HomeCitoyenneté et liberté dans le monde anglophone du XVIIe au début du XIXe siècle

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Published on Thursday, July 06, 2017 by Anastasia Giardinelli

Summary

La « citoyenneté », la participation aux affaires de la communauté, qu’elle soit formelle ou informelle, s’est manifestée à travers divers modes, mais aussi à travers l’usage de différents termes identifiant les « citoyens ». Nous examinerons les divers modes d’exercice de la citoyenneté dans une perspective interdisciplinaire et comparatiste, qu’elle soit juridique, socio-politique ou anthropologique, et nous amorcerons une réflexion autour de la qualité de « citoyen » pendant ces périodes : qui était considéré comme citoyen et qui ne l’était pas ? Comment la dialectique « inclusion-exclusion » des groupes minorisés dans la communauté politique, comme les femmes, les Amérindiens, les travailleurs sous contrat, les Africains-Américains, les esclaves ou nouveaux libres, et les catholiques, s’est-elle construite, et comment fut-elle transférée d’une aire géographique à l’autre ?

Announcement

Argumentaire

Citoyenneté et liberté dans le monde anglophone du XVIIe au début du XIXe siècles.
Journée d’étude à l’Université Clermont Auvergne, le 4 mai 2018
 
La « citoyenneté », la participation aux affaires de la communauté, qu’elle soit formelle ou informelle, s’est manifestée à travers divers modes, mais aussi à travers l’usage de différents termes identifiant les « citoyens ». La citoyenneté est à la fois le statut, regroupant les droits et les devoirs individuels mais aussi les entreprises du citoyen vertueux visant à répondre aux intérêts de sa communauté. A l’instar de Thomas Marshall, dans son livre Citizenship, Social Class, and Other Essays, publié en 1950, nous distinguons plusieurs dimensions de la citoyenneté mais nous choisirons de nous concentrer sur son volet politique, ainsi que sur les liens entre « liberté » et « citoyenneté », tels qu’ils se sont développés dans le monde anglophone au cours des XVIIeXVIIIet début du XIXesiècles. Nous examinerons les divers modes d’exercice de la citoyenneté dans une perspective interdisciplinaire et comparatiste, qu’elle soit juridique, socio-politique ou anthropologique, et nous amorcerons une réflexion autour de la qualité de « citoyen » pendant ces périodes : qui était considéré comme citoyen et qui ne l’était pas ? Comment la dialectique « inclusion-exclusion » des groupes minorisés dans la communauté politique, comme les femmes, les Amérindiens, les travailleurs sous contrat, les Africains-Américains, les esclaves ou nouveaux libres, et les catholiques, s’est-elle construite, et comment fut-elle transférée d’une aire géographique à l’autre ?
Le terme freemen fut employé à l’époque médiévale anglaise pour désigner les hommes possédant un certain statut social ainsi que des droits et privilèges. Dans les villes, les citizenspouvaient participer à l’élection de leurs représentants, porter une arme, ou encore être membres de guildes ou de corporations élitistes politiques et économiques (Heater 2-7). Les colons britanniques d’Amérique du Nord ont hérité d’une bonne partie de ces éléments juridique, politique et culturel mais l’idée d’une citoyenneté américaine émergea surtout pendant la guerre d’Indépendance. Les Insurgés se nommèrent eux-mêmes citizens, pour insister sur l’abandon de leur sujétion à la Couronne britannique (R.M. Smith 14), associant encore une fois les idées de citoyenneté et de liberté. Pourtant, les révolutionnaires américains avaient cherché dans un premier temps à recouvrer leurs droits constitutionnels en tant que freeborn Englishmen. Ils voulaient en particulier protéger leur droit à une représentation politique effective et inhérente au paiement de leur impôt. Cependant, les fondateurs ne précisèrent pas les critères d’accès à la citoyenneté dans la Constitution fédérale de 1788, la déléguant de fait aux États. Ainsi, notre compréhension de la citoyenneté doit nécessairement être multiple et englober, en plus de l’échelon infra-local, les niveaux national et de l’État fédéré, en raison des caractéristiques fédérales des États-Unis d’Amérique. Ainsi, comparer les expériences britanniques et américaines permettra à la fois d’identifier les caractéristiques communes à ces deux pays, d’en souligner les contrastes, et de s’interroger sur la manière dont la citoyenneté américaine a pu s’inspirer des principes anglais.

Modalités de soumission

Les communications pourront porter sur les thématiques suivantes, sans exclusive:
  • citoyenneté formelle et informelle ;
  • citoyenneté locale et/ou nationale ;
  • citoyenneté et groupes minorisés ;
  • citoyenneté et revendications individuelles ou de groupes ;
  • citoyenneté et liberté ;
  • citoyenneté et stratification sociale.
Les propositions de 300 mots ainsi qu’une courte biographie sont à envoyer à :
  • Anne-Claire Faucquez acfaucquez@gmail.com 
  • Linda Garbaye linda.garbaye@yahoo.com,

avant le 5 octobre 2017

Une sélection des contributions pourra être publiée.

Comité organisateur et scientifique

  • Anne-Claire Faucquez, TransCrits, Université Paris VIII, Vincennes-St Denis
  • Linda Garbaye, CHEC, Université Clermont Auvergne

Places

  • Université Clermont Auvergne
    Clermont-Ferrand, France (63)

Date(s)

  • Thursday, October 05, 2017

Keywords

  • Citoyenneté, liberté, Grande-Bretagne, Colonies américaines, XVIIe - XIXe siècles

Contact(s)

  • Anne-Claire FAUCQUEZ
    courriel : acfaucquez [at] gmail [dot] com
  • Linda GARBAYE
    courriel : linda [dot] garbaye [at] yahoo [dot] fr

Information source

  • Anne-Claire FAUCQUEZ
    courriel : acfaucquez [at] gmail [dot] com

To cite this announcement

« Citoyenneté et liberté dans le monde anglophone du XVIIe au début du XIXe siècle », Call for papers, Calenda, Published on Thursday, July 06, 2017, http://calenda.org/411133