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La politique en Afrique : une affaire de famille ?

Politics in Africa: A Family Affair?

Revue « Cahiers d'études africaines »

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Publié le jeudi 13 juillet 2017 par Céline Guilleux

Résumé

Ce dossier entend restituer les logiques originales de production de la famille comme lieu du politique que ce soit en termes d’énonciation, de représentations ou de pratiques. Il encourage la soumission de contributions originales s’appuyant sur des données empiriques. Ces contributions pourront également développer une approche plus réflexive sur les difficultés d’accès et de collecte du matériel ethnographique qui touche à l’intimité et au privé, ainsi qu’une approche méthodologique sur les outils originaux que les auteurs mobilisent ou qu’ils créent pour traiter et analyser leurs données.

This special issue aims, therefore, at accounting for the original logic of production in the family as a place of politics in terms of enunciation, representations and/or practices. We encourage original submissions based on empirical data. These contributions can also develop a more reflexive approach regarding the difficulties encountered in accessing and collecting ethnographic material relating to intimate and private realms and/or present methodological approaches regarding original tools that authors have used or developed to compile and analyze their data. 

Annonce

Argumentaire

Par-delà l’idée d’un « chemin électoral » vers la démocratie (Lindberg 2006) et des mutations institutionnelles mises en place depuis les années 1900, on constate que les logiques familiales dans l’accès aux positions et ressources du pouvoir font toujours sens et restent logées au cœur des trajectoires socio-historiques de l’État et des modes de transfert du pouvoir dans les sociétés africaines (Bayart 1989, Bayart et al. 1997, Daloz 1999, Carothers 2002, Foucher 2009). Elles continuent d’alimenter les relations de loyautés et d’allégeances politiques, ainsi que le renouvellement du personnel politique (Brossier & Dorronsoro 2016). C’est sur cet enjeu que porte ce dossier en interrogeant la permanence du poids de la famille et de la parenté dans un contexte où les systèmes d’accumulation et de redistribution sont affaiblis par la raréfaction de l’accès aux ressources consécutive aux programmes d’ajustements structurels et aux réformes néo-libérales qui les ont accompagnés depuis les années 1980.

A la suite de pistes proposées par différentes approches disciplinaires (histoire, anthropologie, sociologie, science politique), ce dossier propose une relecture des rapports entre famille et politique et étudie la famille comme lieu du politique. Pour cela, deux dimensions retiennent particulièrement notre attention. Il s’agit d’une part de mobiliser les approches disciplinaires qui considèrent la famille et la parenté comme productrice d’ordre social et politique (Tocqueville, Durkheim, Goody, Evans-Pritchard & Fortes, Lonsdale, Dahou) autour de l’idée d’une homologie de structures existant entre la sphère familiale et la sphère politique (Bourdieu). D’autre part, il s’agit d’ouvrir le chantier d’une « politique des affects ». Il semble en effet impossible de se satisfaire d’une compréhension du politique en termes de rationalité dénuée d’affects, de passions et d’émotions (Braud 1996 2007, Traini 2009). En entrant par une « politique des affects » dans les rapports entre famille et politique, on propose de restituer la  « fabrique émotionnelle » et les « rhétoriques affectives » du politique (Perrineau 2014, Marchal & Messiant 2004).

Ce dossier interroge les registres émotionnels dans lesquels s’expriment les rapports de domination dans les sociétés africaines contemporaines : quels sont les registres mobilisés par les leaders dans le jeu politique et comment sont-ils perçus par les citoyens dans les arènes politiques, électorales, partisanes et plus généralement dans l’espace public ? Cette « politique des affects » permettra également de travailler ensemble les approches « par le haut » (des institutions politiques et des élites) et « par le bas» (étude des modes populaires de l’action politique). Elle permettra de voir, d’une part, comment l’univers politique est dominé par un « langage de séduction » (Braud 1996) mobilisant et manipulant les registres émotionnels de la famille et de la parenté : dans quelle mesure la routinisation de leurs usages dans le discours politique des dominants peut-elle constituer une manière d’occulter des pratiques d’accaparement et de personnalisation du pouvoir bien documentées dans la littérature. D’autre part, la « politique des affects » permettra de voir comment l’investissement de ces registres par les citoyens (appropriation, rejet ou réinvention) nourrit les imaginaires politiques collectifs et individuels du pouvoir tout en constituant des ressorts pour l’action (Marcus 2008, Ballet 2012). Il s’agit ainsi de réinvestir la « politique du ventre » et plus encore celle « du bas ventre » sous l’angle du domestique et de l’intime en détaillant l’historicité des pratiques d’alliance, de séduction, de sexualité, de violence, d’adultère, de procréation, de parentalité qui façonnent les pratiques politiques (Nyamjoh 2009, Cole & Thomas 2009, Stoler 2013 [2002]).

Ce dossier accueille des contributions qui pourront s’inscrire dans les trois axes suivants lesquels restent ouverts et connectés :

1. La famille comme matrice d’organisation du pouvoir

Il s’agit de porter l’accent sur les cadres cognitifs et affectifs qui façonnent les imaginaires politiques. On retracera l’historicité des « structures de sens » (Geertz 1973) qui nourrissent le processus de naturalisation et d’invention de la famille comme modèle d’organisation socio-politique en cherchant à voir comment la formation de la nation (Sénégal par exemple) ou celle de l’Etat (Kenya par exemple) s’adossent au modèle, voire à l’institution même de la famille. Le processus de production des analogies entre espace de la famille et du politique peut éclairer les droits ou les devoirs qui lient élites et citoyens sur le mode des responsabilités ou des loyautés ; des rapports entre parents et enfants ou cadets et ainés sociaux en mobilisant la métaphore corporelle et la rhétorique organique pour légitimer la domination. Il s’agit donc de dépasser une vision de la famille comme institution uniforme dans le temps et dans l’espace pour se pencher sur l’évolution des modèles familiaux, sur la pluralité des normes d’organisation familiale existantes et notamment leur globalisation qui transforme les figures légitimes de l’autorité.

2. L’usage de la parenté et de l’hérédité comme ressource dans la compétition politique 

On questionne ici l’idée que la transmission du pouvoir politique au sein d’une même famille semble favorisée (Lewis 1986, Elias 2003). En s’appuyant notamment sur les travaux de « parenté pratique » (Weber 2005) pour comprendre les contours des appartenances à la famille et de la filiation (Brossier 2010, Bonte, Porqueres i Gené & Wilgaux 2011). On réfléchira aux modes de socialisation familiale à partir de deux perspectives : d’une part, de la parenté comme mode de sélection et de régulation des candidats (Abélès 1992), et d’autre part, la famille comme espace d’acquisition de capitaux et de transmission du patrimoine (Bourdieu 1994, Augustins 1989, Droz 2017). Tous les membres d’une famille socialisée en politique ne sont pas pour autant déterminés à accéder à des mandats politiques : c’est pourquoi on se penchera sur les modes de préparation (Bourdieu 1980) et de sélection des candidats « éligibles » à l’entrée dans la compétition politique et à l’accès au mandat politique. On veut ici regarder comment s’organisent à différentes échelles (locales, régionales, nationales, voire internationales) les réseaux de parentèle quand ils s’articulent aux réseaux politiques par le biais de la circulation des acteurs et des alliances. Le prestige du patronyme et les modalités de sa transmission (réticularité) doivent être observés sous l’angle de leur territorialité et de la légitimité que confère la proximité. Cet axe propose ainsi une approche alternative aux visions fonctionnelles appliquées aux systèmes clientélistes et souligne l’importance de l’étude au niveau local pour comprendre combien les allégeances politiques et les logiques de légitimation du pouvoir au niveau national, sont tributaires d’alliances historiques et affectives (matrimoniales notamment) qui déterminent davantage les coalitions politiques que l’intérêt. On interrogera, en particulier, le positionnement des femmes – mères, épouses et filles – dans ces réseaux notamment à partir d’une analyse de la construction de genre des rôles sociaux qui devra prendre en compte les logiques patrilinéaires et matrilinéaires de lignée et de succession.

3. Les logiques de qualification et de disqualification qui structurent l’imbrication du familial et du politique

On s’intéresse ici aux « arrangements » constitutionnels et au « bricolage » institutionnel mis en place par les leaders politiques pour asseoir la circulation politique des membres de leurs réseaux familiaux, question curieusement délaissée par les études sur l’institutionnalisation du pouvoir politique en Afrique (Posner & Young 2007). Ces « qualifications légales » des nominations, cooptations, achats de vote, manipulations des résultats électoraux permettent-ils le maintien dans l’arène politique du clan familial biologique ? De plus, on questionnera l’arène partisane pour restituer le rôle des cadres et des membres des partis politiques qui jouissent d’une trajectoire ascendante au sein du parti du candidat familial, si celui-ci leur permet de faire perdurer et de sécuriser leur accès aux ressources et aux positions de pouvoir (Brownlee 2007). On pourra dès lors confronter les logiques de qualification – qu’elles soient familiales, institutionnelles, partisanes, factionnelles, médiatiques (visibilité extrême) – aux politiques de disqualification menées notamment par les mobilisations partisanes et sociales(médias, syndicats, associations, intellectuels). En effet, celles-ci s’opposent à la formation de réseaux familiaux et politiques, allant parfois jusqu’à leur judiciarisation (procès pour délit d’enrichissement illicite par exemple). Dans ce sens, une étude sur l’économie affective de la confiance et de la défiance politique pose la question de l’échéance électorale comme cruciale puisqu’elle détermine les « dans le jeu » et les « hors-jeu » de ces réseaux familiaux et politiques.

Ce dossier entend donc restituer les logiques originales de production de la famille comme lieu du politique que ce soit en termes d’énonciation, de représentations ou de pratiques. Il encourage la soumission de contributions originales s’appuyant sur des données empiriques. Ces contributions pourront également développer une approche plus réflexive sur les difficultés d’accès et de collecte du matériel ethnographique qui touche à l’intimité et au privé, ainsi qu’une approche méthodologique sur les outils originaux que les auteurs mobilisent ou qu’ils créent pour traiter et analyser leurs données. Ce dossier pourra également accueillir des articles ne portant pas directement sur le continent africain, mais qui mobilisent l’historiographie africaniste pour interroger la manière dont se nouent les rapports entre famille et politique sur d’autres aires. Enfin, ce dossier entend s’ouvrir à la comparaison en soulignant combien l’imbrication entre famille et politique prévaut dans de nombreuses régions, tant en Amérique du Nord et du Sud, en Europe, en Asie, que dans les Etats arabes ou qu’en Afrique, afin d’abandonner les préjugés concernant les sociétés perçues comme ayant des familles « archaïques » ou des politiques « exotiques ».

Modalités de soumission

Articles inédits en français ou en anglais (50 000 signes maximum).

Images libres de droit à insérer dans le texte et à envoyer en fichier à part.

Résumés À envoyer avant le 15 septembre 2017

à la coordinatrice du dossier.

Coordinatrice

Marie Brossier, coordinatrice / coordinator

Professeure agrégée

Département de science politique

Université Laval

Canada

marie.brossier@pol.ulaval.ca

Argument

Beyond the idea of an “electoral path” toward democracy (Lindberg 2006) and institutional mutations established since the 1900s, we observe that there exists a familial logic in the access to positions of power and key resources, which still make sense and remain lodged at the heart of sociohistoric trajectories of the State and modes of transfer of power within African societies (Bayart 1989, Bayart et al. 1997, Daloz 1999, Carothers 2002, Foucher 2009). This familial logic continues to feed relationships based on loyalties and political allegiance as well as the renewal of political staff (Brossier & Dorronsoro 2016). This special issue investigates this challenging issue by interrogating the constancy of the importance of family and blood relationships in the context where systems of accumulation and redistribution are weakened by the penury of access to resources following the structural adjustment programs and neoliberal reforms accompanying these during the 1980s.

In light of proposals from different disciplines and approaches (in history, anthropology, sociology, and political science), this special issue proposes a re-reading of connections between family and politics while focusing on the family as a site of the political. In order to proceed, two dimensions of this issue are of particular interest. On one hand, we seek to mobilize disciplinary approaches considering the family and kinship as productive of social and political order (Tocqueville, Durkheim, Goody, Evans-Pritchard & Fortes, Lonsdale, Dahou) around the idea of a homology of structures existing within the family sphere and the political sphere (Bourdieu). On the other, we inaugurate work in the field of the “politics of affects.” Indeed, it is impossible to be satisfied with an understanding of the body politic in rational terms void of affects, passions and emotions  (Braud 1996 2007, Traini 2009). Approaching familial and political relations by way of a “politics of affects” allows us to restore the “emotional fabric” and “affective rhetoric” of the political (Perrineau 2014, Marchal & Messiant 2004).

This special issue investigates emotional registers and relationships of domination in African societies: which registers are used by leaders in the political game and how are these perceived by citizens in political, electoral and partisan contexts and, more generally, in the public space? This “politics of affects” will additionally allow for collaborative work on approaches, which are “top down” (political institutions, elites) and “bottom up” (studying popular modes of political action). It will reveal how the political world is dominated by the “language of seduction” (Braud 1996) mobilizing and manipulating emotional registers of family and kinship.  We will explore how routine use in the dominant political discourse might constitute a means of occulting practices of power-grabbing and the personalization of power that are well-documented in the literature. Moreover, the “politics of affects” will reveal how citizens invest these registers (through appropriation, rejection or reinvention), feeding the collective political imagination and thus reinvesting the “politics of the gut” or rather, “below the gut” from the angle of domestic and intimate relationships by detailing the historicity of practices of alliance, seduction, sexuality, violence, adultery, procreation and parenting that shape political practices (Nyamjoh 2009, Cole & Thomas 2009, Stoler 2013 [2002]).

This special issue welcomes contributions that inform the following three open and interconnected perspectives:

1. The family as the organizing matrix of power

The emphasis here is on cognitive and affective frameworks that shape the political imagination. We will retrace the historicity of “structures of meaning” (Geertz 1973) that nourish the process of naturalization and the formation of the nation (Senegal, for example) or which are inherent in the State (Kenya, for example) where there is a reliance on the model, even the institution, of the family. The process of producing analogies between the family space and the political arena can shed light on the rights and responsibilities that bind elites and citizens through duties and loyalties; relationships between parents and children or younger and older social counterparts by appealing to bodily metaphors and organic rhetoric to legitimate domination. It is, therefore, a matter of going beyond the view of the family as a uniform institution, fixed in time and space, in order to study the evolution of model families, it is important to account for a plurality of norms of existing familial organization, as well as their globalization which is transforming legitimate figures of authority.

2. Use of kinship and heredity as a resource in political competition

Here we question the idea of the transmission of political power within the same family, viewed as one of the preferred means of power transfer (Lewis 1986, Elias 2003). Based notably on work on “practical kinship” (Weber 2005) in order to understand the shape of familial belonging and filiation (Brossier 2010, Bonte, Porqueres i Gené & Wilgaux 2011), we will reflect on modes of familial socialization from two viewpoints: on one hand, kinship as a mode of selection and regulation of candidates (Abélès 1992), and on the other, the family as a space of acquisition of capital and the transmission of patrimony, heritage and inheritance (Bourdieu 1994, Augustins 1989, Droz 2017). All the members of a socialized family in politics are not by the same token determined to accede to political mandates. This is why we will emphasize modes of preparation (ibid. 1980) and the selection of “eligible” candidates at the outset of a political race as well as access to political mandates. Here we focus on how family networks are organized on the (local, regional, national, and international) levels, thanks to the circulation of actors and alliances. The prestige of the patronym and modalities of transmission (reticularity) have to be observed within their territoriality and via the legitimacy conferred by proximity. This perspective proposes an alternative approach to applied, functional views describing client systems to underscore the importance of studying on the local level for an understanding of how much political allegiance and the logic of legitimizing power on the national level are rooted in historic and affective alliances (marriage, in particular) that determine political coalitions more than interest might. In particular, we shall investigate the position of women — mothers, wives, and daughters — in these networks, especially by analyzing the construction of social gender roles that should account for patrilineal and matrilineal logics of succession.

3. The logics of qualification and disqualification that structure the interweaving of family and politics

 Here we are interested in the constitutional “arrangements” and the institutional “handiwork” put in place by political leaders to ensure the political circulation of members of their family networks, an issue that has strangely been neglected by many who study the institutionalization of political power in Africa (Posner & Young 2007). Are these “legal qualifications” for nominations, co-opting, buying votes, and the manipulation of electoral returns what allow for the maintenance of the biological, family clan in the political arena? In addition, we shall question party politics as restoring a role of senior management, elites, and political party members, catapulted onto an ascending career path, within the party of the political candidate who is a family member, enjoying lasting security and access to resources and positions of power (Brownlee 2007). We can therefore compare the logics of qualification — whether familial, institutional, partisan, factional or media-driven (high visibility) — to the politics of disqualification, led notably by partisan and social (media, union, associative, or academic/intellectual) activism. Indeed, these kinds of activists are opposed to familial and political networks, and sometimes lead recourse to legal jurisdiction (for example, a trial for illicit gain, abuse of power). In this sense, a study on the affective economy of trust and political defiance poses the issue of elections as crucial since these determine who is “in the game” and who is “out” amongst family and political networks.

This special issue aims, therefore, at accounting for the original logic of production in the family as a place of politics in terms of enunciation, representations and/or practices. We encourage original submissions based on empirical data. These contributions can also develop a more reflexive approach regarding the difficulties encountered in accessing and collecting ethnographic material relating to intimate and private realms and/or present methodological approaches regarding original tools that authors have used or developed to compile and analyze their data. We welcome articles directly studying the African continent, utilizing Africanist historiography and interrogating the manner in which relationships between family and politics can be investigated in other areas. Finally, we hope to open the subject up to comparisons by emphasizing the interweave of family and politics in a number of regions worldwide: as much in North and South America, Europe, and Asia, as in the Arab States and Africa, abandoning thus preconceptions about which societies are perceived as having “archaic” families or “exotic” politics.

Instructions for Submissions

Original articles in French or English (max: 50 000 signes).

Images (copyright free) should be embedded in text and provided in separate JPG files (300 dpi resolution).

Summaries before September 15, 2017 to the coordinator.

Coordinator

Marie Brossier

Professeure agrégée

Département de science politique

Université Laval

Canada

marie.brossier@pol.ulaval.ca

Dates

  • vendredi 15 septembre 2017

Mots-clés

  • famille, politique, hérédité, parenté, patrimonialisme, Afrique, réseau, élite, société

Contacts

  • Marie Brossier
    courriel : marie [dot] brossier [at] pol [dot] ulaval [dot] ca

Source de l'information

  • Marie Brossier
    courriel : marie [dot] brossier [at] pol [dot] ulaval [dot] ca

Pour citer cette annonce

« La politique en Afrique : une affaire de famille ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 13 juillet 2017, http://calenda.org/411471