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Surpoids et activité physique dans les quartiers populaires

Excess weight and physical activity in working class areas

Le poids des inégalités sociales de santé

The weight of social health inequality

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Publié le jeudi 22 juin 2017 par João Fernandes

Résumé

Cette journée d'étude interrogera le lien entre le surpoids et l’activité physique pour des personnes en situation de précarité. Avec une alimentation « saine », la pratique régulière d’activités physiques est l’un des éléments forts des recommandations en termes de santé publique pour prévenir le surpoids et l’obésité. Pourtant, c’est dans les milieux sociaux les moins favorisés que les individus font le moins de sport, le phénomène étant particulièrement marqué chez les filles, notamment celles résidant dans les quartiers populaires. Partant de ce constat, cette journée proposera de discuter les résultats récents de recherches doctorales et de travaux de Master sur le lien entre le surpoids et l’activité physique, en présence de collègues sociologues, anthropologues, épidémiologistes, médecins.

Annonce

Argumentaire

Problème public, l’obésité est devenue dans les dernières années l’un des principaux enjeux de santé publique en France, avec près de la moitié de sa population concernée par un excès de poids. Toutes les enquêtes montrent que le taux d’obésité est inversement proportionnel au niveau socio-économique et ce de manière encore plus marquée chez les femmes. Sur ce sujet, les inégalités sociales de santé s’observent surtout dans certains quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV). Au-delà du fait sanitaire, le problème public de l‘obésité ou de la sédentarité renvoie également à une définition sociale et morale du « bon poids » ou de la bonne apparence physique.

Notre projet de recherche-action interroge les déterminants sociaux et territoriaux de l’obésité et le rapport au surpoids des patients adultes vivant en milieu précaire dans un QPV. Au-delà des seules conditions sociales d’existence, les goûts sociaux et culturels contribuent à façonner le corps physique et le rapport à l’activité physique. Nous privilégions ainsi une approche relationnelle du surpoids mais également du rapport au corps qui se manifeste dans le soin, l’entretien du corps, l’alimentation, l’activité physique, la transmission familiale des « habitudes » physiques…

Pour répondre à ce questionnement, deux études de cas sont menées en parallèles sur le quartier du Neuhof (QPV) :

- l’analyse qualitative de la manière dont les patients vivent leur pathologie en situation précaire. Les résultats permettront d’élaborer de nouvelles stratégies éducatives « d’agir ensemble » pour leur prise en charge avec les professionnels en santé et de former certains patients précaires des QPV pour devenir des patients-partenaires de l’éducation et du soin ainsi que des patients-formateurs

- l’analyse qualitative des facteurs incitatifs ou dissuasifs qui conduisent ou non des personnes résidant dans les quartiers populaires (famille, enfants, patients, précaires…) à « entrer » en activité physique et leur modalité de pratique (dans un cadre organisé ou non, seul, en famille, avec les enfants, entre pairs, avec un professionnel de santé…).

Après une 1ère journée d’étude consacrée à la présentation et à la discussion d’un travail de synthèse sur les résultats récents de l’épidémiologie sociale et de la sociologie quantitative sur la relation surpoids et précarité, la 2ème journée interrogera le lien entre le surpoids et l’activité physique pour des personnes en situation de précarité. Avec une alimentation « saine », la pratique régulière d’activités physiques est l’un des éléments forts des recommandations en termes de santé publique pour prévenir le surpoids et l’obésité. Pourtant, c’est dans les milieux sociaux les moins favorisés que les individus font le moins de sport, le phénomène étant particulièrement marqué chez les filles, notamment celles résidant dans les quartiers populaires. Partant de ce constat, cette journée proposera de discuter les résultats récents de recherches doctorales et de travaux de Master sur le lien entre le surpoids et l’activité physique, en présence de collègues sociologues, anthropologues, épidémiologistes, médecins.

Programme

9h30 - Accueil

10h - Introduction (par les responsables du programme)

  • 10h30-11h - L’activité physique, un enjeu pour la santé (Pr. Martine Duclos)
  • 11h-11h30 - Activité physique et surpoids : des inégalités sociales de santé (Floriane Lutrat)

Discutante : Claire Perrin

Discussion générale

14h-16h 

  • Parentalité et prise en charge de l’enfant en surpoids ou obèse. Étude qualitative auprès de 17 familles strasbourgeoises bénéficiaires du dispositif Preccoss (Noémie Mutzig)
  • Transmettre le goût de l’activité physique dans les quartiers populaires. L’exemple des parents et des enfants en situation de surpoids ou d’obésité du quartier du Neuhof (Strasbourg) (Marine Grassler)

Discutant : Gilles Vieille Marchiset

Discussion des grands axes du projet « Surpoids & précarité »

Intervenants

  • Martine Duclos, professeur des Universités - Praticien Hospitalier, chef du service de Médecine du Sport et des explorations fonctionnelles au CHU de Clermont-Ferrand, Centre de Recherche en Nutrition Humaine (INRA-Université Clermont-Auvergne), directrice scientifique de l'Observatoire National de l'Activité Physique et de la Sédentarité (ONAPS).
  • Marine Grassler, étudiante de Master-2 Activité Physique Adaptée et Santé, Université de Strasbourg.
  • Floriane Lutrat, doctorante en STAPS (mention Sciences sociales), Université de Strasbourg, Laboratoire Sport et sciences sociales (EA 1342).
  • Noémie Mutzig, interne en santé publique, Université de Strasbourg.
  • Claire Perrin, maître de conférences- HDR, Université Claude Bernard, Lyon, Laboratoire sur les Vulnérabilités et l’Innovation dans le Sport (L-ViS – EA 7428).
  • Gilles Vieille-Marchiset, professeur des Universités, Université de Strasbourg, Laboratoire Sport et sciences sociales (EA 1342).

Avec la participation des membres du DMG, Faculté de médecine de Strasbourg, étudiants en TCEM-DMG, étudiants en Master Activité Physique Adaptée et Santé (Faculté des sciences du sport), membres des laboratoires SAGE (UMR 7363) et Sport et sciences sociales (EA 1342).

Lieux

  • Misha - 5, allée du Général Rouvillois
    Strasbourg, France (67)

Dates

  • mardi 19 septembre 2017

Mots-clés

  • surpoids, inégalité sociale, quartier populaire, activité physique

Contacts

  • Sandrine Knobé
    courriel : knobe [at] unistra [dot] fr

Source de l'information

  • Sandrine Knobé
    courriel : knobe [at] unistra [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Surpoids et activité physique dans les quartiers populaires », Journée d'étude, Calenda, Publié le jeudi 22 juin 2017, http://calenda.org/409774