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Anthropocène. Dernière frontière de la modernité ?

Anthropocene - the last frontier of modernity?

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Publié le mercredi 07 juin 2017 par Céline Guilleux

Résumé

Cette journée d’études, organisée par le CRESPPA-LabTop, interrogera de façon critique les récits de l’anthropocène à partir de travaux issus de disciplines variées : philosophie, biologie, sociologie, écologie, science politique. Ce nouveau récit est en effet celui d’un temps où l’activité humaine est devenue la contrainte géologique dominante. Si ce récit est régulièrement associé au chimiste, météorologue et Prix Nobel Paul J. Crutzen, qui rendra le terme célèbre en 2002, l’idée d’un impact humain durable sur l’environnement n’est pas nouvelle – on en trouve trace chez Buffon en 1778 – mais va s’accélérer avec la création du Club de Rome, en 1972 où la question est alors directement liée aux questions relatives au développement d’un modèle économique intensif en capital et en énergie.

Annonce

Argumentaire

Cette journée d’études, organisée par le CRESPPA-LabTop, interrogera de façon critique les récits de l’anthropocène à partir de travaux issus de disciplines variées : philosophie, biologie, sociologie, écologie, science politique. Ce nouveau récit est en effet celui d’un temps où l’activité humaine est devenue la contrainte géologique dominante. Si ce récit est régulièrement associé au chimiste, météorologue et Prix Nobel Paul J. Crutzen, qui rendra le terme célèbre en 2002, l’idée d’un impact humain durable sur l’environnement n’est pas nouvelle – on en trouve trace chez Buffon en 1778 – mais va s’accélérer avec la création du Club de Rome, en 1972 où la question est alors directement liée aux questions relatives au développement d’un modèle économique intensif en capital et en énergie. Ce récit court le risque de nous faire sentir impuissants face aux défis climatiques et environnementaux, abandonnés face aux seules solutions techniques proposées par les scientifiques. Mais cet événement anthropocène (C. Bonneuil et J.-B. Fressoz) court aussi le risque de nous faire tomber dans une fascination morbide pour le récit de la fin de la dichotomie entre humanité et nature (« Welcome to the Fabulous Anthropocene Era ») au nom d’un anthropos indifférencié et dépolitisé.

Ce récit de l’anthropocène n’est donc pas seulement celui d’une nouvelle intelligibilité du passé. Il est un récit qui place l’homme au centre de son monde, interrogeant du même coup la position anthropocentrée du discours qui n’inviter pas à l’optimisme. Qu’en est-il des considérations liées au maintien de la biodiversité, y compris par l’usage de techniques de géo-ingénierie, lorsque l’homme devient la mesure du temps, tout en gouvernant l’espace terrestre des souverainetés nationales ? Quelles conséquences en terme d’extinction des espèces, y compris au sein de l’espèce humaine ? Dans cette « modernité politique » issue de la pensée du droit naturel, y-a-t-il une autre pensée de l’anthropocène en discours qui rende possible la fin de l’anthropocène comme pratique de domination de l’homme sur la nature ?

Programme

  • 9 :30 : Accueil
  • 9 :45 : Ouverture de la journée et présentation des intervenants
  • 10 :00 : Raphael LARRERE (INRA – TSV) Protéger la biodiversité dans un contexte de changement climatique
  • 10h30 : François SARRAZIN (Sorbonne Universités, UPMC Université Paris 06, Muséum National d’Histoire Naturelle, CNRS, CESCO) Quelle conservation de la biodiversité pour quel anthropocène ? Conséquences pour les inégalités sociales et ampleur des transitions souhaitées.
  • 11 :00 : Julien DELORD (Université Toulouse Jean Jaurès, Erraphis) « Moi, Homo sapiens, ayant écocidé ma mère Gaïa, mes espèces sœurs, et mon frère Néandertal… »
  • 11 :30 : Discussion générale

12 :15 : Repas

  • 14 :15 : Christine CADOT (Université Paris 8, Cresppa-LabTop) Usages publics de l’histoire et récits visuels de l’anthropocène
  • 14 :45 : Dominique BOURG (Université de Lausanne - IGD/FGSE) Du développement durable à l’Anthropocène
  • 15 :15 : Pause
  • 15 :30 : Catherine LARRERE (Université Paris 1 – PhiCo) Anthropocentrisme et anthropocène
  • 16 :00 : Gérard MAIRET (Université Paris 8 - Cresppa-LabTop) Anthropocène : « Nous sommes toujours modernes »
  • 16 :30 : Discussion générale
  • 17 :15 : Projet éditorial et conclusion

Inscriptions

Renseignements et inscription à : christine.cadot@univ-paris8.fr

Lieux

  • Rdc - salle de conférences - 59-61 rue Pouchet
    Paris, France (75017)

Dates

  • vendredi 09 juin 2017

Mots-clés

  • Anthropocène, changement climatique, environnement, réchauffement climatique, biodiversité, science politique, philosophie, éthique, biologie, géoingénieurie, écologie

Contacts

  • Christine Cadot
    courriel : christine [dot] cadot [at] univ-paris8 [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Christine Cadot
    courriel : christine [dot] cadot [at] univ-paris8 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Anthropocène. Dernière frontière de la modernité ? », Journée d'étude, Calenda, Publié le mercredi 07 juin 2017, http://calenda.org/408250