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Derrida : le don de la différance

Derrida - the gift of "différance"

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Publié le mercredi 02 août 2017 par Anastasia Giardinelli

Résumé

C’est bien le cinquantenaire de cette date – 1967 – et de l’idiome de cette pensée liée au nom, à la pensée et à l’œuvre de Jacques Derrida, qu’elle date et dont elle est porteuse, que nous souhaitons très vivement saluer et remarquer avec ce colloque international tout en remarquant et la justice qui l’aimante et la riche multiplicité de ses portées et de ses enjeux – de la philosophie à la littérature, à la psychanalyse, au politique, au juridique, aux arts, aux sciences et à la théologie – en pariant de lui donner une juste survivance.

Annonce

Argumentaire

Du philosophe Emmanuel Lévinas (1906-1995), Jacques Derrida a dit qu’ « Il aura fait don de ne pas disparaître sans laisser de trace. Mais laisser la trace », précisait-il, « c’est aussi la laisser, l’abandonner, ne pas y insister dans un signe » (in Textes pour Emmanuel Levinas, collectif sous la direction de François Laruelle, Paris, Jean-Michel Place ed., 1980, p. 49) – de même, du penseur-philosophe-écrivain Jacques Derrida (1930-2004), pourra-t-on peut-être dire qu’il nous a laissé l’inestimable don de la différance, dont son œuvre immense en est autant la trace que l’envoi.

Un don dont l’idiome a éclaté en 1967 avec la parution d’un coup de 3 livres qui annonçaient la naissance d’un grand philosophe-écrivain et d’une philosophie en train de se penser et de se faire : De la Grammatologie (Minuit) ; L’écriture et la Différence (Seuil) et La Voix et le Phénomène (PUF) : 3 livres qui, en livrant la singularité idiomatique de cette pensée de la différance ou de l’écriture dans toute sa portée (méta-ontologique et aporétique), et déjà aussi dans quelques-unes de ses intersections (tel que la littérature et la critique littéraire, la poétique, les arts, la psychanalyse, …), dégagent aussi déjà, ces 3 livres, comment cette pensée engage avec toute l’occidentalité philosophique, et de plus près notamment avec les pensées de Freud, de Heidegger, de Husserl et de Lévinas, le dialogue et la disputatio les plus amples, les plus exigeants, passionnés et ré-inventifs, s’efforçant, dans une certaine fidélité, de tracer la ligne de fuite d’une infidélité, et donc d’une contresignature singulière, dans le souci de faire résonner plus loin, plus ailleurs et plus justement encore le dire même de ces pensées marquantes de notre contemporanéité.  Un ailleurs, une veille à jamais sans demain qui aura dicté et aimanté l’«hyperbolisme» de cette pensée philosophique – nommée Déconstruction – et sa portée immédiatement hyper-éthique, hyper-juste et hyper-politique : un  ailleurs depuis lequel elle a tout questionné, à même la philosophie, et tout pensé tout autrement (Lévinas dixit).

C’est bien le cinquantenaire de cette date – 1967 – et de l’idiome de cette pensée liée au nom, à la pensée et à l’œuvre de Jacques Derrida, qu’elle date et dont elle est porteuse, que nous souhaitons très vivement saluer et remarquer avec ce Colloque international tout en remarquant et la justice qui l’aimante et la riche multiplicité de ses portées et de ses enjeux – de la philosophie à la littérature, à la psychanalyse, au politique, au juridique, aux arts, aux sciences et à la théologie – en pariant de lui donner une juste survivance.

Donc, tout en saluant l’émergence de la singularité de cet idiome majeur du philosophique dans l’ample portée de ses registres, tout en décelant en même temps ses impacts et ses enjeux dans le champ du politique, du juridique, du théologique et des arts, ce Colloque international  se propose aussi de tracer des tangentes entre la pensée de Derrida et celle de Husserl, de Heidegger, de Lévinas, de Blanchot, de Nancy et d’Agamben avec qui Derrida a entretenu le long de son œuvre une disputatio plus ou moins amicale.

Sous le titre général de Derrida : le don de la différance, ce Colloque se développera pendant trois Journées sous-intitulées, respectivement : 1.) L’in-condition de la pensée et la nudité de la vie ; 2.) Les politiques de la différance et 3.) Derrida et les arts.

Lieu :

Faculdade de Letras da Universidade de Coimbra

Colloque International

16-18 Novembre 2017

Derrida : de don de la différance

Modalités de soumission

Les langues de l’événement seront le portugais, le français et l’anglais.

Nous invitons des propositions de panels et de communications (en portugais, français et anglais) d’une quinzaine de lignes, ainsi qu’une notice bio-bibliographique d’une dizaine de lignes (appartenance institutionnelle, centres d’intérêt, publications).

Veuillez soumettre vos propositions 

avant le 15 Septembre 2017

en les envoyant à l’adresse suivante : derriddiff@gmail.com

Les confirmations d’acceptation seront faites le 20 Septembre 2017.

Les communications admises ne dépasseront pas les 30 minutes + 15 minutes pour l’échange.

Pour plus d’information sur le colloque, veuillez contactez : Fernanda Bernardo - derriddiff@gmail.com

Comité scientifique

  • Fernanda Bernardo, Professeure-Chercheuse, Departamento de Filosofia, Comunicação e Informação, Faculdade de Letras da Universidade de Coimbra, Portugal

Catégories

Lieux

  • Coimbra, Portugal

Dates

  • vendredi 15 septembre 2017

Mots-clés

  • Derrida, différance, écriture, politique, justice, don, hospitalité, responsabilité, foi, pardon

Contacts

  • Fernanda Bernardo
    courriel : derriddiff [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Fernanda Bernardo
    courriel : derriddiff [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Derrida : le don de la différance », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 02 août 2017, http://calenda.org/413316