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Geste énonciatif et numérique

Revue « Médiation et information – MEI », numéro 44

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Publicado Sexta, 11 de Agosto de 2017 por Céline Guilleux

Resumo

Ce numéro de la revue MEI se propose d’aborder la question du geste énonciatif en rapport avec la culture numérique de l’information et de l’art, dans tous ses déploiements éthiques et esthétiques. Il s’agit de rendre compte de la complexité sémiotique des rapports entre signification, corporalité et nouvelles technologies.

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Revue MEI, 2018

Coordinateurs

Par Pierluigi Basso Fossali, Marion Colas-Blaise, Maria Giulia Dondero et Daniele Monticelli

Argumentaire

Ce numéro de la revue MEI se propose d’aborder la question du geste énonciatif en rapport avec la culture numérique de l’information et de l’art, dans tous ses déploiements éthiques et esthétiques. Il s’agit de rendre compte de la complexité sémiotique des rapports entre signification, corporalité et nouvelles technologies.

La gestion des informations est de plus en plus numérisée et automatisée, ce qui a provoqué une « invisibilisation » du traitement de la culture et du pouvoir – invisibilisation qui est d’ailleurs une des pierres angulaires de la théorie du postmodernisme (Lyotard, La Condition Postmoderne, 1979 ; Jameson, The Geopolitical Aesthetic, 1992). Dans le domaine artistique également, on reconnaît la possibilité de construire des dispositifs informatiques capables de générer des produits à soumettre, apparemment sans aucune médiation, à l’appréciation esthétique. Toujours dans le monde de l’art, des matériaux préexistants sont mis en variation au moyen de « logiciels de rendu ». En même temps, des fractales présentes dans la nature, qui semblent exemplifier des formes d’organisation diagrammatique, sont classées sous la catégorie concessive de la beauté.

Dirons-nous que notre domination sur la forme en termes de création et de sélection est fortement compromise et que notre goût est devancé par des algorithmes qui ont déjà calculé la cohérence de nos choix (Cardon, À quoi rêvent les algorithmes, 2015) ?

Il faudra vérifier l’hypothèse que dans un environnement contrôlé, il existe de plus en plus des gestes de rupture, qui peuvent être des gestes de création. Ces gestes visent à échapper aux lois de la productivité et du traitement de l’information par l’ostension de signes primitifs, d’amas de matière, et de tout ce que l’on pourrait nommer l’« intraitable ». Une multitude de gestes traversent le numérique afin de dramatiser l’intervention sur l’ordinateur sans nécessairement supprimer ses fonctions automatisées de guide, de suggestion et d’élaboration. Il importe de montrer selon quelles modalités des instances corporelles et sensibles et des sujets cognitifs marquent de leur empreinte les pratiques assistées par l’ordinateur. Dans une scène fortement équipée par des dispositifs électroniques et numériques, le geste doit revêtir la responsabilité (réelle ou simulée) de la gestion des variables sémiotiques, à l’instar d’un chef d’orchestre qui dirige et contrôle tous les instrument(iste)s.

L’étude du langage gestuel a été liée au comparatisme interculturel ; peut-on, aujourd’hui, grâce à la transformation des supports et aux nouveaux médias, analyser une gestualité globalisée qui, d’une part, est de plus en plus formatée par les dispositifs technologiques et, d’autre part, permet à la liberté créatrice de s’exercer ?

Dans ce numéro, nous souhaitons étudier cette multitude de gestes contradictoires et complexes, localisés ou globaux, corporalisés ou soumis au contrôle cognitif, médiés ou non médiés, contrôlés ou créateurs, d’un point de vue perceptif, énonciatif, figuratif, narratif et éthique.

Nous privilégierons les questions suivantes, à aborder à partir de corpus appartenant à l’art, au design, à la communication :

1. Quelle est la relation entre corporalité et nouvelles technologies ? Comment rendre compte  de l’intégration des dispositifs dans des prothèses, où le corps « augmenté » croit maîtriser ses actes tout en traversant les filtres technologiques ?

2. Le geste énonciatif tente de maîtriser un dispositif hybride, humain et non-humain, et s’ouvre à un total renouvellement des pratiques culturelles actuelles. Quel est alors l’« état de santé » de la gestualité interactionnelle (quasi-linguistique, co-verbale, synchronisatrice, auto-adaptative) ? En quoi le numérique reconfigure-t-il toutes nos manifestations langagières ?  

Modalités de soumission

Les articles, en langue française ou anglaise (25.000 signes, Times New Roman), sont à adresser à Pierluigi Basso Fossali, à Marion Colas-Blaise, à Maria Giulia Dondero et à Daniele Monticelli avant

le 15 novembre 2017 :

  • Pierluigi.basso@hotmail.com
  • Marion.colas@uni.lu  
  • Mariagiulia.dondero@ulg.ac.be
  • daniele.monticelli@tlu.ee

Datas

  • Quarta, 15 de Novembro de 2017

Palavras-chave

  • corps, technologie numérique, geste, théorie de l'énonciation

Contactos

  • Maria Giulia Dondero
    courriel : mariagiulia [dot] dondero [at] ulg [dot] ac [dot] be

Urls de referência

Fonte da informação

  • Maria Giulia Dondero
    courriel : mariagiulia [dot] dondero [at] ulg [dot] ac [dot] be

Para citar este anúncio

« Geste énonciatif et numérique », Chamadas de trabalhos, Calenda, Publicado Sexta, 11 de Agosto de 2017, http://calenda.org/413860