AccueilL'enseignement de l'espoir : l'arabe, langue d'ouverture et de réussite, de science et de culture

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Publié le jeudi 12 octobre 2017 par Céline Guilleux

Résumé

Cette rencontre internationale s'inscrit dans le prolongement des assises des études arabes (2008) et du colloque du centenaire de l'agrégation d'arabe (Paris 2006). Son objet est d'établir les grandes lignes d'un renouveau de l'enseignement et de la recherche en Etudes arabes dans la période actuelle, face au défi historique auquel est aujourd'hui confrontée notre profession et notre pays.

Annonce

  • Comité interuniversitaire d’Etudes arabes (CIDEA)
  • Association française des arabisants (AFDA) الجمعية الفرنسية للمستعربين

Argumentaire

Cette rencontre internationale s’inscrit dans le prolongement des Assises des Études arabes (2008) et du colloque du Centenaire de l’agrégation d’arabe (Paris 2006). Son objet est d’établir les grandes lignes d’un renouveau de l’enseignement et de la recherche en Études arabes dans la période actuelle, face au défi historique auquel est aujourd’hui confrontée notre profession et notre pays. D’une manière générale, les Études arabes en France sont depuis de longues années insuffisamment développées au regard du rôle international, des besoins commerciaux, politiques et scientifiques, mais aussi des enjeux sociaux d’intégration et de laïcité du pays. Ces besoins et ces enjeux nécessitent le développement de la formation à la langue et à la culture arabe plurielle, ainsi qu’à la connaissance du monde arabe dans toutes ses dimensions. Parallèlement, un important travail de démythification reste à accomplir, tant dans le grand public que chez nombre de responsables et de décideurs.

Pour répondre à ces enjeux, il faut aujourd’hui établir un double bilan : celui de la recherche et celui de l’enseignement. Il faut aujourd’hui, loin de toute complaisance, lancer, là où elles sont nécessaires, les alertes que nous imposent les circonstances historiques que nous traversons.

I- Recherche

Un tableau général de la recherche effectuée par les arabisants en poste dans les départements et sections d’études arabes des établissements supérieurs et dans les équipes de recherche qui leur sont associées doit être dressé. Malgré des résultats de premier plan, il souffre, pour des raisons structurelles, d’un manque de visibilité. Ce tableau apportera un complément au Livre Blanc des études françaises sur le Moyen-Orient et les mondes musulmans établi en 2014 par le GIS « Moyen Orient et Mondes Musulmans ». D’importantes équipes du CNRS ainsi que les centres de recherche français situés dans le monde arabe (Maroc, Tunisie, Égypte, Proche-Orient...) jouent également un rôle de premier plan.

Les trois grands domaines « classiques » de recherche en Etudes arabes, conçus dans leur acception la plus large, sont, par ordre alphabétique : (a) la culture et la civilisation, (b) la linguistique et (c) la littérature, tant modernes et contemporaines que médiévales. Ces domaines très généraux incluent naturellement des disciplines telles que : la traduction, la traductologie et l’interprétariat, l’étude de la variation linguistique (dialectologie, polyglossie), la didactique des langues, le traitement automatique de l’arabe, l’indexation documentaire et la recherche d’information, les humanités numériques en arabe, ainsi que l’histoire et l’archéologie, l’épigraphie, l’islamologie (médiévale, moderne, contemporaine), la philosophie et l’histoire des sciences, les médias et la presse, l’étude et l’édition critique des manuscrits, les sciences sociales, l’urbanistique, la démographie, les médias arabes contemporains...

II- Enseignement

L’enseignement de la langue-culture arabe en France à tous les niveaux au sein de l’école de la République (primaire, secondaire, classes préparatoires), de ses Universités et Grandes Écoles est situé aux antipodes de la ghettoïsation et du communautarisme : il s’inscrit au contraire dans la haute idée de laïcité qui est celle de la République française, et qui correspond à une neutralité de l’espace public, grâce à laquelle chacun – quelle que soit sa religion, son absence de religion ou sa philosophie – peut vivre sans qu’aucune vérité transcendantale ne lui soit imposée.

Cet enseignement concerne également dans le réseau de l’AEFE (495 établissements scolaires à programmes français établis hors de France) quelque 120.000 élèves en 2017. Il faut aussi mentionner la formation des enseignants, notamment dans les préparations aux concours du C.A.P.E.S. et de l’agrégation, dans les ESPE. Aux Affaires étrangères, le concours d’Orient continue de fournir à la France des diplomates arabisants de haut niveau et doit aujourd’hui être solidement renforcé.

Le développement de la recherche scientifique associée à l’aire culturelle arabophone et celui de l’enseignement sont indissociable. L’un et l’autre sont pour la France contemporaine une chance et un espoir : celui de renforcer son rôle international à l’extérieur, et, à l’intérieur du pays de favoriser dans notre pays la perception de la culture arabe et de sa langue comme modernes, ouvertes, offertes à tous, participant à la cohésion nationale. D’où le sous-titre du colloque : « l'arabe, langue d'ouverture et de réussite, de science et de culture ».

Programme scientifique

Ce colloque se propose de brosser un état des lieux du statut des Etudes arabes dans l’enseignement et la recherche, tant en France que dans notre réseau d’enseignement et de recherche à l’étranger.

Il s’ouvrira également sur la comparaison avec d’autres pays (Europe, Etats-Unis, Monde arabe).

Les domaines de communication suivants (inventaire non exhaustif) sont suggérés :

  • enseignement public à tous niveaux (états des lieux, bilans),
  • rôles respectifs des secteurs privés et publics,
  • rôle du domaine associatif et des initiatives culturelles et artistiques,
  • rôle des institutions culturelles,
  • recherche scientifique dans les différents domaines (tours d’horizon, bilans),
  • médias écrits et audiovisuels,
  • traduction littéraire ou technique de et vers l’arabe (littérature, essais, recherche en sciences humaines et sciences dures, textes économiques et politiques),
  • édition et traduction,
  • monde des affaires et du commerce international,
  • état des lieux de l’enseignement et/ou de la recherche en Etudes arabes dans un pays donné
  • ...

Les propositions pourront faire le point sur un aspect donné de l’enseignement et/ou de la recherche, ou des domaines ci-dessus, et inclure lorsque c’est possible une mise en perspective historique.
Le colloque vise à la fois à établir un bilan et à ouvrir des pistes pour renforcer l’attractivité de l’enseignement et de la recherche en Études arabes, leur visibilité, et la prise de conscience de leur nécessité dans le monde d’aujourd’hui.

Publication d’un Livre Blanc

Le colloque doit nécessairement déboucher sur la rédaction d’un ouvrage collectif, qui constituera un Livre Blanc de l’enseignement et de la recherche en Études arabes. Celui-ci inclura une sélection des communications, et apportera un complément essentiel au Livre blanc du GIS « Moyen Orient et Monde musulman » mentionné plus haut. La publication de ce Livre Blanc devra suivre de très près le colloque, dont elle relayera les alertes, les suggestions et les bilans.

Dates à retenir

  • Tenue du Colloque : les 14, 15 et 16 décembre 2017
  • Lieux : Grenoble (1 jour et demi) et Lyon (1 jour et demi)
  • Date limite d’envoi des propositions : le 30 octobre 2017

Modalités de proposition

Les propositions devront être adressées simultanément à J. Dichy <joseph.dichy@univ- lyon2.fr> et à S. Diab-Duranton < sdiab.duranton@gmail.com> et inclure, sous fichier Word ou pdf distincts :

  • un titre et un résumé de 500 mots (environ 3400 signes, espaces compris) au maximum et
  • une page indiquant le titre le ou les auteur(e)s, les coordonnées de l’auteur principal.
  • Date limite de transmission des réponses du Comité scientifique : le 1er novembre 2017
  • Date limite d’envoi des communications en vue de leur publication : le 30 nov. 2017

Responsables du Comité scientifique et d’organisation

  • Joseph Dichy (PR., Univ. Lyon 2 et ICAR, secrétaire général du Comité interuniversitaire d’Etudes arabes, CIDEA),
  • Salam Diab-Duranton (PR., Univ. Grenoble-Alpes et CREO),
  • Bruno Paoli (PR., Univ. Lyon 2 et Laboratoire ICAR).

Comité d’organisation

  • Dounia Badini, (professeure agrégée, AEFE, Paris),
  • Luc-Willy Deheuvels, (PR., INALCO et CERMOM),
  • Salam Diab-Duranton, (PR., Univ. Grenoble-Alpes et CREO),
  • Joseph Dichy, (PR., Univ. Lyon 2 et Laboratoire ICAR),
  • Boutros Gebeil, Président de l’Association française des Arabisants, AFDA),
  • Nassima Ghorzi (ARADIC Éditions, Villeurbanne),
  • Abdenbi Lachkar (PR., Univ. de Montpellier),
  • Fréderic Lagrange, (PR., Paris-Sorbonne),
  • Bruno Paoli (PR., Univ. Lyon 2 et Laboratoire ICAR),
  • Pierre-Louis Reymond (Prof. Agrégé, classes préparatoires, lycée du Parc, Lyon et ICAR, Vice- président de l’AFDA).

Comité scientifique

(liste pouvant être complétée)

  • Marie-Hélène Avril (MCF, Univ. de Bordeaux),
  • Dounia Badini, (professeure agrégée, AEFE, Paris),
  • Narimane Boulkroune (professeure agrégée, lycée Brossolette, Villeurbanne),
  • Sobhi Boustani (PR, INALCO, directeur du CERMOM)
  • Luc-Willy Deheuvels (PR., INALCO et CERMOM),
  • Salam Diab- Duranton (PR., Univ. Grenoble-Alpes et CREO),
  • Joseph Dichy (PR., Univ. Lyon 2 et Laboratoire ICAR),
  • Mohamed Elferrane (PR, Univ. Mohamed V à Rabat, directeur de l’IERA),
  • Abdenbi Lachkar (PR., Univ. de Montpellier),
  • Fréderic Lagrange (PR., Paris-Sorbonne),
  • Bruno Paoli (PR., Univ. Lyon 2 et Laboratoire ICAR),
  • Pierre-Louis Reymond (PR. agrégé, classes préparatoires, lycée du Parc, Lyon et Laboratoire ICAR),
  • Emmanuelle Ricard (professeure agrégée, INALCO).

Catégories

Lieux

  • Grenoble, France (38)
  • Lyon, France (69)

Dates

  • lundi 30 octobre 2017

Mots-clés

  • études arabes, langue, enseignement, culture

Contacts

  • Salam Diab-Duranton
    courriel : sdiab [dot] duranton [at] gmail [dot] com
  • Joseph Dichy
    courriel : joseph [dot] dichy [at] univ-lyon2 [dot] fr

Source de l'information

  • Salam Diab-Duranton
    courriel : sdiab [dot] duranton [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« L'enseignement de l'espoir : l'arabe, langue d'ouverture et de réussite, de science et de culture », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 12 octobre 2017, http://calenda.org/417707