contribution dans toute la communauté scientifique. La publication d’un numéro hors-série sur les éducations critiques n’est pas entendue comme un traité classique de théories des sciences de l’éducation et de ses modélisations. Nous mettrons en discussion comment les épistémologies de l’éducation établissent des relations entre modélisation et recherche sur la pratique, modélisation de la recherche et la pensée critique, modélisation et les outils intellectuels dans la critique de la pensée critique qui ont recours à des univers symboliques pluriels.

Pour contribuer à cette publication, les auteurs qui participeront au colloque seront invités à soumettre l’article complet pour le 30 octobre 2018. L’article complet sera soumis à une procédure d’évaluation en double aveugle par le comité scientifique de la revue Recherches & Éducations. Il fera 30 000 signes environ, bibliographie comprise et devra se conformer à la feuille de style de la revue accessible à l’URL suivant : https://rechercheseducations.revues.org/

La publication est prévue pour le premier trimestre 2019.

Labélisation "Année du cinquantenaire" de l’Université Paris 8 en cours.

Partenaires

  • Association EEM, Écritures-Espaces-Migrations
  • Chaire Unesco ÉducationS & Santé (en projet au moment de la rédaction de l’argumentaire)
  • CIVD (Centre Interculturel de Paris 8)
  • La Galerie, centre d’art contemporain de Noisy-le-Sec
  • GRDR,Migration-citoyenneté-Développement
  • IRESMO, Institut de Recherche, d’Étude et de formation sur le Syndicalisme et les Mouvements
  • sociaux, Site Internet: http://iresmo.jimdo.com/
  • La revue N’autre école
  • UCP (Université Coopérative de Paris)

Comité scientifique

  • Bernard ANDRIEU, Université Paris 5, Descartes-Sorbonne City, France.
  • Éric CHAUVIER, École Nationale d’Architecture de Versailles, France.
  • Christine DETREZ, ENS Lyon, France.
  • Birte EGLOFF, Goethe-Universität Frankfurt, Allemagne.
  • Roberto ESPEJO, Vicerrectoría Académica, Universidad Central, Chili.
  • Christiane GILLON, Université Paris 8, France.
  • Philippe HAMEAU, Université de Nice – Sophia-Antipolis, France
  • José GONZALEZ MONTEAGUDO, Facultad de Educación, Universidad de Sevilla, Espagne.
  • Elena HERNANDEZ DE LA TORRE Facultad de Educación, Universidad de Sevilla, Espagne.
  • Didier JOURDAN, Université Clermont Ferrand, France.
  • Jean-Marc LANGE, Université de Montpellier, France.
  • Isabelle de MECQUEMEM, Université de Reims, France.
  • Muriel MOLINIÉ, Université Paris 3, Sorbonne Nouvelle, France.
  • Gerald SCHLEMMINGER, Pädagogische Hochschule Karlsruhe, Allemagne.
  • Patrice VILLE, Université Paris 8, France.
  • Gaby WEIGAND, Pädagogische Hochschule Karlsruhe, Allemagne.
  • Pour le XII séminaire
  • Miguel Escobar Guerrero, Unam, Mexique.
  • Carles Monclus, Universitat de Valencia, Espagne.

Comité de pilotage

  • Mohamed Benchora, Université Paris 8
  • Christine Campini, Université Paris 12
  • Maxime Dauphin, Université Paris 8
  • Tal Dor, Université Paris 13
  • Nicolas Fasseur, UCP
  • Déborah Gentes, Université Paris 8
  • Léocadie Ngo Mbous, Université Paris8
  • Irène Pereira, UPEC, Université Paris 12
  • Anthippi Potolia, Université Paris 8
  • Carmen Sanchez, Université Paris13
  • Valentin Shaepelynck, Université Paris 8

Coordination

  • Jacqueline Descarpentries, Université Paris 8
  • Delphine Leroy, Université Paris 8

Notes

[1] « ..une des plus anciennes discipline intellectuelle de l’humanité » d’après l’Encyclœpedia Univesalis, [qui] « ne s'intéresse aux différentes parties qui composent l'Univers que dans la mesure où elles sont en relation » ACHIÈZE-REY, « COSMOLOGIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 15 mai 2017. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/cosmologie

[2] Concept retravaillé à partir de celui de l’anthropologue Fernando Ortiz.

Bibliographie

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Places

  • Université Paris 8 - 2, rue de la Liberté
    Saint-Denis, France (93)

Date(s)

  • Wednesday, November 01, 2017

Keywords

  • éducation critique, épistémologie des Suds, Paulo Freire, pédagogie alternative

Contact(s)

  • Delphine Leroy
    courriel : delphine [dot] leroy05 [at] univ-paris8 [dot] fr
  • Jacqueline Descarpentries
    courriel : jacqueline [dot] descarpentries [at] wanadoo [dot] fr

Information source

  • Delphine Leroy
    courriel : delphine [dot] leroy05 [at] univ-paris8 [dot] fr

To cite this announcement

« Critical educations and epistemologies in the South », Call for papers, Calenda, Published on Tuesday, June 13, 2017, http://calenda.org/408151