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Rancière à l'épreuve des arts

Rancière and the challenge of the arts

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Publié le mardi 20 juin 2017 par Céline Guilleux

Résumé

L’objectif de cette journée d’études est d’interroger la place tenue aujourd’hui par la philosophie de Jacques Rancière dans le champ de l’esthétique et de la réflexion sur les arts.

Annonce

Organisation

  • Alexis Cauvin,
  • Bérénice Hamidi,
  • Raphaël Jaudon,
  • Dario Marchiori
  • Laurie Rousseville.

Argumentaire

L’objectif de cette journée d’études est d’interroger la place tenue aujourd’hui par la philosophie de Jacques Rancière dans le champ de l’esthétique et de la réflexion sur les arts.

Pour cela, il sera nécessaire de tisser deux fils de questionnement, assurément complémentaires. Le premier est celui de la réception des thèses de Rancière dans les différents champs artistiques considérés (théâtre, photographie, cinéma, littérature). Ce n’est un secret pour personne : la pensée de Rancière est aujourd’hui prépondérante dans les études artistiques, au point que pour les chercheurs soucieux de politique, il semble difficile de travailler sans lui. Toutefois, plutôt qu’un système ranciérien, il existe des usages de sa pensée, multiples et parfois contradictoires. Au cours de cette journée d’études, il s’agira donc de questionner les réceptions existantes, dans le but de répondre à la question : à qui et à quoi « sert » Rancière aujourd’hui ? Où se situe sa pensée, et quel ordre du discours nourrit-elle ? Ou, pour paraphraser l’un de ses contradicteurs les plus célèbres : de quoi la mode ranciérienne est-elle le nom ? L’ambition des organisateurs est de parvenir à éclairer les réceptions de Rancière afin, dans un second temps, de contribuer à faire évoluer ces réceptions, et d’en affiner les enjeux.

Le second fil de questionnement concerne l’analyse des thèses de Rancière elles-mêmes. Ses écrits étant nombreux et variés, dans leurs objets comme dans leurs méthodes, il n’est peut-être pas inutile de s’interroger sur la cohérence globale de ses thèses. Lui-même suppose l’existence, dans son travail, d’une articulation qui se joue autour de la « méthode de l’égalité » et de la question de la politique des discours et des savoirs. Toutefois, il n’en demeure pas moins que l’on peut repérer des zones de « jeu » au sein même de son système, qui concernent des problématiques telles que : la posture de surplomb, le rôle des sciences sociales vis-à-vis de l’art, la méthode de l’analyse d’œuvres, le traitement différencié de chaque art dans sa pensée, ou encore la question de la hiérarchie entre art noble et culture populaire. Cela doit nous inviter à effectuer un pas de côté par rapport au sens de lecture que Rancière lui-même nous prescrit par rapport à son œuvre, et à poser à ses textes d’autres questions que celles qu’ils se donnent. En outre, il pourrait être intéressant de comparer les thèses qu’il défend dans ses différents textes, car si certaines sont présentes de façon continue, d’autres surgissent de façon plus aiguë dans un texte ou un autre. En faisant cela, nous retrouvons par d’autres voies un axiome cher à Rancière lui-même : c’est dans les « bords » d’une pensée que se manifeste sa vitalité.

Programme

10h : Introduction de la journée Nicolas Vieillescazes (Université Paris 4) : Conférence d'ouverture.

11h15 : Cinéma

  • Dork Zabunyan (Université Paris 8) : « Impureté du cinéma, dé-hiérarchisation des images : Rancière entre art et non-art ».
  • Raphaël Jaudon (Université Lyon 2) : « Jacques Rancière et l’analyse de films ».

14h : Littérature, photographie et arts plastiques

  • Dario Marchiori (Université Lyon 2) : « Le partage des arts chez Rancière : notes sur quelques arts "mineurs" (peinture, photo, vidéo) ».
  • Julie Noirot (Université Lyon 2) : « De l'engagement à la responsabilité esthétique. Jacques Rancière lu par Victor Burgin ».
  • Marie-Jeanne Zenetti (Université Lyon 2) : « Jacques Rancière, la littérature et le contemporain ».

16h : Théâtre

  • Alexis Cauvin (Université Paris 3), Bérénice Hamidi (Université Lyon 2) et Laurie Rousseville (Université Lyon 2) : « L’émancipation du spectateur selon Rancière ».

17h45 : Conclusions et perspectives

Lieux

  • Université Lyon 2, salle des colloques - 18 quai Claude Bernard
    Lyon, France (69007)

Dates

  • vendredi 23 juin 2017

Fichiers attachés

Mots-clés

  • Rancière, politique, art, littérature, philosophie, démocratie, cinéma, théâtre, peinture, analyse

Contacts

  • Raphaël Jaudon
    courriel : raphael [dot] jaudon [at] univ-lyon2 [dot] fr

Source de l'information

  • Raphaël Jaudon
    courriel : raphael [dot] jaudon [at] univ-lyon2 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Rancière à l'épreuve des arts », Journée d'étude, Calenda, Publié le mardi 20 juin 2017, http://calenda.org/409346