AccueilMorts animales en perspectives

Morts animales en perspectives

Animal deaths in perspective

*  *  *

Publié le mercredi 18 octobre 2017 par Céline Guilleux

Résumé

Ce numéro de Frontières entend explorer la multiplicité et les transformations des morts animales dans les sociétés contemporaines. En partant de diverses catégories d’animaux (de rente, de ferme, d’assistance, de compagnie, de spectacle, d’expérimentation, de refuge, de zoo, sauvages, « nuisibles » ou « indésirables », etc.), il s’agira d’examiner la confrontation avec différents types et contextes de mort des animaux. Les propositions pourront ainsi aborder les diverses modalités de la mort des bêtes que sont l’abattage, la chasse, le sacrifice, l’euthanasie, l’expérimentation, l’élimination sanitaire, mais aussi les situations de guerre, prédation, pratiques rituelles ou spectaculaires diverses, etc.

Annonce

Direction du numéro

  • Mouloud Boukala (Centre de recherches Cultures, arts, sociétés/ UQAM)
  • Olivier Givre (Environnement, Ville, Société / Université Lumière Lyon 2)

Argumentaire

La mort ou la disparition des animaux soulève aujourd’hui des enjeux éthiques, juridiques, politiques, sanitaires, affectifs et économiques cruciaux. Conditions d’abattage des animaux d’élevage, dénonciation de la surpêche, introduction de la notion de sensibilité animale dans les textes juridiques, émotion suscitée par le « meurtre » d’un rhinocéros du zoo de Beauval en France afin de dérober sa corne… il ne se passe pas un jour sans que s’impose dans le débat public et les media l’idée que nous serions confrontés à un véritable « problème animal ». L’une des raisons des sensibilités actuelles à la condition animale est certainement le caractère inédit et parfois irréversible des pressions (et des oppressions) que les sociétés contemporaines, industrialisées, urbanisées, globalisées, technicisées font peser sur le vivant.

Effet direct de « l’anthropocène » (Latour 2014) sur les mondes animaux, la détérioration et l’anthropisation des milieux ont pour conséquence concrète la perspective d’une « sixième extinction des espèces » en cours sous nos yeux. D’autre part, les questions de la souffrance et de la conscience animales (Le Neindre et al. 2009) occupent une place croissante dans le débat public, entre critique de l’économie industrielle et globalisée de l’élevage et de l’abattage, et développement de sensibilités écologiques, alimentaires, affectives diverses. La mort des animaux interroge ainsi tout autant nos modes de production et de consommation, que nos manières d’être et de sentir, mais aussi des enjeux à la fois politiques, culturels, écologiques et d’espèce à proprement parler. La question du statut des animaux au moment de leur mort recouvre ici celle des frontières mouvantes et en perpétuelle redéfinition des relations entre espèces humaine et animales.

En effet, depuis des millénaires, les hommes non seulement coexistent mais coévoluent avec les animaux sous des formes (prédation, domestication, concertation, partenariat, élevage, etc.) et selon des modalités diverses (entre « asymétrie de la relation, appropriation ou exploitation de l’une par l’autre, transformations et dénaturalisations du vivant, authenticité et amour entre personnes hétérogènes », Despret 2009 : 753). Ces relations invitent à la fois à saisir l’histoire longue du passage de la domestication à la production animale (Bulliet 2005), et les réflexions les plus contemporaines  sur  les  notions  de  « compagnonnage »  (Haraway  2007,  2008)  ou  encore  de « sentience ». La reconnaissance croissante des animaux comme êtres sensibles (Auffret Van Der Kemp et Lachance 2013), dotés de conscience et de droits (Babadji 1999 ; Chapouthier 1992, 2014 ; Christen 2009 ; Ricard 2014 ; Manifeste pour une évolution du statut juridique des animaux dans le Code civil du Québec 2014 ; Marguénaud et alii 2016), ainsi que la généralisation de la notion de « bien être animal » (Burgat 2001, 2006 ; Porcher 2003) obligent à repenser les pratiques de mise à mort et leurs recompositions.

Ces transformations interrogent en profondeur les modes de compréhension de la « condition animale » (Cyrulnik, 1998), des « liaisons animales » (Laugrand, Cros, Bondaz 2015), et plus largement les rapports entre « humains et non humains » (Houdart et Thiery, 2011) tant du point de vue de la philosophie (Fontenay 1998 ; Haraway 2007), de l’histoire (Ritvo 1995 ; Baratay 2012), de l’anthropologie (Descola 2010 ; Viveiros de Castro, 2011), de la géographie (Estebanez 2008) que dans les sciences vétérinaires ou en éthologie, dans les domaines du droit et ceux de l’art. En interrogeant les sociétés humaines à partir de ce qu’elles font aux et avec les animaux, ces questions ne se posent pas seulement aux sciences sociales, mais aussi à l’intérieur des sciences sociales, comme le montrent les vifs débats qui opposent les tenants de l’hypothèse d’un « tournant animaliste » (Andersson et alii 2014) et ceux de la réaffirmation d’une spécificité humaine (Digard 2012) construite vis-à-vis de l’animalité.

Ce numéro de Frontières entend ainsi explorer la multiplicité et les transformations des morts animales dans les sociétés contemporaines. En partant de diverses catégories d’animaux (de rente, de ferme, d’assistance, de compagnie, de spectacle, d’expérimentation, de refuge, de zoo, sauvages, « nuisibles » ou « indésirables », etc.), il s’agira d’examiner la confrontation avec différents types et contextes de mort des animaux. Les propositions pourront concerner les formes de la mort animale telles qu’envisagées et pratiquées dans divers contextes culturels, selon des imaginaires et traditions (religion et ritualité, pratiques économiques et écologiques, etc.) variés parmi lesquels figurent la chasse ou le sacrifice (De Heusch 1986 ; Cartry 1987 ; Bonte et alii 1999 ; Givre 2015). Elles pourront également aborder les diverses modalités de la « fin des bêtes » (Rémy 2009) que sont l’euthanasie, l’abattage, l’expérimentation, l’élimination sanitaire, etc. ou encore l’ensemble des contextes sociaux (et historiques) des morts animales (guerres, combats, jeux, etc.), ainsi que les représentations, usages et conflits dont elles font fréquemment l’objet.

Ce faisant, et comme le suggère l’introduction qui précède, nous entendons revenir sur les manières dont la question de la mort des animaux a pu être abordée en sciences sociales, afin d’explorer de possibles pistes de renouvellement. Au moins quatre registres complémentaires nous semblent pouvoir être généralement pointés : les dimensions culturelles et symboliques de la mort animale (où elle est envisagée dans le cadre de systèmes de pensée ou d’ontologies, Descola 2005, Viveiros de Castro, 2011) ; ses aspects sociotechniques (savoirs et savoir-faire, systèmes technoscientifiques et économiques, Porcher 2004) ; ses enjeux éthiques et philosophiques (statut de la violence dans les relations humains/animaux, préoccupations sociétales, morales, axiologiques et juridiques, Philo 1995 ; Fontenay 1988 ; Cyrulnik 1988, Marguenaud, Burgat et Leroy 2010) ; ses dimensions proprement politiques et historiques (« civilisation des mœurs », institutionnalisation des abattoirs, expression/régulation de la violence sociale et politique, etc. Elias, 1973 ; Agulhon, 1981 ; Fitzgerald, 2010 ; Darnton, 1985 ; Grifin, 2011).

Au-delà de ces quatre registres, plusieurs voies d’approches, à la fois complémentaires et distinctes, nous semblent pouvoir contribuer à la remise en perspective des morts animales.

Quelles morts animales pour quelles significations ?

L’une d’entre elles concerne l’approche comparée des registres de justification morale et des cadres symboliques dont se parent les pratiques de mise à mort animale dans de nombreuses sociétés. Il est fréquent d’opposer les interprétations culturelles de pratiques telles que le sacrifice ou la chasse à une mort animale réifiante et désincarnée dont l’abattage industriel serait aujourd’hui le modèle (Franck, Gardin et Givre 2015, 2016). Nous proposons de considérer davantage la manière dont ces représentations s’informent et se transforment mutuellement, se connectent et se globalisent (à défaut d’être toujours partagées), en raison du caractère lui-même résolument planétaire des enjeux de la mort des animaux, de la standardisation des normes du « bien-être animal » à la confrontation et la rencontre entre différentes visions des mondes animaux. L’attention pourra alors porter sur les contextes de production et les formes concrètes que prennent ces registres de légitimation, en y incluant aussi bien les modalités politiques et techniques de la mort animale, que ses diverses conséquences ou résultats : deuil, prières collectives (Greger 2006), gestion des cadavres et transformation des corps (Mouret et Porcher 2007), consommation, alimentation ou conservation (Strivay 2015), etc.

Quelles constructions symboliques et sociales de l’animalité sous-tendent les techniques de mise à mort, sous leurs formes les plus classiques (chasse, sacrifice, abattage, etc.) comme dans leurs nouvelles modalités (industrialisation, technicisation, professionnalisation) ? Quels changements dans l’organisation du travail de la mort suscitent les préoccupations sociales et réglementaires relatives au « bien-être des animaux », qui s’apparentent souvent à une justification implicite du fait de tuer les animaux pour des raisons alimentaires, scientifiques ou sanitaires ? Qu’est-ce qui relève aujourd’hui de l’économie du tuable et du mangeable ? Notre question centrale peut être formulée ainsi : comment et qu’est-ce que « tuer humainement » des animaux (Givre, 2015) ?

L’accent pourra porter également sur les biopolitiques de la mort animale, ou ce que l’on peut désigner comme des thanatopolitiques qui non seulement font de la mort des animaux une forme de « nécessité » pour diverses raisons, mais l’inscrivent dans des pratiques de gouvernementalité. Pensons aux exemples bien connus de « massacres de chiens » qui émaillent l’histoire des sociétés urbaines modernes (Pinguet, 2006 ; Exbalin, 2015), ou encore à l’abattage arbitraire d’animaux dans le cadre de conflits armés, visant à porter atteinte aux ressources économiques mais aussi à poursuivre la violence – physique autant que symbolique – par d’autres moyens et sur d’autres corps que ceux des humains. Tuer les bêtes pour tuer (ou à tout le moins atteindre) les hommes semble ainsi relever d’une analogie fondamentale (Kolay 2016 ; Givre 2016b). En mettant en parallèle les formes modernes d’extermination humaine et d’oppression animale, les travaux de Charles Patterson font ici figure de pierre d’angle et de défi moral (Patterson, 2002).

Statuts des animaux, jeux d’échelles, passages de frontières : une opération de transformation.

De toute évidence, les animaux ne sont pas égaux face à leur mort : d’une part, les morts d’animaux singuliers peuvent conduire à l’indignation et la protestation, mais aussi à des pratiques de deuil ou de commémoration. D’autre part, l’extermination d’espèces jugées « indésirables » (auparavant qualifiées de « nuisibles ») ou encore l’abattage massif pour raisons sanitaires (comme dans les cas récents de grippe aviaire) se parent de formes de nécessité certes contestables mais bien présentes dans les discours économiques et politiques. Qu’elles soient associées à des préoccupations alimentaires, scientifiques, économiques, religieuses, politiques ou sanitaires, les morts animales constituent ainsi une mise en acte (et à l’épreuve) des différents statuts et des multiples sorts dévolus aux animaux dans les sociétés contemporaines.

Cette pluralité des statuts des animaux selon leur mode de mise à mort (chasse, abattage industriel, sacrifice, extermination, euthanasie, etc.), mais aussi selon les contextes culturels et historiques, interdit de considérer la relation entre l’homme et l’animal au singulier. Elle invite également à saisir en quoi les actes de mise à mort requalifient et transforment les animaux selon des modalités diverses : sacralisation (sacrifice), objet scientifique (expérimentation), produit (abattage industriel), déchet ou risque (extermination, abattage sanitaire), etc. Ces actes font eux-mêmes l’objet de prescriptions et proscriptions (ne pas tuer, tuer « humainement », négligemment ou en vue d’une justification supérieure : gestion, recherche scientifique, santé publique, etc.), qui manifestent différents gradients de rapports aux animaux (proximité/distance, réification/affection, etc.). Il s’agira de considérer la mise à mort simultanément comme révélation et manipulation du statut des animaux, en étant attentif aux opérations de transformation concrètes et symboliques qui s’y jouent.

Il peut ainsi s’agir de la transformation de l’animal lui-même (en viande, en trophée, en matière première, en objet de science, mais aussi en substitut sacré, etc.) au travers de sa mort, aussi bien que de la transformation postulée des humains qui administrent la mort ou en tirent parti d’une manière ou d’une autre. Ce numéro sera alors également l’occasion d’examiner le traitement réservé aux animaux au travers de leurs dépouilles. Il s’agira de se pencher sur les diverses façons (vocabulaire, symboles, attitudes, comportements, imaginaires, monuments) dont les hommes tissent un mode de relation nouveau à l’animal après sa mort (Brisebarre 2003 ; Duteil-Ogata 2007; Strivay, 2015). Un intérêt pourra être porté aux cimetières animaliers, qu’ils soient actuels ou virtuels ainsi qu’à toutes les pratiques afin que l’animal « mort ne sorte pas totalement de la sphère symbolique des êtres humains vivants » (Déchaux 1997 : 33 dans Gaillemin 2009 : 501).

Il s’agit dès lors d’envisager la mort comme une dynamique, une instance performative, qui opère par jeux et passages de frontières. L’analyse des transformations pourra ainsi mettre en évidence la porosité des catégories selon lesquelles les animaux sont considérés ainsi que les dynamiques modifiant le statut d’un animal selon les contextes historiques et les situations particulières. Les nuances et variations de statut ne relèvent pas seulement du contexte culturel ou social (par exemple entre espaces rural/urbain), mais aussi des échelles auxquelles sont produites et réélaborées ces catégories (par exemple de l’individu à l’espèce, ou du nuisible à l’emblème). Outre les différentes instances de « l’animal humanisé, de l’animal-objet et de l’animal-être sensible » (Chapouthier 2009), une attention particulière pourra être portée à ces échelles, variables dans le temps comme dans l’espace, des morts animales : individuelles ou de masse, exceptionnelles ou ordinaires, etc.

La mort animale dans ses environnements : une modalité relationnelle et interactionnelle

Il s’agira également de se pencher sur les environnements des morts animales, en ce qu’ils révèlent leur place sociale et culturelle et s’avèrent particulièrement soumis aux transformations évoquées. Les techniques, les lieux et les contextes (rituels, alimentaires, sanitaires, etc.) de la mise à mort des animaux permettent assurément de comprendre ce qui, en la matière, relève du prescrit et du proscrit, du tolérable et de l’intolérable, du visible et du caché, etc. Ces environnements peuvent aussi être pensés, de manière beaucoup plus large, en termes de relations inter-espèces et d’impacts écologiques, à l’instar des travaux de Tim Ingold sur la chasse au Caribou dans les régions circumpolaires (Ingold, 2000, 2013), ou du film Léviathan (2012), approche immersive et sensorielle de la pêche intensive en Atlantique, abordée aussi bien au niveau des humains que des animaux, des milieux que des systèmes techniques.

Cette entrée analytique par les environnements s’avère ainsi propice à considérer les multiples échelles de la mort des animaux, entre disparition des espèces et mort des individus, espèces emblématiques ou rares et ordinaires, gestion écosystémique des populations animales et préoccupations écologiques (biodiversité, chaîne alimentaire, irréversibilité, etc.). Elle permet également d’élargir la focale : aux côtés de la mort des animaux en tant qu’administrée ou causée par les humains, il s’agit également d’aborder la mort animale telle que provoquée par d’autres animaux (prédation, combat, jeu, etc.), la mort des humains du fait des animaux (attaques, maladies, etc.) ou encore les multiples homologies qui ne manquent pas d’être établies entre sort/mort des animaux et sort/mort des humains.

Cette approche plurielle s’avère indispensable afin de ne pas limiter notre réflexion aux configurations dans lesquelles les animaux sont victimes des humains, mais de tenir compte de toutes les autres configurations possibles des rapports entre humains et animaux, et de véritablement poser la question de la mort comme champ relationnel entre humains et animaux (Ingold 2013). Il s’agira ainsi de considérer aussi bien comment la mort est donnée par les humains (depuis les « travailleurs de la mort » en abattoir jusqu’aux contextes de guerre, Baratay 2012), mais comment les animaux (se) donnent la mort entre eux (prédation), l’infligent à d’autres espèces mais aussi aux humains,  qu’il  s’agisse  de  cas  aussi  variés  que  les  attaques  par  des  animaux  domestiques ou sauvages, de « victoire » sur l’homme dans des contextes précis (corrida, combats homme-animal), d’empoisonnement ou de pandémies animales (Keck 2010 ; Safran Foer 2010).

Voir et montrer la mort animale

Une attention particulière pourra enfin être portée à la visibilité et à l’audibilité de la mise à mort des animaux, question aujourd’hui centrale à plusieurs titres. Les régimes de visibilité et d’invisibilisation, du cacher et du montrer, sont particulièrement significatifs en matière de mort animale. Alors qu’il est fréquent de considérer l’abattage comme une « ellipse » entre l’animal et la viande (Héritier-Augé, in Vialles, 1987), des pratiques comme le sacrifice ou la chasse se présentent à l’inverse comme des actes nécessitant de rendre la mort visible et attestable. Un questionnement similaire pourra concerner les animaux de refuge et la monstration des euthanasies, leur nombre et leur condition au sein de lieux dont la visée première est l’adoption des animaux : « a-t-on besoin de montrer la mort pour éclairer cette dimension anthropologique du refuge ? » (Michalon 2014 : 77). A la question des morts « bonnes à voir » ou « bonnes à cacher », s’ajoute celle du traitement médiatique particulièrement aigu de la mort des animaux, dont les images possèdent souvent un impact puissant qui en font une véritable arme de mobilisation. Les vidéos des militants animalistes et les reportages des grandes chaînes de télévision constituent un genre à part entière, appelant une réflexion sur les représentations et les discours (« une caméra qui piège puisqu’elle est dissimulée », « une “novlangue” faite d’assemblages de mots, tels spéciste ou carniste », Julien 2014), voire la production d’une sorte d’esthétique (au sens premier du terme) des lieux et des conditions de mise à mort.

D’autre part, la mort des animaux fait, de longue date et de manière renouvelée, l’objet d’une production audiovisuelle, littéraire et artistique (voir entre autres Franju, 1949 ; Guez et Pichelin, 2009 ; Safran Foer, 2010 ; Faynot, 2011, Castaing-Taylor et Paravel, 2012, Hayère et Mardirossian, 2014 ; Zeleke, 2015 ; Del Amo, 2016) porteuse d’interrogations sur les effets, les affects et les enjeux de la mort des animaux. Ces œuvres documentaires ou de fiction offrent souvent une mise en perspective critique de la place des animaux dans nos sociétés, à l’instar du film Okja (Bong Joon- Ho 2017) dont le personnage principal est une truie transgénique exploitée par une multinationale de l’agro-alimentaire, mue par le profit et peu soucieuse du sort réservé aux animaux. Prendre appui sur les images et les discours, mais aussi les créations ou les démarches artistiques peut ainsi alimenter la réflexion sur l’expérience même de la mort animale, y compris pour les chercheurs et les créateurs : que peut-on voir et entendre ? Que peut-on dire et montrer ?

Modalités de soumission

Les propositions doivent être envoyées à boukala.mouloud@uqam.ca et olivier.givre1@univ-lyon2.fr

avant le 1er janvier 2018

avec : noms, affiliations et adresse courriel des auteurs, titre, résumé de 300 mots.

  • 15 février 2018 : Décision concernant l’acceptation ou non de la proposition.
  • mai 2018 : Colloque au 86 ème congrès de l’ACFAS (Chicoutimi, 7 au 11 mai 2018).
  • 1 er septembre 2018 : : Soumission des articles (6000 mots) selon le protocole de publication de la revue.
  • 1 er février 2019 : Fin du processus d’évaluation par les pairs et communication des résultats aux auteurs.

Une acceptation de la proposition ne signifie pas une acceptation automatique de l’article.

  • 30 mai 2019 : Dépôt des versions finales des articles retenus.
  • juin 2019 : Publication de la revue en ligne

Dates

  • lundi 01 janvier 2018

Mots-clés

  • humain, animal, mort, abattage, chasse, sacrifice, euthanasie, éradication

Contacts

  • Olivier Givre
    courriel : olivier [dot] givre1 [at] univ-lyon2 [dot] fr
  • Mouloud Boukala
    courriel : boukala [dot] mouloud [at] uqam [dot] ca

URLS de référence

Source de l'information

  • Olivier Givre
    courriel : olivier [dot] givre1 [at] univ-lyon2 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Morts animales en perspectives », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 18 octobre 2017, http://calenda.org/418273