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Du pragmatisme en sciences humaines. Bilan et perspectives

Pragmatism in the humanities - appraisal and perspectives

Revue « ¿ Interrogations ? », n°27

¿ Interrogations ? issue 27

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Publié le mercredi 30 août 2017 par João Fernandes

Résumé

Au sein de disciplines très diverses, il semble qu’un mouvement, un (re)nouveau pragmatique se déploie depuis quelques années. Pourtant, force est de constater que, si le « pragmatisme » est plutôt à la mode à l’heure actuelle dans le champ des sciences humaines, le terme est loin de faire consensus, à commencer par ce qu’il implique de la démarche de recherche. Le numéro 27 de la revue ¿ Interrogations ? a pour ambition d’interroger frontalement le concept de(s) pragmatisme(s), non pas tant per se avec une approche purement philosophique et épistémologique, mais justement « pragmatiquement » à travers les emplois qui en sont faits, les revendications attachées, les inclusions et exclusions impliquées, et bien entendu les résultats, les effets spécifiques et différentiables qui peuvent lui être attribués (à tort ou à raison, là est justement la question), « conçus comme ayant des incidences pratiques » (Peirce, 1878, 2002 : 248).

Annonce

Argumentaire

« Considérer les effets, pouvant être conçus comme ayant des incidences pratiques, que nous concevons qu’a l’objet de notre conception. Alors, notre conception de ces effets constitue la totalité de notre conception de l’objet  » (Peirce, 1878, repris et traduit dans Peirce, 2002 : 248).

La fameuse maxime de celui qui est aujourd’hui considéré comme le fondateur du pragmatisme va bientôt souffler sa 140e bougie. Pourtant, et c’est l’une des motivations principales de cet appel, force est de constater que, si le “pragmatisme” est plutôt à la mode à l’heure actuelle dans le champ des sciences humaines, le terme est loin de faire consensus, à commencer par ce qu’il implique de la démarche de recherche. On peut même avancer qu’à mesure que l’emploi du mot se popularise, le concept s’opacifie, chaque occurrence, chaque obédience, chaque sensibilité, chaque projection ajoutant une couche qui, au mieux diffracte, au pire réfléchit les lumières épistémologiques des “pères fondateurs” du pragmatisme.

Au sein de disciplines très diverses, il semble qu’un mouvement, un (re)nouveau pragmatique se déploie depuis quelques années : très récemment, le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) a soutenu l’École thématique, « Pragmatisme et philosophie américaine au XXe et XXIe siècles » (29 mai – 3 juin 2017, Aussois) organisée par l’association Pragmata (qui regroupe des chercheurs d’institutions variées) ; un numéro de Tracés (2008) interrogeait les rapports des pragmatismes à la sociologie, l’histoire, la littérature, les sciences cognitives ; un article collectif paru dans Politix est revenu sur trente ans de « sociologie pragmatique » (Barthe et al., 2008) ; tandis que des travaux ont été écrits sur le sujet en géographie (Dussouy, 2010), en sciences de l’éducation (Frelat Kahn, 2013) ou encore en esthétique (Shusterman, 1992). Dans le même temps, les traductions ou nouvelles traductions de Peirce (à commencer par la série en cours de publication aux éditions du Cerf sous la direction de Claudine Tiercelin et Pierre Thibaud – 4 volumes parus sur 10 prévus), James (2007), Dewey (2014a) se multiplient. Enfin, symptôme autant que conséquence sans doute, la nomination de Claudine Tiercelin, spécialiste de Peirce, à la chaire de métaphysique et philosophie de la connaissance du Collège de France, qui n’a pas été sans remous dans les “milieux autorisés” (Lancelin, 2011), semble acter cette évolution. Loin d’être exhaustif, ce modeste tour d’horizon montre le regain pragmatique que connaissent les sciences humaines en France.

Plusieurs travaux ont récemment montré précisément comment et pourquoi William James (1907, 2007) ou plus tard John Dewey ([1920], 2014b) avaient incarné en France, et ailleurs parfois, le pragmatisme américain bien plus que Peirce ou Morris (1937, 1970), sans parler des thuriféraires nationaux souvent oubliés depuis (voir à ce sujet Chevalier, 2010 ; Schmitt, 2010 ; Pudal, 2011). Aujourd’hui encore, malgré les travaux de passeuses et (re-)découvreurs comme Claudine Tiercelin ou Gérard Deledalle pour ne citer que deux exemples, Peirce est sans doute le moins utilisé, le moins connu des fondateurs. Souvent vu comme une mode intellectuelle, associée au thème du religieux ou à l’esprit de la modernité, le pragmatisme est longtemps resté une curiosité en France. Ce complexe labyrinthe théorique, parfois jungle confuse, trouve son origine en partie dans les tous premiers temps du pragmatisme, en particulier en France. Il faut dire que très tôt, c’est plutôt des pragmatismes que du pragmatisme qu’il a fallu parler, ce qui fait dire à Peirce dès 1905, non sans amertume : « C’est pourquoi, voyant le “pragmatisme”, son rejeton, promu de cette façon, l’auteur pense qu’il est temps de dire adieu à son enfant et de l’abandonner à son plus illustre sort ; tandis qu’il revendique l’honneur d’annoncer, dans le but précis d’exprimer la définition originelle, la naissance du mot “pragmaticisme”, qui est assez laid pour être à l’abri des kidnappeurs » (Peirce, 1905 : 165-166 ; repris et traduit dans Peirce, 2003 : 26).

Les notions de pragmatique, pragmatisme, pragmaticiste, pragmatiste, socio-pragmatique, sémio-pragmatique, la pragmatique, divergent dans leurs emplois, enracinements et implications. Mais c’est également l’usage de chaque terminologie qui fait débat : l’emploi de sémio-pragmatique est loin de ne renvoyer qu’au modèle de Roger Odin (2000, 2011), tandis que la pragmatique en linguistique « donne lieu à de fréquentes et regrettables confusions » (Kleiber, 1982 : 3). L’idée même de pragmatisme reste, dans certains champs, assez exotique, voire incongrue, pour que ses partisanes et partisans en soient encore au stade d’une prudente présentation (Lefebvre, 2007). Très souvent, être “pragmatique/tiste”, avoir une approche pragmatique/tiste équivaut dans l’esprit et les actes de ceux et celles qui s’en revendiquent, à prendre en compte le contexte, à ne pas se contenter de la pure immanence et à se méfier de l’ontologie à œillères. Mais est-ce qu’être pragmatique/tiste peut se résumer à “la prise en compte du contexte” ? Ne faut-il pas sans cesse réinterroger les fondements philosophiques, épistémologiques des modes de pensée pragmatiques/tistes ? Peut-on être pragmatique/tiste sans le savoir et ne pas l’être tout en s’en réclamant ? Le pragmatisme est-il une obédience parmi d’autres, une posture ou une humeur qu’il revient à chacune et chacun d’adopter ou non, ou bien est-il possible de démontrer sa puissance heuristique et sa validité scientifique (ou le contraire), à côté ou au détriment d’autres paradigmes ? Autrement dit, ce numéro cherche à poser et commencer à renseigner des questions pragmatiques au pragmatisme : de quoi parle-t-on, pourquoi, où et comment s’en sert-on, à quoi, à qui, pour qui cela peut-il servir, etc. ?

Sans prétendre résoudre tous les questionnements ni résorber toutes les tensions ou en finir avec toutes les imprécisions, ce numéro a pour ambition d’interroger frontalement le concept de(s) pragmatisme(s), non pas tant per se avec une approche purement philosophique et épistémologique, mais justement “pragmatiquement” à travers les emplois qui en sont faits, les revendications attachées, les inclusions et exclusions impliquées, et bien entendu les résultats, les effets spécifiques et différentiables qui peuvent lui être attribués (à tort ou à raison, là est justement la question), « conçus comme ayant des incidences pratiques » (Peirce, 1878, 2002 : 248).

Ces incidences peuvent être de diverses natures. Sur les résultats de la recherche, leur validité et leur réfutabilité bien entendu, mais aussi sur la ou les méthodes permettant d’y parvenir, sur les modes de pensée et de postulat (rapports entre les recours à l’abduction, l’induction, la déduction) et ainsi sur les méthodologies (qu’est-ce que/y a-t-il une enquête pragmatique/tiste, une analyse pragmatique/tiste, un corpus, un terrain pragmatiques/tistes ?) Notre questionnement porte également sur les ancrages disciplinaires, les obédiences, les courants, les écoles à l’intérieur des disciplines, ou même les orientations pluri- ou transdisciplinaires qui incitent, invitent ou, au contraire, découragent ce type d’approches. Enfin, d’un point de vue institutionnel, vaut-il mieux, pour être publié.e, écouté.e, qualifié.e, faire carrière en tant que chercheur et chercheuse, enseignante et enseignant, être ou ne pas être pragmatique/tiste, le dire ou le taire, et de quelle tendance, de quelle chapelle, avec quel engagement ou distance, quelles références et quelles “impasses” ?

Si des contributions théoriques sont les bienvenues, les propositions s’attachant au retour d’expérience sur des travaux passés, des terrains d’études constitués ou en voie de constitution, des problématiques méthodologiques illustrées par des cas précis sont attendues. La question de la réception et des usages du ou des pragmatismes mérite aussi d’être posée. Y a-t-il eu des événements, des écoles, des individus ayant suscité un regain d’intérêt pour ce type d’approche, comme, par exemple, la réception en France de la sociologie américaine d’après-guerre ? Les transformations, les torsions, les hybridations du ou des pragmatismes avec d’autres paradigmes peuvent également être interrogées afin d’en comprendre l’usage par une analyse diachronique des évolutions. Les questionnements des auteures et auteurs, que cela soit sur leurs travaux et expériences ou sur ceux et celles d’autres chercheurs et chercheuses, que ces interrogations soient pragmatiques/tistes et/ou opposées au pragmatisme, sont également dans l’optique de ce numéro. La pluralité des ancrages disciplinaires, qui est au cœur de la ligne éditoriale de la revue l’est également dans ce cadre. Si des disciplines comme la sémiotique, la sociologie ou encore la philosophie par exemple, entretiennent des liens évidents avec le sujet, les contributions élargissant les champs habituels de questionnement seront les bienvenues : quid du.des pragmatisme.s en anthropologie, en psychanalyse, en information-communication, en sciences politiques, en histoire, en géographie, en musicologie, en lettres ou encore en droit.

Bibliographie

  • Barthe Yannick et al. (2013), « Sociologie pragmatique : mode d’emploi », Politix, vol. 103, n° 3, pp. 175‐204.
  • Chevalier Jean-Marie (2010),« La réception de Charles S. Peirce en France (1870-1914) », Revue philosophique de la France et de l’étranger, vol. 135, n°2, avril-juin, pp. 179-205.
  • Dewey John ([1920] 2014b), Reconstruction en philosophie, trad. Patrick Di Mascio, Paris, Gallimard.
  • Dewey John (2014), L’expérience et la nature suivie de L’expérience et la méthode philosophique, trad. Michel Guy Gouverneur, Paris, L’Harmattan.
  • Dussouy Gérard (2010), « Pragmatisme et géopolitique – les opportunités méthodologiques d’une retrouvaille épistémologique », L’Espace politique, n°12 [en ligne], URL : https://espacepolitique.revues.org/1752 (consulté le 20 juillet 2017)
  • Frelat Kahn Brigitte (2013), Pragmatisme et éducation, James, Dewey, Rorty, Paris, Vrin.
  • James Williams (1907),Pragmatism : A New Name for Some Old Ways of Thinking, New York and London, Longmans, Green & Co.
  • James Williams (2007), Le pragmatisme. Un nouveau nom pour d’anciennes manières de penser, trad. De Nathalie Ferron, Préfaces, notes, chronologie et bibliographie de Stéphane Madelrieux, Paris, Flammarion.
  • Kleiber Georges (1982), « Les différentes conceptions de la pragmatique ou pragmatique où es-tu ? », L’Information Grammaticale, n° 12, pp. 3-8.
  • Lancelin Aude (2011), « L’inconnue du Collège de France », L’Obs [en ligne], URL :http://bibliobs.nouvelobs.com/essais/20110608.OBS4766/l-inconnue-du-college-de-france.html(consulté le 20 juillet 2017).
  • Lefebvre Martin (2007), « Théorie mon beau souci », Cinémas : revue d’études cinématographiques/Cinémas : Journal of Film Studies, vol. 17, n°2-3, pp. 143-192.
  • Mondeme Thomas, Lavergne Cécile (dir.) (2008), « Pragmatismes », Tracés. Revue de sciences humaines, n°15 [en ligne], URL :https://traces.revues.org/563 (consulté le 20 juillet 2017).
  • Morris Charles William (1937), Logical Positivism, Pragmatism and Scientific Empiricism, Paris, Hermann et Cie.
  • Morris CharlesWilliam (1970), The Pragmatic Movement in American Philosophy, New York, George Braziller.
  • Peirce Charles Sanders (1878), « How to Make our Ideas Clear », Popular Science Monthly, n°12, janvier, pp. 286-302.
  • Peirce Charles Sanders (1905), « What Pragmatismis », The Monist, n°2, Vol. XV, avril, pp. 161-181.
  • Peirce Charles Sanders (2002), Charles Sanders Peirce. Œuvres I. Pragmatisme et pragmaticisme, éd. et trad. de l’américain par C. Tiercelin et P. Thibaud. Paris, Éd. du Cerf.
  • Peirce Charles Sanders(2003), Charles Sanders Peirce. Œuvres II. Pragmatisme et sciences normatives, éd. par C. Tiercelin et P. Thibaud, trad. de l’américain par C. Tiercelin et al. Paris, Éd. du Cerf.
  • Pudal Romain (2011), « Enjeux et usages du pragmatisme en France (1880-1920). Approche sociologique et historique d’une acculturation philosophique », Revue française de sociologie, n° 4, Vol. 52, pp. 747-775.
  • Schmitt Arnaud (2010), « Le pragmatisme : une idée américaine », Revue française d’études américaines, n° 124, pp. 3-10.
  • Shusterman Richard (1992), L’art à l’état vif : la pensée pragmatiste et l’esthétique populaire, Paris, Minuit.

Modalités de soumission

Les articles, rédigés aux normes de la revue, peuvent être envoyés jusqu’au

31 décembre 2017

aux adresses électroniques suivantes :

  • mireille.diestchy@gmail.com
  • julien.pequignot@gmail.com

Ils ne doivent pas dépasser 50 000 signes (notes et espaces compris) et être accompagnés d’un résumé et de cinq mots-clés en français et en anglais.

Les articles devront répondre aux normes de rédaction présentées à l’adresse suivante : http://www.revue-interrogations.org/Recommandations-aux-auteurs 

Publication du numéro : décembre 2018.

Numéro coordonné par Mireille Diestchy et Julien Péquignot 

Appels à contributions permanents

La revue accueille également des articles pour ses différentes rubriques, hors appel à contributions thématique :

  • La rubrique« Des travaux et des jours » est destinée à des articles présentant des recherches en cours dans lesquels l’auteur met l’accent sur la problématique, les hypothèses, le caractère exploratoire de sa démarche, davantage que sur l’expérimentation et les conclusions de son étude. Ces articles ne doivent pas dépasser 25 000 signes(notes et espaces compris) et être adressés à Émilie Saunier : emiliesaunier@yahoo.fr
  • La rubrique« Fiches techniques »est destinée à des articles abordant des questions d’ordre méthodologique (sur l’entretien, la recherche documentaire, la position du chercheur dans l’enquête, etc.) ou théorique (présentant des concepts, des paradigmes, des écoles de pensée, etc.) dans une visée pédagogique. Ces articles ne doivent pas non plus dépasser 25 000 signes (notes et espaces compris) et être adressés à Agnès Vandevelde-Rougale : a-vandevelde@orange.fr
  • La rubrique« Varia », accueille, comme son nom l’indique, des articles qui ne répondent pas aux différents appels à contributions ni aux rubriques précédentes. Ils ne doivent pas dépasser 50 000 signes(notes et espaces compris) et être adressés à Audrey Tuaillon Demésy (audrey.tuaillon-demesy@univ-fcomte.fr) ET Laurent Di Filippo (laurent@di-filippo.fr).
  • Enfin, la dernière partie de la revue recueille des« Notes de lecture »dans lesquelles un ouvrage peut être présenté de manière synthétique mais aussi critiqué, la note pouvant ainsi constituer un coup de cœur ou, au contraire, un coup de gueule ! Elle peut aller jusqu’à 12 000 signes (notes et espaces compris) et être adressée à Florent Schepens :schepens.f@wanadoo.fr. Par ailleurs, les auteurs peuvent nous adresser leur ouvrage pour que la revue en rédige une note de lecture à l’adresse suivante : Sébastien Haissat, UPFR Sports, 31 Chemin de l’Epitaphe – F, 25 000 Besançon. Cette proposition ne peut être prise comme un engagement contractuel de la part de la revue. Les ouvrages, qu’ils soient ou non recensés, ne seront pas retournés à leurs auteurs ou éditeurs.

Comité de lecture

Anthropologie-Ethnologie

  • Marianne MESNIL, professeur honoraire d’anthropologie, Université Libre de Bruxelles, (anthropologie balkanique).
  • Philippe LIOTARD, maître de conférences à l’Université de Lyon 1, (anthropologie du sport et de la performance, usages sociaux du corps, homosexualité, sexualité et body art).

Histoire

  • Jean BATOU, professeur d’histoire contemporaine, Université de Lausanne, Institution d’histoire économique et sociale, (histoire économique et sociale internationale (développement, mondialisation, mouvements sociaux).
  • Georges BISCHOFF, professeur d’histoire médiévale, Université de Strasbourg, (histoire médiévale).
  • Sandra BOEHRINGER, maîtresse de conférences en histoire grecque, Université de Strasbourg (Institut d’histoire grecque), (littératures et civilisations grecque et romaine, genre et sexualité à l’époque contemporaine).
  • Anne CAROL, professeur d’histoire contemporaine à l’Université d’Aix-Marseille, UMR 7303 Telemme (Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme), membre de l’Institut Universitaire de France, (histoire sociale et culturelle de la médecine et des médecins XVIIIe-XXesiècle, histoire du corps vivant et mort).
  • Paul DIETSCHY, maître de conférences en histoire contemporaine, Université de Franche-Comté, (histoire du sport, histoire de l’Italie contemporaine).
  • Frank MULLER, professeur émérite d’histoire moderne, Université de Strasbourg, (histoire politique et culturelle et histoire de l’art des 15e, 16e et 17e siècles, plus particulièrement Europe centrale et Europe du Nord ; histoire de la Réforme, particulièrement des dissidents ; histoire de l’anarchisme).
  • Françoise OLIVIER-UTARD, maître de conférences en histoire contemporaine, Université de Strasbourg, BETA (UMR 7522), (histoire du mouvement ouvrier, histoire du syndicalisme, histoire des institutions scientifiques).
  • Yannis THANASSEKOS, collaborateur scientifique à l’Université de Bruxelles et de Liège, ancien directeur de la Fondation Auschwitz (Bruxelles), membre du Conseil scientifique de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (Paris), (histoire des crimes et génocides nazis, histoire et sociologie des régimes totalitaires).

Sociologie

  • Michèle BAUMANN, professeure de sociologie, Université du Luxembourg – unité de recherche INSIDE (Intergrative research unit and individual development), (sociologie médicale, inégalités sociales de santé, qualité de vie, santé mentale, satisfaction à l’égard de la vie et des services des aidants familiaux et des victimes atteints d’un accident vasculaire cérébral ).
  • Maurice BLANC, professeur émérite de sociologie, Université de Strasbourg, (transformations des villes, pouvoir et gouvernance urbaine, démocratie et citoyenneté, relations interethniques dans la ville, développement urbain durable, coopération transfrontalière, métiers de la ville et de l’aménagement).
  • Paul BOUFFARTIGUE, directeur de recherches, Laboratoire d’Economie et de Sociologie du Travail. UMR 6123, Université de Provence, Université de la Méditerranée, (économie et sociologie du travail).
  • Philippe BRETON, professeur des universités, Centre universitaire d’enseignement du journalisme, Université de Strasbourg, , (anthropologie et sociologie de la communication).
  • Laurence CHARTON, professeure de sociologie, Institut National de la Recherche Scientifique - Centre Urbanisation, Culture et Société, Montréal, (sociologie des rapports familiaux, des comportements de fécondité, de la sexualité, des trajectoires existentiels).
  • Hélène CLÉAU, docteure en sociologie, chargée de mission à l’ASEPT Franche-Comté/Bourgogne.
  • Geneviève CRESSON, professeure de sociologie, Université de Lille 1, (sociologie de la santé, de la famille, du genre et de la petite enfance).
  • Sandrine DAUPHIN, docteure en sciences politiques, CNAF &Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris (CRESPPA)- GTM (genre/rapports sociaux de sexe ; politiques familiales ; inégalités sociales ; conciliation vie professionnelle-vie familiale).
  • Florence DOUGUET, maître de conférences en sociologie, Université de Bretagne Sud, (sociologie de la santé, travail et santé).
  • Francis FARRUGIA, professeur de sociologie, Université de Franche-Comté, (sociologie de la connaissance, épistémologie des sciences humaines et sociales).
  • Gilles FERREOL, professeur de sociologie, Université de Franche-Comté, (sociologie de l’intégration et de l’exclusion ; méthodologie des sciences sociales ; politiques publiques (évaluation des -) ; altérité et relations interculturelles).
  • Bernard FRIOT, professeur émérite de sociologie, Université Paris Ouest, (sociologie de la protection sociale et du salariat).
  • Pascal FUGIER, université Lille 3/université Paris Diderot, (approche clinique en sciences sociales, sociologie du travail, sociologie de l’éducation, épistémologie des SHS, travail social).
  • Matthieu GATEAU, maître de conférences en sociologie à l’Université de Bourgogne, membre du Centre Georges Chevrier de l’Université de Bourgogne et du Laboration de sociologie et d’anthropologie de l’Université de Franche Comté, (engagement, bénévolat, militantisme, commerce équitable, économie sociale et solidaire, sociologie des espaces périurbain)
  • Florent GAUDEZ, Professeur de Sociologie, Université Grenoble II, (sociologie de l’art, de la culture et de la connaissance, sociologie de l’art et de la culture).
  • Frédérique GIRAUD, ancienne élève de l’ENS de Lyon, professeur agrégé de sciences économiques et sociales, doctorante en sociologie à l’ENS de Lyon, membre du Centre Max Weber (UMR-5283), (sociologie de l’alimentation, sociologie de la consommation, sociologie de la littérature, sociologie des professions et des carrières artistiques).
  • Christian GUINCHARD, maître de conférences en sociologie, Université de Franche-Comté, (sociologie de la précarité, de la culture, de l’urbanité).
  • Sylvie GUIGON, maître de conférences en sociologie, Université de Franche-Comté, (sociologie de la transmission).
  • Philippe HAMMAN, professeur de sociologie, Université de Strasbourg / laboratoire Sociétés, acteurs, gouvernement en Europe (SAGE, UMR 7363 CNRS-UdS), (sociologie de la ville, des territoires et de l’environnement ; sociologie du travail, des associations ; européanisation de l’action publique)
  • Dominique JACQUES-JOUVENOT, professeur de sociologie, Université de Franche-Comté, (sociologie des professions, sociologie de la transmission).
  • Danièle KERGOAT, directrice de recherches émérite en sociologie - CNRS Paris, (sociologie du travail, de la division sexuelle du travail et de rapports sociaux de sexe).
  • Abir KREFA, post-doctorante en sociologie, EHESS - Centre Maurice Halbwachs, (genre et sexualités, sociologie urbaine, monde arabe, sociologie de l’éducation, des pratiques culturelles, des intellectuels et des mobilisations collectives)
  • Françoise LE BORGNE-UGUEN, maître de conférences en sociologie, Université de Brest, (santé : parcours de vie et parcours de santé, soutiens des proches et organisation professionnelle de la santé ; famille : genre, génération, grand-parenté ; vieillissement : participation sociale et citoyenne, pouvoir sur soi et besoin des services d’autrui ; solidarités collectives et protections sociales : protections/vulnérabilités, recours au droit civil, au droit de la santé, au droit des usagers).
  • Juan MATAS, maître de conférences en sociologie, Université de Strasbourg, (sociologie de l’exclusion et de l’immigration, sociologie politique de l’Amérique latine).
  • Bruno MILLY, professeur en sociologie, Université Lyon II, Centre Max Weber, (Sociologie du travail, sociologie des organisations, sociologie des professions, sociologie des institutions, sociologie de l’action publique).
  • Maud NAVARRE, docteure en sociologie, chercheure associée au Centre Georges Chevrier, Université de Bourgogne, (études de genre, femmes et politique, participation politique)
  • Simone PENNEC, maître de conférences en sociologie, Université de Bretagne occidentale, (famille, liens de filiation et rapports de genre ; production de santé et politiques socio-sanitaires en matière de vieillissement ; dynamiques des sociabilités et des solidarités à la vieillesse).
  • Bruno PEQUIGNOT, professeur de sociologie, Université Paris III, Université Sorbonne Nouvelle, (sociologie de l’art et de la culture, histoire des sciences sociales).
  • Roland PFEFFERKORN, professeur de sociologie, Université de Strasbourg, UMR 7246, (sociologie des inégalités ; sociologie des rapports sociaux de sexe).
  • Louis PINTO, directeur de recherches CNRS, Centre de sociologie européenne, (la sociologie de la presse, des intellectuels et de la catégorie de consommateur).
  • Justine PRIBETICH, docteure en sociologie, maître de Conférences à AgroSup/INRA Dijon, membre du Laboratoire de recherche sur les innovations socio-techniques et organisationnelles en agriculture de Dijon (INRA-LISTO), chercheur associé au Groupe d’étude pour l’Europe de la culture et de la solidarité (GEPECS) de l’Université Paris Descartes.
  • Robin RECOURS, maître de conférences en STAPS, Université Montpellier 1, (adolescence et cultures populaires : sport, musique, jeux vidéo).
  • Patrick TENOUDJI, maître de conférence en sociologie, Université de Strasbourg, (la famille, la parenté, le politique, la musique, la différence de sexe, les réseaux de santé, le système de l’action sociale dans les banlieues).
  • Georges UBBIALI, maître de conférences en sociologie, Université de Bourgogne, (sociologie des mouvements sociaux contemporains, sociologie du mouvement ouvrier).
  • Daniel WELZER-LANG, professeur de sociologie, Université de Toulouse-2, (sexualités, genre, masculin, travail et commerce du sexe, homophobie, violences domestiques, sida, utopies, couple).
  • Emmanuelle ZOLESIO, sociologue, maître de conférences en sciences de l’éducation (sociologie de la santé, sociologie du genre, éducation à la santé, méthodologie qualitative), Université de Clermont-Ferrand.

Catégories

Dates

  • dimanche 31 décembre 2017

Fichiers attachés

Mots-clés

  • sciences humaines et sociales, pragmatisme, pragmatique, méthodologie, pluridisciplinarité

Contacts

  • Mireille Diestchy
    courriel : mireille [dot] diestchy [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Mireille Diestchy
    courriel : mireille [dot] diestchy [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Du pragmatisme en sciences humaines. Bilan et perspectives », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 30 août 2017, http://calenda.org/414504